LA Sculpture DE Thasos : Corpus des reliefs II
TOME I – Texte
Ce chapitre est long, il est donc découpé en 14 parties.
224. Burton 1998, p. 150, n. 34-37, fait état de quelques banquets de ce genre à participation mixte. 225. Holtzmann 2014 p. 332-334.
226. Horn 1972, p. 58-63 ; Fabricius , p. 39-45, 132-13.
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LE THÈME DU BANQUET
notion invétérée de Totenmahl, dont J.-M. Dentzer a démontré l’inanité 227, entretient sur la fonction de ces « banquets funéraires » une ambiguïté qui permet de ne pas s’interroger nettement sur elle.
Le conservatisme inhérent à l’artisanat votif et funéraire, surtout dans une cité comme Thasos, qui se provincialise et sort peu à peu de l’histoire 228, et la tendance générale aux reprises stylistiques compliquent encore l’appréciation, en sorte que les dates qu’on s’est efforcé de proposer ici pour chaque relief de cette période sont pour la plupart aléatoires. Ainsi, pour , la date haute (300-250 av. J.-C.) est rendue plausible par la forme de la stèle, encore proche du format oblong votif, mais la table rectangulaire et les mets divers qui la couvrent, au lieu des fruits qui s’imposent par la suite, peuvent être aussi bien anciens (330-250 av. J.-C.) qu’à la manière ancienne (iie, voire début du ier siècle av. J.-C.)… Il faut donc se résigner à ce que l’époque hellénistique soit, dans ce domaine également, une période trouble où les évolutions, parfois contradictoires d’un centre à l’autre, ne se laissent pas aisément retracer. S’il existe alors une originalité thasienne, elle est dans la retenue extrême avec laquelle le thème est traité : tandis qu’en Asie Mineure et à Samos acces-soires et comparses encombrent la composition 229, à Thasos, exception faite de quelques reliefs où apparaissent des personnages ( : un serviteur lecteur) ou des objets secondaires ( : une seconde table avec vases ; et : vase à terre), la composition a plutôt tendance à se restreindre, comme si le passage au funéraire se faisait essentiellement par soustraction. Est-ce un parti-pris – mais alors, qui irait à l’encontre de la tradition locale, puisque les reliefs à banquet des v e e et iv siècles se distinguaient par leur ampleur et une complexité de composition plus ou moins maîtrisée (, , , ) – ou bien n’est-ce pas plutôt le premier signe d’un déclin de créativité : le signe que l’artisanat thasien, qui s’était épanoui à force d’emprunts, commence à se replier stérilement sur lui-même ?
Ambiguïté fonctionnelle et tâtonnements formels et stylistiques cessent au ier siècle av. J.-C. : le thème du banquet trouve alors une nouvelle formule, sur un mode désormais exclusivement funéraire qui gomme toute différence d’importance entre le banqueteur et sa femme : les variations ne portent plus guère que sur le nombre des banqueteurs, la présence des serviteurs et la forme du mobilier. Quelques encadrements classicisants (, , , , , -, ) rompent à peine la monotonie de cette abondante production, qui se distingue peu de celle des autres centres. C’est à peine si s’en détachent quelques groupes, plus ambitieux ou mieux venus. C’est le cas des reliefs - (+ et ?), qui pourraient provenir du même atelier, travaillant autour du début de notre ère, pour une clientèle de notables. Nulle innovation ici, mais une réalisation cossue : grand format, esquisse d’une individualisation du banqueteur, mobilier de luxe, exécution très précise des détails. Il en résulte des reliefs plus imposants qu’importants, dont l’intérêt est plus social qu’artistique.
227. Dentzer 1982, p. 563-565.
228. C’est en 42 av. J.-C. que Thasos se trouve mêlée pour la dernière fois à des événements politiques décisifs : elle sert
alors de base au parti républicain dirigé par Cassius et Brutus, qui vont être vaincus à Philippes par Marc-Antoine et Octavien : B. Holtzmann, Fr. Salviat, BCH 105 (1981), p. 269-271, à propos de MArch Thasos 2434, où l’on a reconnu un portrait de Marc-Antoine. Plutôt que de supposer qu’un tel portrait ait pu survivre au ralliement de Thasos à Auguste, dont témoignent éloquemment les notables qui se proclament philokaisares, j’y verrais mainte-nant un portrait posthume, réalisé sous Claude, dont on sait l’attachement à son grand-père (Suétone, Vie de Claude XI).
229. Pfuhl, Möbius 1979, nos 1429 (Daskyleion), 1521 (Clazomènes ?), 1544 (Érythrée), 1908 (Téos), 2009 (prove-
nance inconnue) ; Fabricius 1999, p. 111-127 (Samos) ; p. 280-301 (Cyzique).
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LA SCULPTURE DE THASOS
Durant la première moitié du iiie siècle apr. J.-C., enfin, c’est-à-dire peu avant que les ateliers d’art funéraire ne périclitent à Thasos, on distingue deux groupes de reliefs très homogènes, dont la production semble localisée dans le sud-ouest de l’île :- (+ , - ?) et - (+ 230 ?). Très proches par leur format, leur mise en page et leur exécution, ils diffèrent cependant par certains traits iconographiques – la position de la femme, la main droite du banqueteur, la forme des pieds de table – en sorte qu’on ne peut guère douter qu’il s’agit de deux ateliers différents, le premier travaillant consciencieusement dans un style graphique qui réduit presque le relief à un tableau ; le second, plus malhabile, mais qui montre un souci plus grand des valeurs plastiques et de la profondeur. Qu’ils aient été contemporains ou successifs, ces deux groupes, qui produisent des « stèles de la plus grande rusticité » 231, amorcent une esthétique postantique, par la perte du senti-ment de l’unité du corps humain, qui est un des traits essentiels de l’art grec 232. Ainsi ces reliefs, qui représentent le terme ultime d’une décadence dont la série thasienne, par son abondance, illustre le lent processus, sont aussi l’amorce d’un nouveau cycle d’art qui s’achèvera à la Renaissance. Il serait donc insuffisant de ne les apprécier que par rapport à la très longue tradition locale dont ils pro-cèdent ; si l’on veut bien juger , chef-d’œuvre de cette production thasienne tardive, non pas seulement à l’aune de , mais pour lui-même et pour tout ce dont il est gros esthétiquement, force est de lui reconnaître une saveur… archaïque. À la veille de disparaître, le thème du banquet, réduit à l’essentiel, connaît ainsi un ultime avatar qui montre, malgré une tendance à la dislocation (-), son extraordinaire vivacité en terre thasienne.
