Poésies
Chant de Guerre Parisien .......................................68
CHANT DE GUERRE PARISIEN
Le Printemps est évident, car
Du cœur des Propriétés vertes,
Le vol de Thiers et de Picard
Tient ses splendeurs grandes ouvertes !
ô Mai ! quels délirants culs-nus !
Sèvres, Meudon, Bagneux, Asnières
Écoutez donc les bienvenus
Semer les choses printanières !
Ils ont schako, sabre et tam-tam,
Non la vieille boîte à bougies
Et des yoles qui n’ont jam, jam...
Fendent le lac aux eaux rougies !
Plus que jamais nous bambochons
Quand arrivent sur nos tanières
Crouler les jaunes cabochons
Dans des aubes particulières !
Thiers et Picard sont des Éros,
Des enleveurs d’héliotropes, Au pétrole ils font des Corots