Coquine à croquer (Quand les jeunes filles timides étaient dévergondées t. 3) (French Edition)
Chapitre 7
Chapitre Sept
La vie de Sophie était devenue si passionnante en si peu de temps qu’elle
parvenait à peine à y croire. Elle avait eu l’impression que c’était la fin du
monde lorsque Verity et Honor avaient été mises au ban de la haute société,
mais maintenant elle était certaine que la vie qu’elle avait connue
auparavant n’était qu’une infime partie de tout ce qu’il y avait à vivre. Elle
avait beau savoir que ce qu’elle avait fait ces derniers jours était
terriblement vilain et scandaleux, c’était précisément ce qui l’avait ramenée
à la vie.
— Il est encore tôt, dit-elle à Jonathan alors que le fiacre s’arrêtait
devant Landsbury House. Verity et Thomas sont sortis au théâtre hier soir,
ils sont sans doute rentrés aux aurores. Je crois qu’ils ne seront pas sortis du
lit avant midi.
Cependant, elle était relativement certaine qu’ils ne passeraient pas tout
ce temps à dormir.
— Êtes-vous en train de dire que vous voulez que j’entre ? demanda
Jonathan en l’aidant à descendre de la voiture.
Sophie acquiesça d’un clignement d’yeux, craignant qu’il commence à
se lasser d’elle.
— Si vous voulez, dit-elle. Nous avons tellement de choses à discuter. Il
nous faut minutieusement mettre au point notre piège si nous voulons qu’il
fonctionne.
Elle jeta un regard oblique au cocher, ne voulant pas trop en dire devant
lui.
Pendant un instant, Jonathan se contenta de la fixer, l’étudiant d’un
regard indéchiffrable. Au moins, ce n’était pas un regard désapprobateur. Si elle avait dû le définir, Sophie aurait dit qu’il avait un regard perplexe,
comme s’il avait découvert quelque chose de bien qu’il ne s’attendait pas à
trouver là. Il se détourna bien trop tôt pour payer le cocher.
C’est alors que Sophie remarqua une voiture sombre au fond de la rue.
Elle s’engagea dans l’intersection à quelques dizaines de mètres, ralentit
presque jusqu’à s’arrêter, puis repartit brusquement. On eût dit que la
personne qui se trouvait dans la voiture sans armoiries voulait s’assurer par
lui-même que Sophie et Jonathan étaient arrivés, mais ne voulait pas se
faire remarquer.
— Nous devons entrer rapidement, chuchota Sophie alors que Jonathan
et le cocher échangeaient quelques plaisanteries.
— Quelque chose ne va pas ? demanda Jonathan en prenant le bras de
Sophie et en l’escortant du fiacre jusqu’au perron de Landsbury House.
— On nous suit, murmura-t-elle alors que Madison ouvrait la porte.
— Bonjour, Miss Sophie, dit Madison en s’inclinant alors qu’elle et
Jonathan pénétraient dans la maison. Je suis soulagé de voir que vous êtes
enfin revenue saine et sauve.
Sophie fit la grimace, se sentant coupable.
— Je suis désolée d’avoir omis de mentionner que je serais absente
toute la nuit. Je… je ne savais pas moi-même comment la soirée se
déroulerait.
Elle jeta un coup d’œil à Jonathan et rougit.
Madison, raide comme un piquet, examinait Jonathan avec un regard
paternel.
— L’important, c’est que vous soyez en sécurité et entre de bonnes
mains, mademoiselle.
Sophie sourit d’une oreille à l’autre. C’était ce qu’elle obtiendrait de
mieux en manière d’approbation de la part de Madison.
— Voulez-vous prendre votre repas, Miss Sophie ? demanda Madison.
— Non, nous avons mangé, merci, Madison, dit Sophie en prenant la
main de Jonathan et en le conduisant vers les escaliers.
Jonathan haussa les sourcils.
— Où allons-nous ? demanda-t-il.
