Connaissance de la Déesse

Lucien Fabre · Chapitre 28 sur 35

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Connaissance de la Déesse

Tourbillonnent comme un essaim

 

Consolant les humains fugaces

Qui les poursuivent dans l’espace

Et les emportent dans leur sein.

 

Tantôt la destinée commence,

Le peuple, éperdu d’innocence,

Marche, les veux levés au ciel,

Tantôt la destinée s’achève

Et le peuple épuisé de rêve

Se console auprès du réel.

 

Ainsi l’art qui est espérance,

Soucieux de cette cadence,

Va du réel à l’idéal,

Ce flux et ce reflux tragiques

Font l’alternative harmonique

Qui joint le mortel au vital.

 

Je t’attendais, ô Solitaire…

En échange de mon mystère,

Chargé des débris de ton cœur.

Tu viens m’offrir toute la terre,

Tes amours avec leurs misères

El tes joies avec leurs douleurs,

 

Tu palpites de mon haleine.

Ma courbe t’attire et t’entraîne.

Tu es l’éternel délaissé,