Nos vœux d’éternité (La Famille Sullivan, le mariage, novella) (French Edition)
Chapitre Huit
La femme de Marcus, Nicola, le mari de Mia, Ford Vincent, et leur ami, Drew Morrison, prirent la scène peu de temps après la cérémonie pour chanter une merveilleuse chanson écrite par Nicola et Ford pour les heureux couples. Mary avait entendu plus d’un invité dire, après avoir écouté les trois stars jouer, que ce devait être le mariage du siècle.
Elle n’était peut-être pas objective, mais elle ne pouvait s’empêcher d’être d’accord. Pas seulement parce que les deux couples étaient faits l’un pour l’autre, mais parce que tout le monde dans la famille avait mis la main à la pâte pour aider d’une façon ou d’une autre. Encore une fois, Mary eut une pensée reconnaissante pour le jour de sa rencontre avec Jack Sullivan au centre-ville de San Francisco. Il avait changé sa vie de toutes les meilleures façons possibles, premièrement avec son amour puis en lui donnant huit incroyables enfants.
Après avoir assouvi leur faim grâce à de délicieux mets, tout le monde prit possession de la piste de danse, et Mary dansa avec son beau-frère, William Sullivan.
— Je sais que je le dis chaque fois, commenta-t-elle pendant qu’ils virevoltaient tous les deux, mais c’était un mariage absolument parfait, non ?
Il sourit en regardant la même superbe image de la famille : des enfants, des chiens et des couples heureux tout autour d’eux.
— En effet. J’aimerais que mon frère soit là aujourd’hui. Jack aurait été si fier de la manière dont tu as élevé vos enfants et de comme ils le font à leur tour.
Elle ravala la boule dans sa gorge, ce dont elle avait pris l’habitude au cours des vingt dernières années. Pas seulement parce que Jack lui manquait toujours terriblement, mais également parce que William avait eu aussi son lot de difficultés. Il avait été autrefois un peintre talentueux et extrêmement célèbre, avec une femme qu’il adorait au-delà de la raison et quatre enfants. Mais trente ans plus tôt, les choses avaient dérapé pour William. Tellement que sa femme avait quitté sa famille pour vivre sa propre vie. William n’avait pas repeint depuis trente ans et sa relation avec ses enfants avait été souvent mise à l’épreuve aussi, mais Mary savait qu’il faisait de son mieux pour arranger les choses.
— Tu te débrouilles pas trop mal aussi, tu sais, l’encouragea-t-elle d’une voix douce. Tes enfants sont aussi extraordinaires que les miens.
Drake était un peintre célèbre, Suzanne une programmeuse brillante avec son entreprise de technologie florissante à Manhattan, Harrison un expert en histoire médiévale à l’université Colombia, et Alec possédait une entreprise très lucrative de construction d’avions en périphérie de la ville de New York.
William sembla extrêmement fier, mais d’une certaine manière anxieux aussi, quand il regarda ses enfants.
— Je le sais. Malgré leur père.
— William.
Mary posa une main sur la joue de son beau-frère, dont le visage était assez semblable à son défunt mari pour toujours lui donner un petit pincement au cœur quand elle le regardait. William avait perdu sa femme peu de temps après la naissance de Drake, leur plus jeune. Trente ans plus tard, Mary pouvait toujours voir comme ils vacillaient tous les deux de la perte causée à leur famille. Pendant si longtemps, elle avait espéré qu’ils pourraient se remettre de ce qui avait été cassé. C’était toujours le cas. Elle répéta à son beau-frère.
— Si tu as besoin d’aide, ou tes enfants, vous n’êtes pas seuls. Je suis là. N’importe quand. Nous le sommes tous.
Elle pouvait voir ses émotions sous la surface quand William hocha la tête.
— Je sais.
Il se força à lui sourire.
— C’est toujours bon de l’entendre, par contre.
Mary était sur le point de dire quelque chose quand elle entendit un petit cri derrière elle. Dylan et Grace dansaient, avec Mason et le gros ventre de femme enceinte de Grace entre eux, mais maintenant ils étaient immobiles au milieu de la foule.
Avec autant d’enfants et de petits-enfants, Mary avait vu ce regard assez souvent pour supposer ce qu’il venait de se passer.
— Grace, chérie ?
Grace avait les yeux écarquillés.
— Je viens de perdre les eaux.
Comme si ses paroles avaient été émises sur des haut-parleurs, les proches de Dylan, ses parents en premier, sa fratrie ensuite, se rassemblèrent autour d’eux. Mary sourit en les laissant passer, reculant avec William sur la piste de danse.
La belle-sœur de Mary, Claudia, posa un bras autour de Grace.
— As-tu commencé à avoir des contractions ?