230. Dans le premier groupe, seul provient d’une nécropole antique ; a été trouvé remployé près de Panaghia,
c’est-à-dire que ce relief peut provenir aussi bien du sud de l’île que de Liménas, qui fut jusqu’au début du xxe s. l’échelle de Panaghia. Dans le deuxième groupe, est entré au Musée national d’Athènes dans des circonstances inconnues ; une provenance extra-urbaine n’est donc pas à exclure.
231. Expression bienveillante de J. et L. Robert, à propos de documents de Pélagonie (région de Prilep, en ex Macédoine
yougoslave) : BullÉp. 1978, 285.
232. Cette phase très tardive est peu représentée hors de Thasos : Pfuhl, Möbius 1979, no 1787 pl. 258, daté probable-
ment trop bas, de 300 apr. J.-C. ; n o o 1920 pl. 277 ; n 2018 pl. 292.
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APPENDICE
I. Une héroïsation tardive ?
De l’iconographie héroïque participe également un relief original, qui tente de renouer avec une composition fréquente au ive siècle av. J.-C.
. Inv. 651 : hommage à un intellectuel héroïsé (pl. LXXXIII)
Trouvé sur le site de la « basilique de la place », à Liménas, durant l’occupation bulgare (1941-1944).
91 × 105,5 × 14,5 ; 8.
Marbre thasien à grains fins ; épiderme brunâtre. Plaque brisée verticalement en deux fragments raccordés. Manque la partie supérieure du fragment droit. Surface généralement bien conservée, mais épaufrures sur les personnages de droite.
Guide o 2 2000, p. 267, n 45, fig. 214 p. 268 ; ƔƨƫƧƿƵƷƫƵƍƠƶƲƸ (2012), p. 318-319, fig. 224.
Le cadre du relief est formé d’une plinthe haute de 10 cm, piquetée comme si elle n’était pas destinée à être vue ; de pilastres larges de 5-7 cm qui portent un couronnement haut de 10 cm, fait d’une mince architrave surmontée d’une doucine renversée en guise de toiture.
Par sa forme oblongue et son encadrement, ce document s’apparente aux reliefs votifs du iv e siècle. Sa composition dépend visiblement des mêmes modèles : séparés par un autel quadrangulaire vu de biais, mouluré et décoré de bucrânes et de guirlandes, on trouve à droite un groupe d’adorants et, à gauche, le personnage adoré et son acolyte. Les premiers étaient au moins cinq. Au premier plan, vus de trois-quarts, deux hommes à l’attitude très raide, sont drapés dans un manteau qui laisse le bras droit libre ; celui de droite, dont la tête barbue est vue de profil, regarde vers la gauche et fait de la main droite, levée et ouverte, le geste traditionnel des adorants saluant la divinité ; celui de gauche dépose de la main droite sur l’autel la nourriture que présente sur un plateau un petit desservant, représenté de face derrière l’autel. Au second plan figuraient au moins trois adorants : à droite, un jeune homme imberbe dont n’apparaît que la tête ; entre les deux personnages du premier plan, un deuxième n’est plus attesté que par quelques plis de son manteau, tandis qu’un troisième l’est de la même manière entre le desservant et l’officiant.
De l’autre côté de l’autel figure de trois-quarts le personnage révéré, d’une taille supérieure à celle des adorants, suivant la tradition classique. Campé sur sa jambe gauche, la droite fléchie et portée en arrière, il est vêtu du pallium où est enserré son bras droit replié ; il tient dans la main gauche
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LA SCULPTURE DE THASOS
un rouleau dont l’extrémité est pendante. Son visage, aux traits peu individualisés, est surmonté d’une calotte de cheveux peu détaillée. De la gauche s’approche à grande enjambée une femme de même taille représentée de profil, dont le pied gauche fléchi en arrière ne touche le sol que de la pointe. Elle est vêtue d’un chitôn podérès, recouvert jusqu’à mi-mollet par un manteau, qui laisse libre le bras droit, où le chitôn descend jusqu’au coude. Hors du ruban qui ceint sa tête, sa chevelure forme une épaisse couronne de mèches ondulées qui couvrent à moitié les oreilles et forment sur la nuque un chignon bas. Le geste de sa main droite, portée à l’occiput du personnage qui la précède, fait problème : seuls l’index et le médius sont tendus ; l’annulaire et le petit doigt sont repliés. Plutôt que de nouer autour de la tête de l’homme un bandeau qui n’apparaît pas 1, la femme semble seulement la toucher très légèrement. Serait-ce un geste de bénédiction ou d’inspiration ? Quoi qu’il en soit, le rapport entre les deux figures ne laisse pas de rappeler celui d’Apollon et de sa suivante sur le grand relief à niche du Passage des théores (6). Sur un document manifestement néo-classique, cette réminiscence ne saurait être fortuite.
