La fleur du désert - Une saison pour aimer

Cindy Kirk · Chapitre 3 sur 27

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La fleur du désert - Une saison pour aimer

Au bout du troisième jour, Victoria s’était…

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Au bout du troisième jour, Victoria s’était relativement habituée à la situation.

Kateb avait pris le parti de l’ignorer. Il ne lui adressait que très rarement la parole et il la faisait monter dans un véhicule différent du sien. Cela lui permettait de se détendre et de ne pas penser au terminus du voyage.

« Le désert est vraiment d’une beauté unique », pensa-t–elle alors qu’ils s’étaient arrêtés pour le déjeuner.

Elle accepta un bol de soupe du cuisinier et lui sourit en guise de remerciement. L’air sec lui permettait de garder une coiffure convenable mais elle mourait d’envie de prendre une douche. A ce stade du voyage, elle était prête à troquer sa veste en cuir favorite contre du savon et une douche de quinze minutes.

Tout semblait parfaitement calme, mais elle sentait que les hommes guettaient les alentours. Kateb encore plus que les autres.

Elle le vit scruter le ciel puis l’horizon.

Il serait sans doute capable de la prévenir s’il y avait un lapin ou un renard à dix kilomètres à la ronde. Ou quelque chose de plus dangereux.

Elle admirait la relation qu’il avait avec ses hommes. Ils semblaient avoir un profond respect mutuel.

Son regard tomba de nouveau sur sa cicatrice.

Que lui était-il arrivé ? Elle avait envie de lui demander mais ils ne parlaient pas souvent et elle se voyait mal entamer la conversation sur ce sujet. Il y avait à présent comme une trêve entre eux et elle n’avait aucune envie d’en menacer l’équilibre.

La nuit précédente, il était venu dans sa tente pour lui apporter une lampe au cas où elle ait envie de lire. Ce genre de démarche était difficilement assimilable à celle d’un fou furieux cruel et sadique.

Après tout, sa mission ne serait peut-être pas aussi pénible que ça.

Lorsqu’elle eut terminé son déjeuner, Kateb vint la voir.

– Nous sommes proches du village. Les véhicules doivent passer par la route mais je vais faire le reste du chemin à cheval. Voulez-vous vous joindre à moi ?

– Oui, volontiers. Donnez-moi dix minutes, le temps que je me change.

Elle se tourna mais réalisa que les tentes n’étaient pas montées et qu’elle n’aurait aucune intimité.

– Pourquoi voulez-vous changer ? Même vos chaussures sont raisonnables, pour une fois.

Elle baissa les yeux en direction de ses véritables santiags.

– Je les adore. Encore des soldes d’enfer. Mais j’ai aussi une tenue d’équitation.

– Vous adaptez toujours vos tenues selon les circonstances ?

– Bien entendu. C’est un truc de fille. Mais je dois avouer que vous m’avez posé une colle car je coince sur la tenue « maîtresse ». Ils n’en parlent pas trop dans les magazines. C’est dommage, ils passent à côté d’un gros marché.

Etant beaucoup plus grand qu’elle, il dut se baisser pour croiser son regard.

– Vous cachez vos émotions derrière vos boutades.

– Vous avez trouvé ça tout seul ?

Un coin de sa bouche frémit. C’était presque de l’ordre du sourire. Elle ignorait pourquoi mais l’idée qu’elle puisse un jour réussir à le faire rire, ou ne serait-ce que sourire, lui donna du baume au cœur.

– Ce que vous portez ira très bien.

– Mais ma tenue d’équitation est superbe.

– Vous me la montrerez un autre jour.

– Vous n’avez pas envie d’attendre que je fouille dans mes valises ?

– Soyez prête dans cinq minutes.

– Mais les chevaux ne sont pas encore là…

– Ils seront là dans cinq minutes.

Kateb s’éloigna.

Victoria le regarda partir.

D’un côté, il avait choisi de la prendre pour maîtresse pendant six mois et cela jouait en sa défaveur. De l’autre, il lui avait permis de se servir de son fer à friser en plein désert et même si c’était un détail futile et anodin, l’attention jouait indéniablement en sa faveur.

Quatre minutes et trente secondes plus tard, un homme à cheval arriva avec deux chevaux. Kateb s’entretint quelques instants avec lui puis s’approcha d’elle.

– Vous montez bien ?

– C’est un peu tard pour vous en soucier, non ?

Il la fixa du regard.

– Assez bien. Je monte régulièrement depuis deux ans.

Elle regarda en direction des véhicules. Elle allait partir à cheval et laisser derrière elle tout ce qu’elle possédait, y compris son sac à main. Avait-elle le choix ?

Elle n’eut pas le temps de réfléchir plus longtemps, car déjà un des hommes s’approchait. Il lui fit la courte échelle pour qu’elle puisse se hisser en selle.