— J’ai eu quelques contractions de Braxton-Hicks au cours des dernières semaines, alors je me suis dit que c’était la même chose aujourd’hui. Surtout que je suis encore à deux semaines du terme.
Grace et Dylan avaient déjà Mason, alors Grace n’était pas novice en la matière. Pourtant, un deuxième enfant arrivait souvent plus tôt que prévu.
— À combien sont tes contractions ? demanda Claudia.
Grace ouvrit la bouche pour répondre, puis elle grimaça quand une autre contraction la saisit.
— Peut-être deux ou trois minutes, répondit-elle enfin.
Dylan semblait sous le choc.
— Si j’avais su que tu étais en travail pendant tout ce temps…
Maintenant que la douleur était passée, Grace posa calmement une main sur la joue de son mari.
— Je ne le savais pas moi-même. Et je ne suis pas déjà…
Elle n’eut pas le temps de terminer sa phrase qu’une autre contraction apparut.
— C’est beaucoup moins que deux minutes, remarqua Mia, la sœur de Dylan.
— Marcus, Nicola, cria Ford, le mari de Mia, on va avoir besoin d’un médecin.
— Je suis déjà en attente avec l’hôpital.
Nicola se rapprocha, le téléphone à l’oreille.
— Ils viennent de biper le médecin de garde. Et Marcus prépare une chambre.
Elle sourit à Grace et Dylan.
— C’est tellement excitant. Je vais vous emmener à l’intérieur.
— Maman.
Mason tirait la jupe de Grace.
— Le bébé arrive maintenant ?
Dylan souleva le petit garçon et lui donna un baiser sur la joue.
— Et comment !
— Oui !
Mason leva le poing. Il avait de toute évidence très hâte de devenir grand frère.
— C’était troooop long !
Tatiana Landon, la fiancée de Ian, tendit les bras au petit garçon.
— Et si on s’amusait pendant que ton papa et ta maman te font un beau petit frère ou une belle petite sœur ?
Ce n’était pas parce que Tatiana était une des plus grandes stars de cinéma au monde qu’elle se préoccupait de salir sa robe ou de la froisser en s’occupant d’un bambin. Ce n’était pas le cas de Ian non plus, le frère de Dylan. Devenir milliardaire ne l’avait pas du tout changé, il avait toujours été un grand frère génial et protecteur.
— Tante Mary, oncle William, commença Dylan, pourriez-vous dire à mes frères et leurs femmes qu’on aimerait beaucoup qu’ils viennent dans la maison quand vous les verrez ?
— Bien sûr, Dylan.
Mary serra son neveu dans ses bras. Ce dernier avait rencontré Grace et le petit Mason quand elle était venue l’interviewer pour un magazine nautique. Ils avaient eu tous les trois le coup de foudre.
Mason alla joyeusement dans les bras de Tatiana pendant que Grace et Dylan se dirigeaient vers la maison pour aller à la rencontre du médecin qui arrivait. Claudia, Max, Mia et Ford les suivirent dans la maison pour les aider si besoin pendant le travail.
Rafe et Brooke arrivèrent en trombe quelques minutes plus tard, Adam et Kerry sur les talons.
— On a entendu que Grace est en travail.
Brooke semblait plus que ravie par la nouvelle.
— On peut faire quelque chose pour aider ? demanda Rafe, son mari.
Mary trouvait Brooke et Rafe adorables ensemble. Ils avaient passé tous les étés en tant que voisins sur le bord d’un lac dans le nord-ouest, deux enfants qui n’avaient aucune idée qu’ils se reverraient adultes et tomberaient fous amoureux l’un de l’autre.
— Tout est sous contrôle, leur dit Mary. Ils ont déjà toute une équipe dans la maison de Marcus et Nicola, bien que Dylan aimerait que vous soyez tous dans les parages pour rencontrer le bébé dès sa naissance.
— J’ai assisté à des centaines de mariages, littéralement, dit Kerry Dromoland en souriant de toutes ses dents, le bras d’Adam autour de la taille, et je dois dire que c’est mon préféré et de loin.
Kerry était une des meilleures organisatrices de mariage de la côte ouest, et bien qu’Adam ait une fois juré qu’il ne tomberait jamais amoureux et ne se marierait jamais, Mary savait qu’il déplacerait des montagnes pour sa fiancée.
— Allons vers la maison.
Adam sourit en ajoutant :
— Avec un peu de chance, nous avons peut-être encore le temps de les convaincre de donner au bébé le nom d’un d’entre nous.
Ethan Sullivan, un autre des frères de Jack, arriva près de Mary et William.
— Tu sais vraiment comment organiser un mariage.
Ethan s’était installé dans le Maine des dizaines d’années plus tôt et avait six enfants. Les enfants de Mary aimaient traîner avec leurs cousins de la côte est dès qu’ils en avaient l’occasion.
