Une brulante étreinte

Jennifer Hayward · Chapitre 3 sur 14

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Une brulante étreinte

Chapitre 3.

3.

 

Au prix d’un effort dont elle ne se serait jamais crue capable, Diana atteignit sans fondre en larmes l’appartement qu’elle occupait désormais avec Beth, sa meilleure amie. Mais à peine avait-elle franchi la porte d’entrée qu’elle éclata en sanglots.

— Que se passe-t-il, ma chérie ? s’exclama Beth, alarmée.

Elle éteignit la télévision et se précipita vers elle pour la prendre dans ses bras. Diana posa le menton sur l’épaule de son amie.

— Je suis stupide, articula-t-elle d’une voix brisée. Tellement stupide…

Beth attendit qu’elle se calme un peu avant de la guider gentiment jusqu’au canapé sur lequel elle l’assit.

— Je vais nous préparer du thé, déclara-t-elle.

Diana attrapa un mouchoir qui dépassait de la boîte posée sur la table basse et s’essuya les yeux. Prenant une profonde inspiration, elle s’efforça de recouvrer un semblant de calme.

Qu’avait-elle donc espéré en se rendant à cette soirée puis en suivant Coburn jusque chez lui ? Que tous deux comprendraient brusquement qu’ils s’aimaient toujours ? Que leurs différends se seraient évaporés ? Qu’ils se réconcilieraient ?

C’était pathétique.

Comment pouvait-elle encore attendre quoi que ce soit de ce mariage ? Comment pouvait-elle continuer à se faire des illusions après tout ce temps ?

Coburn et elle n’avaient jamais été faits l’un pour l’autre, ils appartenaient à des mondes bien trop éloignés. Ils étaient bien trop différents l’un de l’autre et l’attirance physique indéniable qui existait entre eux n’était qu’une aberration, de la poudre aux yeux, une cruelle ironie du sort qui les avait poussés dans les bras l’un de l’autre alors que rien ne les y destinait.

Alors qu’elle ne cessait de ressasser ces terribles vérités, Diana vit Beth revenir de la cuisine avec un plateau sur lequel étaient posées deux tasses fumantes. Elle le déposa sur la table et en tendit une à son amie.

— Raconte-moi tout, l’encouragea-t-elle simplement.

— Je l’ai revu, soupira Diana. Je me croyais prête à cela. J’étais sûre que je parviendrais à garder mes distances, à me montrer détachée et raisonnable…

— Ce n’est pas si facile lorsque l’on est amoureuse, remarqua Beth.

— Je ne suis pas…

Diana s’interrompit au beau milieu de sa phrase. A quoi lui servirait-il de nier l’évidence ?

— Je m’en suis relativement bien sortie jusqu’à ce qu’il prononce son discours de félicitations. Si on peut appeler cela comme ça…

— Qu’a-t-il dit ? lui demanda Beth, curieuse.

— Que le mariage était une chose difficile, qu’il était plus facile de tomber amoureux que de le rester… Ce genre de choses… Il était évident pour tout le monde que c’était de nous qu’il parlait.

— Mon Dieu…

— J’aurais probablement dû m’éclipser après ça. Mais au lieu de cela, nous avons discuté.

— De quoi ?

— Des raisons pour lesquelles je comptais partir. Comme l’endroit n’était pas vraiment propice à ce genre de conversation, il m’a invitée chez lui.

Son amie écarquilla grand les yeux, sidérée par l’audace de Coburn.

— J’espère que tu as dit non.

— J’aurais probablement dû, soupira Diana. Mais je ne voulais pas qu’il fasse un scandale devant tout le monde.

— De quoi voulait-il parler ? s’exclama Beth. Vous êtes sur le point de divorcer ! Il est un peu tard pour rouvrir le débat, non ? !

