La Conception Matérialiste De La Question Juive
IV. La décadence du capitalisme
Mais le prolétariat juif se concentre essentiellement dans le secteur des moyens de consommation. Il est principalement artisanal. À mesure que la grande industrie étend le champ de son exploitation, les branches artisanales de l’économie décli-nent.
L’atelier cède la place à l’usine. Et il apparaît ainsi que l’in-tégration des Juifs dans l’économie capitaliste est encore extrê-mement précaire. Ce n’est plus seulement le marchand « préca-pitaliste » qui est forcé à l’émigration, mais aussi l’ouvrier arti-sanal juif. Des masses juives de plus en plus considérables quit-tent l’Europe orientale pour l’Occident et l’Amérique. La solu-tion de la question juive, c’est-à-dire la pénétration complète des Juifs dans l’économie, devient ainsi un problème mondial.
IV. La décadence du capitalisme
Le capitalisme, par la différenciation sociale du judaïsme, par son intégration à l’économie et par l’émigration, a posé les bases de la solution de la question juive. Mais il ne l’a pas réso-lue. Au contraire, la formidable crise du régime capitaliste au XX° siècle a aggravé la situation des Juifs d’une façon inouïe. Les Juifs éliminés de leurs positions économiques dans le féo-dalisme, ne purent s’intégrer dans l’économie capitaliste en pleine putréfaction. Dans ses convulsions, le capitalisme rejette même les éléments juifs qu’il ne s’est pas encore complètement assimilés.
Partout se développe un antisémitisme féroce des classes moyennes, étouffant sous le poids de contradictions capitalistes. Le grand capital se sert de cet antisémitisme élémentaire de la petite bourgeoisie pour mobiliser les masses autour du drapeau du racisme.
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Les Juifs sont étouffés entre deux systèmes : le féodalisme et le capitalisme, dont chacun accentue la putréfaction de l’au-tre.
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