La Méditation - Cours de base en dix leçons
Leçon 10 : Signes d'approfondissement de la conscience
LEÇON 10
Signes d'approfondissement de la conscience
Dans des états plus profonds et plus calmes de méditation, il n'est pas rare que votre propre conscience supérieure s'adresse à vous. Cette communication se fait de l'intérieur, d'une façon énergétique, et peut s'établir soit avec des mots, soit sans mots. Elle sera toujours tout à fait emplie de vérité ou de sagesse, et consis-tera en une transmission de connaissances que vous ignoriez. Elle vous stupéfie-ra.
Vous devriez noter ou enregistrer ce qui vous est transmis dès que possible. Il se peut que l'expérience elle-même soit si intense et personnelle que vous puis-siez être amené à penser que le contenu si réel du message ne saurait se perdre. C'est la vérité – mais il n'est pas dit que l'on ne peut pas perdre la vérité.
La réalité défile si rapidement que, la plupart du temps, le doute s'installe immédiatement après. Le doute est la réaction du mental à tout ce qu'il ne com-prend pas. Le doute est la pensée. Ainsi, vous commencez à penser que l'expé-rience était imaginaire. Mais ne la remettez pas en doute. Si vous sentez qu'elle a eu lieu, alors c'est qu'elle a eu lieu. Et ne construisez rien autour avec votre ima-gination.
Vous ne devriez pas douter de vos intuitions. Vous ne devriez pas non plus agir à partir de celles-ci. Observez la vérité de ces révélations en maintenant l'énergie libre de toute pensée et, de cette manière, laissez l'énergie agir en vous. Si vous devez faire quelque chose, vous le ferez sans y penser. Ainsi, vous conserverez le silence intérieur qui est en train de s'amplifier, et grâce auquel
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l'énergie conduisant à la connaissance de soi-même va pouvoir travailler. Et ce silence vous préservera de la tentation d'agir à partir de votre imagination.
Le doute souille la pureté de l'espace et du silence dont votre conscience se sert pour vous atteindre. Ne laissez pas le doute distordre l'espace que vous avez réussi à créer par tant d'efforts.
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Il se peut que vous perceviez des couleurs lors de la méditation. Celles-ci ap-paraissent projetées sur les paupières fermées, et bougent souvent en spirale. Les teintes bleutées ou pourpres sont les plus fréquentes, parce qu'il s'agit là de cou-leurs fondamentales, caractéristiques de l'accroissement du calme, du silence et de la découverte de soi. Cependant, toutes les couleurs ont une signification po-sitive et devraient être observées sans en tirer de conclusion. L'énergie des cou-leurs vous informera sans que votre mental soit nécessairement conscient de re-cevoir quelque chose. Ce que vous serez censé savoir, vous le saurez.
Au cours de la méditation, il se peut que les globes oculaires aient tendance à rouler derrière les orbites. Ou que, soudain, la colonne se raidisse et que la tête fasse un mouvement brusque ou bascule vers l'arrière. Ce sont autant de signes que l'énergie kundalini s'élève, énergie qui se manifeste lorsque le mental est dans un état de quiétude et devient de plus en plus silencieux.
L'énergie kundalini peut aussi être cause d'une douleur dans la tête. Il est as-sez courant que ce phénomène se produise déjà avant qu'une personne n'ait envi-sagé de commencer la méditation. (La méditation est simplement la perception consciente d'un processus qui se produit inconsciemment, à un degré plus ou moins élevé, pour chaque individu.) La douleur causée par la kundalini se mani-feste surtout à l'arrière du crâne et du cou. La tension ordinaire cause également
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une douleur dans ces zones, et il n'est donc pas toujours facile de distinguer l'une de l'autre, jusqu'à ce que vous ayez suffisamment éliminé vos tensions. La médi-tation permet cela au fil du temps.
À mesure que vous progressez et que l'énergie kundalini s'élève, les douleurs les plus désagréables et les plus persistantes vont probablement se produire dans les orbites oculaires et la partie frontale située au-dessus des yeux. C'est en cet endroit que l'énergie s'accumule pour détruire la fixation de l'esprit-singe sur les cellules de la mémoire, de façon à ce que le calme puisse finalement s'installer. L'énergie monte le long de la colonne, et tant qu'il y aura des résistances au ni-veau du cou et de la tête, des douleurs et des irritations se manifesteront.
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Il n'est pas inhabituel de ressentir des bouffées de chaleur localisées dans dif-férentes parties du corps. Il s'agit là encore de l'énergie qui s'active. En fin de compte, il lui faut travailler à travers tout le corps, pour le transformer, afin qu'il puisse s'adapter à maintenir plus de conscience.