— Ce n’est pas ce qu’il cherchait à faire, répondit Diana. Du moins, je ne crois pas… Lui aussi semble penser que la fin de notre mariage était inéluctable. C’est même ce qu’il a dit durant son discours : que l’amour ne suffisait pas toujours…

— Pour une fois, je suis d’accord avec lui, acquiesça Beth. L’amour ne suffit pas toujours. Surtout un amour passionné comme le vôtre… Un mariage a besoin de plus que cela : de respect mutuel, de concessions, de confiance…

Diana ne pouvait nier la véracité de ce que lui disait Beth. C’était d’ailleurs précisément pour cela qu’elle avait quitté Coburn. Mais aucune forme de rationalité ne pouvait atténuer le mélange de douleur, d’humiliation et de regret qu’elle éprouvait en cet instant.

— J’étais avec toi, le soir où tu as rencontré Coburn, lui rappela alors Beth. Je me souviens parfaitement de ce que je me suis dit, à ce moment-là : il y avait quelque chose d’électrique entre vous, une sorte d’attirance irrésistible. Mais ce genre de passion est dangereux. Dans une telle relation, on peut rapidement perdre pied et ne plus voir la réalité en face…

— Tu as raison, admit Diana. Je me suis laissé prendre au piège, c’est vrai. Je vais tirer toutes les conséquences de ce qui s’est passé ce soir.

Malheureusement, la conviction qui perçait dans sa voix n’atténuait guère le trouble qui l’habitait. Elle tenta tant bien que mal de se convaincre qu’après plusieurs mois passés à l’autre bout du monde elle parviendrait à prendre un peu de distance et à se défaire une fois pour toutes de la fascination que Coburn exerçait sur elle.

* * *

— Je ne te savais pas si progressiste ! s’exclama Harrison lorsque son frère et lui sortirent enfin de la salle de réunions.

Coburn jeta un coup d’œil à sa montre et constata sans surprise qu’il allait être en retard pour son rendez-vous avec Diana et leurs avocats. La discussion avec les représentants des syndicats s’était éternisée, dépassant nettement le timing prévu.

— Si tu n’étais pas d’accord avec ma position, tu aurais pu me le dire au cours de la réunion, répondit-il à son frère.

— Ce n’est pas cela… A vrai dire, sur le fond, je partage ton avis. Il fallait réformer notre politique concernant les jours de congé. Je me demande juste ce qui se produira si plusieurs collaborateurs décident de prendre des vacances au même moment.

— Cela n’arrivera pas, lui assura Coburn. Tous les rapports que j’ai lus à ce sujet sont formels : plus les salariés d’une entreprise sont responsabilisés, plus ils intègrent les contraintes de l’activité. Je suis même prêt à parier que cette mesure fera diminuer l’absentéisme.

— C’est sans doute vrai sur une année. Mais que se passera-t-il à Noël ?

— Noël est un jour férié, au cas où tu l’aurais oublié, railla Coburn.

— Tu vois très bien ce que je veux dire. Je comprends que tu veuilles moderniser les rapports de travail au sein de l’entreprise, mais tâche de ne pas aller trop vite. Il faut laisser le temps aux mentalités d’évoluer.

Coburn resta perplexe face à la remarque de son frère.

— Je croyais que tu comptais me laisser les rênes, remarqua-t-il.

— Telle est bien mon intention, lui assura Harrison. Mais il est de mon devoir de veiller à ce que la transition se fasse sans heurts. Grant Automotive est un véritable mastodonte, Cob, pas une start-up regroupant une poignée de salariés. La moindre décision peut avoir des conséquences incommensurables.

— J’en ai bien conscience, contrairement à ce que tu sembles penser.

Depuis qu’il avait endossé le costume de président- directeur général de leur société, il avait pris la mesure de la pression qui pesait sur ses épaules. Des dizaines de milliers de salariés dépendaient de lui. Une simple erreur de sa part pouvait les priver d’emploi et anéantir des années de travail acharné. Il lui arrivait d’en faire des cauchemars tant ses responsabilités étaient grandes.

