Connaissance de la Déesse
Et si tendre! alourdit mes sens…
Une langoureuse paresse
Et si tendre! alourdit mes sens…
Hélas! suis-je si peu vaillante
Qu’un bref espoir de pâmoison
Livre à l’extase défaillante
Ces sens altérés du poison?
Ah! mon courage me délaisse,
Aiguisé d’anciens désirs,
Vais-je à l’appel de mon plaisir
Céder…
La hâte de mourir
M’affole…
Ah!…
L’attrait de l’ivresse…
Je cède…
LA VIERGE.
Un excès qui m’oppresse
Espère l’unique caresse
Qui le délivrera. Des mots,
Un essaim bourdonnant d’abeilles.
Inouïs, blessent mon oreille.
Ah! que d’apparences vermeilles
Me submergent comme d’un flot.
Je suis éperdue de ma joie!
Et mon cœur gonflé de soupirs
Succombant au faix qui le ploie,
S’emplit du besoin de périr.
Délice aigu, je souffre encore…
En moi un dieu au poing sonore
Heurte aux portes de sa prison;
Il bouleverse ma raison.
Qu’il s’évade! que son message