Le tour de la France par deux enfants Devoir et Patrie
Table des Matières
Mais quel est ce camarade de son âge qui travaille aux champs avec lui et qui ne le quitte guère? Devinez... Vous le connaissez pourtant; c'est le jeune Jean-Joseph, l'orphelin d'Auvergne, qui a pu venir rejoindre nos amis à la ferme de la Grand'Lande: il est devenu pour eux comme un nouveau frère.
Vous souvenez-vous? Il y a six ans, à pareille époque, André et Julien s'étaient endormis sous un sapin de la montagne, à la veille de franchir les Vosges; et quand le soleil s'était levé ce matin-là, les deux enfants sans soutien, s'agenouillant sur la terre de France qu'ils venaient d'atteindre, s'étaient écriés ensemble: «France aimée, nous sommes tes enfants, et nous voulons devenir dignes de toi!» Ils ont tenu parole. Les années ont passé, mais leur cœur n'a point changé; ils ont grandi en s'appuyant l'un sur l'autre et en s'encourageant sans cesse à faire le bien; ils resteront toujours fidèles à ces deux grandes choses qu'ils ont appris si jeunes à aimer: Devoir et Patrie.
TABLE DES MATIÈRES
PRÉFACE
I.
Le départ d'André et de Julien.
II.
Le souper chez Étienne le sabotier. L'hospitalité.
III.
La dernière parole de Michel Volden.—L'amour fraternel et l'amour
de la patrie.
IV.
Les soins de la mère Étienne.—Un don fait en secret.—La charité du
pauvre.
V.
Les préparatifs d'Étienne le sabotier.—Les adieux.—Les enfants
d'une même patrie.
VI.
Une déception.—La persévérance.
VII.
La carte tracée par André.—Comment il tire parti de ce qu'il a appris
a l'école.
VIII.
Le sentier à travers la forêt.—Les enseignements du frère ainé.—La
grande Ourse et l'étoile polaire.
IX.
Le nuage sur la montagne.—Inquiétude des deux enfants.
X.
La halte sous le sapin.La prière avant le sommeil.—André reprend
courage.
XI.
Le brouillard se dissipe.—Arrivée d'André et de Julien sur la terre
française.
XII.
L'ordre dans les vêtements et la propreté.—L'hospitalité de la
fermière lorraine.
XIII.
L'empressement à rendre service pour service.—La pêche.
XIV.
La vache.—Le lait.—La poignée de sel.—Nécessité d'une bonne
nourriture pour les animaux.
XV.
Une visite à la laiterie.—La crème.—Le beurre.—Ce qu'une vache
fournit de beurre par jour.
XVI.
Les conseils de la fermière avant le départ.—Les rivières de la
Lorraine.—Le souvenir de la terre natale.
XVII.
Arrivée d'André et de Julien à Épinal.—Le moyen de gagner la
confiance.
XVIII.
La cruche de la mère Gertrude.—L'obligeance.
XIX.
Les deux pièces de cinq francs.—Un bienfait délicat.
XX.
La reconnaissance.—La lettre d'André et de Julien à la mère
Étienne.
XXI.
André ouvrier. Les cours d'adultes.—Julien écolier. Les bibliothèques
scolaires et les lectures du soir. Ce que fait la France pour
l'instruction de ses enfants.
XXII.
Le récit d'André.—Les chiffons changés en papier.—Les papeteries
des Vosges.
XXIII.
Les moyens que l'homme emploie pour mettre en mouvement ses
machines.—Un ouvrier inventeur.
XXIV.
La foire d'Épinal.—Les produits de la Lorraine.—Verres, cristaux et
glaces.—Les images et les papiers peints.—Les instruments de
musique.
XXV.
Le travail des femmes lorraines.—Les broderies.—Les fleurs
artificielles de Nancy.
XXVI.
La modestie.—Histoire du peintre Claude le Lorrain.
XXVII.
Les grands hommes de guerre de la Lorraine.—Histoire de Jeanne
Darc.
XXVIII.
Les bons certificats d'André.—La mairie.—L'honnêteté et l'économie.
XXIX.
La Haute-Saône et Vesoul.—Le voiturier jovial.—La confiance
imprudente.
XXX.
Le cabaret.—L'ivrognerie.
XXXI.
L'ivrogne endormi.—Une louable action des deux enfants.—La
fraternité humaine.
XXXII.
Une rencontre sur la route.—Les gendarmes.—Loi Grammont,
protectrice des animaux.
XXXIII.
Une proposition de travail faite à André.—Le parapluie de Julien.
XXXIV.
Le cheval.—Qualités d'un bon cheval.—Soins à donner aux
chevaux.
XXXV.
Les montagnes du Jura.—Les salines.—Les grands troupeaux des
communes conduits par un seul pâtre.—Associations des paysans
jurassiens.
XXXVI.
Les grands fromages de gruyère..—Visite de Julien à une
fromagerie.—Les associations des paysans jurassiens pour la
fabrication des fromages.
XXXVII.
