Nos vœux d’éternité (La Famille Sullivan, le mariage, novella) (French Edition)
Chapitre Six
Puisque Smith et Valentina avaient raté toute la planification du mariage à cause de leur emploi du temps de tournage au Danemark, ils avaient insisté pour organiser les enterrements de vies de jeunes filles et de garçons la veille du mariage. Et avec les Hawks qui avaient gagné les Séries, encore une fois, il y avait assez de bulles pour célébrer la retraite de Ryan au sommet de sa carrière.
Comme la maison de Marcus et Nicola à la Napa Valley se faisait décorer pour le mariage, Smith et Valentina avaient réservé le Castello di Amorosa pour la fête. Les enfants comme les adultes passaient un moment merveilleux à explorer les vignes construites pour être une réplique presque parfaite d’un château toscan du treizième siècle.
À une époque, Zach Sullivan n’avait pas seulement cru qu’il ne se marierait jamais, il pensait aussi ne jamais tomber amoureux. Pour un homme qui n’aimait pas avoir tort, rien ne pouvait le rendre plus heureux que de s’être trompé sur toute la ligne à propos de l’amour et du mariage.
Ce soir, Heather l’avait ébloui, encore une fois, dans sa robe bleu ciel effleurant ses courbes tout en mettant en valeur ses longues jambes. Il ne pouvait pas s’empêcher de la toucher. Heureusement, cela ne dérangeait pas sa future épouse le moins du monde, surtout qu’elle ne pouvait s’empêcher de faire de même avec lui.
La petite Emma venait de lui donner un bouquet de fleurs et Heather en respirait le parfum avec un sourire ravi sur le visage, qui disparut quand elle réalisa que ses parents étaient arrivés à la fête.
Un muscle tressaillit sur la mâchoire de Zach lorsqu’il la vit poser les fleurs pour aller les saluer. Les Linsey faisaient bonne figure pour se montrer comme un couple heureux, mais ce n’était que du vent.
La famille de Zach lui avait promis d’aider les parents d’Heather de toutes les manières possibles. Tenant parole, Smith et Valentina ne perdirent pas une minute.
— Monsieur et Madame Linsey, c’est un plaisir de pouvoir enfin vous rencontrer.
Smith afficha son plus beau sourire de star, celui qui semblait vrai même s’il n’y mettait pas son cœur.
— Si nous pouvons vous enlever quelques minutes à votre fille, Valentina et moi serions ravis de vous faire visiter le château.
Le simple fait de rencontrer une star de cinéma comme Smith était plus que suffisant pour la plupart des gens, alors Zach se dit qu’il n’y avait aucune chance qu’ils refusent la chance d’un tête-à-tête avec sa fiancée et lui.
— Chérie, dit le père de Heather, ça ne t’ennuie pas si ta mère et moi nous éclipsons quelques minutes pendant que tu fais la fête avec tes amis ?
— Non, absolument pas.
Heather sembla se rendre compte un peu trop tard qu’elle s’était montrée un peu trop enthousiaste, mais Zach intervenait déjà.
— Heather et moi avons quelques points à discuter pour demain.
Il se força à sourire à ses futurs beaux-parents, bien qu’il soupçonne avoir plus l’air de montrer les dents.
— Profitez de la visite avec Smith et Valentina.
Après les avoir vus tous les quatre tourner dans le coin, Zach et Heather partirent dans la direction opposée.
— On n’a pas réellement à discuter de quoi que ce soit pour le mariage, hein ? demanda-t-elle.
Zach s’arrêta pour lui donner un baiser avant de répondre.
— Si, on le doit, mais pas ici.
Plus tôt, il avait repéré une petite maison de pierres sur la propriété qui serait parfaite pour passer du temps seul avec sa fiancée. Quelques minutes plus tard, quand ils furent dans le petit bâtiment, il attira Heather dans ses bras.
Il lui caressa le dos pour détendre ses muscles tendus et elle poussa un petit soupir de satisfaction.
— J’en dois une à Smith et à Valentina. J’ai toujours aimé ta famille, mais je les aime encore plus maintenant de faire en sorte de tenir mes parents occupés.
