Connaissance de la Déesse

Lucien Fabre · Chapitre 5 sur 35

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Connaissance de la Déesse

Et si tendre! alourdit mes sens…

Une langoureuse paresse

Et si tendre! alourdit mes sens…

 

Hélas! suis-je si peu vaillante

Qu’un bref espoir de pâmoison

Livre à l’extase défaillante

Ces sens altérés du poison?

Ah! mon courage me délaisse,

Aiguisé d’anciens désirs,

Vais-je à l’appel de mon plaisir

Céder…

La hâte de mourir

M’affole…

Ah!…

L’attrait de l’ivresse…

Je cède…

 

LA VIERGE.

 

Un excès qui m’oppresse

Espère l’unique caresse

Qui le délivrera. Des mots,

Un essaim bourdonnant d’abeilles.

Inouïs, blessent mon oreille.

Ah! que d’apparences vermeilles

Me submergent comme d’un flot.

Je suis éperdue de ma joie!

Et mon cœur gonflé de soupirs

Succombant au faix qui le ploie,

S’emplit du besoin de périr.

 

Délice aigu, je souffre encore…

En moi un dieu au poing sonore

Heurte aux portes de sa prison;

Il bouleverse ma raison.

Qu’il s’évade! que son message