Les chansons de Bilitis

Pierre Louÿs · Chapitre 81 sur 131

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Les chansons de Bilitis

98 — Chant Funèbre

Chantez un chant funèbre, muses Mytiléniennes, chantez! La terre est sombre comme un vêtement de deuil et les arbres jaunes frissonnent comme des chevelures coupées.

Héraïos! ô mois triste et doux! les feuilles tombent doucement comme la neige; le soleil est plus pénétrant dans la forêt plus éclaircie. Je n’entends plus rien que le silence.

Voici qu’on a porté au tombeau Pittakos chargé d’années. Beaucoup sont morts, que j’ai connus. Et celle qui vit est pour moi comme si elle n’était plus.

Celui-ci est le dixième automne que j’ai vu mourir sur cette plaine. Il est temps aussi que je disparaisse. Pleurez avec moi, muses Mytiléniennes, pleurez sur mes pas!

 

III

ÉPIGRAMMES DANS L’ÎLE DE CHYPRE

 

<Alla’ me narhki’ssois anad_e’sate, kai` plagiau’l_on geu’sate kai` krhoki’nois chrhi’sate gui^a my’rhois. Kai` Mytil_enai’o*i to`n pneu`mona te’gxate Bakcho*i xai` syzeu’xate moi ph_ola’da parhthenix_e’n.>

PHILODÈME.