Après trois jours de route, c’était agréable de se retrouver à dos de cheval, au grand air.

Kateb monta à son tour et vint se mettre à sa hauteur.

– On va vers le nord-est.

– Vous croyez que ça me dit quelque chose ?

Avec l’index, il lui indiqua une zone vallonnée au loin, parsemée de petits buissons qui sortaient du sable.

Il fit avancer son cheval et le sien suivit sans qu’elle n’ait rien eu à faire. C’était bon signe. Le voyage s’annonçait bien.

– Si vous tentez de vous échapper, je ne partirai pas à votre recherche. Vous errerez pendant des jours avant de mourir de soif.

Oubliant une fois de plus qu’elle avait affaire à un prince de sang, elle parla sans réfléchir.

– Vous rigolez ? Je ne vous crois pas un seul instant.

Il ne chercha pas à croiser son regard.

– Vraiment ?

– Vous ne me laisseriez pas mourir dans le désert.

– Vous voulez tenter votre chance ?

– Non, pas cette fois.

Et là, à sa grande surprise, elle vit ses lèvres bouger et former un sourire. Son visage se détendit. Il passa d’une expression sombre et fermée à une expression ouverte et très séduisante.

Son estomac se noua. Mais cette fois, cela n’avait rien à voir avec la peur et tout à voir avec l’homme à ses côtés.

Elle était légèrement étourdie.

Puis elle fut envahie d’un autre genre de panique.

Non, non, non, se dit-elle. Pas question d’être attirée par Kateb. Jamais elle ne donnerait son cœur à un homme. Elle avait eu l’exemple de sa mère. Tomber amoureuse d’un cheik qui allait se débarrasser d’elle dans six mois, ce serait le summum de la stupidité.

Elle devait se ressaisir.

Trouver Kateb attirant était une chose mais ça ne voulait rien dire. C’était purement physique. Elle avait senti un tressaillement, soit, mais de là à parler d’amour…

Elle décida d’être philosophe et de trouver ce constat rassurant. Cela signifiait que le moment venu, quand il la ferait venir dans son lit, l’expérience ne serait peut-être pas aussi désagréable que prévu. C’était tout à fait positif.

– Qu’y a-t–il ? Vous ne vous sentez pas bien ? s’enquit-il.

– Si, pourquoi ?

– Vous avez l’air étrange.

C’était sûrement sa façon de lui demander à quoi elle pensait mais elle ne comptait pas lui répondre.

Il était temps de faire diversion.

– Vous vivez dans le désert depuis quand ?

– Depuis que j’ai fini mes études.

– Pourquoi avoir choisi le désert ?

– Quand j’ai eu dix ans, mes frères et moi avons passé l’été dans le désert. C’est un passage obligatoire pour les fils d’un roi de se familiariser avec la vie des nomades. Je n’avais jamais aimé la vie au palais. Après ça, je suis revenu chaque été. Je vivais avec des tribus différentes. Une année j’ai résidé dans le village où l’on va et j’ai su que c’est là que j’allais m’établir.

– Vous n’aviez pas envie de passer votre temps à faire le tour du monde et sortir avec des top-modèles ?

– J’ai voyagé mais ce mode de vie n’était pas pour moi.

– Et les top-modèles ?

Il ne prit pas la peine de répondre.

Le soleil était chaud mais supportable. Elle replaça sa bombe et ne fut pas mécontente de s’être badigeonnée de crème solaire.

– Que faites-vous, au village ? Je vous imagine mal en train de vendre des chameaux d’occasion.

– Je travaille avec le conseil des anciens et j’essaie de développer une infrastructure financière plus stable. Il y a de gros capitaux qui circulent dans la région mais personne n’arrive à les mettre réellement à profit.

– A vous entendre, je serais prête à parier que vous avez étudié la finance.

– Vous avez deviné.

– Ce n’était pas dur.

Il changea de tactique pour reprendre le dessus.

– Comment en êtes-vous arrivée à travailler pour Nadim ?

– Il est venu à Dallas pendant quelques semaines. Son assistante est tombée gravement malade et a dû repartir en urgence au El Deharia. J’avais travaillé avec elle et visiblement elle avait vanté mes mérites. Nadim a demandé que je travaille pour lui et lorsqu’il est reparti, il m’a proposé de le suivre.

– Pour vous, ce fut le coup de foudre ?

Sa remarque n’était pas ouvertement sarcastique mais il avait quelque chose derrière la tête.

– Je n’ai jamais dit que j’étais amoureuse de lui et encore moins que j’avais eu le coup de foudre. Je me suis contentée de faire mon travail du mieux que j’ai pu. Nadim n’a jamais eu à se plaindre de moi. Pour le reste, les mariages arrangés sont encore d’actualité dans certaines parties du monde et j’avais envie d’arranger le mien.

– Pour être riche.

