Une Araignée appelée à régner
Chapitre 5 Sinistre conversation
Chapitre 5
Sinistre conversation
Les trois détectives prirent beaucoup de plaisir à visiter la capitale de la Varanie. Eux qui étaient nés et avaient toujours vécu en Californie – pays neuf et moderne par excellence ! – trouvaient extraordinairement vieux tout ce qu’ils voyaient. Les maisons d’habitation, comme les monuments, étaient construites en pierre et parfois en briques jaunes. La plupart des toits étaient couverts d’ardoise teintée de rouge. Des squares verdoyants et des fontaines surgissaient à tous les carrefours. Des nuées de pigeons nichaient sur les bâtiments publics et, tout particulièrement, sur l’église Saint-Aldrik.
La voiture que Djaro avait mise à la disposition de ses invités était d’un type démodé. Découverte, elle permettait de bien voir le paysage. Le chauffeur, un jeune homme en élégante livrée, parlait fort bien l’anglais. Il s’appelait Rudy et déclara aux garçons, à voix basse, qu’ils pouvaient avoir confiance en lui : il était tout dévoué à son prince. Cela confirmait ce que Djaro avait déjà dit…
« Savez-vous que nous sommes suivis ? révéla soudain Rudy. Nous avons été pris en filature dès que nous avons quitté le palais. Je vais vous conduire au Parc. Vous pourrez vous promener dans les allées et voir les attractions. Mais ne vous retournez pas. Il ne faut pas que ceux qui nous espionnent se doutent que nous les avons repérés. »
Ne pas se retourner ! C’était là un ordre dur à suivre. Qui les pistait ? Et pourquoi ?
Tandis que la voiture se faufilait dans les rues de Denzo, Peter grommela :
« J’aimerais en savoir un peu plus long sur ce qui se trame ici ! Pourquoi donc quelqu’un nous suivrait-il ? Nous ne sommes au courant de rien encore !
— Peut-être s’imagine-t-on le contraire, suggéra Hannibal.
— Si encore c’était vrai ! » soupira Bob.
Rudy se gara dans un parking. On était arrivé à proximité d’un vaste parc, aux grands arbres, envahi par une foule joyeuse. Les accents d’une musique lointaine parvinrent aux oreilles des jeunes visiteurs.
« Voici notre plus vaste jardin public, expliqua Rudy, qui ayant mis pied à terre, ouvrait la portière à ses passagers. Dirigez-vous sans hâte vers le centre. Quand vous aurez dépassé le kiosque à musique, vous verrez les attractions : jongleurs, clowns, etc. Prenez des photos. Demandez à une jeune fille qui vend des ballons de vous permettre de la photographier, C’est ma sœur, Elena. J’attendrai ici votre retour. Surtout… rappelez-vous… ne regardez pas derrière vous. Sans doute vous suivra-t-on, mais ne vous faites pas de souci… Du moins, pas encore !
— Du moins, pas encore ! répéta Peter en déambulant sous les arbres en direction de la musique. Eh bien, voilà qui nous promet de l’agrément pour le futur !
— Comment allons-nous pouvoir aider Djaro ? demanda Bob. J’ai l’impression qu’il nous a chargés de retrouver une aiguille dans une botte de foin.
— Attendons la suite des événements, conseilla Hannibal. À mon avis, si l’on nous file, c’est pour savoir si nous ne contactons personne… Robert Young, par exemple ! »
Après avoir marché encore un peu, les trois amis débouchèrent sur un terre-plein. Des gens étaient assis sur l’herbe. Un petit orchestre composé de huit musiciens jouait avec entrain. Quand il s’arrêta, l’assistance applaudit. Comme s’il s’agissait là d’un signal de reprise, les musiciens attaquèrent à nouveau. Ils avaient fière allure dans leurs uniformes rutilants.
Les trois détectives s’arrêtèrent pour les regarder. Un nombre considérable de personnes circulaient autour d’eux. Aussi auraient-ils été bien incapables de dire si on les suivait ou non. Reprenant leur marche, ils atteignirent un vaste espace pavé.