— Franchement, reprit-il, je n’ai pas besoin que tu me rendes plus nerveux que je ne le suis déjà. Concentre-toi sur ta campagne électorale et je m’occupe de la boîte, d’accord ?

— Je comprendrais que tu aies besoin d’un peu de temps, tu sais.

— Que veux-tu dire ?

— Tu es en plein divorce…, expliqua son frère d’une voix hésitante. Cela ne doit pas être facile.

— Justement, répondit Coburn en feignant un certain détachement. J’ai rendez-vous pour signer tous les papiers et je suis déjà en retard.

Harrison hésita quelques instants avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres. Les deux frères n’avaient pas l’habitude d’aborder des sujets aussi personnels mais Harrison s’efforçait de combler le fossé qui s’était creusé entre eux depuis que leur père s’était suicidé.

— Est-ce que tu tiens toujours à elle ? demanda-t-il enfin.

Coburn aurait aimé pouvoir répondre par la négative. Cela aurait été tellement plus simple. Malheureusement, ses propres sentiments ne lui avaient jamais semblé aussi troubles. Certes, il était plus ou moins parvenu à garder la face, la veille, devant Diana.

Mais cela ne suffisait pas à lui faire oublier l’absurdité du discours qu’il avait prononcé ou le fait qu’il avait couché avec celle qui était sur le point de devenir son ex-femme.

— Je crois que j’ai surtout besoin de tirer un trait sur cette relation, déclara-t-il prudemment. Cet entre-deux n’a que trop duré et il est temps que nous clarifiions les choses une bonne fois pour toutes.

— Je suis désolé que ça n’ait pas marché entre vous, soupira Harrison.

Coburn haussa les épaules.

— Il faut croire que je ne suis pas fait pour le mariage.

— C’est aussi ce que je pensais.

— Nous sommes très différents, toi et moi. Tu as toujours été le plus sérieux de nous deux. Moi, ce que je préfère, c’est la liberté et les sensations fortes !

— Je n’en suis pas si sûr, murmura pensivement Harrison.

— Que veux-tu dire ?

— Eh bien… J’ai parfois l’impression qu’en relevant tous ces défis tu cherches surtout à fuir la réalité. Tu te sers de l’adrénaline comme d’autres de la morphine ou de l’héroïne…

— Les risques que je prends sont calculés, protesta Coburn. Je n’en dirais pas autant de Diana.

Harrison lui jeta un coup d’œil interrogatif.

— Elle compte partir pour une zone de guerre en Afrique, expliqua-t-il.

Le matin même, il avait fait quelques recherches au sujet de la mission qu’elle avait acceptée. Il avait découvert qu’elle était bien plus dangereuse qu’il ne l’avait imaginé.

Le gouvernement local était complètement débordé par l’insurrection et parfaitement incapable de sécuriser les camps des ONG présentes dans la région. L’idée que Diana puisse être blessée ou prise en otage le rendait malade.

— En attendant que le divorce soit officiellement prononcé, tâche de réfléchir à ce que tu attends vraiment de l’existence, lui conseilla Harrison. On n’a qu’une vie, tu sais.

— Depuis quand es-tu devenu aussi philosophe ? se moqua Coburn.

— Depuis que j’ai à mes côtés une femme qui m’a appris à chérir chaque moment passé en sa compagnie, j’imagine, rétorqua son frère.

Sur ce, il le planta là et s’éloigna en direction de son bureau. Coburn le suivit des yeux avant de prendre la direction de la salle où devaient l’attendre Diana et les avocats.

La dernière remarque de Harrison avait éveillé en lui une pointe de jalousie. Son frère paraissait si sûr de lui et de ses choix. En comparaison, Coburn se faisait l’impression d’être un gamin capricieux incapable de passer plus de dix minutes sur la même activité.