Mary sourit à Ethan, puis à William.
— J’espère que vous avez pris des notes tous les deux. Parce que quelque chose me dit que ce sera bientôt à votre tour.
Elle se retint à peine de rire devant le regard qu’échangèrent les frères de Jack, quelque chose ressemblant à de la panique sur leurs beaux visages.
— Nous avons encore du temps, dit Ethan.
— Nous aussi, convint William.
Cette fois, Mary ne prit pas la peine de contenir son rire.
— Vos fameux derniers mots.
Elle se retourna pour regarder leur belle et grande famille. Les Sullivan étaient venus de partout à travers le monde pour célébrer le double mariage. Mary ne savait pas qui serait le prochain à trouver l’amour. Tout ce qu’elle savait, c’était que quand l’amour véritable saisirait ses nièces et ses neveux de New York et du Maine, même si la route du pour toujours n’était pas toujours facile, trouver la personne qui leur était destinée changerait définitivement leur vie de la meilleure des façons.
Et même si elle ne pouvait s’empêcher de taquiner ses beaux-frères, elle savait qu’ils s’en tireraient à merveille. Parce qu’ils aimaient leurs enfants de tout leur être.
Lori et Grayson entrèrent dans le groupe.
— C’est génial, non ? lança Lori. On n’a jamais eu une naissance pendant un mariage avant.
Elle sourit à Mary.
— Je me demande où on sera quand le nôtre arrivera.
Mary retint son souffle quand elle regarda sa fille et son futur gendre.
— Es-tu…
Lori se lança dans les bras de sa mère.
— Oui !
Elle était éblouissante quand Mary lui embrassa la joue et ensuite celle de Grayson.
— Je ne voulais voler la vedette à personne aujourd’hui, mais on ne peut tout simplement plus garder le secret pour nous, expliqua Lori après avoir reçu un baiser de William et Ethan.
Grayson posa un bras autour d’elle et la serra contre lui.
— J’ai hâte d’avoir un petit garçon ou une petite fille dans sept mois. Ou peut-être les deux, comme Sophie.
Finalement, Mary fondit en larmes. Elle était simplement trop heureuse. Submergée de bonheur de la tête aux pieds. Il y eut plus d’accolades, plus de larmes de joie, et elle venait à peine de les sécher lorsque Dylan fit irruption sur la terrasse par la baie vitrée.
— C’est un garçon !
Des exclamations de joie s’envolèrent de tous les invités quand Dylan vint chercher Mason où il jouait aux cartes avec Tatiana et Ian.
— Allons rendre visite à ton petit frère. Il s’appelle Aaron.
Avec des larmes dans les yeux, Mary prit la main de William et d’Ethan.
— Et si on allait célébrer ça sur la piste de danse ?
De nouveaux mariages. Une nouvelle vie. La famille riant et célébrant ensemble sous le soleil de la Napa.
Ça avait réellement été le meilleur mariage de tous les temps.
Et, pensa-t-elle avec un sourire, elle avait hâte d’être au prochain…
* * *
Merci d’avoir lu Nos vœux d’éternité ! J’espère que vous avez aimé ce grand mariage.
Si vous avez apprécié les Sullivan de Seattle et de San Francisco, préparez-vous à tomber sous le charme des Sullivan de New York ! L’histoire de Drake et Rosa vous attend ! Dans Si l’amour est un art, l’artiste de renommée mondiale Drake Sullivan ne peint pas de femmes. Jamais. Il ne sait que trop bien à quel point les relations entre un peintre et sa muse peuvent être destructrices. Mais le jour où il voit Rosa Bouchard qui se promène sur les falaises, devant son cottage de Montauk, Drake est tellement subjugué qu’il ne peut s’empêcher de lui donner vie sur la toile. Stupéfaite et atterrée par les photos de son corps nu diffusées sur Internet, Rosa, star de la télé-réalité, n’a qu’un réflexe : quitter sa maison de Miami pour aller se cacher. Après avoir roulé toute la nuit, elle se retrouve à Montauk, dans l’État de New York. Là, elle ne connaît personne et elle prévoit de faire profil bas en attendant de trouver un moyen de gérer la tempête médiatique. La dernière chose à laquelle elle s’attend, c’est de tomber amoureuse d’un homme aussi sexy que Drake Sullivan. Lorsqu’ils s’embrassent, tout s’efface devant ce désir doux et pantelant. Mais pourra-t-il convaincre Rosa de lui faire confiance et d’aimer à nouveau après une trahison aussi dévastatrice ?
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« J’adore ce couple ! J’ai terminé le livre à une heure du matin
parce que je n’arrivais pas à le poser. J’ai ri aux éclats, j’ai pleuré
et je suis tombée amoureuse. Une lecture incroyable ! »
~ 5 étoiles pour Si l’amour est un art
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