Coquine à croquer (Quand les jeunes filles timides étaient dévergondées t. 3) (French Edition)

Chapitre 10

Chapitre Dix

 

 

Quand ils atteignirent la boutique de Jonathan, Sophie se faisait la réflexion

qu’elle n’avait jamais été aussi heureuse de toute sa vie. Ce fut un choc

pour elle.

— Vous rendez-vous compte ? demanda-t-elle à Jonathan tandis qu’il

l’aidait à descendre de sa voiture, puis faisait signe à Freddy – qui avait

travaillé sans relâche avec le personnel de Grey tout au long de la fête et

allait bien au-delà de sa tâche en faisant office de cocher – de rentrer la

voiture dans les écuries. Il y a un an, je n’avais qu’une idée en tête, donner

l’image de la perfection dans la haute société pour faire un mariage

respectable.

— Et maintenant ? demanda Jonathan, un rire dans la voix alors qu’il

déverrouillait la porte d’entrée de la boutique et lui prenait la main pour la

faire entrer en hâte.

Sans doute l’urgence de son geste était-elle due au fait qu’elle ne portait

rien d’autre qu’une robe de soie et des escarpins. Pour sa défense, sous la

robe, sa peau était si collante de sucre et de glaçage que cela aurait été un

exploit herculéen d’enfiler les couches de vêtements que la société civilisée

dictait de porter. Non qu’elle s’en soucie. Sophie avait plutôt pris plaisir à

se promener dans le plus simple appareil ces derniers temps.

Poursuivant sa réflexion et répondant à la question de Jonathan, elle dit :

— Maintenant, je suis très heureuse d’être la femme qui fait le plus

scandale et qui fait le plus jaser à Londres.

Elle ponctua sa remarque d’un soupir de bonheur alors que Jonathan

l’escortait à travers la boutique sombre jusqu’aux escaliers et jusqu’à ses

appartements.

Jonathan secoua la tête, mais il souriait de fierté, ce qui le faisait

paraître à la fois séduisant et d’un grand soutien.

— Pourvu que vous soyez pleinement consciente que votre conduite

comporte des risques, déclara-t-il.

— Des risques ?

Sophie haussa un sourcil taquin en entrant dans le salon attenant à la

chambre de Jonathan.

Jonathan marqua une pause et se tourna vers elle, le regard sérieux cette

fois.

— Si vous avez l’intention de continuer dans cette voie, de continuer à

travailler avec moi et d’offrir votre corps comme un objet d’admiration et

de convoitise pour tout un chacun, sachez qu’il y aura des hommes qui

essaieront de prendre ce que vous semblez leur offrir, par la force s’il le

faut.

— Mais ils ne me toucheront pas, déclara Sophie avec une sincérité

confondante.

Lorsque Jonathan la fixa d’un regard qui laissait entendre qu’il pensait

qu’elle était naïve, elle se hâta d’ajouter :

— Ils ne me toucheront pas parce que vous serez à mes côtés à chaque

instant. Je serai votre muse et votre création, et vous serez mon défenseur et

mon protecteur.

Cette vision de l’avenir l’emplit d’une telle joie qu’elle arbora un

sourire que l’on ne pouvait qualifier que de béat et s’avança vers lui, jetant

ses bras autour de son cou.

Il referma ses bras autour d’elle et l’embrassa, mais ce ne fut qu’un bref

baiser.

— Vous ne serez plus jamais acceptée dans la bonne société si vous

choisissez de faire cela, dit-il, la mine préoccupée.

— C’est ce qui m’attendait de toute façon, déclara-t-elle avec tout le

sérieux qui s’imposait.

Jonathan pencha la tête sur le côté et fit la moue.

— Pas nécessairement. C’est Lady Charlotte qui a fait bannir vos sœurs,

n’est-ce pas ?

— En effet.

— Après ce soir, je crois que Lady Charlotte risque de tomber en

disgrâce. Même si Gosford l’épouse malgré tout – et les lois et les normes

mises à part, il est concevable qu’il tente d’y échapper –, je doute que cette dame puisse à nouveau montrer son visage à Londres. Et si tel est le cas,

votre fortune et celle de vos sœurs pourront être restaurées.

— Peut-être, dit Sophie en haussant les épaules, s’appuyant de tout son

poids contre lui pour mieux sentir sa large poitrine musclée contre ses

courbes. Cependant, mon identité a été révélée ce soir. J’ai largement mérité

ma condamnation désormais. Et je doute qu’Honor soit jamais acceptée, car

elle a épousé un commerçant. Et Verity préférerait manger de la boue plutôt

que de rejoindre le cercle fermé du beau monde.

