Connaissance de la Déesse
Par quelque clandestin passage
S’épanche enfin comme un parfum!
Ma fibre secrète irritée,
Par cet inconnu exaltée,
Acre des souvenirs défunts,
Toute ma vie!… s’est arrêtée…
Serre mes tendons et mes dents,
Ô l’indicible que j’implore.
Vois, je souffre, j’attends…
J’attends!…
Ha!…
Ha!…
Un gouffre me dévore
Soudain! Dans mon cœur palpitant
Quel poignard!…
L’ÉPOUSE.
Défaillante aurore,
Langueur ravie qui viens d’éclore
Le Iong de moi, suavité
Limpide comme un soir d été,
Ta vague mollement arrive,
Une ondulation déclive,
M’envahit, rivale langueur,
Je vois dévaler ma vigueur
Sous mes veux clos, fondus de songes.
Un inépuisable mensonge
Sa sollicitude en éveil,