Il n’avait pas l’air de saisir.

– Ce n’est pas une question d’argent.

– Oui, vous l’avez déjà dit, dit-il sur un ton des plus dubitatifs.

Elle regarda en direction du désert. Elle ne voyait toujours rien qui ressemblât à un village, mais elle avait à présent hâte d’y arriver. Soudain, ce petit voyage à cheval aux côtés de Kateb avait perdu de son charme.

N’y tenant plus, elle laissa éclater toute sa frustration.

– Vous ne savez pas de quoi je parle. Vous ne pouvez pas savoir. Vous avez grandi avec tous les privilèges imaginables. Vous n’avez jamais eu à vous soucier de savoir ce que vous mangeriez au prochain repas. Vous ne savez pas ce que ça fait de voir votre mère pleurer car votre père est parti avec l’argent du ménage. C’est ce qu’il faisait. Quand il revenait, il lui soutirait jusqu’au dernier cent. Parfois il vendait des meubles. Une fois, il a vendu la voiture de ma mère. Elle a dû aller travailler à pied pendant un an avant d’économiser pour reprendre un prêt et s’en racheter une.

Elle s’arrêta quelques instants pour reprendre son souffle puis repartit de plus belle.

– J’étais pauvre. Très pauvre. Mes vêtements venaient des œuvres de charité de la paroisse. C’était un geste plein de bonté mais c’était aussi très humiliant d’aller à l’école avec des vêtements que d’autres enfants avaient déjà portés. Jour après jour j’ai dû souffrir les messes basses et les rires étouffés dans la classe. Vous n’avez jamais dû faire la queue à la cantine dans la file des enfants dont les repas étaient payés par l’Etat. Vous ne comprenez pas ce que cela signifie de vivre de la charité.

Elle n’avait jamais étudié la question en profondeur, mais à présent, elle constatait à quel point son enfance l’avait marquée et avait influencé sa personnalité.

Elle fit partir son cheval au galop, se pencha et fonça vers l’horizon.

Kateb regarda partir Victoria. Elle se dirigeait vers la bonne direction donc il ne craignait pas qu’elle se perde.

Disait-elle la vérité ? Il ne la connaissait pas assez pour la croire sur parole, mais la honte qu’il avait lue dans ses yeux avait paru réelle, de même que la douleur qu’il avait perçue dans le ton de sa voix.

Si elle avait vraiment grandi dans une telle pauvreté, il pouvait comprendre cette quête de sécurité qui lui semblait si chère.

Coupant court à ses réflexions, il pressa son cheval.

– C’est ça, le village ? demanda-t–elle, stupéfaite, lorsqu’il l’eut rejointe.

– Oui.

– Visiblement, nous n’avons pas appris la même définition du mot « village ».

Victoria s’attendait à quelques tentes, une grange rudimentaire et peut-être un appentis. Mais là, elle était en face d’une ville rurale vivante, avec des rues, des maisons, des granges et des champs.

– Ils cultivent ?

– Oui. Il y a plusieurs rivières souterraines qui permettent l’irrigation.

Elle n’en revenait pas.

– Combien y a-t–il d’habitants ?

– Plusieurs milliers.

– On peut difficilement appeler ça un village.

– Au début, c’était un village.

Les champs s’étalaient dans la vallée autour du village et en terrasses à flanc de colline.

Au bout de la vallée, une structure en pierre dominait le paysage.

– Qu’est-ce que c’est ? demanda-t–elle en pointant le doigt dans cette direction.

– Le palais d’hiver.

– Qui habite dans ce palais ?

– Dans l’ancien temps, le roi du El Deharia y passait quelques mois chaque année. Quand cette tradition a disparu, le conseil des anciens a décidé d’élire un chef pour le peuple. Le mandat est de vingt-cinq ans.

Elle en avait entendu parler. Kateb était pressenti pour être le prochain chef.

– Vingt-cinq ans ? C’est long, il ne faut pas se tromper. Ils n’ont jamais envisagé d’élire une femme à ce poste ?

Il lui adressa de nouveau un sourire dévastateur.

– Nous sommes progressistes mais nous ne sommes pas encore prêts pour ça.

– Classique. Et le chef hérite du palais ?

– Oui. Le chef précédent, Bahjat, est décédé il y a quelques mois et il faut à présent élire son remplaçant. De son vivant, il m’avait gracieusement offert de résider au palais à ma guise.

– Parce que vous êtes le fils du roi.

– En partie. Mais nous étions aussi très proches. Il était comme mon grand-père.

– Il doit vous manquer.

Kateb acquiesça puis il se remit en route.

Il leur fallut presque une heure pour arriver dans la vallée. Ils passèrent devant des champs et des fermes, puis empruntèrent une allée qui longeait la route pavée.

Victoria n’en revenait toujours pas de la taille du prétendu village et du nombre d’habitants.