— Et vous ? demanda-t-il en ronronnant comme un chat, et en prenant

en coupe son derrière. Qu’est-ce que vous voulez ?

Tant de choses coquines vinrent à l’esprit de Sophie qu’elle ne put que

frissonner et retenir son souffle pour toute réponse. Elle voulait savourer sa

gloire de Coquine à croquer et tous les avantages qui en découlaient aussi

longtemps que possible. Mais plus que cela, elle voulait que Jonathan la

prenne dans ses bras et la pénètre au plus profond aussi souvent que

possible. Elle voulait se perdre dans le bonheur charnel tous les soirs et

laisser Jonathan utiliser son corps de toutes les manières qu’il pouvait

imaginer jusqu’à ce qu’il soit rassasié et heureux. Et au-delà de cela, elle

voulait porter ses enfants en elle et bercer ses bébés dans ses bras.

Mais au lieu de donner l’une de ces réponses, elle recula, haussa

timidement les épaules et lui dit avec un sourire mystérieux et taquin.

— En ce moment, ce que j’aimerais plus que tout, c’est un bain. Je suis

plutôt collante, vous voyez.

— Je n’en doute pas, ma douce, dit-il d’une voix grave, lui adressant un

sourire diabolique qui impliquait qu’elle ne collait pas seulement à cause du

sucre. Il va falloir que je vous lave avec ma langue.

Un frisson de désir parcourut Sophie, se répercutant dans son sexe, mais

elle rit.

— C’eût été parfait il y a une heure, mais pour le moment, je ne le

recommande pas.

Elle se renifla et fit une grimace.

Jonathan rit aussi.

— Je vais chercher la baignoire si vous m’aidez à la remplir d’eau.

Prendre un bain si tard dans la nuit après avoir été obligée non

seulement de transporter seau après seau d’eau dans l’escalier, mais aussi de

faire chauffer l’eau au-dessus de la cheminée, qui se trouvait dans le salon

attenant à la chambre de Jonathan, était la chose la moins romantique qui soit. Cela rendit Sophie encore plus collante et moins savoureuse qu’elle ne

l’était au début. Mais elle se dit que cela méritait bien tous ces efforts quand

elle put enfin ôter sa robe et s’enfoncer dans l’eau tiède.

— Ce ne sont guère des conditions idéales pour un bain, dit-elle en

pressant l’éponge sur ses épaules pour commencer le processus de

nettoyage, mais nécessaires.

— Nécessaires peut-être, ajouta Jonathan en retirant ses bottes et en

enlevant sa chemise, mais rien ne nous empêche de rendre la chose

agréable.

Vêtu uniquement de sa culotte, il s’avança jusqu’au bord de la baignoire

et s’agenouilla, puis prit l’éponge des mains de Sophie. Elle était encore

trop sale pour renoncer au bain. Elle pouvait soit sortir de la baignoire pour

lui ôter sa culotte et jouer avec le membre qui en sortirait, soit l’inviter dans

la baignoire avec elle, mais son hésitation fut vite résolue. Jonathan plongea

l’éponge dans l’eau et la pressa sur sa peau sucrée jusqu’à ce que les

décorations qu’il avait mis tant de temps à créer commencent à disparaître.

— Vous avez un corps splendide, dit-il, lui lavant le dos et les bras en

appuyant ses caresses. Je ne pense pas que je puisse jamais m’en lasser.

Sophie rayonna de joie quand il lui fit ce compliment. Elle le laissa

déplacer ses bras puis son torse à sa guise afin de la nettoyer, comme il le

faisait quand il arrangeait sa pose pour l’exposer ensuite.

— Mon corps va changer, vous savez, dit-elle. Tout change.

Il secoua la tête.

— Cela n’a pas d’importance. Vous serez toujours le summum de la

perfection pour moi.

Elle eut du mal à ne pas rire, d’autant plus qu’il descendit les mains

pour mieux la nettoyer.

— Avec tous ces bonbons, je pourrais grossir en un rien de temps.

Il se mit à lui frotter et lui taquiner les seins avec une telle précaution

que le geste était empreint d’érotisme.

— Cela n’aurait pas d’importance, dit-il. Je vous aimerais tout de

même.

Sophie retint son souffle et écarquilla les yeux. Un instant plus tard,

Jonathan se rendit compte de ce qu’il avait dit. Il rougit, et un sourire se

dessina sur ses lèvres.