— Je suis vraiment désolé, s’excusa-t-il en pénétrant dans la pièce.

Les avocats lui assurèrent que ce léger retard n’avait aucune importance. Il s’abstint d’ironiser sur le fait que tous étaient payés à l’heure et se tourna vers Diana. Elle garda les yeux résolument fixés sur ses mains jointes posées sur la table.

— Bien, s’exclama Jerry Simmons, l’avocat de son épouse. Je vous suggère de commencer par passer en revue les clauses du contrat de divorce en abordant en premier la question des biens.

Diana se contenta de hocher la tête tandis que Coburn se laissait tomber sur un siège, juste à côté de Chance Hamilton, son propre avocat. Il observa celle qui s’apprêtait à devenir son ex-femme et sentit sa gorge se nouer.

Elle n’avait pas pris la peine de se maquiller pour dissimuler la pâleur de son visage et ses traits tirés. Coburn comprit qu’elle n’avait pas dû dormir beaucoup, cette nuit. Cela n’aurait sans doute pas dû le perturber outre mesure et pourtant, il se sentit vaguement coupable.

— Concernant la maison de Key West, commença Jerry, il est entendu qu’elle deviendra la propriété exclusive de Diana.

Coburn répondit au coup d’œil interrogatif de l’avocat par un bref hochement de tête.

— L’appartement de l’Upper East Side sera vendu et les bénéfices de la vente seront répartis équitablement entre vous, poursuivit Jerry.

Coburn acquiesça de nouveau. L’avocat continua à égrener la liste des biens qui reviendraient à l’un ou à l’autre. Il y avait dans cette énumération quelque chose d’obscène, comme si leur mariage ne s’était réduit au fond qu’à l’acquisition de choses matérielles.

Comment avaient-ils pu en arriver là ? Comment la passion enflammée des débuts avait-elle pu déboucher sur ce catalogue stérile ?

Le souvenir de leur étreinte de la veille lui revint brusquement. Il n’arrivait pas à réconcilier la sensualité de leurs ébats et l’insupportable froideur de cet inventaire. Jerry égrenait à présent la liste interminable des objets qui se trouvaient dans leur appartement.

— Faisons simple, intervint-il d’une voix lasse. Je ne demande qu’une chose : le tableau que nous avons acheté dans les Pyrénées. Diana peut avoir tout ce qu’elle veut en dehors de ça.

— Tu es sûr ? intervint Chance d’un ton légèrement réprobateur.

Tout ce que voulait Coburn, en cet instant, c’était se trouver très loin d’ici.

— Certain, assura-t-il à son avocat.

— Bien, acquiesça Jerry en tournant quelques pages du contrat, dans ce cas, passons aux polices d’assurance-vie et aux plans d’épargne retraite…

Coburn soupira intérieurement. Cette déprimante autopsie de leur mariage ne tarderait pas à épuiser le peu de patience qui lui restait. Tout ceci était d’autant plus ridicule qu’ils avaient signé un contrat de mariage qui indiquait la répartition de leurs biens en cas de divorce.

Diana et lui disposaient chacun d’une fortune personnelle plus que conséquente qui les mettait à l’abri de tout besoin. A quoi servait-il donc d’entrer dans le détail de ces comptes d’apothicaire ?

Jetant un nouveau coup d’œil en direction de Diana, il constata que son regard était perdu dans le vague. De toute évidence, elle ne prêtait guère plus d’attention que lui à cette affligeante lecture.

— En ce qui concerne vos assurances habitation…, poursuivait Jerry d’une voix monocorde.

— Stop ! s’exclama Coburn.

Les avocats le considérèrent avec étonnement. Même Diana paraissait être brusquement sortie de sa torpeur.

— Quelque chose ne va pas ? lui demanda-t-elle.

— C’est le moins qu’on puisse dire.

— Est-ce au sujet des assurances ? demanda Jerry, surpris.