Là se trouvaient les attractions dont leur avait parlé Rudy. Sur un tremplin élastique, deux acrobates faisaient des bonds stupéfiants. Des clowns aux propos apparemment fort drôles passaient à la ronde une sébile, vite pleine.
Tout près se tenait une fille, très jolie dans le costume national des Varaniennes. Elle vendait des ballons. Et, tout en les vendant, elle chantait – en anglais – une chanson où il était question d’acheter un ballon, puis de le lâcher afin qu’il emporte jusqu’au ciel les vœux de son propriétaire. Beaucoup de gens (connaissant le sens de la chanson) achetaient ainsi un ballon et le lâchaient ensuite. C’était très pittoresque, cette multitude de ballonnets bleus, rouges, verts, jaunes, roses ou mauves qui s’élevaient dans l’air pour disparaître peu à peu, emportés sur l’aile de la brise.
« Prends une photo des clowns, Peter ! ordonna Hannibal. De mon côté, je vais en prendre une des acrobates. Bob, jette un coup d’œil alentour, sans insister, juste pour voir si tu n’aperçois rien d’anormal.
— D’accord, chef », acquiesça Peter en se dirigeant vers un clown aux vêtements pittoresques.
Hannibal, suivi de Bob, ouvrit son appareil photographique dont il tourna l’objectif vers les acrobates. Il mit longtemps à les cadrer, essayant un angle, puis un autre. En réalité, il avait pressé le bouton commandant le walkie-talkie et s’employait à entrer en communication avec Robert Young.
« Ici le détective en chef, annonça-t-il dans un murmure. M’entendez-vous ?
— Très bien et très distinctement, répondit Robert Young à travers l’espace. Comment se présente la situation ?
— Nous sommes en train de visiter la capitale, et, en ce moment même, le parc d’attractions. Le prince Djaro nous a demandé de l’aider à retrouver l’araignée d’argent de Varanie. Elle a été volée. On lui a substitué une imitation.
— Oh ! pas possible ! s’exclama Robert Young. Voilà qui est pire que je ne pensais ! Pouvez-vous vraiment aider le prince ?
— Je me le demande, répondit franchement Hannibal. Je ne vois guère comment.
— Moi pas davantage ! soupira l’Américain. Redoublez d’attention et tenez les yeux ouverts. Avez-vous autre chose à m’apprendre ?
— Comme je viens de vous l’expliquer, nous sommes au Parc. Nous croyons avoir été suivis mais nous ignorons par qui.
— Eh bien, essayez de repérer vos espions. Vous me ferez un rapport un peu plus tard. Mais attendez d’être seuls. Quelqu’un pourrait se douter de quelque chose si vous entriez de nouveau en contact avec moi en public. »
L’émission terminée, Hannibal prit ses photos tandis que Bob flânait alentour. Mais Bob ne vit rien… rien, du moins, qui ressemblât à ce qu’il cherchait. Aussi se contenta-t-il de déposer une piécette dans le bonnet d’un quêteur.
À présent, les clowns exhibaient un caniche savant qui faisait des sauts périlleux et marchait sur ses pattes de devant. Les badauds s’assemblèrent autour d’eux. La petite marchande de ballons se trouva seule un instant.
« C’est le moment de prendre une photo d’elle », murmura Hannibal en la désignant à ses compagnons.
