Nos vœux d’éternité (La Famille Sullivan, le mariage, novella) (French Edition)

Chapitre Deux

 

J’ai besoin de toi. Viens vite.

Ryan Sullivan était debout dans le vestiaire des Hawks avec rien de plus qu’une serviette autour de la taille quand le message de Vicki Bennett arriva. À une époque, voir un message de ce type lui aurait glacé le sang. Mais ce jour-là, il sourit plutôt de toutes ses dents.

Il venait tout juste de terminer son entraînement de lancer, suivi par un des exercices dans la salle de musculation… et il avait été rappelé à l’ordre à la fois par son entraîneur et son coach pour son inattention. Le premier match des Séries était dans quelques jours et le visage de Ryan était sur la couverture de Sport Illustrated, accompagné du titre « Le meilleur lanceur de la Ligue Majeure de Baseball de l’histoire pourra-t-il renouveler son exploit ? » Il comprenait pourquoi son équipe voulait qu’il soit concentré à cent pour cent sur le jeu, mais il ne s’excuserait pas de s’ennuyer de sa fiancée, merde ! Vicki avait travaillé en France au cours des deux dernières semaines et il avait été très agacé de ne pas pouvoir l’accueillir le matin même après son vol de nuit parce qu’il devait être au stade.

Il ne pourrait être plus heureux de sa notoriété grandissante en tant que sculptrice, et jamais il ne lui reprocherait le temps qu’elle voulait passer dans son studio pour créer de belles pièces d’art. Tout comme elle ne voudrait pas qu’il se sente coupable pour les heures qu’il passait avec son équipe pour les entraînements et les matches. Mais il restait frustrant qu’avec leurs deux emplois du temps chargés, ils ne puissent partager que des moments volés.

Ryan était tombé amoureux de Vicki quand elle avait emménagé à Palo Alto alors qu’ils avaient 15 ans, et ils étaient immédiatement devenus amis. Mais avant qu’il ait eu le courage de lui dire que ses sentiments pour elle dépassaient ceux de l’amitié, son père avait été transféré sur la côte est. Ryan ne l’avait jamais oubliée, toutefois, pas même quand elle avait épousé un autre gars après avoir obtenu son diplôme à l’université et déménagé en Europe. Il n’avait jamais cessé de l’aimer non plus. Alors quand, trois ans plus tôt, elle lui avait envoyé un message pour lui demander de venir l’aider rapidement afin de gérer un « mentor » effrayant qui lui faisait du rentre-dedans dans un bar, il avait tout abandonné et y était allé aussi vite qu’il l’avait pu. Ils avaient fini par simuler non seulement une relation, mais aussi des fiançailles. Heureusement, il n’avait pas fallu longtemps pour que rien ne soit plus simulé dans leur relation. Ils étaient toujours meilleurs amis, mais la passion entre eux brûlait plus fort que tout ce que Ryan aurait pu croire possible.

Dieu merci, les fausses fiançailles, et l’amour à sens unique, pendant qu’ils se tournaient autour en espérant tous les deux plus, étaient bien derrière eux. Ce matin-là, il s’était arrangé pour lui faire envoyer trois douzaines de roses à son studio pour célébrer leurs trois ans ensemble.

Se disant qu’elle devait lui envoyer un message parce qu’elle avait reçu les fleurs, il s’habilla à la vitesse de l’éclair et était sur le point de partir quand son nouvel entraîneur de lancer, Stuart, entra.

— Tu sembles plus heureux, maintenant. Laisse-moi deviner, tu rentres à la maison pour voir ta femme ?

Le sourire de Ryan s’estompa. Lui et Vicki ne cessaient de tenter de trouver une date pour leur mariage, mais quand ils pouvaient passer du temps ensemble, ouvrir les agendas et analyser les possibilités était la dernière chose qu’ils avaient envie de faire. Il était à deux doigts de la prendre sur son épaule pour l’emmener à la mairie pour le faire.

Tout le monde pensait que les choses étaient faciles pour lui. Mais Vicki lui manquait tellement qu’il ne pouvait plus voir clairement, sans parler de lancer une balle digne de ce nom.

