Ton parfum

Farah Anah · Chapitre 35 sur 60

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Ton parfum

Chapitre 33: – Flash-Back

 

Des odeurs. Partout. Tout le temps.

Me nourrissant, me guidant, m’échauffant, me révulsant. Contrôlant ma mémoire et mes désirs. Mes émotions et mes sentiments.

Certains fonctionnent avec leur cœur, d’autres ont un esprit affûté ou une âme spirituelle.

Moi, je possède un nez.

Et j’en jouis, l’été de mes quatorze ans.

Pour la première fois, nos parents emmenèrent toute la smala en camping. À l’école, les autres élèves avaient prévu des vacances en colo ou à l’étranger, mais le camping, c’était tout ce que nos vieux pouvaient nous offrir.

Les jumeaux maléfiques, comme je les surnommais, entamaient leurs dix-huit piges. Ils étaient la seule ombre à ce tableau pour le moins bucolique.

Sur le site, la plupart des adolescentes me faisaient du rentre-dedans, même les plus grandes. Pourtant, je possédais toujours un corps frêle et sec, et niveau taille, on pouvait aspirer à mieux. Mais personne n’aurait pu contredire ma beauté. Sûr qu’à côté de mes porcs de frangins, elle irradiait.

L’endroit me plaisait. Les fragrances de coco, de fleur de tiaré, de crème solaire industrielle, de barbecue et de chlore m’assaillaient les narines, mais tout ça était nouveau pour moi.

Installé sur un transat près de la piscine, je tentais de signifier à Carole, une autre ado de quinze ans, que je ne voulais pas les rejoindre, elle et ses copines, pour une balade en forêt. Gaël et Joël auraient tout donné pour que j’accepte et les embarque avec moi. Ils pouvaient rêver. Ces gros lourdauds auraient fini par harceler ces meufs, comme d’habitude. D’ailleurs, l’un d’eux m’épiait depuis l’extrémité de la piscine, seul sur sa chaise longue. À défaut de le narguer, craignant un terrible châtiment, je l’ignorai, priant pour que la jolie fille se tire au plus vite. C’était trop demander, bien sûr. Ses amies vinrent à leur tour et me supplièrent de plonger avec elles.

Hors de question que je trempe un orteil dans ce nid à microbes.

Quelques minutes plus tard, une petite brune y consentit, elle. Mon attention se focalisa sur elle. Gaël la suivit dans l’eau, allumant les warnings de mon esprit. Joël ne fut pas en reste, et ce que j’appréhendais survint. Ils décidèrent de plier bagage, à trois.

Alarmé, j’enfilai un tee-shirt à la hâte et envoyai balader mes nouvelles copines pour pister le trio hors du domaine du camping.

Nous étions arrivés trois jours plus tôt, j’avais espéré un instant de répit, mais, impatients, ces fils de chien ne supportaient pas l’indifférence. Dans cette région du Gard, le parc était encerclé de bois. Ils ne suivaient même pas de sentier, slalomant entre les châtaigniers en direction de la rivière.

Merde, peut-être venais-je de manquer l’occasion. J’aurais dû m’armer d’un couteau suisse, ou d’un bâton de bois pour leur tenir tête.

Non, ils m’écraseraient d’une pichenette, ces gros cochons.

Je me souviendrais toujours de la dérouillée qu’ils m’avaient donnée, quelques années plus tôt. Je n’en pouvais plus de la pestilence de leur foutre sur ma princesse, je ne tenais plus face à sa douleur, face aux atrocités qu’ils lui infligeaient. Mon estomac manquait de dégurgiter en permanence. J’ai hurlé. Tellement fort. J’ai chialé comme un bébé et me suis rué sur Joël, le plus faible, enfonçant mon genou dans ses couilles. J’aurais tant aimé les lui sectionner… Évidemment, les deux me sont tombés dessus, et si notre sœur ne les avait pas suppliés d’arrêter, je crois que j’aurais pu crever. En tout cas, j’avais terminé aux urgences. Mon père les avait corrigés, mais il devenait trop âgé et aviné pour garder l’avantage sur ces molosses. Pendant mon hospitalisation, ma cadette avait morflé en représailles. Elle m’en avait voulu, arguant que j’étais son seul allié et qu’il était hors de question que je disparaisse.

Comme je m’y attendais, ils stoppèrent leur avancée dans un coin plus sombre de la forêt. Les ombres des feuillages nous préservaient de la chaleur estivale. Je m’étais planqué derrière un tronc d’arbre, ces pauvres connards ne m’avaient même pas remarqué.

Seule Mayelle se tournait de temps à autre dans ma direction.