— Quelque part où nous pourrons discuter de nos plans en secret,
murmura-t-elle, de nouveau excitée.
— En haut ?
Jonathan adressa un regard d’excuse à Madison, mais suivit tout de
même Sophie jusqu’au premier étage.
— La personne qui nous suit pourrait écouter à la fenêtre si nous restons
en bas, dit-elle, quoique si elle était honnête avec elle-même, ce n’était pas
la seule raison pour laquelle elle avait entraîné Jonathan dans le couloir
jusqu’à sa chambre confortable.
Dès qu’elle l’eut emmené à l’intérieur et qu’elle eut refermé la porte
derrière eux, elle poussa un soupir de soulagement.
— Voyons, dit-elle, traversant la pièce vers son armoire. Que pouvons-
nous faire pour nous assurer que Lord Grey et Lady Mary s’aventureront à
transmettre des secrets aux Français lors de la fête de fiançailles de Lady
Charlotte ?
Elle desserra les lacets de sa robe.
Lorsque Jonathan ne répondit pas immédiatement, elle se retourna pour
voir ce qui le rendait si silencieux. Il se tenait au milieu de sa chambre, les
bras croisés et un sourire ironique sur son beau visage.
— Y a-t-il un problème ? demanda-t-elle, l’estomac noué d’inquiétude.
— Que faites-vous ? demanda-t-il en secouant la tête.
— J’enlève mes vêtements sales, dit-elle, déconcertée de devoir
s’expliquer.
— Alors que je suis là à vous regarder ? demanda-t-il.
Sophie sourit et laissa échapper un petit rire.
— Ce n’est pas comme si vous ne m’aviez jamais vue me déshabiller
auparavant, dit-elle, continuant à retirer sa robe. J’ose dire que vous m’avez
vue plus souvent déshabillée que quiconque.
— En effet, acquiesça-t-il. Et chaque fois j’étais dur comme une barre
de fer, privé de la faculté de penser, et je n’avais plus qu’une envie,
m’enfoncer en vous jusqu’à la garde.
— Ah oui ? demanda-t-elle, le feu aux joues.
Elle sortit de sa robe et la drapa sur le dossier d’une chaise, puis
s’affaira à ôter son corset.
— Et quel effet cela vous fait-il maintenant ?
Il répondit en prenant une profonde inspiration et, le souffle court, il
ouvrit les boutons de sa veste.
— Je serais impardonnablement grossier de rester habillé pendant que
vous vous dénudez pour moi.
Ses joues brûlaient encore plus.
— Et si j’aime que vous me voyiez nue ? demanda-t-elle, se
débarrassant de son corset, puis s’effeuillant lentement, ôtant l’un après
l’autre ses sous-vêtements. Et si j’apprécie que l’on m’observe comme la
nature m’a faite ?
— Vous appréciez ? demanda-t-il en retirant sa veste et en traversant la
pièce pour la draper sur la chaise où elle avait placé sa robe. Vous aimez
qu’on vous regarde ?
Sophie se mordit la lèvre et hocha la tête, puis passa sa chemise – le
dernier de ses vêtements sauf ses bas – par-dessus sa tête.
— Je trouve ça excitant, avoua-t-elle.
— Même quand vous savez ce que pensent les hommes en vous
regardant ? demanda-t-il en se débarrassant de son gilet.
— Oui, dit Sophie.
Elle tira sur les rubans qui retenaient ses bas, puis les retira et se dirigea
vers son lit.
— Je veux encore le faire, dit-elle en s’appuyant contre la pile
d’oreillers à la tête du lit, les bras au-dessus de sa tête, les jambes écartées.
J’aime que les hommes me regardent ainsi offerte et soient fous de désir
pour moi.
Jonathan retira ses bottes et ôta sa chemise de son pantalon, puis
s’avança vers elle.
— Je ne suis pas certain de vouloir que la moitié des hommes de
Londres salivent en vous regardant, déclara-t-il.
