Initiation avec mon meilleur ennemi
Chapitre 31
Max
Au beau milieu de la nuit, je me réveille en sursaut. J’ai refait l’un de ces foutus cauchemars. De ceux où je revis chaque coup que mon père me filait et entendait en boucle ses insultes qui démolissaient ma confiance en moi. Rien d’étonnant à ce que ces cauchemars soient revenus après tout ce que j’ai avoué à Haylee. Reparler de tout ça, je crois que c’est sûrement la chose la plus difficile que j’ai faite depuis un sacré paquet de temps. Mais il le fallait, comprends-je en sentant la petite silhouette blottie contre moi dans le lit.
Après un moment à continuer à discuter, nous avons fini par nous endormir sur la couette lovés l’un contre l’autre. Essayant de ne pas trop bouger pour ne pas la réveiller, je lui fais face. Grâce à la lumière de la lune qui entre par la fenêtre, je discerne les traits de son visage. Et cela me détend. La peur et l’angoisse que mon rêve a fait ressortir me survolent comme un voile et disparaissent. C’est dingue l’effet qu’elle peut avoir sur moi. C’est comme si, dans ses petits bras, j’étais en parfaite sécurité.
Je soupire parce que même si je me suis ouvert à elle, cela ne change rien. Savoir pourquoi je suis ainsi et ai peur de la perdre ne va modifier en rien le fait que je pourrais toujours devenir comme mon père. Haylee ne s’en rend pas compte, mais je pourrais la blesser. Tant physiquement que psychologiquement. Je pourrais devenir aussi cruel que lui l’a été avec ma mère. J’ai lutté contre ça toute mon adolescence en restant aimable avec les filles et en refusant d’élever une seule fois la voix sur elles. Mais toutes ces filles… je ne les aimais pas comme elle. Je pouvais m’éloigner d’elles dès que la situation était tendue et risquait de vriller. Avec Haylee, ça ne sera pas le cas. Je ne peux pas me passer d’elle, comment est-ce que je le pourrais alors que je brûle corps et âme dès qu’elle m’embrasse et me dit qu’elle m’aime ? Bordel… Elle m’aime… Comment est-ce que je pourrais renoncer à ça ?
– Max ?
Sa voix endormie m’extirpe de mes pensées. Je me rends compte que j’ai commencé à jouer avec ses mèches de cheveux, ce qui l’a sans doute réveillée.
– Rendors-toi, minimoy, murmuré-je en l’embrassant sur le front. Il est encore tôt.
En fait, j’ignore l’heure qu’il est, mais il fait encore nuit dehors, alors il ne doit pas être plus de trois heures du matin. Haylee bouge et vient se glisser sur ma poitrine. Je retiens un faible sourire face à la facilité qu’elle a maintenant à se montrer intime avec moi. Ce n’était pas gagné quand on y repense vu notre relation au début de l’année. Mais je crois que je n’échangerais tout ce qui s’est passé entre nous pour rien au monde. Me surplombant, Haylee repousse ses cheveux et me scrute avec inquiétude.
– Est-ce que ça va ?
Je souris et acquiesce.
– Ça va.
Et je pense mes mots. Même si les souvenirs ont refait surface un à un pendant que je lui parlais, tout va bien. Être avec elle m’apaise et me pousse à me rappeler le plus important : profiter de chaque instant à ses côtés avant qu’elle ne disparaisse. Dans le silence de la chambre et la semi-obscurité, je la regarde m’observer un long moment. Puis elle se lève.
– Je vais mettre mon pyjama… Dormir en short n’est pas confortable. Tu devrais en faire autant.
Je me fige un court instant. Je n’ai pas de pyjama. Je dors généralement en caleçon, uniquement en caleçon. Mais je ne sais pas si ça pourrait la mettre mal à l’aise. Notre logement a deux chambres, j’en ai réservé deux exprès pour rassurer les parents. Je n’avais pas vraiment l’intention de passer la nuit loin d’elle, mais je n’ai pas eu le temps d’aborder le sujet. Voyant sa silhouette bouger, je finis par me décider.
– Je n’ai pas de pyjama, minimoy. Je dors en boxer.
– Dors en boxer alors, marmonne-t-elle à moitié endormie si bien que je ne sais pas si elle a saisi l’information correctement.
