Hérésie
Chapitre 4
relevai la capote, puis je fis vrombir le moteur.
Deux semaines plus tard, de retour à New York, alors que je nettoyais la
voiture afin de la vendre, je découvris un des doigts de Berenice, un bout de
doigt plus exactement : les deux premières phalanges et l’ongle couleur
Chen Yu. Elle avait dû se le faire trancher en voulant se protéger la tête
dans la voiture. J’enveloppai le bout de doigt dans un mouchoir et le
rangeai en lieu sûr. Un jour viendrait peut-être où je pourrais regarder ce
doigt sans peur, sans douleur ni remords.
4
La photo de Debierue en train de “lire” l’exemplaire enflammé du Miami
Herald qui illustrait mon article dans Fine Arts : The Americas fut reprise
dans Look, Neewsweek et dans la rubrique beaux-arts du Sunday New York
Times. UPI, après avoir marchandé avec mon agent, acheta finalement mon
cliché pour l’envoyer à tous ses abonnés. L’argent que me rapporta cette
photo me permit de m’acheter mon premier costume sur mesure. Pantalon
et veste, quatre cents dollars.
Sur le chemin qui me ramenait à New York, j’avais fait un petit crochet
par Baltimore pour déposer les bagages de Berenice dans deux casiers
automatiques de consigne à la gare des cars Greyhound (y compris son sac
à main et ses traveller’s chèques en songeant que sa mère pourrait dépenser
cet argent un jour, si jamais quelqu’un réclamait les bagages). Cette brève
halte exceptée, je traversai la ville sans m’arrêter.
Cinq messages m’attendaient à mon bureau pour me demander de
rappeler sur-le-champ Mr. Cassidy, en PCV. Ce que je fis avant toute autre
chose.
— Vous avez le tableau ? demanda-t-il.
— Évidemment.
— Bien ! Bien ! Gardez-le encore quelques jours avant de me l’envoyer.
Je veux d’abord installer Mr. Debierue dans une bonne maison de retraite,
vous comprenez… il ne sait pas que vous avez le tableau, si ?
— Non, et il est préférable qu’il ne le sache pas. Je parle du tableau dans
mon article, bien que je ne mette pas de photo. Avant de vous l’envoyer à
Palm Beach, j’ai l’intention de faire quelques bons clichés en couleur de L’Hérésie orange ocre dans l’optique d’une publication éventuelle, si vous
voyez ce que je veux dire…
— Naturellement. C’est le titre du tableau, L’Hérésie orange ocre ?
Formidable !
— Ouais. On lui ajoutera sans doute un autre titre : Autoportrait.
— Bon sang, James, je suis impatient de le voir !
— Dites-moi quand vous serez prêt, Mr. Cassidy, je vous l’enverrai par
avion cargo.
— Ne vous en faites pas, je vous appellerai. Croyez-moi, James, je
n’oublierai jamais ce que vous avez fait. Lorsque le jour viendra de montrer
le tableau, vous aurez l’exclusivité pour couvrir le vernissage.
— Merci.
— Le plus dur maintenant, c’est de convaincre Debierue d’aller en
maison de retraite. Il est trop âgé pour rester seul. S’il avait été en train de
dormir quand l’incendie s’est déclaré, il serait mort, vous savez. Quand je
pense à tous ces tableaux qui sont partis en fumée… mon Dieu !
— Il ne vous en a pas parlé ?
— Pas un mot. Vous le connaissez. Rien ne semble le déconcerter. Il
passe le plus clair de son temps assis devant la télé à regarder des vieux
films en buvant du jus d’orange. Il pourrait faire la même chose dans une
maison de retraite. Enfin… Je vous contacterai. Les appels interurbains
coûtent cher.
— Je comprends. À plus tard.
Cassidy ne me rappela pas. Il m’envoya une lettre recommandée après
qu’il eut installé Debierue dans la maison de retraite de Regal Pines, près de
Melbourne en Floride. Je lui envoyai le tableau par avion en port dû, bien
qu’il me fallût payer d’avance les frais d’assurance afin qu’ils acceptent de
l’acheminer.
