You can't have me: Starlight (French Edition)

Heather S. Wood · Chapitre 45 sur 70

Pages du PDF

You can't have me: Starlight (French Edition)

CHAPITRE 45 - Chloé

 

Je me rapproche de Cooper, réfléchissant à quoi lui dire pour ne pas le blesser ou briser notre lien. L’intervention de Jim m’a donné le temps de me remettre de cette proposition bizarre que m’a faite le bassiste, et avec ce tout petit recul, je me rends bien compte que ce qu’il veut, c’est que nous restions amis. Sa peur que notre éloignement physique puisse effacer cette belle complicité que nous avons lui fait penser qu’il ressent plus. Il se pose des questions, parce qu’il n’a jamais été amoureux ni copain avec une nana. Mais il n’a pas « succombé à mes charmes », comme il me l’a affirmé plus tôt. Il n’y a pas cette attirance entre nous, et c’est d’avoir Jim tout près pendant quelques instants, lorsqu’il a poussé Cooper dans l’eau, qui me l’a fait réaliser.

De toute façon, s’il a changé, Coop ne paraît pas non plus prêt pour une vraie relation. Il a d’autres expériences à faire avant. Peut-être que dans quelques années, ou au moins à la fin de la tournée, il sera plus mature. De plus, casser ce premier lien fort non ambigu avec une femme ne serait pas bon pour lui. Je vais rester son amie.

Quoi qu’il en soit, au-delà de tout ce qu’il veut ou croit ressentir, je suis incapable de lui donner plus. Jim est trop proche. De Cooper, de nous et les souvenirs de nos étreintes sont encore très présentes dans mon esprit, comme si elles avaient eu lieu hier. Alors qu’il me semble que je souffre depuis une éternité !

En arrivant près de Cooper, sur la plage, je regarde son visage symétrique, ses cheveux dégoulinants, leur brun luisant au soleil. Je comprends toutes ces filles qui ont envie d’une nuit avec lui, malgré le fait qu’il ne peut pas leur offrir plus. Pour l’instant, en tout cas.

— Ça va, ma belle, j’ai capté, tu ne veux pas de moi, me rassure-t-il d’un sourire. Quand même, je t’aurais bien roulé une grosse pelloche pour voir si tu éveilles autre chose en moi…

Il me lance un clin d’œil. Parce que c’est ce qu’il m’a suggéré plus tôt. Qu’on s’embrasse « pour de vrai » pour tester notre compatibilité, car ce serait « chouette que je reste avec eux pour toute la tournée et que je pourrais devenir sa petite amie, si on s’entend à tous les niveaux ».

C’est sûr que comme déclaration d’amour, on a déjà fait mieux.

— Tu m’as prise au dépourvu, tout à l’heure.

Quand je n’ai pas répondu immédiatement à sa proposition, passant par toutes les expressions possibles et imaginables, je crois que je l’ai blessé. C’est à ce moment-là que Jim nous a sauvés de l’embarras. Malgré tout, je préfère mettre tout de suite les choses au clair avec lui, parce que j’ai assez à faire avec Jim, question malentendus !

— Coop, tu sais que je t’adore, continué-je, seulement, nous ne sommes pas attirés l’un par l’autre. Pas de cette manière. Tu es entier, tu ne veux pas laisser des potes de côté, alors tu te sens mal que je reparte, mais… tu ne m’aimes pas.

Il soupire, se grattant la tête, un petit rictus étrange sur le visage.

— Ouais, tu as raison. Tu es tellement jolie que je me dis que notre amitié ne serait pas un problème, une fois entre les draps, mais ce serait dommage de tout gâcher pour ça. En plus, tu mérites bien mieux qu’un mec comme moi.

— Oh, Coop…

Je le prends dans mes bras et il me serre contre lui. Je pose ma tête contre son épaule chaude tandis qu’il caresse mon dos, ses doigts remontant jusqu’à mes cheveux mouillés. Petit à petit, nous commençons à rire. Il tire doucement sur mes boucles pendant que mes mains effleurent ses flancs pour le taquiner. Nous gigotons l’un contre l’autre, j’essaie de l’empêcher d’attraper ma crinière et lui remue pour se dérober à mes chatouilles. Nous rions de plus en plus fort, puis nous rompons le contact pour échapper à l’autre, nous éloignant.

— C’est dingue, ça ! me dit Coop entre deux hoquets de rire.

Parce que nous avons souvent joué la comédie devant les objectifs des appareils photo. Nous nous sommes confortés l’un l’autre ces dernières semaines. Mais jamais peau contre peau, comme à cet instant. Et même dans ces tenues minimalistes, il n’existe absolument aucune tension sexuelle entre nous, malgré la conversation intime que nous venons d’avoir !

Il me tape dans le dos et me prend par les épaules pour rejoindre la plage. Nous nous asseyons à côté des autres, qui nous regardent de manière étrange. Nous ne leur disons rien à propos de notre moment, pour autant, il nous appartient. Néanmoins, Coop et moi soupirons, rassurés.

— Bon, moi, je vais chercher un truc à grail', lance Joe.

Diane secoue la tête de dépit, une moue exaspérée peinte sur le visage, mais des étoiles plein les yeux. Ces deux-là sont vraiment drôles, je les adore. D’ailleurs, Joe fait un clin d’œil à sa dulcinée avant de se diriger vers le portail menant à la propriété.

— Attends, je t’accompagne, déclare Cooper en se levant.

— Je viens avec vous, je vais prendre de quoi dessiner, dis-je en les suivant.

OceanofPDF.com