Je fais néanmoins ce qu’elle me dit, parce que mon jean me broie les couilles. Je m’en débarrasse, mais garde mon tee-shirt. Au moins, ça fera une barrière entre nos deux corps, juste au cas où. Je m’affale sur le lit et ferme les yeux, attendant qu’elle revienne dans son mignon petit pyjama plein de constellations. Ce truc est tout sauf sexy, alors ça devrait le faire.
Le lit bascule quand Haylee est de retour, mais elle ne s’allonge pas tout de suite. Je ne sais pas ce qu’elle fout. Ouvrant les yeux, je la découvre sur les genoux en train d’hésiter à venir sur moi. Sa réaction m’étonne puisqu’elle l’a fait il y a quelques minutes. J’ouvre les bras pour qu’elle se décide. Elle me rejoint illico presto. Son corps chaud se presse contre le mien et j’inspire profondément son odeur familière. Putain, ce que ça me fait du bien de l’avoir comme ça, si proche de moi ! Mes mains vont se perdre d’elles-mêmes vers ses fesses. Je pourrais m’endormir en une fraction de seconde ainsi. Je pourrais dormir toute ma vie ainsi avec elle. Mais, ce soir, quelque chose me force à ouvrir les yeux. Le tissu qui m’effleure n’a rien à voir avec celui de son pyjama habituel. Je le sais parce que j’ai déjà vu et touché son pyjama d’hiver. C’est du coton ou quelque chose comme ça. Alors que le short qu’elle porte… est déjà un short. Le pyjama que je connais n’en est pas un. Mes mains frôlent ses cuisses nues et ce simple contact me trouble. Sa peau est douce, putain… ça me fait un effet monstre.
– Tu as changé de pyjama ? demandé-je surpris en l’incitant à se redresser pour que je voie ce qu’elle porte.
Putain de merde ! C’est quoi, ce truc ? Elle porte une camisole et un short rose pâle brodé de dentelle. Je n’ai jamais vu ça de ma vie sur elle. Pas même les étés quand elle passait devant sa fenêtre avec son pyjama Mickey. Qui porte encore des pyjamas Disney à 17 ans ? Elle, bien évidemment. Voilà pourquoi je suis étourdi quand je découvre ce nouveau vêtement.
– Mon ancien pyjama d’été ne m’allait plus… Alors je m’en suis acheté un nouveau.
Elle est gênée, alors qu’elle ressemble à une déesse avec sa longue chevelure blond cendré en bataille, ses jambes lisses, ses lèvres rosées entre lesquelles ma bite rêve de retourner. Mais le pire, c’est vraiment ce truc qu’elle porte. Bordel, mais qu’est-ce qu’elle me fait ? Elle n’imagine pas le danger qu’elle court en se pavanant avec ce truc qui la rend si femme devant moi !
– À l’évidence, je n’ai pas besoin de te demander s’il te plaît, plaisante-t-elle en frôlant subtilement la bosse qui gonfle dans mon caleçon.
Je serre les dents et retiens un fou rire en comprenant qu’elle a fait exprès de prendre ce nouveau pyjama pour ce week-end. Elle souhaite me rendre dingue… C’est chose faite. Je vais avoir un mal fou à me rendormir maintenant. Et mes cauchemars n’auront rien à voir avec ça.
– C’est une putain de torture, tu t’en rends compte ?
Je caresse la camisole au niveau de ses seins et regarde ses tétons se dresser au contact de mes mains. Puis je descends lentement vers son short. Ce truc doit lui faire un cul d’enfer… Brusquement, Haylee se penche vers moi et ses lèvres viennent s’écraser contre les miennes. Je suis emporté par la douceur de son baiser et l’ardeur de celui-ci. Sans détacher ses lèvres des miennes, Haylee bouge pour me chevaucher. La chaleur de son corps se répand en moi.
– Max… Je veux… J’ai envie de…
Je souris parce que ça me rassure de ne pas être le seul en manque.
– J’ai compris, bébé, soufflé-je en mordillant son cou. Laisse-moi me rattraper pour cette journée.
