Poésies

Arthur Rimbaud · Chapitre 35 sur 48

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Poésies

Chant de Guerre Parisien .......................................68

CHANT DE GUERRE PARISIEN

Le Printemps est évident, car

Du cœur des Propriétés vertes,

Le vol de Thiers et de Picard

Tient ses splendeurs grandes ouvertes !

ô Mai ! quels délirants culs-nus !

Sèvres, Meudon, Bagneux, Asnières

Écoutez donc les bienvenus

Semer les choses printanières !

Ils ont schako, sabre et tam-tam,

Non la vieille boîte à bougies

Et des yoles qui n’ont jam, jam...

Fendent le lac aux eaux rougies !

Plus que jamais nous bambochons

Quand arrivent sur nos tanières

Crouler les jaunes cabochons

Dans des aubes particulières !

Thiers et Picard sont des Éros,

Des enleveurs d’héliotropes, Au pétrole ils font des Corots