Le sens du relief est donné par le rouleau de papyrus que tient le personnage sacralisé et par le geste de la femme qui l’accompagne. Il s’agit d’un volumen enroulé, tenu dans la main gauche parce que la lecture est achevée : seule la dernière colonne de texte doit apparaître sur l’extrémité pendante du papyrus. Cet objet apparaît très souvent dans l’iconographie depuis l’époque hellénistique avancée pour désigner l’homme de culture – on dirait aujourd’hui l’intellectuel 2. Mais le protagoniste du relief est mieux que cela : c’est un créateur inspiré, comme le prouve la présence à ses côtés d’une personnification qu’aucun attribut ne permet d’identifier. À ce maître du logos – poète, rhéteur, historien ou philosophe – ses confrères ou disciples rendent un culte héroïque. Cette « héroïsation par la culture » 3 e , très répandue depuis le iii siècle av. J.-C., est soulignée par le type même du relief, dont le format et l’iconographie s’inspirent sciemment des ex-voto attiques du ive siècle. Mais au lieu de la scène banale, montrant la théorie des fidèles précédée d’un petit victimaire qui tire la bête à l’autel où elle va être égorgée 4, on a affaire ici à une forme épurée de sacrifice, attestée de tout temps pour les divinités chthoniennes 5, mais particulièrement appréciée dans les milieux cultivés depuis l’époque hellénistique, au moins autant par souci de retour aux sources que par délicatesse. Étant donné l’apparence de la nour-riture, présentée sur un plateau par le desservant et entassée par l’officiant sur l’autel, plutôt qu’au ƳəƯƥưƲƵ ou à la uƠƪƥ, qui sont des bouillies plus ou moins consistantes, on pensera à un quelconque uəƯƭƧuƥ – peut-être les ƳƿƳƥưƥ ou les ƻƥƭƶƷɗ, petits fours faits d’orge, d’huile et de miel.
1. Voire de poser une couronne sur la tête du lettré, comme le propose Th. Stéfanidou-Tivériou, qui fait du rouleau
de papyrus « une tablette d’écriture à deux parties » : BCH 133 (2009), p. 375, fig. 22 p. 383.
2. Marrou 1938, p. 26-27 : type VI. H. I. Marrou, après E. Pfuhl (JdI22 [1917], p. 113-132), a réfuté l’interprétation
eschatologique du motif du papyrus.
3. Marrou 1938, p. 231-257.
4. os Par exemple, Neumann 1979, fig. 30a, 40b, 44b, 45b ; A. Hermary, ThesCRA I (2004), s.v. « Sacrifices », n 45, 46,
85, 86, 114.
5. S. Eitrem, Opferritus und Voropfer der Griechen und Römer (1915), p. 272-278 ; Fr. Denecken, Lexicon der
Mythologie (1884-1937), s.v. « Heros », col. 2507-2508. Le relief MNAth 1335 représente une offrande de fruits et de gâteaux à Asclèpios et à Hygie : Neumann 1979, fig. 45a ; L. Bruit, ThesCRA II (2004), s.v. « Banquet », p. 225-226.
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APPENDICE
Ce document exceptionnel est difficile à dater. Les représentations d’hommes vêtus du pallium se répandent au iie e siècle av. J.-C. et se poursuivent jusqu’au iii siècle apr. J.-C. ; le type à drapé linéaire strict et jambe gauche d’appui est attesté dès l’époque hellénistique tardive 6, mais l’allure de la tête indique plutôt l’époque d’Auguste 7. Quant à la personnification féminine, elle ne semble pas procéder directement d’un type connu : le rapport avec la Muse au volumen du groupe de Philiscos est assez lointain 8 et aucune Muse figurant sur un sarcophage ne peut lui être comparée 9 : les Muses y sont représentées en groupe et en majesté, et non pas, comme celle-ci, isolées et en acte. Tout au plus trouve-t-elle des parallèles chez certaines figures féminines de l’époque hellénistique. Encore cette façon de draper l’himation en laissant le bras droit libre et en couvrant presque toute la jambe droite est-elle relativement rare : outre une statue du palais des Conservateurs 10 et une statuette de Chania 11, ce sont deux des statues honorifiques dédiées sur la terrasse supérieure de l’Artémision 12 qui s’en rapprochent le plus. Il se pourrait donc qu’on ait là les modèles de cette figure féminine énigmatique.
Ainsi l’auteur de ce relief a pu, pour les figures majeures, s’inspirer d’un type masculin universel-lement répandu et de figures féminines locales ; mais pour les adorants de la partie droite du relief, aucun modèle n’existait plus, ce qui expliquerait en partie leur schématisme, bien qu’on puisse également voir dans leur anonymat plastique la volonté de mettre en relief le monde héroïque, auquel une inspiration divine a permis à ce lettré d’accéder.
Quoi qu’il en soit, ce n’est pas par sa qualité esthétique que ce relief retient l’attention, mais par ce qu’il nous apprend sur la société thasienne aux alentours de notre ère. Grande cité marchande, Thasos est aussi traditionnellement une ville de culture : les témoignages écrits et matériels en sont nombreux 13. Il n’est donc pas étonnant d’y voir certains cercles y pratiquer ce qu’on pourrait appeler l’héroïsation culturelle – phénomène dont on a vu qu’il s’est répandu à l’époque hellénistique. Plus originale est la forme qu’elle prend ici d’un relief votif à la manière de ceux qui avaient cours à une époque que les lettrés ressentaient alors déjà comme classique. Ce relief n’apporte donc pas la preuve d’une tendance classicisante dans l’art de Thasos – la maladresse de l’artiste à recréer le schéma du ive er siècle montre au contraire que ce relief est singulier. Il atteste seulement qu’à la fin du i siècle av. J.-C. un groupe de lettrés thasiens vivait dans le culte du classicisme attique 14.