— Ah, mais ils n’obtiendront rien d’autre ! dit-elle, posant un bras sur la
tête de lit tout en se caressant lentement avec l’autre de sa joue à son cou,
puis sur sa poitrine et vers le bas. Vous êtes le seul à consommer La
Coquine à croquer en fin de soirée, conclut-elle en taquinant de ses doigts la
chair nue de son sexe.
— Vous êtes vraiment une coquine sans vergogne, dit-il en riant, avec
plus de convoitise que de taquinerie dans ses yeux. Voulez-vous qu’une
foule d’hommes vous regarde vous caresser ainsi ?
Il désigna de la tête l’endroit qu’elle effleurait d’une caresse légère
comme une plume.
Une bouffée d’excitation la traversa à cette pensée, et, au lieu de
caresses légères, elle glissa ses doigts plus profondément dans ses replis.
Une poussée intense de plaisir l’envahit quand elle toucha le dôme de son
clitoris. Le regard de Jonathan se fit vorace alors qu’il la regardait, et le renflement de sa culotte ressortait sensiblement. Cela ne servit qu’à
l’exciter davantage. Elle pouvait lui donner du plaisir sans même le toucher,
ce qui signifiait qu’elle pouvait faire de même pour une pièce remplie
d’hommes si elle le souhaitait.
Cette pensée la ravissait tout en la faisant se sentir scandaleusement
délurée. Elle était horrifiée par elle-même, mais elle mouillait aussi de désir
à cette seule pensée.
— Avez-vous honte de moi quand je vous dis que je veux que les
hommes me regardent ? demanda-t-elle d’une petite voix.
Jonathan ne répondit pas tout de suite. Son regard sensuel s’adoucit en
une sorte de compréhension.
— Nous avons tous des choses en nous qui défient les règles et les
attentes, déclara-t-il. Et je serais un hypocrite si je disais que je ne veux pas
que les gens se régalent de vous contempler, parce que j’ai envie de vous
saupoudrer de sucre et de vous utiliser à nouveau comme toile pour mon
travail.
— Oui ?
Elle fut rassurée et reprit espoir. Elle se sentait moins délurée s’il
pensait la même chose qu’elle.
— J’aimerais beaucoup.
Il se rapprocha d’elle, lui saisit la taille et l’attira plus loin sur le lit. Il
disposa ses membres dans une pose érotique comme il l’avait fait
auparavant.
— Les affaires de mon père m’ont rendu riche au-delà de tout ce qu’un
fils d’esclave aurait pu imaginer, mais mes rêves ont un goût de sucre.
Il lui écarta davantage les jambes, passant ses doigts sur l’intérieur de
ses cuisses comme s’il les glaçait de motifs complexes.
— Je veux me faire un nom en tant que pâtissier. Je veux que les riches
et les puissants aient l’eau à la bouche quand ils voient mon travail. Je sais
que cela peut se produire si vous êtes le centre de mon art.
— Je ferai tout ce que vous me demanderez, dit-elle, sa respiration se
faisant haletante.
Jonathan se pencha plus près de ses jambes.
— Je vois une rangée de tartes miniatures alignées ici, dit-il, embrassant
la peau qui picotait juste au-dessus de son genou. Je vois les membres de la
royauté rivaliser les uns avec les autres pour cueillir chaque bonbon à tour
de rôle.
Il embrassa sa cuisse à plusieurs reprises, traçant un chemin de baisers
jusqu’à son sexe.
— Je vois des hommes se battre pour avoir le droit de manger le gâteau
qui forme le centre de la conception.
Ses baisers atteignirent le sommet de sa cuisse, et Sophie avait le vertige
de retenir son souffle et de rester immobile.
— Le gâteau qui reposerait ici.
Il passa sa langue sur son ouverture couverte de rosée, la faisant haleter
et frissonner de plaisir. Lèvres sur lèvres, quelle magie, il la taquinait de sa
langue et lui promettait l’extase.