— Je ne le reprends pas, dit-il en faisant glisser l’éponge le long de son

ventre, dans l’eau, puis le long d’une jambe. Je vous ai dit que je vous aimais, et je vous aime. Je suis fier de l’admettre.

— Même si nous ne nous connaissons que depuis quelques semaines ?

demanda-t-elle, son cœur battant la chamade dans sa poitrine.

— Quelques semaines ou toute une vie, déclara Jonathan en passant

l’éponge sur son autre jambe. Le temps n’a guère d’importance quand

Cupidon, ce petit bâtard, décoche ses flèches.

Sophie éclata de rire. Elle aimait la façon dont Jonathan disait des

choses scandaleuses avec une lueur de malice dans les yeux. Elle aimait

qu’il se montre romantique et sentimental tout en ayant l’air grossier et

taquin. Elle voyait dans ses yeux que les mots qu’il avait choisis étaient loin

d’être aussi importants que l’émotion qu’il y avait derrière eux. Et ils

pouvaient être deux à jouer à ce jeu.

— Cela vous plairait-il une jeune femme mouillée, glissante et sucrée,

dans votre lit ? demanda-t-elle, un sourcil arqué.

— J’apprécierais énormément, dit-il avec un grognement.

Il jeta l’éponge de côté et souleva Sophie de la baignoire en un seul

geste. Dès que ses pieds touchèrent le sol, tandis que l’eau sucrée

dégoulinait de son corps, elle se pencha vers lui, enroulant ses bras autour

de son cou. Jonathan n’eut pas un instant d’hésitation. Il la serra contre lui,

lui pétrissant les fesses d’une main et promenant l’autre sur son dos. Sophie

se frotta contre son érection prononcée alors qu’il l’embrassait, la réclamant

avec ses lèvres et sa langue d’une manière qui la marquait indéniablement

comme sienne.

— Vous êtes toujours sucrée, murmura-t-il, embrassant son menton et

léchant l’eau de son cou.

Elle s’arqua en arrière pour se donner plus pleinement.

— Je crois qu’il me faudra plusieurs bains pour éliminer tout ce sucre,

remarqua-t-elle.

Elle ne finit pas sa phrase, car il posa une main sur son sein et le souleva

pour le mettre dans sa bouche. Il la taquina de ses lèvres et de ses dents,

promena sa langue autour de son téton et le lécha pour qu’il se dresse de

désir, puis le suça à la faire gémir de plaisir. Son désir devint si poignant

que son sexe l’élançait.

— Délicieux, soupira-t-il en se redressant et en lui prenant la bouche

une fois de plus. Vous êtes une coquine dont je pourrais me régaler pour le

restant de mes jours.

Sophie rit et passa ses mains sur sa poitrine humide, glissant jusqu’à la

patte de sa culotte.

— Je sais de quoi je pourrais me régaler pour le restant de mes jours.

Elle ôta les boutons de sa culotte, prit dans sa main son pénis long et

épais et dur et dressé alors que le vêtement tombait autour de ses cuisses.

Jonathan fredonna d’appréciation, un feu sombre dans les yeux. Sophie

avait encore beaucoup à apprendre quand il s’agissait de lui faire plaisir,

mais elle avait découvert à quel point il aimait qu’elle le caresse sur toute sa

longueur, depuis ses parties jusqu’à l’extrémité de son membre, en

accordant une attention particulière à la bande de peau qui protégeait le

gland et à la fente tout au bout.

— Je n’appellerais pas cela se régaler, dit-il d’une voix rauque, les yeux

taquins.

— Moi non plus, dit-elle, reconnaissant la suggestion subtile en

mouillant ses lèvres par anticipation.

Elle se mit à genoux alors qu’il reculait pour s’appuyer contre le cadre

des portes coulissantes qui séparaient sa chambre du salon. Son corps

frémissait dans l’attente du plaisir qu’elle était sur le point de lui donner, et

son cœur bondit dans sa poitrine. Elle l’aida à retirer son pantalon, puis fit

glisser ses mains le long de ses cuisses avec un murmure d’appréciation et

leva vers lui un regard à la fois soumis et excité. Il lui retourna un regard

d’approbation d’une telle intensité qu’elle eut encore plus envie de jouer le

rôle de la jeune fille soumise. Curieusement, c’est quand elle faisait

semblant d’être à sa merci qu’elle se sentait toute-puissante.