Il était vrai qu’il n’avait pas eu trop à se battre dans la vie, mais il avait dû le faire pour elle trois ans plus tôt quand elle lui avait dit que de passer de meilleurs amis à amants était une erreur. Même maintenant qu’ils étaient profondément amoureux et engagés ensemble, il n’avait jamais cessé de se battre pour elle.

— Bonne supposition, dit-il en préférant ne pas corriger son entraîneur sur la différence entre fiancée et femme, même si pour lui il y avait un gouffre entre les deux. Je pars pour le studio de Vicki.

— J’espère que tu ne m’en veux pas de demander, mais elle n’aurait pas une sœur, par hasard ?

Ryan secoua la tête.

— Désolé, mec. Elle est fille unique.

Mais elle serait ravie d’apprendre que Stuart avait de toute évidence un faible pour elle. Bien sûr, il ne pouvait pas lui reprocher, du moins tant qu’il restait à une distance respectable. Parce que Vicki était à lui.

Et il était plus que temps de rendre les choses officielles.

 

* * *

 

Le studio de Vicki se trouvait sur le même bord de mer que leur maison. Elle avait à peine déménagé ses affaires chez lui quand il avait commencé à lui construire un studio pour son art. Quand ils étaient au collège, il aimait passer du temps avec elle dans son garage pendant qu’elle travaillait sur son tour de potier, et il aimait toujours autant ça. Il pouvait facilement passer des heures assis là, pendant que ses mains faisaient de la magie dans l’argile.

Ils avaient plus d’une fois fait l’amour, dans l’espace spacieux et lumineux, comme dans Ghost, mais il fut tout de même sidéré de voir combien elle l’avait transformé depuis qu’il était parti le matin. Ses sculptures n’étaient nulle part en vue. Tout son matériel était parti aussi, certainement dans la salle de rangement à côté de son espace principal de travail. Mais il ne pouvait pas se concentrer sur ce qu’il manquait, pas quand la personne la plus importante au monde était debout au centre de la pièce vide, portant une robe rouge foncé avec des fermetures Éclair qui s’entrecroisaient sur son corps.

Elle était plus que belle dans la robe qui signifiait tant pour eux. Elle la portait la nuit où ils s’étaient enfin abandonnés à la chaleur, la connexion entre eux. Elle avait porté cette robe à quelques reprises depuis, habituellement quand elle voulait le rendre complètement fou, mais quelque chose lui disait qu’elle avait une signification plus profonde aujourd’hui.

— Tu es là.

Les yeux de Vicki s’illuminèrent de bonheur en le voyant à la porte de son studio et sa voix était essoufflée par un désir non réprimé.

Sans s’en rendre compte, il avait traversé la pièce. Il avait seulement besoin qu’elle soit dans ses bras pour pouvoir l’embrasser. Chaque fois qu’il posait ses lèvres sur les siennes, il avait le même sentiment que la première fois, aussi excitant, tout passionné. Vicki était tout ce qu’il avait toujours voulu dans une femme : brillante, talentueuse et avec des courbes parfaites sous ses grandes mains. Il avait rêvé d’être avec elle pendant plus de la moitié de sa vie et jamais il ne tiendrait pour acquis le fait de pouvoir la prendre dans ses bras. Tout comme de savoir que son cœur était à lui.

— Tu m’as manqué.

— Pas autant que tu m’as manqué.

Elle glissa ses bras derrière son dos plus fermement pour le serrer plus près d’elle.

— Merci pour les fleurs.

Il lui sourit.

— Chaque fois que tu portes cette robe, j’ai le souffle coupé.

— Je sais l’effet qu’ont toutes ces fermetures Éclair sur toi.

— Rappelle-moi de remercier Anne pour le plaisir de te déballer, encore une fois.

Vicki avait rencontré son amie designer quand elles étaient toutes les deux en compétition pour un compagnonnage, et bien qu’Anne soit extrêmement occupée avec sa fructueuse carrière dans la mode, elles s’assuraient de se voir au moins une fois par mois.

— Tu te souviens comme elle a rougi la dernière fois que tu l’as remerciée ?

Vicki sourit en le disant, mais trop rapidement, il tremblota sur ses lèvres avant de disparaître.

— Parle-moi.

