Léonore, ou l'amour conjugal fait historique en deux actes et en prose mêlée de chantes
Scène IX.
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(Ils descendent de la grille pendant le morceau suivant; et remplissent le théâtre.)
C H Œ U R .
Que ce beau ciel, cette verdure,
Versent sur nous un baume frais!
Qu'il cruel, douce nature,
D'être privé de tes bienfaits!
UN PRISONNIER.
Mais livrons-nous à l'espérance,
Peut-être un jour la providence
Pourra de notre sort adoucir la rigueur
Et nous rendre l'indépendance.
TOUS LES AUTRES, chacun à part avec l'élan le plus vif.
Je pourrais, juste ciel, retrouver le bonheur?
Et renaître à l'indépendance?....
LE PRISONNIER.
Parlez plus bas... de la prudence!
Craignez, craignez le gouverneur!
TOUS LES AUTRES.
Parlons plus bas.... de la prudence!....
Craignons, craignons le gouverneur.
CHŒUR GÉNÉRAL.
Que ce beau ciel, cette verdure,
Versent sur nous un baume frais!
Qu'il est cruel, douce nature,
D'être privé de tes bienfaits!
(En achevant ce morceau, qui doit finir insensiblement, ils sortent par l'arcade qui est à la
gauche du spectateur, et la toile tombe.)
FIN DU PREMIER ACTE.