— Non. Ce contrat est parfait tel quel. Je n’ai strictement rien à y redire. Simplement…

Il secoua doucement la tête.

— Je ne suis pas prêt à le signer, déclara-t-il enfin.

Diana sursauta violemment.

— C’est une blague ? balbutia-t-elle.

— Crois-moi, je n’ai vraiment pas l’esprit à plaisanter.

— Je ne comprends pas, protesta-t-elle. Tu as pourtant eu tout le temps d’étudier ce document…

— Je vous l’ai dit : ce n’est pas le contrat qui me pose problème.

— Alors que se passe-t-il ?

Coburn se posait la même question. Que lui arrivait-il ? Pourquoi attendre en repoussant la signature de ces papiers ?

— J’ai besoin d’un peu plus de temps.

Les trois autres le considéraient d’un air médusé. Pas plus que lui, ils ne s’étaient attendus à ce retournement de situation.

— Je pars dans trois semaines, lui rappela Diana d’une voix blanche. J’aimerais que ce soit réglé avant.

— Je suis vraiment désolé de perturber le déroulement de ce plan parfaitement huilé, railla Coburn.

Jerry se racla nerveusement la gorge.

— Je ne comprends pas, avoua-t-il. Au point où nous en sommes, cette réunion ne devait être qu’une simple formalité.

— Mais ce n’en est pas une, justement, rétorqua Coburn.

— Lorsque Diana sera en Afrique, il nous sera probablement très difficile de la joindre.

— Qu’à cela ne tienne. S’il le faut, nous attendrons qu’elle repasse par New York. Elle a attendu douze mois avant de se manifester. Elle pourra bien attendre un peu plus longtemps…

Les deux avocats se gardèrent de tout commentaire mais leur embarras était plus qu’évident. Diana se tourna alors vers eux.

— Pourriez-vous nous laisser un instant ? leur demanda-t-elle d’une voix qui trahissait sa colère.

Les deux hommes acquiescèrent avec soulagement et quittèrent la pièce, les laissant seuls. Diana se leva et vint se placer devant lui, plantant son regard dans le sien.

— Tu ne penses pas que tu t’es suffisamment vengé hier soir ? lui demanda-t-elle.

— Sur le moment, tu n’as pas eu l’air de trouver cela désagréable, lui rappela-t-il, toujours aussi mesquin.

Hors d’elle, elle ne put s’empêcher de rougir.

— Pourquoi est-ce que tu fais ça ? s’écria-t-elle.

— Pourquoi pas ? répliqua-t-il.

— Ce n’est pas un jeu !

— Tu aurais peut-être dû y penser avant de disparaître pendant des mois sans donner la moindre nouvelle. Tu n’as répondu à aucun de mes coups de téléphone et de mes e-mails.

— J’ai pensé qu’il valait mieux que notre rupture soit franche et définitive, répondit-elle.

— Mais il ne t’est pas venu à l’idée que je pouvais avoir mon mot à dire ? Que je ne voyais peut-être pas les choses de la même façon ?

— Tu sais aussi bien que moi que nous n’avions plus rien à attendre de ce mariage. Tu n’étais pas plus heureux que moi.

— Mais ce n’est pas moi qui suis parti. A présent, ce sera à ton tour d’attendre mon bon vouloir tout comme j’ai attendu le tien pendant un an.

— Tu cherches à te venger, n’est-ce pas ?

Coburn réfléchit à cette question et ne tarda pas à en conclure que telle n’était pas son intention. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il avait besoin de temps, même s’il aurait été incapable d’expliquer pourquoi.

— En faisant durer les choses de cette façon, tu risques de souffrir autant que moi, remarqua alors Diana.

— C’est un risque que je suis prêt à courir, répondit-il en se dirigeant à son tour vers la porte. Je te souhaite de trouver les réponses que tu cherches en Afrique, Diana.

Sur ce, il quitta la pièce, le cœur étrangement léger.

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