L’accueil critique vis-à-vis de mon article, lorsqu’il parut dans Fine Art :
The Americas, correspondit au schéma que j’avais prévu. Canaday dans le
Times émit des réserves. Perreault dans le Village Voice était enthousiaste ;
un entrefilet de deux paragraphes dans le L.A. Free Press recommandait la
lecture de mon article à tous les prétendus peintres révolutionnaires de
Californie du Sud. Je ne m’attendais pas à autant d’échos dans les journaux.
Je me préoccupais surtout des ondes concentriques dans les revues d’art
et gazettes spécialisées. La réaction fut longue à venir, car elle nécessitait
une bonne dose de réflexion. Le meilleur article, qui déclencha une avalanche de lettres dans la rubrique du courrier des lecteurs, fut publié
dans Spectre et il émanait de Pierre Montrand. Français et chauvin, il voyait
dans la période “coloniale américaine” de Debierue un rejet socialiste du
gaullisme. C’était une idée absurde, mais exposée avec brio et terriblement
sujette à controverse.
Pour accompagner ma photo de Debierue, de nombreux journaux
publièrent le récit incomplet de la mystérieuse installation du peintre aux
États-Unis, mais je tins ma promesse faite à Cassidy et au vieil homme. Je
refusai de divulguer l’adresse de Debierue en Floride après que Cassidy
l’eut fait admettre sous un faux nom à la maison de retraite de Regal Pines,
masquant si bien sa trace que les journalistes ne le retrouvèrent jamais.
J’envoyai à Debierue un exemplaire de mon article, une douzaine de tirages
18 × 24 de la photo avec le journal en train de brûler, ainsi qu’un
exemplaire dédicacé de mon ouvrage L’Art et l’Enfant d’âge préscolaire. Il
ne répondit pas à mon envoi, mais je sus qu’il l’avait reçu, car j’avais
accompagné mon paquet d’un accusé de réception.
Durant la première semaine qui suivit mon retour à New York, j’achetai
chaque jour l’Atlanta Journal-Constitution (“Il couvre les États du Sud
comme la rosée”) et le feuilletai pour savoir si on y parlait de la découverte
d’un cadavre près de Valdosta. Mais je n’aimais pas ce journal, et le fait de
guetter ce genre de nouvelle tous les jours me rendait morbide. Je cessai de
l’acheter. S’ils la découvraient, ils la découvraient, je ne pouvais rien y
faire. Inévitablement, une réaction se produisit dans mon psychisme, causée
tout naturellement par la mort de Berenice. Non pas que ma conscience me
harcèle, bien que cela participe de ma réaction. C’était l’intrusion
rétrospective du doute, un sentiment d’ambivalence qui viciait mes
jugements de valeur sur les nouvelles œuvres que j’avais devant les yeux. Je
surmontai ce sentiment, ou plutôt cette réaction excessive, en
compartimentant Debierue dans un coin de mon esprit. Je parvins à me
débarrasser de mon ambivalence en séparant Debierue, peintre unique, des
autres artistes, et en évitant de le relier au courant majeur de l’art
contemporain. Il me suffit de quelques semaines pour m’habituer à cette
suggestion mentale. Je pus à nouveau fonctionner normalement dans mes
tâches quotidiennes de critique.
Ma réputation de critique ne connut pas un fabuleux essor, mais ma
charge de travail doubla, et avec elle, mes revenus. Tom Russel m’accorda
une augmentation de quinze dollars, ce qui porta mon salaire mensuel à quarante-cinq dollars au magazine. Mon tarif de conférence augmenta aussi,
et j’en donnai davantage, y compris une conférence à l’université de
Columbia sur “Les nouvelles tendances de l’art contemporain” pour les
étudiants en art ; exposé pour lequel le département des Beaux-Arts m’offrit
six cents dollars. Donner une conférence dans mon ancienne université, là
où j’avais été un étudiant fauché, me procura peut-être ma plus grande joie
de l’année.