Elle secoua la tête. Légèrement.

— Je t’ai demandé de venir ici pour te séduire.

— Parle-moi d’abord… Et ensuite, tu pourras me séduire tant que tu veux.

Un sourire revint, heureusement. Il la souleva facilement pour la transporter et l’asseoir sur le rebord de la fenêtre avec vue sur le Golden Gate et les eaux bleues de la baie de San Francisco. Quand ils étaient adolescents, il avait l’habitude d’apporter des plats chinois dans le garage des parents de Vicki pendant qu’elle travaillait sur sa dernière sculpture. Au cours des trois dernières années, ils s’étaient souvent assis dans son studio et avaient mangé ensemble dans les petites boîtes blanches même s’ils avaient une belle salle à manger dans la maison.

Comme toujours, Vicki était parfaite dans ses bras et sur ses genoux. Elle était parfaite en toute circonstance, pas seulement quand ils étaient peau contre peau, mais aussi avec sa famille, ses rêves et leurs projets d’avenir.

— Tu sembles fatiguée.

Il n’aimait pas voir des cernes d’épuisement sous ses yeux.

— Tu n’as pas assez dormi quand tu étais à Paris, hein ?

— Tu sais que je ne dors bien que quand nous sommes ensemble. J’ai hâte de dormir dans tes bras ce soir.

Il ravala à peine un juron, détestant le fait de ne pas avoir pu voyager avec elle en Europe à cause des demandes inflexibles de la saison de baseball.

— La dernière année est passée tellement vite, dit-elle d’une petite voix.

Ses doigts suivirent la rangée de boutons de sa chemise, et bien qu’il aurait préféré qu’elle le regarde dans les yeux quand elle parlait, il comprenait qu’elle ait besoin de rassembler ses pensées d’abord.

— C’était excitant de vraiment commencer ma marque avec mon art, bien sûr. C’est ce que j’ai toujours voulu. Du moins, ça devrait.

Elle leva les yeux pour croiser les siens, ils étaient d’un vert si clair qu’il aurait pu jurer pouvoir voir son âme.

— Mais je veux plus.

— Le monde t’appartient, chérie. Tout ce que tu veux, tu n’as qu’à tendre la main pour l’atteindre. Et je serai là pour t’aider de toutes les manières possibles.

Il dégagea une mèche de cheveux de son visage, mais ce n’était qu’une excuse pour la toucher.

— Qu’est-ce que tu veux ?

Elle glissa une main sur son torse pour prendre son visage.

— Toi.

Elle pressa ses lèvres contre les siennes dans un baiser si doux, c’était à peine plus qu’un souffle. Et pourtant, il vibra en lui plus profondément que tout le reste.

— Plus de temps avec toi. Tellement plus.

— Moi aussi.

Il ressassait les choses depuis un moment maintenant. Trois ans plus tôt, il lui avait proposé de se retirer des Hawks pour être avec elle où et quand elle aurait besoin de lui, mais Vicki avait refusé en disant qu’elle n’avait pas besoin qu’il le fasse. Il n’était pas certain que ses sentiments avaient changé, cependant, maintenant c’était lui qui en avait besoin.

— J’ai passé pas mal de temps à penser à notre situation et toutes les heures que nous passons séparés.

— C’est pour ça que j’ai sorti toutes mes sculptures et mon équipement du studio aujourd’hui. Parce que je veux que tu saches, j’ai besoin que tu saches, que tu es plus important que tout le reste. Je viens de terminer ma dernière commission et je ne vais pas prendre de gros projets pendant un moment. J’ai pu vivre mon rêve d’être une artiste au cours des dernières années, mais maintenant je veux vraiment me concentrer sur mon rêve d’être tienne.

Il avait tant de choses à lui dire mais, avant, il devait l’embrasser. Il avait besoin de le faire, avec chaque once de passion et d’amour, pour qu’elle sache combien son offre signifiait pour lui.

Quand il se força à rompre le baiser, les yeux de Vicki étaient sombres de désir, sa respiration rapide.

— Je t’aime, lui dit-elle la voix pleine d’émotion.

— Je t’aime aussi.