Ils se rapprochèrent donc de la jeune fille. Elle les vit, leur sourit, et prit complaisamment la pose. Puis elle les apostropha en anglais :
« Vous êtes Américains, n’est-ce pas ? Cela se voit. Allons, achetez-moi un ballon. Lâchez-le ensuite en faisant un vœu. Il l’emportera au ciel ! »
Peter lui tendit quelque argent. Après leur avoir remis un ballon à chacun, elle fit mine de fouiller dans sa sacoche pour lui rendre de la monnaie. Ainsi courbée, elle en profita pour chuchoter très bas :
« Vous êtes suivis. Un homme et une femme. Ils ne semblent pas dangereux. J’ai l’impression qu’ils désirent vous parler. Asseyez-vous à une table, là-bas, et prenez une glace. Donnez-leur l’occasion de vous aborder. »
Les trois garçons firent un vœu en riant, puis lâchèrent leurs ballons. Ils attendirent que les sphères multicolores se fussent évanouies dans l’azur du ciel. Sans se presser, ils se dirigèrent alors vers la terrasse d’un café en plein air. Des tables aux nappes rouges étaient dressées sur l’herbe. Ils s’installèrent. Un serveur à la moustache énorme se précipita. Comme beaucoup de Varaniens, il parlait anglais :
« Que désirent ces messieurs ? Des glaces ? Du chocolat ? Des sandwiches ? »
Les détectives passèrent leur commande. Le serveur s’éloigna. Regardant autour d’eux, ils aperçurent un homme et une femme qui achetaient des ballons à Elena. Bob reconnut le couple qui se tenait près d’eux lorsqu’ils admiraient le portrait du prince Paul. Il fut soudain convaincu que ces gens n’étaient autres que leurs suiveurs.
Lentement, le couple se rapprocha, puis s’assit à la table voisine de celle des garçons. Après avoir commandé des glaces et du café, les nouveaux venus, s’adossant nonchalamment à leurs sièges, sourirent à Peter, Bob et Hannibal. « Vous êtes américains ? demanda la femme.
— Oui, madame, répondit Hannibal. Vous aussi, sans doute ?
— Bien sûr, dit la femme en souriant. Et Californiens, comme vous ! »
Hannibal se raidit. Comment ces gens pouvaient-ils savoir que les trois garçons venaient de Californie ?
L’homme intervint avec vivacité.
« Car vous êtes californiens, n’est-ce pas ? En tout cas, vous portez des chemises de sport typiquement de là-bas.
— C’est exact, monsieur. Nous venons de Californie. Nous sommes arrivés hier soir.
— Nous vous avons aperçus ce matin, dans la salle des reliques, au palais, reprit la femme. Mon Dieu ! n’était-ce pas le prince Djaro lui-même qui vous accompagnait ? »
Hannibal acquiesça :
« Oui, en effet. Il nous faisait visiter sa demeure… »
Là-dessus, il se tourna vers Bob et Peter :
« Avant de m’attaquer aux sandwiches que nous avons commandés, je crois qu’il serait bon que je me lave les mains. Cette flèche, là-bas, semble indiquer les toilettes. Vous m’accompagnez ?… »
De nouveau, il s’adressa au couple :
« Excusez-nous un instant… S’il vous plaît, cela vous dérangerait-il de surveiller nos appareils photographiques tandis que nous allons nous laver les mains ?
— Pas du tout ! répondit l’homme en souriant. Ne vous faites pas de souci. Nous garderons vos affaires. »
— Merci mille fois, monsieur ! »
Et, sans laisser à ses amis le temps de placer un mot, Hannibal les entraîna à sa suite en direction des toilettes.
À peine se furent-ils éloignés que Peter demanda dans un souffle :
« Quelle drôle d’idée as-tu eue, Babal ! Pourquoi avons-nous filé ainsi en abandonnant nos appareils derrière nous ?
— Chut ! Baisse la voix, conseilla Hannibal. C’est une fameuse idée, si tu veux m’en croire. Regarde ! Les toilettes sont dans ce petit bâtiment, à l’autre extrémité de la grande pelouse ! »
Comme les trois garçons passaient près de la vendeuse de ballons, Hannibal lui chuchota, sans s’arrêter :
« Ayez l’œil sur nos espions. S’ils touchent à nos appareils photographiques, vous nous le direz. Nous repasserons ici dans deux minutes. »
Elena fit signe qu’elle avait compris. Les trois détectives poursuivirent leur route.