— Ils sont ravis de pouvoir aider, lui dit-il. Tout le monde l’est.
Zach avait toujours été plus en phase avec Heather que n’importe qui d’autre, alors, même sans le dire, il savait qu’elle n’était pas seulement submergée par le fait que ses parents soient là, mais aussi parce que son premier trimestre la fatiguait davantage qu’elle ne voulait bien l’admettre.
— Ce n’est pas trop tard, tu sais, dit-il en l’attirant pour qu’elle s’assoie avec lui sur un canapé moelleux avant de lui retirer ses talons hauts afin de lui masser les pieds. On peut sauter dans un avion ce soir pour Las Vegas et éviter tout le reste de la folie du mariage.
— Je ne pourrais jamais faire ça, tout le monde a mis tellement d’efforts pour rendre notre journée parfaite…
Elle le regarda dans les yeux et son cœur se serra quand elle dit :
— C’est seulement que lorsque mes parents sont entrés, j’ai réalisé quel contraste il y avait entre ma famille et la tienne. Je suppose que c’est seulement un peu dur à avaler ce soir.
Zach aurait voulu l’apaiser, lui dire que tout se passerait bien, faire tout ce qui était en son pouvoir pour lui retirer sa douleur. Mais il savait qu’elle réfléchissait toujours, tentant de formuler ses sentiments par des mots, alors il se força à rester silencieux.
Sa voix était douce quand elle se remit à parler.
— Même tes courses à trois cents kilomètres/heure ne me font plus aussi peur maintenant, parce que je sais quel contrôle tu as sur le véhicule. Et j’ai arrêté de te comparer à mon père pratiquement dès le départ, tu ne lui ressembles absolument pas. Pas du tout.
Elle soupira.
— Alors pourquoi l’idée de me marier me fait toujours aussi peur ?
Zach lâcha ses pieds pour caresser lentement ses bras, sur les cicatrices s’entrecroisant. Elle avait commencé à se scarifier quand elle avait découvert la manière dont son père avait trompé sa mère tout au long de leur mariage. Heather était forte, confiante et impertinente, pourtant Zach savait que c’était toujours une douleur fantôme quand elle avait à voir son père.
— Certaines blessures sont profondes. Si profondes que même si nous pensons qu’elles sont guéries, elles ne le sont peut-être pas. Du moins pas complètement.
Zach soutint son regard alors qu’il était sur le point d’admettre ses propres blessures, toujours en train de guérir.
— Je ne peux pas m’empêcher de penser à mon père ce soir. Je pense à lui de plus en plus depuis que nous sommes fiancés. Depuis que j’ai appris que j’allais être père aussi.
Elle posa une main sur sa joue, qui était recouverte des poils que son équipe de mécaniciens superstitieuse refusait qu’il rase. Heureusement, Heather semblait aimer quand il était un peu débraillé.
— T’inquiètes-tu toujours de suivre ses traces ?
Son père, Jack, était mort d’une rupture d’anévrisme quand Zach avait 7 ans. Des huit enfants, Zach était celui qui lui ressemblait le plus et qui agissait le plus comme lui, alors il avait grandi en croyant qu’il ne dépasserait pas 48 ans non plus. C’était pourquoi il n’avait jamais prévu de tomber amoureux, parce qu’il ne pensait pas pouvoir penser au lendemain. C’était aussi pourquoi il avait recherché la vitesse toute sa vie, pour avoir autant d’expérience que possible avant que tout soit terminé.
Puis il avait rencontré Heather. Et tout ce en quoi il avait cru avait été complètement retourné. De toutes les manières possibles.
Pour cette raison, il ne pouvait pas lui mentir ce soir et n’aurait jamais voulu le faire même s’il l’avait pu. Pendant trente ans, il avait gardé pour lui sa peur et sa douleur après la perte de son père. Il les avait gardés à l’intérieur jusqu’à ce que Heather lui ait donné le sentiment d’être suffisamment en sécurité – et aimé –pour tout avouer.
— Ça m’arrive parfois, admit-il. Surtout au moment des anniversaires, ou quand on a des réunions de famille. Ce qui, ajouta-t-il avec un petit sourire, semble être environ deux fois par mois en fonction du calendrier des anniversaires-bébés-mariages de l’année.