Mon agent refila des vieux articles invendus que j’avais écrits des mois
auparavant, dont deux à des revues qui me les avaient refusés
précédemment.
J’avais toujours fait partie d’un certain nombre de jurys dans des
expositions, avec “frais payés” uniquement et sans aucun dédommagement
la plupart du temps. Je commençais maintenant à recevoir des propositions
correctes pour faire partie du jury dans des expositions importantes dans de
grands musées. Lors d’un concours organisé à Hartford, un tableau de Herb
Westcott se trouva en compétition. Westcott avait changé de style au profit
du Réalisme Romantique, et son talent de dessinateur, presque raffiné,
convenait parfaitement à sa nouvelle manière. L’exposition de Hartford
tournant autour du thème de la lutte contre la pollution, Westcott avait peint
un gigantesque agrandissement d’une carte postale de 1925 montrant les
chutes du Niagara. Le tableau n’entrait pas dans la catégorie des Premiers
Prix, mais je réussis à convaincre les autres membres du jury (le directeur
du musée et Maury Katz, un peintre agressif) d’accorder au tableau de
Westcott une mention honorable et une cote de mille dollars. Je m’étais
montré assez grossier envers Westcott à Palm Beach, je l’avais planté là lors
du vernissage à la galerie de Gloria, et j’étais ravi de pouvoir lui donner un
coup de pouce ; il le méritait de toute façon.
Désormais, parmi les livres qu’on me donnait à critiquer se trouvaient des
ouvrages que le directeur de la rédaction se réservait habituellement, de
magnifiques livres superbement illustrés, de ceux qu’on laisse en évidence
sur les tables basses, coûtant parfois jusqu’à cinquante dollars. Une fois la
critique rédigée, on peut revendre ces livres à moitié prix à des
bouquinistes. L’argent de poche ainsi gagné échappe aux inspecteurs du
fisc.
Je dormais mal. J’avais même perdu le sommeil.
Je savais que Debierue avait lu mon article ; j’avais toutes les raisons de
croire qu’il ne dirait rien, mais je ne pouvais être absolument certain qu’il continuerait à garder le silence. J’avais osé supposer que quatre éminents
critiques d’art européens avaient eux aussi inventé des tableaux peints par
Debierue afin de les commenter. Mais eux ne pouvaient pas me dénoncer.
Seul Debierue le pouvait, mais grâce à l’incendie que j’avais allumé, il ne
possédait aucune preuve.
Malgré tout, en pleine nuit, je m’éveillais souvent d’un sommeil agité,
couvert de sueur. Assis au bord de mon lit dans l’obscurité, essayant de
faire le vide dans mon esprit, je fumais cigarette sur cigarette, craignant de
me rendormir. Avec le temps, me disais-je, avec le temps mes cauchemars
suivraient leur cours et cesseraient.
Un an plus tard, presque jour pour jour après mon retour à New York,
Debierue mourut en Floride. Mr. Cassidy m’envoya un télégramme pour me
convier aux funérailles, mais j’étais retenu par un travail et ne pouvais partir
si précipitamment. En Floride, les morts doivent être enterrés dans les
vingt-quatre heures conformément à la législation de l’État. Évidemment,
c’est moi qui rédigeai pour mon magazine la notice nécrologique – un
hommage d’une page cernée de noir – étant donné que j’étais le spécialiste
reconnu de Debierue, et que j’avais déjà écrit la notice définitive le
concernant dans l’International Encyclopedia of Fine Arts à paraître.