6. Pfuhl, Möbius 1977, no 191 sqq., pl. 40 sqq.
7. o Une tête analogue se rencontre, par exemple, sur une stèle de Byzance : Firatli 1964, p. 104, n 62, pl. 39 : « fin du
ier s. av. J.-C. » ; Pfuhl, Möbius 1977, no 230, pl. 103 : « début de l’Empire ».
8. D. Pinkwart, Das Relief des Archelaos von Priene und die « Musen des Philiskos » (1965), p. 99-101, pl. 2-4. 9. M. Wegner, Die Musensarkophage (1966), p. 93-110. 10. R. Horn, Stehende weibliche Gewandstatuen in der hellenistischen Plastik (1931), pl. 9.1. 11. e Linfert 1976, p. 104, pl. 47, fig. 242-243 : iii s. av. J.-C. ?
12. o o Istanbul MArch 2154 : Mendel 1912, p. 339-340, n 132 ; p. 345-346, n 136 ; JdI27 (1912), pl. 2a et 4 ; Sche-
de 1928, pl. 30 ; Linfert 1976, p. 125, pl. 56-57, fig. 299-302 et 305-306.
13. P. Hamon a récemment attiré l’attention sur le succès des conférences faites à Paros par un érudit thasien : « Décret
pour un historien thasien (fin du iie s. ou début du ier s. av. J.-C.) », BCH 132 (2008), p. 389-401.
14. Faudrait-il mettre ce document singulier en rapport avec le poète Hècataios, récemment révélé par P. Hamon ?
À l’époque d’Auguste, ce lettré thasien a écrit pour la fille d’une famille de notables de sa patrie une épigramme funéraire qui a trouvé place dans l’Anthologie Palatine (VII 167) : « Un poète thasien dans l’Anthologie grecque », BCH 133 (2009), p. 273-286.
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LA SCULPTURE DE THASOS
II. Un relief commémoratif ?
Enfin, c’est ici que trouve le plus aisément sa place un autre relief exceptionnel, qui a de fortes chances de n’être ni votif, ni funéraire, mais commémoratif 15 – une catégorie de reliefs très rare, sur laquelle deux livres ont récemment attiré l’attention, après l’étude pionnière de H. Möbius 16.
. Inv. 2420 (haut) + 2421 : grand relief avec personnage barbu (pl. LXXXIV)
Trouvé en 1964 lors d’un dragage du vieux port.
128 × 66,5 × 33, 5 ; 20.
Marbre à grains moyens ; épiderme grisâtre très usé, parsemé de concrétions et de cavités créées par l’eau de mer. Deux fragments raccordés, brisés de toutes parts, sauf à gauche ; le long du plan de raccord diagonal, tout le relief a été brisé, de l’abdomen au haut des cuisses du personnage représenté, par un coup de masse très violent ; le visage a été de même arraché verticalement. Très nombreuses épaufrures sur le torse et sur les cuisses.
Partie gauche recomposée d’un grand relief représentant, en grandeur quasi naturelle (1,60-1,70 m), un personnage dont manquent les jambes depuis les genoux, le bras gauche et la main droite. La tranche gauche de la plaque est dressée, le revers est piqueté. Un encadrement rapporté est très pro-bable, étant donné les dimensions et la saillie du relief.
L’homme représenté de face porte dans son dos une chlamyde, sans qu’aucun mode d’attache n’apparaisse à son cou. Ce manteau retombe verticalement à gauche, jusqu’au bord de la plaque, formant un pli dont les zigzags finaux amenuisent à peine l’épaisseur. À droite, le manteau, déployé sans doute par le geste du bras gauche, forme contre le flanc et la cuisse un pli épais, mais presque sans relief. Entre les jambes, on distingue à peine, à la hauteur du genou droit, le bord horizontal de l’étoffe, plus haut que les plans latéraux ne le faisaient attendre. Cette chlamyde était sans doute peinte de manière à former autour du corps nu une sorte d’écrin le mettant en valeur.
Le gabarit du corps est celui d’un athlète pratiquant un sport de combat, boxe ou lutte : si les cuisses sont minces, le torse est extrêmement développé, comme le montrent le profil bien conservé du flanc droit, où la crête iliaque est très marquée, et l’ampleur de la cage thoracique. La zone abdo-minale est presque entièrement détruite, mais on peut encore déceler sur le torse, malgré l’aspect grêlé de la surface, le modelé des pectoraux et de la ligne blanche. Les bras sont tous deux portés vers la droite, mais différemment : le bras gauche devait être presque tendu à l’horizontale, tandis que le droit était plié devant le torse et relevé, la main au niveau de l’aisselle gauche. De la tête, tournée légèrement vers la droite, ne subsiste que le contour massif ; les cheveux étaient courts sur la nuque ; la barbe est encore visible à droite et à la base du cou. La pondération est lysippéenne : la jambe droite libre est déportée latéralement assez loin de la jambe d’appui ; le modelé du genou gauche, presque détaché du fond, est délicat.
Cette figure puissante, dont l’attitude complexe est parfaitement maîtrisée, est énigmatique : la chlamyde, manteau court généralement porté par les militaires, paraît incongrue chez un athlète, fût-il de combat, qui pourrait être représenté dans une position d’attente initiale ou se nettoyant
15. Il est préférable d’employer ce terme lorsqu’il s’agit de personnalités du passé et de réserver aux vivants le terme
honorifique. Sur les statues commémoratives, B. Holtzmann, La sculpture grecque (2010), p. 63-65.
16. « Diotima », JdI 49 (1934), p. 45-60 = Studia varia (1967), p. 33-46, particulièrement p. 38-42, pl. 9-12 ;
Himmelmann 2009, p. 77-80 ; Despinis 2013, p. 13-38, fig. 1-14 ; voir aussi K. Sporn, « Griechische Ehren-reliefs », AM 127-128 (2012-2013), p. 278-286.