Haylee soupire d’aise quand l’une de mes mains va se perdre vers son short. Bordel, rien qu’en la touchant ainsi, je sens que ce nouveau pyjama moule à la perfection ses fesses et ça m’excite. Ma seule préoccupation est désormais de lui faire plaisir et de la voir vibrer.
Enivré par le goût de sa langue et de ses lèvres fruitées, je glisse mes mains sous sa camisole pour l’enlever. Il faut que je la touche. Ça me manque tout autant qu’à elle. Quand le vêtement finit quelque part dans la chambre, je reste un moment à observer ses seins, fasciné. Tic et Tac m’ont perturbé dès son retour de colo. Je suis incapable de cesser de les dévorer du regard, mais j’aimerais être réellement en train de les dévorer. Le rose de ses tétons magnifiques me fait saliver. Haylee a un drôle de sourire satisfait et prend ma main pour que j’agisse, que je la touche. J’obéis. Sentir le poids et la douceur de ses seins ronds et parfaits est enivrant. Mon regard suit mes doigts frôlant ses tétons, jouant avec eux et massant ses seins, et je ne peux empêcher ma bite d’enfler dans mon caleçon. Je suis complètement envoûté. Ce n’est que lorsque je sens les mains d’Haylee effleurer le bas de mon tee-shirt que je lève la tête. Mon cœur bat terriblement vite quand j’accroche son regard et qu’elle remonte le vêtement pour me l’enlever. Quand ses mains reviennent sur mon torse nu et me touchent de cette façon qui la caractérise si bien, avec lenteur et curiosité, mais avec tellement de détermination, je vrille.
– Putain, gémis-je et mes mains vont s’enfoncer dans ses cuisses.
J’avais prévu de la toucher, de lui faire plaisir, mais j’ai l’impression que ce n’est pas du tout moi qui mène la danse. Haylee fait ce qu’elle veut de moi. Elle me retient d’une seule main sur le lit, tandis qu’elle explore mon torse ; elle fait bouger son bassin contre le mien alors que j’essaie de rester calme pour ne pas aller trop loin. Je la désire. Putain, elle n’a aucune idée d’à quel point ! Mais je lui ai déjà pris tellement de premières fois. Sa virginité, c’est l’une des choses que je ne pourrai pas prendre sans culpabiliser un minimum. Parce qu’elle se rappellera ça toute sa vie. Et je tiens à ce que ce souvenir soit plaisant pour elle. Je ne veux pas qu’elle regrette de l’avoir fait avec un mec comme moi. Un mec qui lui ferait du mal…
Je tente de reprendre le contrôle de la situation en la faisant basculer sur le lit. Si je la laisse mener, je vais me perdre dans ses réactions. J’ai déjà énormément de mal à garder la tête froide face au spectacle qu’elle m’offre. Putain, elle est allongée sur un lit à moitié nue ! Et nous sommes seuls cette fois-ci. Pas de potes ou de parents qui débarqueront pour nous interrompre. Je comprends qu’Haylee pense à la même chose que moi quand je croise son regard gourmand et excité. Elle passe sa langue sur ses lèvres avant de les mordiller. Elle me murmure quelque chose, mais je serais incapable de dire de quoi il s’agit. Même si ma vie en dépendait, parce que mon attention est déjà repartie. Je ne pense à rien d’autre qu’à son corps qui m’appelle. Je pose un genou sur le lit et m’allonge sur elle pour embrasser ses lèvres mouillées et gonflées. Sa langue danse avec la mienne avec avidité et je frissonne. Putain, je joue un jeu dangereux ! Je me retiens depuis si longtemps que ça ne m’étonnerait pas si je glissais ce soir. Comment résister alors qu’elle est si délicieuse ? Si avide de mes caresses ?
Ses doigts tirent mes cheveux. Sa langue s’enroule autour de la mienne et je deviens plus accro à chaque son qu’elle émet. Le contact de sa poitrine écrasée contre mon torse me rend dingue et je n’arrive pas à me décoller d’elle. Inconsciemment, je rapproche mon corps du sien pour y caresser ma queue. Le soulagement que je ressens me terrifie. Elle contrôle mon corps et mon esprit, même dans cette position. Bordel…
– Qu’est-ce que tu veux que je te fasse, Haylee ? demandé-je pour me recentrer sur son plaisir.