Dix jours après le décès de Debierue, je reçus au magazine un long et
volumineux paquet. En l’ouvrant, je fus surpris de découvrir le cadre
baroque démonté qui avait été autrefois le célèbre No. One de Debierue. Ce
cadeau d’outre-tombe inattendu m’arracha des larmes, c’était la première
fois que je pleurais depuis des mois. Aucune carte, aucun mot
n’accompagnait le cadre. Debierue avait sans doute chargé quelqu’un à la
maison de retraite de me l’envoyer après sa mort. Mais le fait qu’il m’ait
envoyé ce cadre était synonyme d’absolution. Et pas seulement, cela
prouvait qu’il avait apprécié mon article sur sa période “coloniale
américaine”. Parmi ses nombreux exégètes, Debierue m’avait choisi comme
légataire de No. One.
Évidemment, le cadre démonté ne possédait aucune valeur intrinsèque.
J’aurais sans doute pu le vendre quelque part ou en faire don au Musée
d’Art Moderne en tant que curiosité, mais je ne pouvais pas faire ça au vieil
homme. Son geste me touchait profondément.
Je sortis dans le couloir pour aller jeter le cadre dans l’incinérateur. Au
moment où j’ouvrais la porte métallique, je remarquai une petit mouche
morte fixée avec du ruban adhésif sur un des côtés du cadre. Le vieux peintre, malgré son âge, avait conservé une excellente mémoire. Après
avoir vu cette mouche, je ne pouvais plus jeter les morceaux du cadre dans
le toboggan. En rentrant chez moi ce soir-là, j’abandonnai le cadre emballé
sous mon siège dans le métro.
J’échangeai quelques lettres avec Joseph Cassidy au sujet de L’Hérésie
orange ocre. Il me demandait de lui suggérer le meilleur endroit pour le
dévoiler au public, New York ou Chicago. Je lui conseillai d’attendre et
d’exposer plutôt le tableau à Palm Beach, à l’ouverture de la prochaine
saison, afin que cela coïncide, autant que possible, avec la publication de
l’International Encyclopedia of Fine Arts dans laquelle se trouvait une
reproduction couleur pleine page du tableau, face à ma notice définitive sur
le peintre…
… J’ouvris l’épais volume et découvris ma notice sur Jacques Debierue.
La planche en couleurs de L’Hérésie orange ocre était une magnifique
reproduction du tableau. Réduites, les photos couleurs rendent souvent
mieux que les originaux. Et cette photo sur papier glacé étincelait comme
de l’or poli.
Je lus mon article avec attention. Il n’y avait ni faute d’orthographe ni
erreur de typographie. Mon nom était orthographié correctement à la fin de
l’article. Suivait une courte bibliographie des ouvrages et des articles les
plus importants sur Debierue imprimée en corps 5 1/2 gras. Aucune
coquille non plus dans la bibliographie.
Satisfait, je me mis à feuilleter certains des autres volumes de
l’Encylopédie afin de vérifier la qualité des textes et de la présentation. Je
lus les articles concernant certains de mes peintres préférés : Goya,
El Greco, Piranese, Michel-Ange.
Je commençai à avoir la nausée, je fus soudain envahi d’une étrange
prémonition. Tous les articles que j’avais lus étaient bien documentés et
bien écrits, surtout celui sur Piranese, mais c’était comme si on m’avait
bourré l’estomac d’une pâte à pain non cuite qui commençait à lever et à
gonfler en moi. J’ouvris mon tiroir et sortis ma règle en cuivre. Sans me
presser, afin d’éviter tout risque d’erreur, je mesurai la longueur des articles
dans l’Encyclopédie pour savoir combien de centimètres on avait consacrés
respectivement à Goya, El Greco, Piranese, Michel-Ange et Debierue.
Goya avait droit à vingt centimètres. El Greco à vingt-quatre. Piranese en
avait seize. Michel-Ange presque trente. Mais Debierue avait droit à un article de trente-quatre centimètres ! Le vieil homme, pour ce qui est de la
place occupée, avait surpassé les plus grands artistes de tous les temps.