— Il y a trois ans, dit Heather, ces inquiétudes t’ont poussé à te refermer devant moi. Alors si tu as toujours peur parfois, comment tu peux rester aussi ouvert ? Parce que je n’ai jamais le sentiment que tu te renfermes sur toi-même. Même en me disant que tu as toujours des blessures pas complètement cicatrisées, tu n’as pas peur de me faire une promesse pour toujours demain ?
— Tomber amoureux de toi, ç’a été la première chose qui a fait diminuer mes inquiétudes au départ.
Il l’attira sur ses genoux.
— Je ne pouvais imaginer un monde où je pourrais te laisser partir. Même si j’étais sûr de ne pas pouvoir passer les cinq prochaines années, j’ai réalisé que je serai toujours le salaud égoïste qui devait t’avoir.
Il l’embrassa pour mettre de l’emphase à ses dires… Et aussi parce qu’il ne pouvait résister à la douceur de sa bouche.
— Et même depuis, savoir que je ne suis pas indestructible ni à l’épreuve des balles me rappelle qu’il faut vivre chaque jour pleinement. Avec toi.
— Je t’aime.
Elle appuya la tête contre son épaule.
— Je suis désolée d’être bizarre ce soir.
— Tu n’es pas bizarre. Tu es honnête et je t’aime encore plus parce que tu n’as pas peur de me dire ce que tu ressens. Heureusement, j’ai réussi à préparer quelques mauvaises blagues sur les chiens en cas de besoin. Tu veux les entendre ?
Elle leva la tête pour le regarder et il fut heureux de voir sa bouche esquisser un sourire.
— Je sais que tu vas mourir d’envie de me les dire toute la nuit si tu ne le fais pas tout de suite.
— Comment est un chien quand un chat gagne un concours canin ?
— Franchement, j’ai peur même d’essayer de trouver.
Il sourit.
— Chat-astrophé.
Elle secoua la tête.
— C’est affreux.
— J’essaie.
Il l’embrassa à nouveau.
— Quelle sorte de chien a Colombo ?
Elle s’appuya contre lui et marmonna la réponse contre son cou.
— As-tu dit un limier ?
Il lui caressa le dos quand elle hocha la tête.
— Tu lis en cachette mon livre de blagues, hein ?
— Non, répondit-elle en secouant vivement la tête. Je jure que je ne l’ai pas fait.
Il rit et l’attira plus près de lui.
— Encore une dernière et ensuite tu es tirée d’affaire. Du moins jusqu’à demain.
Elle s’enfonça plus près dans le creux de ses bras.
— Vas-y. Je pense que je suis prête maintenant.
— Je ne sais pas si quiconque peut être prêt pour celle-là, l’avertit-il. Que dit un chien magicien quand il fait un tour ?
Il marqua une pause pour avoir un impact maximum.
— Labracadabra.
Bien que Heather ne puisse s’empêcher de rire – d’accord ça ressemblait plus à un grognement – Zach sut qu’elle était toujours bouleversée. Ce qui voulait dire qu’il devait passer en mode de distraction numéro deux.
— Tu te souviens quand je t’ai fait tout oublier à l’époque ?
— Comment pourrais-je oublier cette soirée torride à me tortiller dans un restaurant avec toi qui m’excitais à en perdre l’esprit ?
Elle resserra son étreinte.
— Mais tu es à notre fête d’enterrement de vie de célibataires, avec toute ta famille et…
Il coupa sa faible protestation d’un baiser.
— Encore mieux. Si on se fait prendre ce soir, on entrera dans la légende Sullivan.
Il lui mordilla la lèvre et laissa la légende perverse se faufiler dans son esprit, même s’il ne laisserait jamais cela arriver en un million d’années.
La première fois qu’ils avaient fait l’amour, elle l’avait taquiné sur sa chambre légendaire et il ne l’avait jamais laissée oublier. Maintenant, pendant qu’elle riait et tirait sa tête pour lui donner un autre baiser, il fut heureux de voir que son plan destiné à lui faire oublier ses parents fonctionnait enfin.