Uniquement le sien. Parce que si je pense au mien, je vais franchir la dernière ligne. Je le sens. Attendant sa réponse, je promène mes doigts le long de son ventre jusqu’à l’ourlet de son short. Même si j’adore ce truc, je vais le virer illico presto. J’essaie de me contrôler, mais elle gémit. Putain, j’ai besoin de l’entendre recommencer ! Ma main se glisse sous le short. Du doigt, je tapote doucement son pubis gonflé et sens sa culotte mouillée. J’ai envie de la goûter, encore. J’adore ça, j’adore voir l’effet que ma langue seule lui fait. Sans attendre de réponse, je vire finalement tout vêtement et insère deux doigts en elle. Elle est si étroite, c’en est étourdissant. Et ses couinements à chaque fois que je la pénètre ne font rien pour calmer ce désir brûlant qui m’envahit. J’ai envie de la sentir se refermer ainsi autour de ma queue, putain… Tellement envie !
– Je veux qu’on aille… plus loin, dit-elle entre deux gémissements. Max… Je te veux toi…
L’effet que cette déclaration me fait est immédiat. Mon corps et ma queue meurent d’envie de lui obéir. Tout particulièrement quand elle enroule sa petite main autour du gonflement dans mon caleçon. Putain, j’en meurs d’envie… Pourtant, ma raison est encore là. Je ne dois pas la prendre. Pour elle, mais aussi pour moi. Si j’ai du mal à accepter l’idée de devoir la perdre à un moment donné, maintenant, je serais incapable de la laisser me quitter après ça. Parce qu’elle me rend complètement dingue. Et ce que je ressens pour elle ne m’aide pas. Putain, je l’aime tellement… Je la veux tellement !
– Je ne peux pas, marmonné-je noyé sous la peur, mes émotions et le désir grandissant. Si je fais ça, il n’y aura plus de retour en arrière, bébé. Même si j’en ai envie et que je t’aime plus que tout, je ne veux pas que tu regrettes d’avoir offert ta virginité à un mec comme moi…
Haylee cesse de bouger et ouvre soudainement les yeux. La surprise sur ses traits me prend au dépourvu. Pourquoi est-ce qu’elle semble si surprise ? Je lui ai déjà dit que je n’étais pas un mec bien… Alors pourquoi tant d’étonnement ? Je repasse en boucle ce que je viens de dire et comprends. Oh, putain ! Je viens de le lui avouer. Alors que je n’ai pas pu trouver la force tout à l’heure après tant d’aveux, je viens de lui avouer que je l’aimais… Maintenant… Ce n’est vraiment pas le bon moment… Putain, quel crétin !
– Je ne dis pas ça pour que tu veuilles…, dis-je, mal à l’aise. Ce n’est vraiment pas pour ça que j’ai… ça m’a échappé… ça ne change rien à…
Haylee se redresse et m’embrasse pour m’obliger à la fermer. M’attirant à elle, l’une de ses mains va tirer sur mon caleçon.
– Tu es sûre ?
Ma voix tremble et elle me sourit. Son sourire m’éblouit et il n’y a pas de retour en arrière. Plus pour moi.
– Arrête de te poser des questions et fais-moi l’amour.
L’ironie de la situation ne m’échappe pas. D’habitude, c’est elle qui réfléchit tout le temps et c’est moi qui essaie de la détendre. Mais là, j’ai l’impression de redevenir un puceau. Je suis si près de l’avoir, mais je suis si nerveux… Je déglutis.
– OK, OK… Je t’aime, Haylee. Tu le sais, hein ?
Est-ce qu’elle sent la panique dans ma voix ? Si c’est le cas, elle n’en montre rien. Elle m’embrasse lentement et avec douceur.
– Oui, je le sais. Je t’aime aussi, Max.
Les jambes d’Haylee tressautent comme si son corps ne pouvait plus endurer le plaisir de mes doigts allant toujours en elle. Sa respiration devient plus forte au fur et à mesure qu’elle m’embrasse. Des images clignotent dans mon esprit de son corps tremblant sous le mien pendant que je romps sa chair et prends possession d’elle. Mais je n’initie rien. Je la laisse faire le premier pas. Je ne la forcerai à rien si elle change d’avis.