Il était émerveillé par sa générosité, par le fait que même si elle pensait qu’il acceptait son offre, elle ne semblait pas du tout gênée de le faire passer en premier. Mais bien que cela signifie tout pour lui, c’était à son tour de mettre cartes sur table et frapper la balle de match pour elle.

— Mais je ne peux pas te laisser faire ça.

La confusion traversa son regard.

— Attends… quand tu m’as embrassée, je pensais que c’était pour dire que tu étais d’accord avec mon projet.

— Tu es la plus belle femme du monde et tu es sur mes genoux. Je ne peux pas ne pas t’embrasser. C’est impossible.

Il effleura sa lèvre inférieure avec son pouce et fut récompensé par un frisson de sa part.

— Mais tu as déjà assez donné pour moi. En commençant par ce compagnonnage dans un grand musée en Italie il y a trois ans, et toutes les autres occasions auxquelles tu as dit non. C’est trop. C’est mon tour, mon ange. Ces Séries seront mes dernières. Je veux être avec toi, que ce soit à San Francisco ou à voyager à travers le monde. Et, en plus, ça me donnera plus de temps pour lancer ma fondation pour ramener le sport et les arts dans les écoles à un autre niveau. Mais plus que tout, je veux me marier avec toi et enfin commencer le reste de notre vie ensemble.

Elle le fixa comme si elle ne pouvait pas croire ce qu’il venait de dire.

— Tu es toujours au sommet de ta forme. L’équipe ne te laissera jamais partir.

— Mon contrat se termine. Il y a trois ans, quand j’ai dit que j’échangerai chacune de mes victoires pour avoir passé avec toi les années où on avait été séparés, je le pensais et c’est toujours le cas. Ils peuvent m’offrir tout l’argent du monde pour que je continue à jouer, ça ne me fera pas changer d’avis. Ni mon choix. Et c’est toi. Je te choisis, Vicki. Aujourd’hui. Demain. Pour toujours. Je ne veux pas continuer à attendre. Je veux bâtir une famille avec toi.

— Nous sommes déjà une famille, dit-elle. Nous l’avons toujours été.

— Je le sais. Mais je veux plus, et je sais que toi aussi. Des enfants. Beaucoup. Peut-être même un chien maintenant qu’on sait qu’on sera là pour jouer avec lui.

En tant que lanceur, Ryan était connu pour sa vitesse, mais même s’il avait demandé à Vicki de l’épouser seulement quelques semaines après leurs retrouvailles en tant qu’adultes, ils ne s’étaient pas précipités dans un mariage. Pas en sachant qu’elle devait toujours se reconstruire après les blessures que son premier mariage avait laissées sur son cœur. Mais il ne pouvait plus attendre et il espérait qu’elle avait le même sentiment.

Il glissa sa main dans ses cheveux et y emmêla ses doigts.

— Des emplois du temps conflictuels nous ont gardés séparés trop longtemps. Je ne laisserai pas ça se reproduire. Je ne veux plus attendre. Je veux qu’on se marie dès que les Séries seront terminées.

Ses yeux écarquillèrent encore plus que lorsqu’il lui avait dit qu’il allait quitter les Hawks.

— Et je pensais te surprendre aujourd’hui. Tu veux prévoir un mariage pour dans deux semaines ?

Il sourit.

— En fait, je pensais laisser ma mère et mes sœurs s’en charger.

— Tu n’allais pas faire ça.

Elle leva un sourcil quand il ne s’arrêta pas de sourire.

— D’accord, tu allais le faire… mais ça n’arrivera pas. Deux semaines, c’est court, surtout avec toi qui vas devoir te concentrer sur les Séries, mais je vais m’en occuper.

— C’est un oui ? demanda-t-il ayant désespérément besoin de sa réponse.

Elle saisit sa chemise dans son poing et le tira vers elle pour l’embrasser. Comme elle était douce et avait un goût de paradis lorsqu’elle approcha ses courbes plus haut sur ses cuisses.

— Bien sûr que c’est oui. J’ai hâte de t’épouser. Je veux être tienne depuis que nous avons 15 ans et que je t’ai plaqué sur la pelouse avant que cette voiture puisse t’écraser.