Je refermai les ouvrages, tous, et les rangeai dans la caisse. J’allumai une
cigarette et marchai jusqu’à la fenêtre. Le soleil onctueux de Palm Beach
semait des pièces d’or sous le poinciana devant ma fenêtre. L’herbe vert
foncé dans le jardin de la résidence était encore mouillée de l’eau des
arroseurs que le jardinier venait d’arrêter. Le ciel bleu pâle, sans nuage, non
pollué par les fumées des usines, était aussi clair qu’une eau mise en
bouteille à grands frais. Je ne me laissais pas abuser par l’air conditionné de
la pièce. Dehors, en plein soleil, il faisait plus chaud qu’en enfer.
Mais mon travail était terminé. Debierue avait triomphé de tout le monde,
et moi aussi. Il n’y aurait jamais d’autre Jacques Debierue, pas de mon
vivant, et je n’aimerais pas rencontrer un semblable individu s’il existait un
jour. Je ne pouvais aller nulle part ailleurs en tant que critique d’art.
Comment pouvais-je me surpasser ? Impossible en ce bas monde.
Et Berenice Hollis ? Étais-je capable de passer le test ? Dans une boîte à
cigares dans le tiroir du bas de mon bureau, avec une photo de mon père
quand il avait sept ans, et une coquille de bigorneau sèche et rêche ramassée
sur une plage quand j’étais enfant (pour me souvenir que j’étais né à Porto-
Rico), se trouvait le doigt séché de Berenice, enveloppé dans un mouchoir
de lin. Je dépliai le mouchoir et regardai le doigt ratatiné. Le vernis à ongle
Chen Yu rouge sang s’était terni et légèrement écaillé. Je contemplai
longuement le doigt… sans peur, ni douleur ni remords.
Debierue, et son œuvre, en valaient la peine ; il ne me restait plus rien à
faire. Quelqu’un d’autre, un autre critique, pourrait couvrir la présentation
par Cassidy, à l’Everglades Club, de la seule toile signée de Debierue. Le
moment était venu pour moi de payer mon dû pour la mort de Berenice
Hollis.
Je pris une douche, me rasai et mis mon costume sur mesure, avec une
chemise blanche, une cravate large à rayures bleu blanc rouge, des
chaussettes de soie noire et une paire de cordouans cirées.
Sans me presser, d’un pas nonchalant, je marchai à travers les rues en
cette fin d’après-midi jusqu’au poste de police de Palm Beach, une
construction de style espagnol. Nul ne connaîtrait jamais la vérité au sujet
de Debierue et nul autre que moi ne saurait quel rôle j’avais joué dans son
apothéose. Et je ne dirais jamais rien, jamais, mais je devais payer à cause
de Berenice. Celui qui connaît le succès en Amérique doit en payer le prix. C’est la loi américaine, et personne ne connaît celte réalité mieux que moi,
un Portoricain désinsularisé.
Il y avait un officier et deux agents de police à l’intérieur du poste. Un
des agents prenait son service tandis que l’autre rentrait chez lui, mais ils
avaient tous les deux l’air si propres et soignés qu’on n’aurait pu les
différencier. Les trois flics regardaient un numéro de Palm Beach Life, le
magazine saisonnier sur papier glacé qui parle de la haute société de Palm
Beach. L’agent qui quittait son service avait sa photo dans le magazine, on
le voyait sourire au second plan sur un cliché montrant un groupe de
femmes en promenade dans un parc.
— Bonjour, monsieur, dit poliment le sergent en se levant. Je peux vous
aider ?
J’acquiesçai.
— Bonjour, sergent, répondis-je. (Je dépliai le mouchoir ; le doigt de
Berenice roula sur le comptoir.) Je viens avouer un crime passionnel.
1. e Manifest Destiny : terme se référant à l’“inévitable expansion territoriale des États-Unis” (19
siècle).
OceanofPDF.com
Achevé d’imprimer le 26 février 1993
sur les presses de l’Imprimerie « La Source d’Or »
63200 Marsat
Dépôt légal Février 1993
Imprimeur No 4641
3 e édition
OceanofPDF.com
Vous avez terminé Hérésie
Charles Willeford
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