– Max… je suis… s’il te plaît…
Elle gémit quand je retire mes doigts. Elle est si « prête », putain ! Soudain, je suis un homme affamé. J’oublie mes dernières réticences quand je croise son regard gris ravagé par le besoin de me sentir en elle. Quittant le lit d’un bond, je vais chercher mon sac. Je dois bien avoir un préservatif quelque part.
– Regarde dans mon sac.
– Dans ton sac ? répété-je en m’exécutant distraitement.
Tout mon sang est descendu dans ma queue, je ne réfléchis plus trop clairement. Pas avec ce besoin de la sentir autour de moi qui me ravage de l’intérieur. Quand je déniche une boîte de préservatifs dans le sac d’Haylee, je retrouve néanmoins un moment de lucidité. Est-ce que j’hallucine ?
– Ta mère a parlé à la mienne. J’ai eu droit à une longue, très longue conversation, se justifie-t-elle timidement quand je me tourne vers elle et la lui montre, hésitant à exploser de rire ou à la remercier d’avoir prévu le coup. Elle m’a refilé ça. Je me suis dit que ça pouvait toujours servir.
Le sourire aux lèvres, je la rejoins pour l’embrasser et la rassurer. Moi aussi j’ai eu droit à la boîte de préservatifs donnée par ma mère. Putain, rien que d’y penser, j’en ai la nausée ! Mais je dois reconnaître que, finalement, sur ce coup, leur présence d’esprit nous sauve la mise. Parce que ça aurait été une torture d’arrêter maintenant. Me débarrassant de mon caleçon, j’hésite avant de mettre le préservatif face à son expression. Haylee est devenue toute rouge et fixe mon entrejambe.
– Est-ce que tu…
– Je suis certaine, me coupe-t-elle frénétiquement. C’est juste que… je me demande comment tout ça va… entrer en moi.
Je m’étrangle, tandis que j’enfile le préservatif. Putain, il n’y a vraiment qu’elle pour me sortir ce genre de truc à un moment pareil !
– Des fois, tu me sors de ces trucs, c’en est déstabilisant, dis-je en riant et en l’embrassant tendrement.
Elle rougit d’autant plus. Si cela me donne envie de la taquiner, je ne le fais pas. Je ne veux pas qu’elle soit mal à l’aise parce qu’elle n’a aucune expérience. Et je souhaite encore moins lui rappeler que je me suis tapé pas mal de filles avant elle. Maintenant, à cet instant précis, il n’y a qu’elle et moi.
– On va y aller doucement.
Elle acquiesce et s’allonge en m’entraînant avec elle. Elle est impatiente et nerveuse. Je le suis aussi. M’installant entre ses jambes pour la pénétrer, je gagne du temps en l’embrassant, la rendant folle avec ma langue et mes mains. Elle gémit en me griffant le dos et les bras.
– Tu es trempée, soufflé-je, mes doigts en elle, ça va être plus facile.
Elle gémit quand je me retire de nouveau. Elle est si réceptive, putain, ça me rend dingue ! Je frotte mon sexe gonflé et près d’exploser contre elle. Quand elle m’attire à elle pour que je nous libère tous les deux, je ralentis.
– Doucement, bébé. Ça risque de faire un peu mal au début, OK ? Alors si tu veux que j’arrête, dis-le-moi.
Je la regarde droit dans les yeux pour qu’elle m’assure qu’elle le fera. Ses pupilles sont complètement dilatées, ses joues brûlantes et ses cheveux étalés sur l’oreiller. Elle déglutit et acquiesce. Sans la lâcher des yeux, je prends une grande inspiration et pousse doucement à l’intérieur. Elle est si étroite, si chaude pour moi… Je gémis pendant qu’elle grimace.
– Putain…, ça va ?
Elle hoche la tête, lèvres pincées. Je rentre encore un peu et attends avant de bouger qu’elle s’adapte à moi, que cela soit moins douloureux pour elle. Est-ce que ça l’est ? Putain, je n’en sais rien ! Je n’ai jamais touché à une vierge avant elle… Quand son bassin bouge légèrement pour m’inciter à remuer, j’ai la sensation que même si la douleur est là, le plaisir aussi et cela me rassure. Parce que, être en elle, dans sa chaleur, est un putain de paradis. Je n’ai jamais ressenti quelque chose d’aussi enivrant, excitant et… bordel, je n’ai jamais ressenti un tel désir pour quiconque.