Il y avait un mélange intéressant d’ancien et de moderne. Les maisons étaient principalement en pierre, avec des grandes fenêtres et des murs épais. Elles avaient quasiment toutes un jardin irrigué.

Les gens saluaient Kateb chaleureusement.

Elle sentait qu’on l’observait.

Le voyage s’achevait et avec lui le temps de l’insouciance. La tourmente approchait. Kateb lui avait donné quelques moments de répit mais qu’allait-il faire d’elle, à présent ?

– Vais-je loger au palais ou ailleurs ? demanda-t–elle, anxieuse.

– Vous logerez au palais mais pas dans mes appartements.

Elle ne demandait pas mieux.

– J’aurai une douche ?

Il lui jeta un rapide coup d’œil, visiblement amusé par sa question.

– Oui, et je pense qu’elle répondra largement à vos attentes.

Mais qu’arriverait-il après la douche ?

Qu’arriverait-il pendant la nuit ?

– Vous aurez aussi l’électricité et bien d’autres éléments du confort moderne.

Elle s’efforça de ne pas laisser la peur l’envahir.

« Une étape à la fois », se dit-elle. Elle prendrait ses nouveaux quartiers au palais, puis elle aurait tout le temps de trouver un moyen de démêler son avenir.

Elle tenta de se changer les idées en observant les alentours.

Ils passaient justement devant un magnifique marché. Il y avait des fruits et des légumes frais mais aussi des bijoux en or tissé. Fascinée, elle se promit de revenir plus tard pour faire du shopping.

Ils approchaient du palais, et là encore, elle fut littéralement envoûtée par la beauté des lieux. Il était composé de plusieurs bâtiments, dont une structure centrale imposante, et entouré d’une enceinte. Le toit en tuiles scintillait à la lumière du soleil. Il y avait un pont-levis au milieu de l’enceinte.

– Les véhicules vont passer par où ?

– La route pavée que nous avons longée arrive à l’arrière du palais. Il y a des garages et des entrées de service.

Une fois qu’ils eurent passé le pont-levis, il y eut encore des gens pour accueillir le prince de retour au palais.

Ils la regardaient, sans rien dire.

Mieux valait ne pas savoir ce qu’ils pensaient. Personne ne leur avait annoncé que Kateb s’était marié donc ils pouvaient facilement deviner son rôle.

Elle était au service du prince.

Lorsqu’elle vit Kateb s’arrêter et descendre de cheval, elle eut une envie soudaine de s’échapper. Sachant que, de toute façon, elle n’avait nulle part ailleurs où aller, elle le suivit néanmoins docilement.

La magnificence du décor lui fit momentanément oublier son angoisse. Le hall d’entrée était immense. La lumière du soleil passant à travers les vitraux projetait des rayons multicolores sur le sol et les gens qui passaient. De grandes tapisseries racontaient l’histoire du désert.

Elle eut tout de suite envie de les étudier plus en détail. Elle avait toujours été fascinée par l’histoire du El Deharia.

– Y a-t–il une bibliothèque ?

– Oui.

– Je pourrai m’y rendre ?

– Bien sûr. Mais pour l’instant, suivez-moi.

Ils empruntèrent une suite interminable de couloirs et partout, il y avait des gens qui s’affairaient. Mais elle préférait ignorer leurs regards inquisiteurs et se concentrer sur les peintures et les statues qui ornaient les palais. Il y avait une multitude de trésors de marbre et d’or.

Subjuguée par la beauté environnante, elle en oublia la raison de sa présence en ces lieux.

Mais lorsque Kateb s’arrêta devant une immense porte de bois, elle sentit de nouveau la panique la submerger.

– Voilà vos appartements.

De magnifiques tapis multicolores étouffaient le son de leurs pas. Elle aperçut brièvement des divans ovales, des fauteuils rembourrés, des tables basses et des lanternes suspendues.

Il y avait de nombreuses pièces en enfilade. Tout semblait assez ancien, comme s’il s’agissait de la plus vieille partie du palais.

Enfin, ils débouchèrent sur des jardins clos. Une odeur de jasmin embaumait l’air. Un perroquet s’envola.

Elle fit un tour sur elle-même tout en observant son nouvel environnement. Son cerveau refusait de voir la vérité en face, mais il était difficile de la nier. Une multitude de pièces et de chambres, des jardins clos, des perroquets.

Les chambres avaient peut-être été jadis toutes occupées. Les jardins clos préservaient les femmes et empêchaient les hommes d’entrer. Les cris des perroquets couvraient les voix et les rires.

Elle se posta devant Kateb, les mains sur les hanches, regrettant de ne rien avoir à lui jeter à la figure.

– C’est une chambre de courtisanes ?

– Je me suis dit que c’était de circonstance, lâcha-t–il en souriant avant de disparaître.