Heureusement, par ordre de nos parents, nous étions regroupés en duos dans les tentes. Les jumeaux ensemble, et Mayelle dormait avec moi, cela les dissuadait de l’importuner. Ma mère nous avait attribué nos places, et je gageais qu’elle était consciente des enjeux. Elle devait savoir… il s’agissait de sa fille, de sa chair et de son sang. Toutefois, ses démons de fils la terrorisaient. Jamais elle n’osait même les contredire. Dans notre HLM, ils faisaient la loi à coup de violence et d’intimidation.

Au vu de leur excitation à voyager, j’espérais qu’ils rencontreraient d’autres filles susceptibles de conserver leur attention. Cependant, ils restaient détestables, qu’importe le territoire. Et ils avaient guetté la première occasion, ces charognards.

Le corps chétif et recroquevillé de ma sœur s’immobilisa entre eux, elle ne portait qu’une minijupe et son haut de Bikini coloré. La tête rentrée dans les épaules, elle fleurait la peur et le dégoût sous sa crème solaire. Et moi, je voyais rouge, les doigts plantés dans l’écorce du tronc.

Joël et Gaël exhalaient une aura obscène, leur stature écrasait les miettes de courage que leur sœur ne cherchait déjà plus à rassembler.

Si je les humais distinctement, je n’entendais que des rires gras et narquois. Ils se foutaient d’elle, lui arrachèrent les ficelles de son haut de Bikini. Par réflexe, elle protégea sa poitrine plate de ses bras. Et bien sûr, Joël l’en défendit.

— Putain, vous ne pouvez pas lui accorder de vacances, juste pour quelques semaines ?! hurlai-je à la nature, me précipitant vers eux.

À quand datait la dernière fois ?

Une semaine ? Dix jours ? Je n’en savais foutre rien. Parfois, ils étaient en rut, ils s’y adonnaient quotidiennement. Ensuite, j’essayais tant bien que mal de recoller les morceaux en la soignant.

Quelle ne fut pas leur surprise de me voir débarquer au sein de leur petite réunion.

— Oh, tu as abandonné tes groupies ? persifla Gaël, transsudant de jalousie.

— Pourquoi vous n’allez pas draguer comme tous les mecs du camping ? déplorai-je, les bras ouverts.

Ils s’entre-regardèrent avec étonnement.

— Parce que Mayelle est notre chouchoute !

Cette dernière rabattit les paupières, réprimant une vague de désarroi.

Putain de détraqués.

De fait, notre cadette était magnifique avec son visage d’ange. Malgré son tempérament et sa posture effacés, elle captivait l’attention de tous. Je crois qu’au fond, ces fous étaient envieux. Le contraste entre leur laideur et notre beauté, à Mayelle et moi, était trop évident. Voire surprenant.

— Allez, viens, aujourd’hui est un jour spécial, m’invita Gaël.

Toujours ce ton goguenard de très mauvais augure.

J’avançai de quelques pas, dans l’unique but de me rapprocher de ma sœur.

— Ça va, Mayelle ? Pourquoi tu les as suivis, putain ?

Elle m’adressa une expression désemparée, cherchant mon pardon derrière ses yeux humectés.

Je n’y tins plus et la pris dans mes bras, fusillant mes aînés d’un regard assassin.

Le sourire de Joël s’élargit.

— On va vous faire un cadeau. Hein, Gaël ?

— Ouaip, affirma celui-ci, mâchouillant une brindille.

Ma poitrine enfla à l’idée qu’ils l’épargnent. Juste pour une fois. Juste pour cet été. La pauvre était si fragile contre mon torse.

Gaël cala ses poings sur ses hanches.

— Aujourd’hui, Mayelle aura le choix.

Quoi ?

Elle tourna son visage vers lui, qui hocha vigoureusement le chef. Un éclat de fierté luisit dans ses iris marron, comme si son idée était révolutionnaire.

Je ne me faisais pas d’illusions, ils lui offriraient deux possibilités aussi atroces l’une que l’autre.

— À poil, Mayelle. Et mets-toi à genoux !

Je déglutis. Pendant qu’elle s’exécutait, j’examinais les alentours, cherchant de quoi prendre le dessus sur deux gros tas à la force herculéenne.

Mon attention revint brutalement sur eux lorsqu’ils baissèrent leur short, exposant leurs queues raides, prêtes à l’emploi.

Rien de nouveau, malheureusement.

Bordel, j’aurais dû alerter quelqu’un, n’importe qui. Ça les aurait certainement dissuadés pour cette fois. J’aurais dû être plus malin, plus vigilant !

— Putain de merde ! beuglai-je, hors de moi.

Je ne m’y accoutumais toujours pas.

À leurs rires exécrables.

— Toi aussi, baisse ton short, Imrel.

Mon corps se pétrifia tout de go.

— Quoi ? couina Mayelle.

Ma bouche s’assécha. Je dus me ressaisir pour ne pas vaciller.