Heather était la première, et la seule, femme avec qui Zach avait perdu le contrôle. Et la vérité était que ça arrivait chaque fois qu’ils étaient ensemble. Il le perdait si complètement que bientôt, elle eut la robe remontée autour de sa taille, lui le pantalon ouvert, et il fut ensuite en elle.
Il ferma les yeux et la tint tout contre lui pendant qu’il l’emmenait de plus en plus haut. Pas de préliminaires ce soir. Ils ne prendraient pas leur temps. Seulement eux deux, pour se souvenir mutuellement de la plus élémentaire des façons de combien leur amour était profond.
Quand elle commença à jouir sur lui, il attrapa son gémissement de plaisir d’un baiser qui masqua à peine son propre grognement. Pendant un long moment, ils restèrent seulement dans les bras l’un de l’autre.
Songeant que quelqu’un pourrait commencer à les chercher, Zach la souleva gentiment de ses genoux pour qu’ils puissent tous les deux remettre de l’ordre dans leurs vêtements.
— À quoi je ressemble ? demanda Heather.
— Tu n’as jamais été aussi belle.
Il lissa sa robe au niveau de ses hanches, puis posa une main sur son ventre. Il avait hâte d’être le père d’un petit garçon ou d’une petite fille avec les yeux brillants de Heather et son intelligence.
— Souviens-toi, lui rappela-t-il, peu importe ce qu’il se passe, je surveille toujours tes arrières.
Elle prit une grande inspiration, comme pour absorber la promesse qu’il lui avait faite des années plus tôt, quand ils avaient dû passer une nuit chez ses parents.
— Je sais. On va gérer.
Elle glissa une main dans la sienne.
— Ensemble.
* * *
Ryan avait toujours aimé les parents de Vicki. Elle avait une superbe relation avec eux et il était content que sa mère, son père et ses deux frères aient pu venir dans la Napa pour le mariage alors qu’ils avaient été prévenus si peu à l’avance.
La famille de Vicki avait passé beaucoup de temps en Californie au cours des dernières années, mais ils étaient toujours émerveillés par le pouvoir de la famille Sullivan et de leur cercle d’amis. En particulier ses frères, qui étaient tous les deux de grands fans de baseball : pouvoir rencontrer les Hawks à la fête était tout un évènement.
Heureusement, Ryan savait que la famille de sa fiancée pouvait s’occuper d’elle-même. C’était sa future épouse qui l’inquiétait le plus ce soir. Parce que bien qu’elle aime passer du temps avec les siens, Ryan pouvait voir que quelque chose n’allait pas. Elle était plus silencieuse que d’habitude. Un peu moins joyeuse.
À la première occasion, il lui prit la main et l’attira loin de la foule.
— Allons marcher.
Elle ne dit rien quand il les emmena hors du château pour aller dans le vignoble l’entourant. Il retira son veston et le déposa sur les épaules de Vicki afin de l’abriter de la brise fraîche, avant de l’emmener assez loin sur le sentier pour qu’ils ne puissent presque plus entendre les rires et la musique.
La lune était pleine et les vignes illuminées par des lumières romantiques. Quand ils atteignirent un petit jardin fermé rempli de roses avec un banc en son centre, il l’attira dans ses bras et lui leva le menton pour la regarder dans les yeux.
— Ça va ?
— On se marie demain.
Elle lui sourit, mais l’expression n’atteignit pas ses yeux.
— Comment ça ne pourrait pas aller ?
— Vicki.
Il lui caressa la joue.
— Tu peux me dire si ça ne va pas.
— Tu m’as dit la même chose la nuit où l’équipe nous a organisé une fête pour nos fausses fiançailles.
— Notre amour a toujours été réel, commença-t-il. Je le pensais à l’époque et aujourd’hui aussi. Tu peux tout me dire. Vraiment tout.
Elle resta silencieuse quelques instants.