Le travail du soir dans une ferme du Jura.—Les ressorts
d'horlogerie.—Les métiers à tricoter.—L'étude du dessin.—Utilité de
l'instruction.
XXXVIII.
La Suisse et la Savoie.—Le lac de Genève.—Le mont Blanc.—Les
avalanches.—Le lever du soleil sur les Alpes.—La prière du matin.
XXXIX.
L'ascension du mont Blanc.—Les glaciers.—Effets de la rareté de
l'air dans les hautes montagnes.—Un savant courageux: de
Saussure.
XL.
Les troupeaux de la Savoie et de la Suisse.—L'orage dans la
montagne.—Les animaux sauvages des Alpes.—Les ressources
des Savoisiens.
XLI.
Arrivée en Bourgogne.—L'Ain.—Les volailles de Bresse.—André et
Julien devenus marchands.
XLII.
Une ferme bien tenue.—Hygiène de l'habitation.—Les fermes-
écoles.
XLIII.
Une ferme bien tenue (suite).—La porcherie et le poulailler.
XLIV.
Mâcon. André et Julien paient l'entrée de leurs marchandises. Les
octrois.—Les conseils municipaux.
XLV.
André et Julien sur le marché de Mâcon.—Les profits de la vente.
L'honnêteté dans le commerce.
XLVI.
Les vignes de la Bourgogne.—La fabrication du vin.—La richesse de
la France en vignobles.
XLVII.
Les grands hommes de la Bourgogne: saint Bernard, Bossuet,
Vauban, Monge et Buffon. Niepce et la photographie.
XLVIII.
La plus grande usine de l'Europe: le Creuzot.—Les hauts-fourneaux
pour fondre le fer.
XLIX.
La fonderie, la fonte et les objets en fonte.
L.
Les forges du Creuzot.—Les grands marteaux-pilons à vapeur.—
Une surprise faite à Julien. Les mines du Creuzot; la ville
souterraine.
LI.
Le Nivernais et les bois du Morvan.—Les principaux arbres de nos
forêts.—Le flottage des bois sur les rivières.—Le Berry et le
Bourbonnais.—Vichy. Richesse de la France en eaux minérales.
LII.
La probité.—André et le jeune commis.
LIII.
Les monts d'Auvergne.—Le puy de Dôme.—Aurillac.—Un orage au
sommet du Cantal.
LIV.
Julien parcourt Clermont-Ferrand—Les maisons en lave.—Pâtes alimentaires et fruits confits de la Limagne.—Réflexions sur le métier
de marchand.
LV.
La ville de Thiers et les couteliers.—Limoges et la porcelaine.—Un
grand médecin né dans le Limousin, Dupuytren.
LVI.
Une ferme dans les montagnes d'Auvergne.—Julien et le jeune
vannier Jean-Joseph.—La veillée.
LVII.
Les grands hommes de l'Auvergne.—Vercingétorix et l'ancienne
Gaule.
LVIII.
Michel de l'Hôpital.—Desaix.—Le courage civil et le courage
militaire.
LIX.
Le réveil imprévu.—La présence d'esprit et l'initiative en face du
danger.
LX.
L'incendie.—Jean-Joseph dans sa mansarde.—Une belle action.
LXI.
Les chèvres du mont d'Or.—Ce que peut rapporter une chèvre bien
soignée.
LXII.
Lyon vu le soir.—Le Rhône, son cours et sa source.
LXIII.
Les fatigues de Julien.—La position de Lyon et son importance.—
Les tisserands et les soieries.
LXIV.
Le petit étalage d'André et de Julien à Lyon.—Bénéfices du
commerce.—L'activité et l'économie, premières qualités de tout
travailleur.
LXV.
Deux hommes illustres de Lyon.—L'ouvrier Jacquard. Le botaniste
Bernard de Jussieu. L'union dans la famille.—Le cèdre du Jardin des
Plantes.
LXVI.
Une ville nouvelle au milieu des mines de houille: Saint-Étienne.—
Ses manufactures d'armes et de rubans.—La trempe de l'acier.
LXVII.
—André et Julien quittent M. Gertal.—Pensées tristes de de Julien.
—Le regret de la maison paternelle.
LXVIII.
Les mûriers et les magnaneries du Dauphiné.
LXIX.
La dévideuse de cocons. Les fils de soie.—Les chrysalides et la
mort du ver à soie.—Comment les vers à soie ont été apportés dans
le Comtat-Venaissin.
LXX.
Le mistral et la vallée du Rhône.—Le canal de Lyon à Marseille.—Un
accident arrivé aux enfants.—Premiers soins donnés à Julien.
LXXI.
La visite du médecin.—Les soins d'André.
LXXII.
La guérison de Julien.—Le chemin de fer.—Grenoble et les Alpes du
Dauphiné.
LXXIII.
Une des gloires de la chevalerie française. Bayard.
LXXIV.
Avignon et le château des papes.—La Provence et la Crau.—Arrivée
d'André et de Julien à Marseille.—Un nouveau sujet d'anxiété.