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APPENDICE
avec un strigile. S’agirait-il alors d’un militaire héroïsé ? La nudité héroïque, quand bien même tempérée par la présence discrète de la chlamyde ou d’un manteau non drapé 17, est-elle encore de mise à la fin du ive siècle ? C’est en effet le terminus post quem qui s’impose pour ce relief dont l’ampleur appelle un encadrement architectural indépendant – formule qui dérive des créations de la sculpture funéraire attique, peu avant son interdiction en 317 av. J.-C. 18.
Comme il est peu vraisemblable qu’une stèle funéraire de cette ampleur ait été transportée jusqu’au cœur de la ville à seule fin d’être concassée et immergée dans l’ancien port de guerre, une autre provenance paraît s’imposer : le relief pourrait provenir de l’agora toute proche. Il s’agirait alors d’un relief commémoratif analogue à ceux que Pausanias a vus en diverses cités 19. À Thasos, on pense d’emblée à l’illustre boxeur Théogénès, dont la gloire panhellénique le disputait à celle du peintre Polygnote : sa statue en bronze le représentant en athlète faisant une libation après sa victoire 20 e , créée durant le deuxième quart du v siècle, a fini par être l’objet d’un véritable culte sur l’agora, sublimant l’athlète mythique en divinité guérisseuse 21. Avec ce relief, qu’on peut dater avec quelque vraisemblance de la haute période hellénistique, nous n’en serions pas encore là : il serait ici seulement honoré 22 rétrospectivement comme une des célébrités locales, au même titre que Glaucos, compagnon d’Archiloque 23, alors que Théopompos, vainqueur d’une course de char à Delphes 24, le fut de son vivant. Si l’on admet que la chlamyde a encore une connotation militaire à ce moment, on peut supposer que cet attribut évoque quelque haut fait marquant la carrière politique ultérieure de l’athlète 25 ; mais il paraît douteux qu’il puisse s’agir d’un exploit militaire dans ces années où Thasos, désormais sujette d’Athènes, se remet lentement de sa défaite 26.
Resterait à rendre compte de cette duplication paradoxale : quel besoin d’un relief lorsqu’existe déjà une statue en bronze ? Peut-être celle-ci, ayant disparu dans des circonstances dramatiques qui nous échappent, fut-elle remplacée, comme celle de Théopompos 27, vainqueur aux concours
17. N. Himmelmann, Ideale Nacktheit bei den Griechen (1990), p. 57-67. 18. L’édit d’interdiction promulgué par Dèmètrios de Phalère fait très vraisemblablement partie des mesures d’austérité
qu’il a prises dès son arrivée au pouvoir, selon le Marmor Parium (IG XII 5, 103, l. 116).
19. Despinis 2013, p. 32 : un parallèle exact est fourni par la stèle vue par Pausanias (VIII 48, 1) sur l’agora de Tégée
commémorant la mémoire de l’athlète Iasios ; autres exemples supra p. 20 n. 55.
20. Dont un fragment figuré de sècôma recueilli sur l’agora (MArch 1538) pourrait bien reproduire la silhouette ;
ÉtThas o XV, p. 107-108, n 39, pl. XXXIV c.
21. tThas ÉIII, p. 62-105, pl. VIII-IX, nuancé et complété par BCH 118 (1994), p. 199-206 : la statue de bronze de
l’athlète aurait couronné le tronc à offrandes, comme l’avait proposé Fr. Salviat.
22. Peut-être associé, sur la base 32 de l’agora (Guide 2000, p. 75-76, fig. 21), à l’inscription énumérant ses innom-
brables victoires, dont quatre débris ont été retrouvés : ÉtThas III, p. 78-81, no 9 et BCH 118 (1994), p. 202 et fig. 1.
23. Son cénotaphe, à l’angle nord-est de l’agora, portait, peut-être seulement dans son état ultérieur, une grande stèle at-
testée par la présence, à l’assise supérieure de son monument, d’une mortaise oblongue destinée à la recevoir. Le bloc fragmentaire portant cette cavité a aujourd’hui disparu : supra n. 55 p. 20.
24. R. Martin, « Une signature de Praxias à Thasos », RA 1948, p. 705-715. 25. Dion de Pruse, XXXI 95 : « Sa forme physique déclinant, il s’avéra n’être en rien pire qu’un autre dans les affaires
publiques, mais au contraire être à nul autre pareil ». Sur le rôle éventuel de Théogénès dans la politique pro- athénienne de Thasos, entre 455 et 430 environ, ÉtThas III, p. 72-105.
26. Peut-être est-ce à titre de polémarque ou d’archonte que Théogénès a pu négocier un aménagement des conditions
faites à Thasos lors de la capitulation de 463.
27. La base de sa statue en bronze (MArch 1235) porte une trace de son remplacement par une statue en marbre : sur
le pourtour de la cuvette où prenait place la plinthe de la statue de marbre, on distingue nettement le fond d’une mortaise en forme de pied, typique du scellement au sol d’une statue en bronze.
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LA SCULPTURE DE THASOS
de Delphes, par un monument plus modeste : ce relief, qui pourrait alors dater au plus tard du début de l’époque impériale. À moins qu’il ne soit un effet de la disposition contenue dans le règlement du culte de Théogénès gravé sur son tronc à offrandes : lorsqu’on aura réuni la somme de mille drachmes, « le conseil et le peuple délibéreront pour fixer l’offrande ou la construction que l’on consacrera à Théogénès avec cet argent » (trad. J. Pouilloux).
Quoi qu’il en soit – athlète ou guerrier ; athlète et guerrier ? – ce grand relief provenant du cœur de la ville antique siérait à l’une de ces figures de 28 ƨƥƣuƼư ƬưƫƷƿƵ dont les Grecs se plurent à perpé-tuer la mémoire, d’abord par le rite, puis par l’image.