Qu’elle me choisisse si je pouvais prendre sa place. Qu’elle me choisisse…

Désemparé, je considérai les jumeaux maléfiques, leurs traits déformés par la cruauté.

De nouveau, j’ouvris les bras, paumes exposées.

— Vous voulez lui imposer un choix ? C’est fait, infligez-moi ce que vous voulez et laissez-la respirer !

Ma voix tremblait en proférant ces mots. Ces crasses plus abominables les unes que les autres, j’étais horrifié à l’idée de les subir. Mais je les accepterais. Pour l’épargner elle.

Un masque de dégoût transforma le faciès de Gaël.

— T’es malade, tu nous as pris pour des pédés ? Ta face de gland n’est bonne qu’à se faire défoncer. On est sympas avec Mayelle, on la laisse choisir qui elle veut sucer. Ah ! Ah ! Ah !

J’en restai coi. De stupéfaction, mes membres auraient pu s’écraser sur l’humus.

— C’est vous qui êtes tarés ! ripostai-je.

— Imrel ! s’exclama ma sœur, implorante.

Hébété, je pivotai lentement vers elle, le corps vide et froid, picotant de partout.

Elle hocha le menton, les mains refermées et jointes sur le sol.

— Non, non, non. Hors de question, putain !

À l’idée qu’elle ait ma queue en bouche, mon sang ne fit qu’un tour. Je bondis sur Gaël, la tête de toutes ces opérations depuis de trop nombreuses années, et écrasai mon poing dans sa gueule. Tant pis pour la mienne.

De surprise, il encaissa le coup, mais très vite, sa paluche saisit mon poignet qu’il tordit derrière mon dos.

Un feulement de douleur s’expulsa de ma gorge, accompagné de celui de Mayelle. Joël apparu devant moi, la bite toujours à l’air, et me cracha à la face.

— Qu’est-ce que t’essaies de prouver, gamin ? articula-t-il de ses lippes disgracieuses.

— Allez vous faire foutre, espèces de psychopathes !

Ils l’étaient. Des psychopathes. S’ils n’usaient pas du corps de ma sœur pour assouvir leurs pulsions, qu’elles soient charnelles ou agressives, alors nous entrions dans une nouvelle dimension.

Toujours coincé par Gaël, je me vis arracher mon short contre mon gré.

— Ah ! Ah ! Mate-moi ce spaghetti, frangin.

La rage décupla.

— T’avais peur qu’elle découvre ton ravioli, se gaussa l’autre.

La sensation de mon bras sur le point de se briser m’empêcha d’articuler une réponse distincte.

Leurs voix nasillardes dansaient cruellement, me vrillaient les tempes aussi sûrement que ma fureur. Je suffoquais, lorsque tout à coup, les mots de Mayelle fendirent l’air.

— Je préfère que ce soit toi !

Un silence épais tomba comme une chape de plomb.

Joël s’écarta, m’offrant la vision de ma cadette agenouillée, son visage creusé d’angoisse vissé dans ma direction. Ses larmes coulaient de concert avec les miennes.

— Je te choisis, toi. S’il te plaît.

— Je ne peux pas, Mayelle.

Je ne pouvais pas être l’instrument de sa torture. Je n’étais pas comme eux.

— Oh, s’étonna Gaël. Tu préfères qu’on l’étouffe avec nos anacondas ?

De nouveaux ruisseaux se déversaient sur mes joues.

Bordel.

— Non, lâché-je dans un murmure, le crâne chancelant en avant.

Lorsqu’un sanglot secoua mes épaules, ces deux brutes explosèrent de rire.

— Tantouse, j’suis sûr que tu préfères les mecs.

Certainement pas ! Je vomissais les hommes et leur puanteur, leur testostérone prégnante, leur sueur pestilentielle. Tout ce qui me rappelait mon père et mes frères.

— Allez vous faire enculer ! Je ne peux même pas bander, espèces de bouffons !

Qu’est-ce qu’ils croyaient ? Que j’étais aussi tordu qu’eux ?

— Pas grave, claironna Gaël en me lâchant enfin.

Une vague de soulagement déferla jusqu’à mon épaule. Mon frangin ramassa une branche d’arbre et la secoua devant mon nez.

— Si tu ne veux pas prendre ton pied, tu la feras grimper au septième ciel !

Horrifié, je fixai le bout de bois.

— Avec ça ?!

— Hein, hein, affirma le duo démoniaque, arborant un rictus perfide.

J’avais la sensation que ma langue enflait, que mon monde tanguait.

— Bon, tu te décides ? croassa Joël. Elle t’a choisi, mais on commence à s’emmerder, là. On peut la labourer à ta place.

Et lui ravager le vagin ? Non, surtout pas !