Elle défaisait déjà les boutons de sa chemise quand il fit un mouvement ; il la posa sur le coussin du rebord de la fenêtre, belle sous son corps.

— Tu as été mienne dès notre rencontre. Même quand on a été séparés. Même quand nous étions avec d’autres personnes…

Elle posa un doigt sur ses lèvres.

— Aucun des autres n’a d’importance.

Il lui embrassa le doigt avant de le déplacer pour poursuivre.

— Ils comptent. Parce que nous avons appris quelque chose d’eux tous. Ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas.

— Toi, dit-elle encore une fois en libérant un autre bouton de sa chemise, faisant battre son cœur plus fort et plus vite sous ses mains talentueuses. Je te veux.

Il l’embrassa, se délectant de toutes ses différentes saveurs, ses baisers.

— Tu es mienne. Et je suis tien.

Le sourire qu’elle lui fit était si plein de sensualité qu’il en eut le tournis. Il la désirait tellement qu’il ne sut pas exactement comment ils se retrouvèrent nus. C’était peut-être elle, peut-être lui. L’instant d’après, ils étaient peau contre peau, bouche contre bouche, avec rien d’autre entre eux que leur cœur battant.

Il lui tenait les mains de chaque côté de la tête. Il souleva ses hanches entre ses cuisses et regarda dans ses beaux yeux.

— Je t’aime.

Elle serra ses doigts sur les siens et lui enveloppa les hanches de ses jambes.

— Je t’aime aussi.

Ils jouirent ensemble dans un coup de reins parfait, perdant tous les deux leur souffle quand elle souleva le bassin pour venir à la rencontre du sien.

— Ça.

Il pouvait à peine parler. Pouvait à peine penser ou même respirer. Il pouvait seulement s’émerveiller qu’elle soit sienne.

— C’est comme ça qu’on passera notre lune de miel.

Il bougea en elle et but les merveilleux sons de ses halètements sous la douce sensation de leurs corps jouissant ensemble.

— Ce seront des semaines à nous emmener toujours plus haut.

Il plongea à nouveau dans sa merveilleuse intimité et elle ferma les yeux quelques instants quand le plaisir la submergea. Il alla plus profondément. Toujours plus. Il abaissa sa bouche sur son pouls au niveau de son cou.

— Et à nous aimer encore mieux chaque seconde.

— Oui.

Elle gémit le mot tout en s’arquant au point d’avoir sa poitrine pressée contre lui.

— J’ai hâte d’être seul avec toi et nu pendant des semaines.

La simple idée d’être ainsi avec la femme qu’il aimait, de tout son cœur et de toute son âme, pendant des semaines, lui rendit presque impossible la tâche de tenir plus longtemps.

— Laisse-moi te regarder, Vicki. J’ai besoin de te sentir te laisser aller pour moi.

Il se pencha pour lécher ses mamelons tendus un après l’autre.

— Il n’y a rien de plus beau. Rien dont j’ai plus envie que de te sentir jouir dans mes bras.

Elle se tortillait sous sa langue posée sur ses seins, mais quand il leva la tête pour la regarder dans les yeux, il savait qu’elle faisait exactement ce qu’il lui avait demandé. Elle le laissait regarder pendant qu’elle abolissait tous ses murs, oubliait toutes ses peurs pour lui.

Par amour.

Elle inclina le bassin afin qu’il touche son cœur, le plaisir pur et la joie la plus douce possible illuminant son expression.

— Jouis avec moi, Ryan.

— Toujours.

Glissant ses mains hors de celles de Vicki, il les enveloppa autour de son corps pour la serrer aussi près qu’elle le faisait avec lui. Plus près qu’il l’avait cru possible avec une autre personne.

Jusqu’à ce qu’elle entre dans sa vie.

Il reproduisit chaque caresse, chaque coup de reins de ses jambes et de sa langue contre la sienne. Pendant qu’ils s’embrassaient et que le plaisir montait, ils atteignirent un sommet si haut que la chute était inévitable, et si bonne qu’il en eut le souffle coupé à nouveau. Quelque chose dit à Ryan qu’ils n’allaient pas attendre la fin des Séries pour commencer leur famille.

Avec de la chance, ils avaient commencé aujourd’hui.

 

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