28. Isocrate, Évagoras 72.
194
BIBLIOGRAPHIE
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INDEX
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adorants p. 24, 25, 27 n. 28 ; p. 28 n. 29 et 31 n° 7, 8 ; banquets à participation mixte p. 186 n. 224
p. 29-30 n. 34 ; p. 32 ; p. 92-96 n° 163-169 ; banquets en plein air p. 186 n. 223
p. 94 n. 67 ; p. 172 Beiwerk, p.173 n. 149 ; p. 177 n. 173 ; p. 187 n. 229 Alexandre le Grand p. 60, 61 ; p. 67 n. 159 benedictio latina p. 48 n. 76 Alkétas, tombe p. 60, n. 113 Bryaxis p. 60 Alxènôr de Naxos p. 81 n. 17, 18 Byzance, reliefs à banquet p. 111 n. 102 Amphiaraos, héros à Sparte p. 15 n. 22 calendriers cultuels attiques p. 14 n. 10 ; p. 18 n. 37
Amphipolis p. 64 n. 138 Callatis p. 61 n. 121 anacalypsis p. 25, n. 8 ; p. 106 ; p. 132 n° 232 ; Calyves de Casaviti (Prinos) p. 124 n° 210
p. 140 canthare p. 103 n. 87 anathyrose p. 84 n. 36 casque béotien p. 31 n. 38 ancêtres héroïsés p. 180-181 Cassandre, mauvais chasseur p. 67 Antinoos héroïsé p. 15, n. 1 fondateur de Thessalonique p. 69 Aphrodite syrienne p. 63 cavalerie athénienne p. 30-31 n. 38 Apollonia d’Épire p. 61 n. 119 cavalier à pied p. 56-58 arbre au serpent p. 26 n. 16 ; p. 27 ; p. 34, n. 48 ; cavalier chasseur p. 62-73
p. 70 ; p. 111-112 n. 103 ; p. 121 n° 204 ; p. 178 cavalier chasseur attique p. 62 n. 127
n. 183 cavalier chasseur, dit thrace p. 62-73 arbre avec ou sans feuillage p. 34 n. 51 ; p. 68 n. 167 ; cavalier chasseur de sanglier, origine p. 65-70
p. 89 n. 52 cavalier en armes p. 33-35 n. 53, p. 60-61 archaïsant, style p. 93 ; p. 103-104 n° 174 cavalier macédonien p. 61 n. 122 Archégète, épiclèse de héros p. 20 n. 57 cavalier terrassant son adversaire p. 59 n. 104 armement du héros archaïque p. 177 n. 174 « cavalier thrace », bibliographie p. 63 n. 128 art funéraire attique, interdit en 317 p. 193 n. 18 cavaliers thraces chasseurs de sanglier p. 63 n. 128
Asdoulètos, dieu thrace p. 47 n. 75 Char des Rhodiens de Lysippe p. 60 n. 109 assimilation des jeunes morts à Hèrôn p. 71 n. 185, chasse à courre p. 66 n. 151 ; p. 67
186 chasse au gros gibier p. 66-68 ateliers de reliefs à banquet tardifs p. 188 n. 230 chasse au sanglier p. 66 n. 153-155 autel rond p. 24 ; p. 28 n. 32 ; p. 29 Chasse d’Alexandre de Lysippe, à Delphes p. 60
banquet couché, affaire d’hommes p. 180 n. 191-193 n. 110 banquet, image de loisir aristocratique p. 180 n. 188, chasses mythiques p. 64 n. 138 ; p. 66 n. 149
189 chasses royales en Macédoine p. 67 n. 160
201
LA SCULPTURE DE THASOS
cheval à queue nouée p. 36 n. 56 fulcrum(a) p. 174, n. 160 cheval au galop p. 59 n. 107 galop cabré p. 33, 44 ; 60 n. 107 ; p. 61 n. 118
cheval, emblème d’aristocratie p. 17 n. 30 ; p. 58 ; glykismos, collation de vin doux p. 101 n. 82
p. 85-86 n. 42 ; p. 178 guéridon de banquet p. 78 ; p. 87 n. 46 ; p. 92 ;
chevaux sacrifiés p. 17 n. 30 p. 97 ; p. 105 ; p. 113 chevaux thraces p. 30 n. 36 Grande Mère de Pessinonte p. 63 chiens p. 78, n. 7 ; p. 104, 105, 178 groupes équestres en bronze p. 60 chignon, plat ou bombé p. 77 n. 3 ; p. 89 n. 51 ; Hagnôn, fondateur d’Amphipolis p. 64 n. 138
p. 103 ; p. 117 n° 196 Héra p. 56 n. 89 ; p. 104 Chrysè, nymphe p. 16 n. 27 Hèraclès p. 34 n. 46 ; p. 152 n. 122 Cléomène, héroïsé à Alexandrie p. 14, n. 5 Hérode Atticus p. 15 n. 19 ; p. 18 n. 39 ; p. 152
coiffure d’enfant p. 120-121 n. 114 n° 203 n. 122 Colonos Hippios, à Athènes p. 31 n. 38 héroïcité (critères) p. 14-15 ; p. 48 couche de banquet à double chevet p. 87 n° 157 héroïcité dévalorisée p. 15 ; p. 18 n. 38 ; p. 36 ;
cratère, grand vase de banquet p. 85 n° 156 ; p. 87 p. 47 ; p. 61-62 ; p. 179 n. 186
n° 157 ; p. 89 n° 160 ; p. 94 n° 166 ; p. 120 héroïnes avec table garnie p. 18 n. 37 ; p. 80 n. 13 ;