Je frottai mon visage du dos de mes mains pour m’armer de bravoure, et saisis l’instrument de torture. Sitôt que je fis volte-face, je la flairais, leur fièvre dégueulasse. Je percevais même la perle d’excitation qui jaillissait de leur corps, saturant mon univers olfactif.

Un pas vers ma sœur. Elle prit les devants avant qu’ils la rudoient et s’allongea sur le dos.

Comme un robot, je m’assis en face d’elle avec pour seul vêtement un tee-shirt qui me poissait. Elle porta ses mains devant la figure pour se cacher de moi, et je sentis la bile remonter mon œsophage.

Je ne voulais pas qu’elle m’associe à ces atrocités. Je refusais qu’elle souffre, et encore moins par mes mains. Alors, je pris une profonde inspiration et commençai par des effleurements, espérant l’habituer avant de la déchirer. Les deux monstres prenaient leurs aises, leur poignet en marche autour de leur bite, à nous reluquer comme des bêtes de foire.

— Du nerf, mon garçon, pouffa l’un d’eux. Réfléchis à l’opportunité qu’on te donne ! C’est parce que c’est ta sœur que t’es si frileux ? C’est une fille comme les autres, tu sais ! Mate sa jolie chatte, elle ne t’excite pas ?

Raclures !

« Parce que c’est ta sœur. » Ma sœur… Et alors ? C’était des conneries, tout ça. Frère, père, mère. Qu’est-ce que ça voulait dire, au juste ? En quoi cela changeait-il quoi que ce soit ? Les normes exigeaient qu’une famille protège, apporte du bonheur et du réconfort. Il y avait que dalle chez les Balmani. Les liens de sang ne signifiaient rien pour moi, Mayelle aurait pu être une parfaite étrangère. Ce qui m’importait, c’était le langage de son corps. Enfant déjà, il rejetait le traitement de ses frères. Sa terreur imprégnait sa chambre chaque seconde où ils l’occupaient. Alors, pourquoi ? Pourquoi ne pas respecter ses émotions ? Pourquoi la contraindre à la souffrance ? Pourquoi elle ne bronchait plus ? Pourquoi personne n’agissait ? Pourquoi je me sentais coincé comme un rat ? Pourquoi je lui enfonçais un putain de bâton dans le vagin ? Ces questions me rongeaient l’âme depuis trop longtemps, me révoltaient chaque seconde de mon existence.

De nouvelles larmes coulaient, je prenais soin d’y aller en douceur.

Elle qui demeurait de marbre à chaque viol, cette fois, elle hoquetait de tristesse, derrière le rempart de son avant-bras.

— Quelle mauvaise volonté ! mugit Gaël. Son minou te fait peur, tarlouze ?

Fils de pute.

Ma délicatesse était calculée, mes efforts payaient, Mayelle ne semblait pas avoir trop mal. Physiquement, en tout cas. Du reste, je connaissais ses aspérités par cœur. Dès que les deux colosses en finissaient avec elle, j’avais coutume d’enduire l’intimité meurtrie de ma sœur d’huile apaisante, car la pauvre ne pouvait même plus se toucher.

Ils me contraignirent à accélérer, à lui arracher des miaulements. Maligne, elle simula. Si bien qu’ils giclèrent. Sur sa peau d’opaline à peine halée par le début de nos vacances.

Repus, ils soupirèrent en chœur, se félicitèrent d’une tape dans la main pour leur excellente idée.

Je me retenais.

Je m’efforçais de ne pas me ruer sur l’un d’eux et d’enfoncer ce bâton dans leur gueule de charognards. Mais aussitôt, l’autre me tomberait dessus et se vengerait sur Mayelle. Je connaissais la chanson.

Elle se redressa en tailleur, tremblante et maculée de sperme.

Sans m’appesantir trop longtemps sur ce que je venais d’accomplir, je me dépêchai de me rhabiller, puis d’ôter mon tee-shirt pour la nettoyer.

La mine suffisante et les bras croisés, les jumeaux nous observaient tandis que nous reprenions contenance.

— C’était un peu mou. T’en dis quoi, Joël ?

Frissonnante à l’idée qu’ils recommencent, elle se nicha dans mes bras.

— Je croyais qu’ils s’aimaient plus que ça. Il n’a même pas eu de trique, le gamin.

Je me sentais sale d’avoir agi contre ma volonté. Contre notre volonté. Toutefois, j’étais soulagé par la réponse olfactive de Mayelle ; il n’y avait que son esprit qui s’était brisé.

Démantelé, j’apposai un baiser rassurant sur son front.

— Ouais, c’est plus marrant quand c’est nous. Bah, on aura essayé de leur faire plaisir ! Tant pis.

J’ignore si leur intention première était de se venger en nous malmenant, s’ils voulaient me rallier à leur délire, mais, en effet, ce fut l’unique fois où ils me firent participer à leur séance de viol.

 

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