Elle prit doucement son sexe, glissant plusieurs fois sa main sur toute sa

longueur avant de le porter à sa bouche pour pouvoir l’embrasser et en

lécher l’extrémité. Elle le sentit se tendre et retenir son souffle alors qu’elle

refermait les lèvres autour de son gland, le taquinant de la langue en prélude

à tout ce qui allait suivre. Son habileté avait décuplé depuis leur première

nuit ensemble, et quand elle se pencha enfin sur lui, elle le prit

profondément en bouche.

— Ma chérie, haleta-t-il en mettant ses deux mains dans ses cheveux

alors qu’elle l’attirait si profondément qu’elle risquait de s’étouffer.

Elle se retira lentement, puis le prit de nouveau entièrement, établissant

un rythme lent et régulier qui, espérait-elle, le rendait fou de désir. Elle

sentait son plaisir dans son propre corps tandis qu’il lui remplissait la

bouche. Ses seins mouraient d’envie d’être caressés, son sexe pleurait et lui faisait mal au point qu’elle se demandait si c’était de l’eau qui glissait le

long de sa cuisse ou si elle mouillait de désir. Se concentrer sur son

membre, qui entrait et sortait de sa bouche, lui permit de prendre le contrôle

et de donner le rythme. Désespéré de désir, il respirait à petits coups

rapides. Une minute, il inclina la tête en arrière, se délectant d’être dans sa

bouche qui le prenait de plus en plus profondément, et la suivante il baissa

les yeux, regardant son membre épais glisser entre ses lèvres puis en sortir.

— Je ne peux pas, haleta-t-il, lui agrippant les cheveux. Bon Dieu, tu es

une sirène ! Je ne peux pas… je ne peux pas…

Il s’interrompit et poussa un cri tandis qu’il éjaculait dans sa bouche.

Sophie ouvrit grand les yeux et déglutit, instinctivement. Il n’avait jamais

perdu le contrôle de cette façon auparavant, mais à sa grande surprise, elle

aimait cela. Elle l’avait fait jouir dans sa bouche. Elle avait été si désirable

qu’il n’avait pas pu se contenir.

Elle recula, et, reprenant son souffle, elle se sentit plus vivante qu’elle

ne l’avait jamais été, plus sensuelle aussi, surtout quand elle aperçut

Jonathan qui reposait enfin, comblé, contre le cadre de la porte. Les dames

de la haute société, soi-disant pures et virginales, pouvaient dire ce qu’elles

voulaient et s’évanouir d’horreur en la voyant poser nue sur une table

parsemée de bonbons. Il n’y avait pas de pouvoir sur terre aussi enivrant

que de mettre un homme à genoux de désir.

Cependant, elle avait aussi des besoins, et l’abnégation n’était

séduisante que si elle était récompensée par la suite.

— Vous me devez compensation, monsieur, dit-elle en posant une main

sur sa poitrine, son cœur battant follement. Vous avez eu votre plaisir, mais

je suis toujours tourmentée.

Elle fit un pas en arrière vers son lit, effleurant sa poitrine de sa main.

— Que dois-je faire ?

— Vous allez me laisser vous aimer, dit-il, s’éloignant de l’encadrement

de la porte et la suivant, avec un soudain regain d’énergie.

Elle avait beau vouloir jouer les jeunes filles effarouchées ou délurées,

tout juste parvint-elle à égrener un petit rire lorsque l’arrière de ses jambes

heurta le bord de son lit. Elle tomba à la renverse, et, se haussant en

équilibre sur ses coudes, elle écarta les jambes en signe d’invitation.

Jonathan n’avait pas besoin d’encouragements, il s’avança vers elle et

quand il arriva à hauteur du lit, il la remonta un peu plus loin sur les couvertures. Il grimpa sur elle, glissant son corps musclé contre le sien

d’une manière qui la fit en redemander.

— Je suis désolé, dit-il, l’embrassant sur le front et les joues, puis sur la

bouche. Pardonnez-moi d’être venu si vite, mais je ne peux pas toujours

vous résister.

— Je ne vois qu’une solution au problème, dit-elle en se soulevant pour

que son membre à moitié engorgé repose dans le creux de ses hanches.

Elle glissa ses bras autour de lui et enfonça ses doigts dans son dos.

— Quelle est votre solution ? demanda-t-il, remuant ses hanches contre

sa vulve humide sans la pénétrer, comme s’il attendait d’être dur comme la

pierre.

Il frotta son clitoris au passage, mais pas assez intensément pour

l’envoyer au bord du gouffre.

— Dois-je vous ravir jusqu’à ce que vous hurliez de plaisir et que vous

criiez mon nom ?

Sophie murmura son appréciation à cette pensée, arborant un sourire

coquin.