Les toilettes avaient été aménagées dans un petit édifice en pierre, dissimulé au centre d’un bosquet. Les garçons le trouvèrent désert. Peter en profita pour poser la question qui lui brûlait la langue :
« Quelle est ta grande idée, Hannibal ?
— Ces deux espions… sans doute vont-ils parler entre eux en notre absence. Peut-être laisseront-ils échapper quelque chose… »
Il s’était mis à se laver les mains tout en causant. Bob l’imita.
« Même s’ils parlent entre eux, à quoi cela nous servira-t-il ? » demanda « Archives et Recherches ».
Hannibal sourit :
« En partant, expliqua-t-il, j’ai laissé mon magnétophone branché… C’est un appareil ultrasensible. Il enregistrera la conversation de nos suspects. Et maintenant, plus un mot de nos affaires. Quelqu’un pourrait nous entendre. »
Les trois amis achevèrent de se laver les mains puis retournèrent à leur table. Au passage, Elena leur adressa un signe de tête négatif. Elle n’avait rien de neuf à leur apprendre… Les appareils photographiques étaient toujours sur la table. Le couple américain sirotait du café.
« Personne n’a essayé de vous voler, déclara l’homme en riant. Nous sommes dans un pays d’honnêtes gens. Ah ! Voici votre serveur ! »
Le garçon approchait, porteur d’un plateau bien garni. Les jeunes détectives firent honneur aux sandwiches, au chocolat crémeux et aux glaces. Cet en-cas leur tiendrait lieu de déjeuner. Bientôt, leurs voisins se levèrent, leur dirent au revoir et s’en furent.
« S’ils ont jamais eu l’intention de nous parler longuement, fit remarquer Peter, ils ont changé d’idée !
— L’essentiel, c’est qu’ils aient parlé ensemble », répliqua Hannibal.
Il pressa un bouton de son appareil : la bande enregistreuse du magnétophone, s’enroulant vivement à l’envers, reprit sa position initiale. Puis Hannibal pressa un second bouton : la bande se dévida à nouveau, avec lenteur cette fois. Les trois garçons écoutaient, attentifs… Au début, ils ne perçurent que de faibles bruits. Puis la voix de l’homme s’éleva. Bob tressaillit.
« Ta ruse a réussi, Hannibal ! s’exclama-t-il. C’est sensationnel !
— Chut ! murmura Hannibal. Écoute plutôt. Mais continuons à manger, sans regarder l’appareil. Personne ne peut entendre, que nous… »
Il rembobina la bande puis remit le magnétophone en marche, diminuant encore le volume par mesure de prudence. Et la bande, fidèlement, transmit aux détectives la conversation des suspects :
L’HOMME. – Je crois que Freddie a fait fausse route en nous lançant sur la trace de ces gosses. S’ils sont au courant de quelque chose, je veux bien être pendu !
LA FEMME. – Freddie ne se trompe pas souvent. Il affirme que ces trois garçons sont remarquablement intelligents. Il s’est renseigné à leur sujet. On les appelle, paraît-il, les Trois jeunes détectives.
L’HOMME. – Bah ! C’est de l’enfantillage. S’ils ont jamais éclairci un mystère, ils ne le doivent sans doute qu’à un pur coup de chance. Le gros garçon, en particulier, a l’air tout bonnement stupide. (Ici, Peter et Bob eurent peine à ne pas glousser de rire. Hannibal s’efforçait toujours de prendre un air simplet pour mieux dérouter l’ennemi : cependant, il était visible que le commentaire de l’homme ne lui faisait pas plaisir.)
LA FEMME. – Tout de même, Freddie insiste pour que nous les filions. Il croit qu’ils pourraient contacter quelqu’un. Il ne serait pas impossible qu’ils travaillent pour le gouvernement américain.
L’HOMME. – Freddie a trop d’imagination. Ces gosses ne savent rien, je te le répète. Ils sont ici en touristes. Laissons à d’autres l’ennuyeuse tâche de les suivre.