— Vous ne les laisseriez pas faire cela, n’est-ce pas ? réussit-elle à
demander, parvenant à peine à respirer.
— Jamais, dit-il, levant les yeux d’entre ses jambes avec une lueur de
malice. Mais je leur ferais croire que c’est possible.
— Ce serait dangereux, miaula Sophie, se sentant foncer vers
l’orgasme. Les hommes puissants croient qu’ils peuvent prendre ce qu’ils
veulent quand ils le veulent.
— Grâce à vous, je me sens plus puissant que tous les rois du monde
réunis, dit-il, puis il redoubla d’efforts avec ses lèvres et sa langue.
Sophie parvint à l’orgasme avec un profond soupir de plaisir. Elle se
délectait de la façon dont son corps palpitait et frissonnait, saisissant autant
de plaisir qu’elle pouvait en supporter et plus encore. Elle ignorait comment
toutes ces femmes qui se disaient respectables et de bonne réputation
pouvaient vivre sans un tel émerveillement. Et elles se considéraient
supérieures dans tous les sens du terme. Comme elles se trompaient !
Jonathan fit un bond en arrière alors que son orgasme diminuait, se
précipitant pour enlever sa chemise et sa culotte. Sophie respirait déjà fort
lorsqu’il se leva et enleva entièrement sa culotte et ses bas, mais son cœur
s’emballa à nouveau à la vue de son pénis épais qui se dressait
d’anticipation. Ils avaient déjà tant fait l’amour la nuit précédente qu’elle
avait mal, mais cela ne l’empêchait pas de le vouloir à nouveau en elle.
— Ma douce, gronda-t-il en s’agenouillant entre ses jambes.
Il la surprit en la soulevant pour la mettre en position assise, puis en la
manœuvrant pour qu’elle soit dos à lui. Tout prit sens quand il la déplaça
vers le tas d’oreillers et sa tête de lit et se positionna comme une cage
protectrice derrière elle, ses bras autour d’elle.
— Dis que tu seras à moi, que tu seras mon art et ma muse.
Il lui souleva les hanches et la pénétra lentement. Sophie haleta et sa
bouche resta ouverte à la sensation glorieuse de leur étrange angle
d’accouplement. Elle agrippa le bord de sa tête de lit à deux mains alors
qu’il s’enfonçait incroyablement profondément en elle. Elle ne pensait pas
pouvoir supporter autant de lui, mais son corps s’épanouit autour de lui.
— Oui, gémit-elle, en réponse à sa question et en réponse à ses poussées
croissantes.
Il changea légèrement leur position, lui écartant les genoux et la
penchant en avant jusqu’à ce que ses seins voluptueux tressautent tandis
qu’il accélérait son rythme.
— Dis que tu vas rester avec moi, faire de mes rêves une réalité.
— Oui, haleta-t-elle.
Qu’il s’agisse de ses rêves de devenir célèbre pour ses sucreries ou
simplement son rêve de la posséder de toutes les manières possibles, elle ne
voulait rien de plus que d’être à lui. Son corps, son cœur et son âme étaient
d’accord, et elle criait de plaisir lorsqu’il la prenait.
La puissance de ses poussées était presque punitive. S’il s’était agi d’un
autre homme, elle se serait sentie utilisée et violée qu’il la pilonne ainsi
sans pitié. Son membre l’étirait à la limite du possible, l’emplissant au
risque de la briser, et pourtant, même avec la douleur de la nuit précédente,
c’était glorieux. Elle se soumit à lui, cédant à son besoin et permettant à son
corps d’être un vaisseau pour son plaisir.
Il déplaça ses mains de ses hanches pour bercer ses seins alors que les
bruits révélateurs qu’il produisait laissaient entendre qu’il était sur le point
de jouir enfin. Son propre corps s’enroulait de plus en plus autour de lui,
prêt à exploser de bonheur une fois de plus. Ses jointures étaient blanches
sur sa tête de lit alors qu’elle balançait les hanches au rythme de ses
poussées, essayant de prendre plus de lui qu’il n’était possible. Et quand il
pinça ses mamelons gonflés et douloureux, elle hurla de plaisir tandis
qu’elle jouissait si fort qu’elle pensait que cela la rendrait folle.