— Après mon divorce, je n’ai pas seulement promis de protéger mon cœur à tout prix, j’ai aussi cru ne jamais me remarier. Puis tu es arrivé, mon meilleur ami, le seul homme que je n’ai jamais pu arrêter d’aimer. Ton amour m’a permis de repousser mes peurs et de mettre tout mon cœur en jeu pour toi. Mais ce soir…
Elle s’interrompit, plissa le nez, et eut la même expression que lorsque l’argile ne donnait pas la sculpture qu’elle pouvait voir dans son esprit.
— Je veux seulement que le passé reste là où il est. Je n’avais pas réalisé qu’il restait des ténèbres de ces années sans toi, mais ce soir, j’ai l’impression que les derniers vestiges de mon mauvais mariage remontent à la surface.
— Je déteste que nous ayons été séparés toutes ces années, Vicki.
Tout comme il détestait la douleur sur son visage à cet instant.
— J’ai souhaité des milliers de fois pouvoir retourner dans le passé pour tout refaire. Non seulement j’aurais tenté maladroitement de t’embrasser à 15 ans, mais j’aurais aussi trouvé le courage de te dire directement que j’étais amoureux de toi. Je ne t’aurais pas laissé épouser un autre mec. Et je n’aurais certainement pas perdu le contact avec toi pendant quinze ans, alors que tout ce que je voulais, c’était te voir, te parler, t’embrasser tous les jours.
— Je n’arrive pas à croire que j’ai cru être faite pour le long terme et pas toi, dit-elle d’une voix douce, alors que c’est moi qui crains que mes erreurs passées en termes de mariage puissent assombrir celui qui compte vraiment. J’ai déjà donné dix ans à mon ex, je ne veux pas lui offrir une seconde de plus.
— Nous ne pourrons jamais effacer le passé, dit Ryan, mais nous n’avons pas à le faire. Parce que nous avons ce soir. Demain. Et tous les autres jours ensuite. Pour toujours, dit-il en lui tenant les mains. Je t’aime depuis tout ce temps… et ce sera toujours le cas.
— La première fois, quand j’avais si peur, tu as fait exactement ce que tu fais maintenant. Tu m’as emmenée dans la nature et tu as tenu ma main pour me montrer que tu serais là pour moi, peu importe ce qu’il se passe.
— Tu m’as laissé te tenir la main il y a trois ans, mais je voulais faire tellement plus.
— Dis-moi, Ryan. Qu’aurais-tu fait si tu avais pu ?
— Ça.
Il l’attira plus près de lui pour l’embrasser.
— Et ça.
Il prit son visage entre ses mains et la regarda dans les yeux.
— J’aurais dit je t’aime. Et aurais ajouté je t’ai toujours aimée et je t’aimerai toujours.
Il essuya ses larmes.
— Ensuite, je t’aurais demandé de ne pas seulement me faire confiance, mais de te faire confiance à toi aussi. Toutes ces années loin de toi – et les suivantes à prétendre que je ne te voulais pas de toutes les fibres de mon être – ont été la pire des tortures. Mais nous en sortons toujours plus forts. Meilleurs. Et encore plus amoureux. C’est pourquoi je sais que nous allons surmonter tout le reste qui se met en travers de notre chemin. Tant que nous restons honnêtes sur ce que nous ressentons, ce dont nous avons besoin.
— En fait, dit-elle doucement, il y a une chose dont j’ai besoin avant qu’on retourne à la fête.
Il plongea ses yeux dans les siens, qui étaient éclairés par les rayons de la lune illuminant leur petite cachette remplie de roses.
— Ce que tu veux, répéta-t-il même s’il savait déjà ce qu’elle allait faire, allait dire.
Parce qu’il la connaissait mieux que quiconque au monde. Tout comme elle le connaissait.
— Dis-moi et je te le donnerai.
Elle sortit de son étreinte juste assez pour atteindre la fermeture Éclair de sa robe entre ses seins.
— J’ai besoin que tu m’aimes, dit-elle au même moment où elle la descendit. Ici. Ce soir. Ç’a toujours été toi, Ryan. Toujours.
Alors qu’il la posait sur le banc, sous la lune et les étoiles, entourés par les roses et les vignes, pour l’aimer doucement et avec passion en même temps, Ryan détesta penser à quoi ressemblerait sa vie sans Vicki.
Dieu merci, il n’aurait jamais à le savoir.
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