Connaissance de la Déesse

Lucien Fabre · Chapitre 6 sur 35

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Connaissance de la Déesse

Par quelque clandestin passage

S’épanche enfin comme un parfum!

Ma fibre secrète irritée,

Par cet inconnu exaltée,

Acre des souvenirs défunts,

Toute ma vie!… s’est arrêtée…

Serre mes tendons et mes dents,

Ô l’indicible que j’implore.

Vois, je souffre, j’attends…

J’attends!…

Ha!…

Ha!…

Un gouffre me dévore

Soudain! Dans mon cœur palpitant

Quel poignard!…

 

L’ÉPOUSE.

 

Défaillante aurore,

Langueur ravie qui viens d’éclore

Le Iong de moi, suavité

Limpide comme un soir d été,

Ta vague mollement arrive,

Une ondulation déclive,

M’envahit, rivale langueur,

Je vois dévaler ma vigueur

Sous mes veux clos, fondus de songes.

 

Un inépuisable mensonge

Sa sollicitude en éveil,