Sa chatte se serra autour de lui, et, quand Jonathan gémit de triomphe, la
chaleur se répandit en elle. Ses poussées devinrent soudainement lourdes,
et, un instant plus tard, ses mains revinrent pour saisir sa taille tandis qu’il
s’affaissait sur elle. Il resta longtemps en elle alors qu’elle s’appuyait contre
la tête de lit, se délectant de chaque instant.
— Cette pose ferait tourner les têtes, haleta-t-elle enfin, imaginant la
stupeur des personnes de la haute société si elles pouvaient les voir tous les deux dans une étreinte aussi inconvenante.
Un instant plus tard, le halètement de Jonathan se transforma en rire.
— Je crois qu’il y a des spectacles de ce genre à Paris, dit-il, se
dégageant lentement d’elle, se laissant tomber sur le dos et l’emmenant
avec lui. Certaines personnes préfèrent regarder plutôt que de participer.
— La France est un pays si dévergondé, gloussa Sophie, essayant
toujours de reprendre son souffle.
Elle se sentait fraîche et pleine d’énergie maintenant que l’intensité de
leur accouplement était passée et elle se blottit contre lui, repue et heureuse.
— C’est très certainement le cas, convint Jonathan. Bien que Londres
ait aussi sa part de vice.
— Si vous souhaitez vraiment poursuivre l’idée de me montrer aux
yeux du monde comme un centre de table, nous ferons partie du monde du
vice, déclara-t-elle, ignorant ce qu’elle en pensait.
Elle se redressa pour le regarder.
— Êtes-vous sûr que c’est ce que vous voulez ?
— Pour être honnête, dit-il en passant une main sur son visage humide
et ses yeux aux paupières lourdes, je suis incapable de penser de quelque
façon que ce soit à ce sujet en ce moment.
Elle sourit, trouvant cela quelque peu charmant. Son esprit était
beaucoup plus clair, cependant.
— Seriez-vous satisfait de devenir le premier fournisseur de friandises
érotiques de Londres au lieu d’être simplement un chef pâtissier renommé ?
demanda-t-elle. Parce que je pense que vous pourriez devenir le premier
avec la plus grande facilité, alors que le second…
Elle ne termina pas sa phrase alors qu’elle jouait avec les poils humides
sur sa poitrine. Sa poitrine de couleur brune comme un érable. Les défis
auxquels il serait confronté dans la société hautaine dans laquelle elle avait
été élevée seraient cent fois pires du fait de sa naissance, mais le côté secret
et sauvage de la société, le monde du péché et du danger, était bien plus
ouvert à la différence. Elle avait appris cela dans les mois qui avaient suivi
la catastrophe qui avait frappé ses sœurs chez Almack plus que toute autre
chose.
Jonathan leva son regard sur elle, passant le dos de ses doigts sur sa joue
chaude et l’étudiant avec un air d’intense considération. Sophie voulait juste
le tenir dans ses bras et lui rendre la vie aussi merveilleuse qu’il l’avait fait
pour elle.
Elle se pencha pour l’embrasser, puis dit :
— Vous n’avez pas à décider…
Un coup frappé à sa porte la fit se taire. Son corps se tendit presque
douloureusement, et elle se blottit contre Jonathan.
— Miss Sophie, dit Madison, puis il s’éclaircit la gorge.
Le visage de Sophie redevint brûlant, et elle se sentit horriblement
gênée. Elle venait de se rendre compte à quel point elle et Jonathan avaient
été bruyants.
— Miss Sophie ? demanda Madison une fois de plus.
— Oui, Madison ? s’écria Sophie en se tortillant hors du lit, à la
recherche de son peignoir.
— Pardonnez l’interruption, poursuivit Madison, mais vous avez un
visiteur.
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