Lentement, je commence à bouger en gardant toujours mes yeux dans les siens. Je veux qu’elle voie à quel point je l’aime, à quel point ce qu’elle m’offre est important pour moi. Elle est à moi maintenant, et pour toujours, même quand nous aurons quitté ce lit. Je ne pourrai jamais l’oublier, elle fera toujours partie de moi, même si elle venait à me quitter. Et savoir que ça sera aussi le cas pour elle compte pour moi. Parce que je l’aime plus que tout.
À chaque baiser que je lui donne, je sens sa pression sur mon bras se relâcher. Face à son silence, je lui demande si elle veut que j’arrête, mais elle me dit de continuer, alors j’obéis et me laisse glisser vers le septième ciel avec elle à mes côtés. Mon corps se tend lorsqu’elle se cambre un peu plus pour m’offrir plus de place au fond d’elle. Je gémis en la sentant se contracter autour de ma queue et c’en est trop pour moi. D’un coup de reins puissant, j’explose à mon tour. Un plaisir incandescent traverse mon corps et je sais que je n’ai jamais ressenti un truc pareil avec une autre fille. C’est le nirvana, putain ! Cela m’électrifie de la tête aux pieds. Mon cerveau se déconnecte un moment m’offrant le meilleur orgasme de ma vie. Lorsque nos spasmes s’apaisent, je m’écroule sur Haylee et la prends dans mes bras. Légèrement stone, je sens son cœur battre à toute allure contre ma poitrine. Nos souffles rauques se mêlent l’un à l’autre quand je me redresse pour l’embrasser. Je fonds sous ses baisers timides et me rends compte qu’il n’y a vraiment plus de retour en arrière. Haylee m’a offert une part d’elle ce soir, et moi, je lui ai offert mon cœur. Parce qu’à cet instant précis elle le tient entre ses mains et pourrait bien en faire ce qu’elle veut, cela m’importerait peu. Je l’aime et je ne suis pas prêt à la laisser me filer entre les doigts.
***
Lorsque le soleil se lève, je ne bouge pas. Je voudrais aller tirer le rideau pour qu’Haylee ne se réveille pas, mais si je fais ça, elle va se réveiller. Parce que, après la nuit qu’on a passée, elle s’est complètement blottie contre moi. Ou moi contre elle. Je ne sais pas lequel de nous deux s’accroche le plus à l’autre. Quoi qu’il en soit, je ne bouge pas d’un iota.
Avec tendresse, je lui caresse la tête et écarte ses cheveux de son visage. Sa petite frimousse est tellement adorable et sexy. Plus que jamais maintenant, je me rends compte de la chance que j’ai. Sursis ou non, elle est à moi, elle est avec moi, elle m’aime moi. Elle ignore à quel point ça me rend heureux. Ça et le fait qu’elle ait eu assez confiance en moi pour m’offrir cette nuit inoubliable. Voyant qu’elle se réveille, j’embrasse avec amour son petit nez, ses lèvres rosées et désirables, ses yeux, son front… Je l’accompagne dans son réveil comme elle le mérite.
– Huuum, grogne-t-elle mi-agacée, mi-satisfaite. Max…
– Oui, bébé ?
– Trop de lumière.
Je souris et m’apprête à aller tirer le rideau, mais elle m’empêche de bouger.
– Ne t’en va pas.
– Je vais fermer le rideau, comme ça, tu pourras te rendormir.
– Je ne me rendormirai pas, soupire-t-elle en se redressant sur les coudes et m’adressant un petit sourire timide. Salut. Tu… as bien dormi ?
Je ris doucement et l’embrasse. Mon baiser est lent, tendre, gorgé de toutes ces émotions nouvelles qu’elle seule a éveillées en moi. Haylee soupire quand nos lèvres se séparent et son sourire s’élargit.
– Plus que bien, lui assuré-je. Et toi ? Comment est-ce que tu te sens ?
– Plus que bien, répète-t-elle en venant sur moi.
