La maison haute

Jessie Greengrass · Chapitre 33 sur 55

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La maison haute

Caro

 

Pauly est descendu après le début de la pluie. Il avait peur pour ses oiseaux. Quand je suis allée le réconforter, je lui ai trouvé les mains et les pieds glacés.

— Il a froid, ai-je dit à Sally. Oh, Pauly, tu es gelé. Viens, je vais te remettre au lit.

Je me suis couchée près de lui, drapant mon corps autour du sien, et j’ai tiré la couette sur nous. Sally est montée avec des couvertures qu’elle était allée chercher dans le placard, des pulls pris dans la grange et de grosses chaussettes. J’ai étendu une couverture sur le lit, et puis une autre.

— Est-ce qu’on a des bouillottes ?

— Je ne sais pas, a répondu Sally. Sans doute. Mais il fait trop sombre pour chercher maintenant. Je verrai ce que je peux faire demain.

Elle nous a souhaité bonne nuit. Je l’ai entendue redescendre, et puis, un peu plus tard, passer devant notre porte sur le chemin de sa chambre. J’étais couchée dans le noir à écouter la respiration de Pauly se faire de plus en plus régulière et plus lente à mesure qu’il se rendormait. J’ai écouté la pluie, son martèlement contre la fenêtre, le doux rugissement qui n’était que le bruit du vent et de la mer. J’avais l’impression qu’il y avait là des mots, bien cachés, et j’ai tenté de les comprendre, en vain. Alors j’ai sombré et dormi d’une traite jusqu’au matin. À mon réveil, l’odeur de terre mouillée était comme une action de grâce.

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