Parfois, au cours de la méditation, il peut vous arriver de constater que vous souriez sans raison apparente. Ceci est la réponse de votre corps à l'influx d'énergie qui le libère de ses tensions.
Des larmes peuvent aussi couler sans raison apparente ; c'est là encore le si-gne d'un changement interne qui s'opère en vous.
Vous connaîtrez des périodes d'aridité et de sécheresse. C'est le cas lorsque “rien ne se passe” : vous ressentez que non seulement vous n'arrivez pas à pro-gresser, mais qu'en plus, vous êtes à un niveau moins élevé que celui où vous étiez au début. Cela n'est certainement pas vrai. Mais c'est effectivement ce que
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l'on ressent. Il va donc falloir traverser et supporter cela vaillamment. Certaines personnes ont l'impression d'être d'une telle laideur qu'elles sont effectivement amenées à se mépriser. Ces impressions vont passer et il se peut qu'elles soient suivies de perceptions plus fines et d'expériences nouvelles.
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Parmi les autres signes que l'on trouve souvent chez des personnes qui se sont mises à méditer sérieusement, on peut citer :
• un changement d'intérêts dans les lectures : un passage de la fiction à des ré-cits vécus ; un intérêt pour l'archéologie ou l'histoire, et en particulier l'antiqui-té ;
• une tendance à passer à un régime alimentaire sans viande, à une nourriture saine et à un semi-végétarisme ; une aversion pour les œufs et le lait ;
• une intolérance notable vis-à-vis de la violence ou des ragots ;
• le besoin de dormir sans oreiller, allongé sur le dos ;
• des maux de tête, y compris des migraines ;
• un accent excessif mis sur la propreté personnelle ;
• un désir pour telle ou telle chose qui ne peut jamais être satisfait ;
• un mécontentement muet que rien d'imaginable ne peut atténuer ;
• des journées où vous soupirez profondément sans raison apparente ;
• et, ce qui est plus significatif, des périodes de chagrin sans morbidité, des larmes sans tristesse, sans raison apparente ; tout cela est dû à une sensibilité croissante à la condition existentielle et à ses tourments.
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Le corps est le véhicule de la conscience et vous devez apprendre à lire ses messages ; sinon vous allez passer à côté de la réalité et de la vérité de la vie. Voilà pourquoi, avec cette méthode de méditation, vous pratiquez et développez la conscience du corps.
Certaines personnes ont, des années durant, pratiqué la méditation sans s'en rendre compte. La maîtresse de maison qui ressent le besoin de s'allonger tous les jours, et qui se sent vivifiée par son propre calme, sans être tombée dans le sommeil, pourrait être l'une de ces personnes. Mais comme vous avez pu l'ap-prendre dans ce livre, la méditation ne se réduit pas seulement à une relaxation ; il s'agit d'un processus continu grâce auquel vous apportez de plus en plus de conscience dans chaque partie de vous-même, en affinant sans cesse votre per-ception.
Grâce à cette méthode de méditation, vous pratiquez et approfondissez la conscience de votre corps, que vous ressentez comme une sensation interne ; ceci apporte une quiétude croissante dans l'esprit perpétuellement agité.
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Utilisez chaque situation et chaque circonstance
pour renforcer votre méditation.
“Lisez” la sensation de votre corps.
Où que vous soyez dans le monde
et quoi que vous fassiez,
“lisez” ce que vous ressentez.
Voilà la réalité.
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Entrez en méditation.
Soyez calme.
Soulevez le coin des lèvres
de façon à former un léger sourire.
Faites-le, même si vous n'êtes pas d'humeur à sourire.
L'énergie du sourire se trouve à l'intérieur de votre corps et vous allez la libé-rer.
Ressentez le sourire dans vos mains,
le long de la cage thoracique,
dans le ventre.
Il y a de la chaleur, de la joie dans le corps.
La vie est bonne.
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Quand vous méditez, ne tombez pas dans les habitudes et dans les routines.
Le calme est toujours nouveau
et se trouve dans l'instant.
Ne recherchez pas les expériences.
N'essayez pas de les répéter.
Et ne désespérez pas s'il n'y a pas d'expérience.
On ne peut pas se rappeler la vérité.
Quelque chose se passe.
Quoi qu'il se passe, n'ayez pas de doutes.
S'il y a un changement à l'intérieur,
alors, votre vie à l'extérieur changera.
Le vrai changement arrive toujours à temps.
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Répétez n'importe lequel des exercices
décrits dans ce livre
en les choisissant à votre guise.
Persévérez,
mais ne laissez pas la méditation devenir une corvée.
Abandonnez toutes les techniques dès que possible.
La méditation — le calme — n'est pas une technique.
Le calme est la voie.
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