LXXV.
L'idée du patron Jérôme.—La mer.—Les ports de Marseille.—Ce
qu'André et Julien demandent à Dieu.
LXXVI.
Promenade au port de Marseille.—Visite à un grand paquebot.—Les
cabines des passagers, les hamacs des matelots; les étables, la
cuisine, la salle à manger du navire.
LXXVII.
La côte de Provence.—Toulon.—Nice.—La Corse.—Discussion
entre les matelots; quelle est la plus belle province de France.
Comment André les met d'accord.
LXXVIII.
Une gloire de Marseille: le plus grand des sculpteurs français, Pierre
Puget.—Un grand orateur et un législateur nés en Provence.—Le
code français.
LXXIX.
Le Languedoc vu de la mer. Nîmes, Montpellier, Cette.—Tristes
nouvelles de l'oncle Frantz.—Résolution d'André.—Évitons les
dettes.
LXXX.
Les reproches du nouveau patron.—Le canal du Midi et les ponts
ournants.—Le départ de Cette pour Bordeaux.
LXXXI.
Un grand ingénieur du Languedoc, Riquet.—Un grand navigateur, la
Pérouse.
LXXXII.
Brusquerie et douceur.—Le patron du bateau «le Perpignan» et
Julien.
LXXXIII.
André et Julien aperçoivent les Pyrénées.—Le cirque de Gavarnie et
le Gave de Pau.
LXXXIV.
Toulouse.—Un grand jurisconsulte, Cujas.
LXXXV.
André et Julien retrouvent à Bordeaux leur oncle Frantz.
LXXXVI.
Les sages paroles de l'oncle Frantz: le respect dû à la loi.—Un
nouveau voyage.
LXXXVII.
Grands hommes de la Gascogne: Montesquieu, Fénelon, Daumesnil
et saint Vincent de Paul.
LXXXVIII.
Lettre de Jean-Joseph. Réponse de Julien.—L'Océan, les vagues,
les marées, les tempêtes.
LXXXIX.
Suite de la lettre de Julien.
XC.
Nantes.—Conversation avec le pilote Guillaume: les différentes
mers, leurs couleurs; les plantes et les fleurs de la mer.—Récolte
faite par Julien dans les rochers de Brest.
XCI.
Les lumières de la mer.—La mer phosphorescente, les aurores
boréales, les phares.
XCII.
Il faut tenir sa parole.—La promesse du père Guillaume.—Dignité et
respect de soi.
XCIII.
La Bretagne et ses grands hommes.—Un des défenseurs de la
France pendant la guerre de Cent ans: Duguesclin.—Le tournoi et la
première victoire de Duguesclin.—Sa captivité et sa rançon. Sa
mort.
XCIV.
Les grands hommes du Maine, de l'Anjou et de la Touraine. Le
chirurgien Ambroise Paré. Le sculpteur David. Le savant philosophe
Descartes.
XCV.
Le pays du pilote Guillaume.—La Normandie, ses ports, son
commerce.—Rouen et ses cotonnades.
XCVI.
La Normandie (suite); ses champs et ses bestiaux.
XCVII.
Trois grands hommes de la Normandie.—Le poète Pierre Corneille.
—L'abbé de Saint-Pierre.—Le physicien Fresnel.
XCVIII.
Le naufrage.—Égoïsme et dévouement.
XCIX.
La nuit en mer.
C.
La dernière rafale de la tempête.—La barque désemparée.
CI.
Le noyé et les secours donnés par Guillaume.
CII.
L'attente d'un navire et les signaux de détresse.
CIII.
Inquiétude et projets pour l'avenir.
CIV.
Une surprise après l'arrivée à Dunkerque.—Les quatre caisses.—
Utilité des assurances.
CV.
Le Nord et la Flandre.—Ses canaux, son agriculture et ses
industries.—Lille.
CVI.
Un grand homme auquel le Nord doit une partie de sa prospérité:
Philippe de Girard.—La machine à filer le lin.
CVII.
L'Artois et la Picardie.—Le siège de Calais.
CVIII.
La couverture de laine pour la mère Étienne.—Reims et les lainages.
CIX.
Les hommes célèbres de la Champagne.—Colbert et la France sous
Louis XIV.—Philippe Lebon et le gaz d'éclairage.—Le fabuliste la
Fontaine.
CX.
Retour à la ville natale.—André et Julien obtiennent le titre de
Français.—La tombe de Michel Volden.
CXI.
Une lettre à l'oncle Frantz.—Un homme d'honneur.—La dette du
père acquittée par le fils.
CXII.
Paris.—La longueur de ses rues.—L'éclairage du soir.—Les
omnibus.
CXIII.
Les Halles et l'approvisionnement de Paris.—Le travail de Paris.
CXIV.
Paris autrefois et aujourd'hui.—Notre-Dame de Paris.
CXV.
L'Hôtel-Dieu.—Les grandes écoles et les bibliothèques de Paris.
CXVI.