LA FEMME. – Tu ne veux pas leur parler ?… tenter de les pousser à convaincre le prince de se rallier aux plans du duc Stefan ?
L’HOMME. – Non, non ! À mon avis, ce n’est pas la bonne méthode à employer. Sur ce point-là, je suis tout à fait de l’avis de Freddie. Il faut empêcher le prince de régner et permettre au duc Stefan de rester régent à vie. Alors, grâce à notre emprise sur Stefan, nous serons sûrs de voir le pays entier à la merci de notre association et de Rinaldo. Nous en serons les maîtres.
LA FEMME. – Tu ferais bien de ne pas parler aussi fort. Quelqu’un pourrait t’entendre.
L’HOMME. – Bah ! Il n’y a personne à portée d’oreille. Crois-moi, Mabel, jamais complot n’a été si bien ourdi. Une fois que le duc sera définitivement au pouvoir, il nous servira d’homme de paille. Nous pourrons faire ce que nous voudrons !
LA FEMME. – Oui, je connais les projets de Rinaldo et de l’association. Ils veulent transformer ce pays en capitale du jeu… une capitale plus célèbre encore que Monte-Carlo !
L’HOMME. – Il n’y aura pas que le jeu pour nous enrichir. Nous offrirons aussi aux étrangers la possibilité de mettre leur or à l’abri à Denzo. Nous promulguerons également des lois qui permettront aux criminels de se réfugier en Varanie : moyennant finance, ils échapperont ainsi à la justice de leur pays. La Varanie deviendra le refuge des truands richissimes !
LA FEMME. – D’accord ! Mais qu’adviendra-t-il si le duc Stefan refuse de nous obéir ?
L’HOMME. – Il devra bien se soumettre s’il désire rester sur le trône. Je te le répète, Mabel, la Varanie est une poire bien juteuse, prête à être cueillie.
LA FEMME. – Chut ! Tais-toi. Voici les garçons qui reviennent !
La bande enregistreuse devint muette. Hannibal l’arrêta.
« Eh bien ! souffla Peter. C’est exactement ce que craignait Robert Young ! Pire même ! Ces bandits mijotent de transformer ce pays en un repaire de truands !
— Il nous faut prévenir Young immédiatement ! » s’écria Bob, très agité.
Hannibal fronçait les sourcils, l’air soucieux.
« Nous devons l’alerter en effet, acquiesça-t-il. J’aimerais bien lui faire entendre l’enregistrement mais je n’ose pas. Ce serait trop long et quelqu’un pourrait se douter de quelque chose, je vais être obligé de lui résumer ce que nous avons appris ! »
Il saisit son appareil et fit mine de changer de pellicule. En réalité, il actionna son walkie-talkie, puis parla bas et vite :
« Ici le détective en chef. M’entendez-vous ?
— Très bien, répondit la voix de Robert Young. Quoi de neuf ? »
Hannibal le mit au courant aussi brièvement qu’il le put.
« Mauvais ! soupira Robert Young en conclusion. Je connais les deux espions que vous me décrivez. Il s’agit de Max Gorran et de sa femme, deux joueurs peu scrupuleux du Nevada. Ils font partie d’un syndicat criminel. Freddie et Rinaldo sont deux truands que nous connaissons aussi pour leur amour du jeu. Toute l’affaire me semble encore plus importante que nous ne l’avions pensé au départ. Une bande de criminels serait sur le point de s’emparer de la Varanie pour l’utiliser à des fins personnelles. Il faut agir au plus vite… Pour commencer, jeunes gens, avertissez le prince Djaro de ce qui se trame ! Et cela, dès que possible !… Ensuite, rendez-vous demain à l’ambassade des États-Unis. Le palais n’est plus désormais un endroit sûr pour vous ! Si Djaro nous le permet, nous essaierons de l’aider… mais c’est lui qui doit nous demander d’intervenir. En tout cas, détectives, vous avez fait du bon travail… bien plus que nous n’en espérions de vous ! Bravo ! Mais à partir de maintenant, soyez prudents !… »
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