Elle grimace légèrement quand elle me chevauche et je m’alarme. La faisant basculer sur le dos, je l’examine inquiet.
– Tu as mal ?
– Un peu, mais ça va, ajoute-t-elle face à ma mine défaite. C’était… comment pour toi ?
Sa question me prend au dépourvu.
– Tu es mon paradis sur terre, lui dis-je très honnêtement. Je suis redevenu puceau hier soir rien que pour toi.
– Ça, ce n’est pas possible, sourit-elle, amusée.
– Oh, je t’assure que tout ce que tu me fais ressentir, je ne l’ai jamais vécu avec aucune autre, Haylee.
Je l’embrasse et mordille sa lèvre inférieure. Elle soupire comme soulagée.
– Et toi ?
– C’était… bizarre au début, marmonne-t-elle timidement. Ça faisait mal, mais c’était bon à la fois… Je ne sais pas comment expliquer ça. Dès que la douleur a laissé la place au plaisir, ouah… Est-ce que c’est toujours comme ça ?
– C’est cent fois mieux les fois suivantes, bébé, je la rassure en l’embrassant, ne pouvant pas enlever mes mains d’elle une seule seconde.
Haylee réagit immédiatement à mes baisers et glisse ses mains sur mon torse. Vu son empressement à vouloir recommencer, elle a envie de découvrir ce que cela fait la deuxième fois. De ressentir seulement le plaisir. Je la comprends. J’ai envie de retourner dans sa chaleur dès maintenant. Mais je l’arrête. Même si je suis content que cette expérience n’ait pas été que douloureuse comme ça semble l’être quand on en entend parler, je doute que son sexe apprécie de remettre le couvert aussi tôt.
– Aussi tentante que soit la proposition, argumenté-je en m’arrachant difficilement à ses baisers. Nous avons quelque chose à faire aujourd’hui.
Je me lève et l’entraîne avec moi. La soulevant, j’embrasse son cou et l’emmène vers la salle de bains.
– Où est-ce qu’on va ? me demande-t-elle quand je lui enlève mon tee-shirt qu’elle a enfilé avant de s’endormir.
Faisant couler l’eau chaude, je l’incite à entrer dans la douche. Elle rougit un court instant en me voyant la suivre et prendre du savon pour la laver, mais elle se laisse faire. Elle paraît même adorer l’idée que j’ai eue de nous entraîner sous l’eau. Sa bouche ne se décolle plus de la mienne, tandis que je la savonne avec déférence.
– Nous amuser, marmonné-je. Visiter ce qu’on n’a pas vu hier du campus et aller dans Chicago. Il doit bien y avoir des trucs à faire ici.
– Tu ne préfères pas garder la surprise pour quand tu seras étudiant dans le coin ?
Je secoue la tête et essaie de ne pas trop relever le fait qu’elle a dit « tu » au lieu de « nous ». Je sais que c’est peut-être égoïste de ma part de vouloir qu’elle me suive ici alors qu’elle avait déjà choisi sa fac, surtout sachant que notre relation risque de connaître des complications si je vrille, mais je ne veux pas m’éloigner d’elle. Ni aujourd’hui ni à la fin de l’été.
– Je préfère qu’on découvre la ville ensemble, dis-je finalement. Et puis, peut-être que… ça te fera reconsidérer la question de ta fac pour l’année prochaine ?
Haylee m’étudie attentivement et, un court instant, j’ai peur qu’elle refuse catégoriquement de réfléchir à la question. Mais à la place, elle m’adresse un sourire rayonnant.
– Le département d’astronomie de Chicago n’est pas trop mal.
Mensonge, je sais qu’il est génial. Comment je le sais ? Parce que je me suis renseigné avant de lui proposer de m’accompagner. Je voulais être certain qu’elle ne renonçait pas à ses rêves si elle acceptait de me suivre.
– Voyons si tu sauras me convaincre d’envoyer un dossier ici, me taquine-t-elle en m’embrassant langoureusement.
C’est un défi. Et je l’accepte avec grand plaisir. Parce que quitte à ce qu’on ne soit qu’amis au bout du compte lorsqu’elle verra qu’elle se trompe sur ce que je suis, je veux l’avoir près de moi. Pour toujours.
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