n. 113 n° 202 ; p. 131 n° 229 p.181 n. 197 cuirasses p. 34, 42, 57 n. 92 héroïsation d’athlètes p. 19 n. 51 culte d’athlètes p. 19 n. 51 héroïsation d’intellectuels p. 189-191 n. 3 n° 314 culte des souverains vivants p. 15 n. 16 ; p. 20 n. 52 héroïsation familiale en Macédoine p. 179 n. 186
dexiôsis p. 25 n° 103 ; p. 97 n° 170 n. 74 ; p. 110 héroïsation sociale p. 17-18 n. 39, p. 19 n. 42 ; p. 80
n° 185 ; p. 124 n° 209 n. 13 dinos, forme et usage p. 78 n. 8 ; p. 88 n. 49 ; p. 94 Hèrôn, son ambiguïté : p. 71-72 n. 186, 187
n. 66 ; p. 108 n° 181 Hèrôn Aulônitès p. 64 n. 135 ; p. 69 n. 173 ; p. 70
Dionysos p. 14 n. 4 ; p. 18 ; p. 19 ; p. 22 n. 64 n. 180 Dionysos en Thrace p. 47 n. 75 Hèrôn, chasseur de sanglier p. 64 n. 138 ; p. 69
Dioscures p. 15 n. 22 ; p. 16 n. 23 ; p. 19 n. 50 Hèrôn, confréries p. 63 n. 135 divinités sur les reliefs funéraires p. 71 n. 182 Hèrôn, culte à Thessalonique p. 63 n. 132 ; p. 69
Doxipara-Zoni, tombe p. 17 n. 30 n. 173 drap sur le lit du banquet p. 173-174 Hèrôn en Égypte p. 64 n. 134 ; p. 69 n. 171 ; p. 70
Drimacos, brigand héroïsé à Chios p. 15 n. 14 n. 180 échanson nu des reliefs à banquet p. 171-172 n. 143- Hèrôn, génie protecteur des jeunes morts p. 71
145 n. 183, 184 ; p. 72 encadrement des reliefs p. 21 n° 101 ; p. 34, 70 ; Hèrôn, nom et épiclèses p. 63 n. 132 ; p. 64 n. 135 ;
p. 81 n. 17, 18 ; p. 83 n. 35 ; p. 86, 89, 93, 98, p. 71 n. 180
103-104 n. 91 ; p. 105-106 n. 94 n° 176 ; Hèrôn, origine et propagation de son culte p. 70-
p. 117 n° 196 ; p. 119 n° 201 ; p. 119 n° 203 ; 71
p. 144 n° 257, 258 ; p. 187 hèrôon p. 14 n. 8 ; p. 15 n. 21 ; p. 16 n. 26, 27 ; enfants divinisés p. 59 n. 102 p. 19 ; p. 20 épiclèses du dieu Hèrôn p. 63 n. 129 Hèrophania à Mégare p. 19 n. 46 eschara p. 24 héros athlètes p. 19 n. 51 esclaves thraces p. 69 n. 172 ; p. 71 héros debout, types statuaires p. 57 n. 90 Euphranôr p. 80 n. 15 héros, typologie p. 14 n. 9 Évandros de Beroia p. 57 n. 92 héros chasseurs p. 17 n. 35 ; p. 64 n. 138 fauteuils en osier à dossier arrondi p. 175 n. 163 héros grecs en général p. 13-15 femme, détachée du banquet p. 169-170 n. 135 héros laconiens p. 15-16 femme, parèdre du héros p. 18 n. 37 ; p. 56 n. 87 ; Hétaires du Granique, groupe de Lysippe p. 60
p. 80 n. 13 ; p. 169-170 n. 111 ; p. 62 femme se parfumant p. 77 n. 2 Hippalcmos, héros p. 34 n. 47 ; p. 68 n. 169
202
INDEX
Histria p. 68 n. 171 queue de cheval p. 36 n. 56 hypogée de Cologne-Weiden p. 175 n. 163 relief, technique p. 54 n° 148-152 ; p. 170 n. 135 Iasos Ktistès p. 20 n. 55 reliefs à banquet avec armes suspendues dans le
instrument indiquant la profession du défunt p. 118- champ, date p. 85
119 n° 200-201 ; p. 143 n° 256 ; p. 148 n° 267 ; reliefs à banquet avec cheval en pied p. 86 n. 42
p. 152 n° 272 ; p. 153 n° 273 ; p. 155 n° 278 ; reliefs à banquet avec échanson de grande taille
p. 177 n. 175, 176 p. 87-88 n. 48 javelot, lancer p. 48 n. 77 ; p. 50 n° 138 reliefs à banquet avec femme assise sur le lit, motif
Lefcadia, grande tombe p. 62 n. 126 attique p. 87 n° 157 ; p. 107 n. 95 n° 180 ; p. 170 Lefkandi, hèrôon p. 17 n. 30 n. 137 Ladôn, serpent p. 34 n. 48 reliefs à banquet avec femme à droite p. 76-77
libation p. 24 ; p. 56-57, n. 86, 91, 92 n° 154 ; p. 79 n. 10 ; p. 125 n. 115 n° 215 ; lions en Macédoine p. 66-67 n. 157 p. 126 n° 216 ; p. 156 n° 281 ; p. 163 n° 301 ; lit de banquet (clinè) p. 173-175, n. 150, 151 p. 168 n. 127 ; p. 170 n. 136 literie du banquet p. 174, n. 156 reliefs à banquet avec femme tête nue ou voilée
Lysimaque p. 62 n. 127 p. 170 n. 138 Lysippe p. 60 reliefs à banquet avec figure tenant une taenia Macédoine p. 62 ; p. 65 n. 142 ; p. 66-68 ; p. 69 ; p. 102 n. 85, 86 n° 173, 175
p. 71 ; p. 163 n. 124 reliefs à banquet avec groupe familial p. 92-96
