Poésies
Oraison du Soir ............................................................ 67
Quand sa sérénité s’approche des jeunesses, Le Douanier se tient aux appas contrôlés ! Enfer aux Délinquants que sa paume a frôlés !
ORAISON DU SOIR
Je vis assis, tel qu’un ange aux mains d’un barbier, Empoignant une chope à fortes cannelures, L’hypogastre et le col cambrés, une Gambier Aux dents, sous l’air gonflé d’impalpables voilures.
Tels que les excréments chauds d’un vieux colombier Mille Rêves en moi font de douces brûlures : Puis par instants mon cœur triste est comme un aubier Qu’ensanglante l’or jeune et sombre des coulures.
Puis, quand j’ai ravalé mes rêves avec soin, Je me tourne, ayant bu trente ou quarante chopes, Et me recueille, pour lâcher l’âcre besoin :
Doux comme le Seigneur du cèdre et des hysopes, Je pisse vers les cieux bruns, très haut et très loin, Avec l’assentiment des grands héliotropes.
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