— Oui, s’il vous plaît. Mais ce n’est pas la solution que j’avais en tête.

— Ce n’est pas cela ?

Il s’arrêta, se soulevant pour pouvoir la regarder avec un mélange de

désir et de curiosité.

— Non, je pense qu’il n’y a qu’une seule vraie solution au problème, à

savoir que nous sommes tous les deux trop pleins de désir et nous risquons

de jouir trop vite, dit-elle en se cambrant sous lui.

— Et quelle est-elle ? demanda-t-il.

Elle glissa une main entre eux, caressant sa queue pour mesurer à quel

point il était prêt à la baiser. Son corps était prêt à l’accueillir, à le sentir

remuer en elle, la remplir et prendre ce qu’il voulait. Il l’imita, prit en coupe

un de ses seins et se mit à taquiner son téton de son pouce. Le tout était si

intensément érotique qu’elle crut qu’elle allait éclater.

— C’est évident, n’est-ce pas ? haleta-t-elle, tortillant ses hanches et le

guidant vers son entrée.

Il se pressa contre elle, mais seulement d’un centimètre – assez pour

qu’elle en redemande.

— Voyons, vous me taquinez, dit-il, lui faisant exactement la même

chose en la pénétrant juste assez pour qu’elle en redemande.

— Épousez-moi, haleta-t-elle, s’avançant vers lui pour qu’il la pénètre

tout à fait. Épousez-moi pour que je sois dans votre lit tous les soirs. Je

veux être à vous de toutes les manières, toujours.

Les yeux écarquillés de stupeur, il ne put s’empêcher de s’enfoncer

complètement en elle. Sophie laissa échapper un petit cri et se cambra

tandis qu’il la remplissait. Mais il s’arrêta quand il fut lové au plus profond

et la regarda avec émerveillement.

— Vous voulez être ma femme ? demanda-t-il, hors d’haleine et confus.

— Mon Dieu, oui ! dit-elle en se tortillant pour causer un semblant de

friction alors qu’il restait planté là où il était en elle.

— Même si je suis un humble pâtissier et le fils d’un esclave ?

demanda-t-il, tandis que la surprise laissait le pas peu à peu à quelque chose

de plus profond dans son expression.

— Vous êtes un artiste, dit-elle, abandonnant l’espoir qu’il se remette à

bouger en elle et déclenche l’étincelle qui la ferait enfin exploser de plaisir.

Vous êtes le fils d’un noble et un excellent homme d’affaires en plus.

Il commença à bouger, presque comme s’il ne pouvait pas rester

immobile un instant de plus.

— Si vous m’épousez, vous serez la cible des commérages pour les

années à venir, dit-il, la voix tendue par la passion.

— Peu m’importe, dit-elle avec abandon, approchant rapidement du

point où elle ne serait plus capable de parler ou de penser. Je vous aime.

Tellement. Je suis mieux avec vous que je ne pourrais jamais l’être sans

vous.

Il poussa un gémissement, de plaisir ou d’émotion sincère, Sophie ne

pouvait pas le dire.

— Ma chérie, rugit-il, se déplaçant légèrement pour pouvoir la pilonner

avec la vitesse et la force qu’elle aimait. Je vous aime, poursuivit-il,

martelant chacun de ces mots comme autant de grognements. De toute mon

âme. Mais je ne vous épouserai que si vous criez mon nom en jouissant.

Sophie, pantelante, éclata de rire et gémit de plaisir en même temps. Il

la taquinait à nouveau, enflammant son cœur alors même que son corps se

joignait au sien. Il devait bien savoir que s’il continuait à la pilonner avec

un tel entrain, elle crierait son nom, qu’elle le veuille ou non.

Elle était sur le point de jouir avant de s’en rendre compte.

— Oh ! miaula-t-elle. C’est proche, c’est si proche. C’est… Jonathan !

Elle cria son nom avec toute la force de la passion tandis que son corps

palpitait de plaisir.

— Oui, grogna-t-il, rugissant littéralement de plaisir alors que sa chatte

se contractait autour de lui. Oui, ma douce.

Son corps se tendit. Il jouit. La chaleur se répandit à travers Sophie,

mais pas simplement à cause de sa semence qui se répandait en elle. Il était

à elle, corps et âme, et elle était à lui. Il acceptait de partager sa vie avec

elle, si folle et sauvage que cette vie puisse se révéler. Le monde pouvait les

juger aussi sévèrement qu’il le voulait. Tant qu’ils seraient ensemble,

Sophie serait la femme la plus fière et la plus heureuse du monde.

 

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