Mausolée d’Halicarnasse p. 60 n. 108 n° 163-169 ; p. 137-138 n° 246-248 ; p. 148-miroir suspendu p. 7 n. 4 149 n° 265-267 ; p. 157 n° 286 ; p. 163 n° 301 mobilier de banquet p. 77 n. 6 ; p. 114 n. 108, 109 ; reliefs à banquet avec serviteurs miniaturisés p. 87 ;
p. 140 ; p. 173-177 p. 108 ; p. 172 mobilier ouvragé d’époque hellénistique p. 115 relief à banquet, composition p. 78-80 n° 154
n. 110 ; p. 168 n. 127 ; p. 174 n. 159 reliefs à banquet dans les îles de l’Égée p. 182 n. 200,
monuments funéraires attiques p. 30 n. 38 201 ; p. 183 n. 207 monument funéraire de Flavius Agricola p. 175 reliefs à banquet de Byzance p. 169 n. 134 ; p. 171
n. 162 n. 140 ; p. 182 n. 200 ; p. 184 n. 212 Naoussa, tombe Kinch p. 62 n. 125 reliefs à banquet de Cyzique p. 169 n. 133 ; p. 170
néo-archaïsme au iiie siècle apr. J.-C. p. 188 n. 232 n. 136 ; p. 176 n. 170 ; p. 182 n. 200 ; p. 183
Nisyros p. 81 n. 21 n. 210 nouveaux-nés p. 93 n. 64 reliefs à banquet de Samos p. 168 n. 127, 132 ; p. 170
nudité héroïque p. 193 n. 17 n. 136 ; p. 171 n. 141, 142 ; p. 182 n. 200 Odessos p. 68 n. 171 ; p. 171 n. 140 ; p. 172 n. 147 reliefs à banquet de Sparte p. 16 ; p. 85 n. 40 oiseau familier p. 77 n. 5 reliefs à banquet de thiase, avec femmes p. 98-104
Parthénon, frise p. 25 ; p. 30 n. 37 n° 172-173, 174 ? ; p. 100 n. 78 Payava, sarcophage p. 60 reliefs à banquet de type récent p. 108-109 peltè p. 78 n. 9 ; 83 n. 29 ; p. 185 n. 219 reliefs à banquet de type tardif p. 140 « Pénélope de Persépolis » p. 82 n. 24, 26 reliefs à banquet en Macédoine p. 182 n. 202 Pentélique, marbre p. 25 ; p. 26 n. 14 n° 5 ; p. 107 reliefs à banquet en Thesssalie p. 182 n. 203
n° 180 reliefs à banquet en Thrace et Pont gauche p. 183
Pirée p. 18 n. 39 n. 204-205 plaquettes votives p. 16 n. 26 ; p. 57 n. 91 reliefs à banquet funéraires à axe vertical p. 110
plateau garni p. 18 n. 37 ; p. 77 n. 6 ; p. 80 n. 13 n° 185 ; p. 118 n° 200 Plôtheia, dème attique p. 101 n. 82 reliefs à banquet lyciens, avec femme à droite p. 79
polychromie des reliefs p. 64 n. 140 ; p. 80 ; p. 87 n. 10 Polydeukion héroïsé p. 15 n. 19 ; p. 152 n. 122 reliefs à banquet, morphologie p. 181 n. 198 ; p. 182
Protésilas, héros homérique à Éléonte p. 14 n. 13 reliefs à banquet, mutation funéraire p. 87 n. 47 ;
Priape p. 22 p. 170 n. 138 ; p. 181 n. 199 ; p. 186-187
203
LA SCULPTURE DE THASOS
reliefs à banquet non thasiens du ive s. en Macédoine 16 n° 315
de l’Est p. 185 n. 221 reliefs cultuels p. 69 n. 174 reliefs à banquet pour femme décédée p. 182 n. 200 reliefs datés précisément p. 34 n. 46, 51 ; p. 60 reliefs à banquet pour morts âgés p. 59 n. 102 ; p. 183 n. 104 ; p. 63 n. 129 ; p. 64 n. 135 ; p. 69 n. 171
reliefs à banquet tardifs avec femme allongée p. 182 reliefs funéraires avec bustes en Macédoine p. 163
n. 201 n. 124 reliefs à banquet votifs ou funéraires, critère de dis- reliefs funéraires avec cheval p. 57 n. 92
tinction p. 170 n. 138 ; p. 181 n. 199 reliefs « gréco-perses » à banquet avec femme à droite
reliefs à cavalier à pied p. 57 n. 92 p. 79 n. 10 reliefs à cavalier balkaniques p. 63 n. 132 reliefs mixtes (bustes, banquet, cavalier) en Macédoine
reliefs à cavalier béotiens, votifs et funéraires p. 58 p. 183 n. 210
n. 96 ; p. 61 n. 117 reliefs sans banquet avec femme seule p. 153-154
reliefs à cavalier, guerrier au galop p. 59-62 n° 274-277 reliefs à cavalier ioniens (fin vie s.) p. 26-27 n° 104 reliefs signés : p. 57 n. 92 ; p. 81 n. 17 reliefs à cavalier pour jeunes morts p. 59 n. 102 ; relief votif à Hèrôn, à Salymbria de Propontide p. 63
p. 72 n. 185 ; p. 183 n. 130 reliefs à cavalier, répartition géographique p. 59 reliefs votifs à axe horizontal p. 24, 57 ; p. 130 n° 229
reliefs à trois figures p. 34 n. 48 Rhèsos, roi de Thrace p. 64 n. 138 reliefs attiques à banquet, votifs et funéraires p. 168 Rhoimètalkès, stratège p. 174 n. 159