La revanche d'un Venadicci

Melanie Milburne · Chapitre 11 sur 11

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La revanche d'un Venadicci

Assise près de Vinn dans l’avion pour…

12.

 

 

Assise près de Vinn dans l’avion pour Sydney, Gabriella avait mis sa main dans la sienne, et posé la tête sur son épaule. Mais son cœur était toujours sur l’île qu’ils venaient de quitter.

Elle avait presque pleuré en faisant ses valises. Elle aurait tellement voulu que leur lune de miel dure toujours… Là-bas, un sentiment de sérénité et de sécurité l’avait enveloppée comme un châle mais, depuis qu’ils étaient montés dans l’avion, elle avait l’impression que quelqu’un le lui avait arraché des épaules, la laissant frissonnante d’anxiété.

Pendant le voyage, Vinn fut silencieux. Il ne cessait de regarder sa montre, comme si c’était la chose la plus importante du monde à ses yeux, alors que, quelques heures plus tôt, il ne pensait qu’à lui faire l’amour.

— Tout va bien ? demanda-t-elle enfin.

L'air confus, il se tourna vers elle.

— Désolé, Gabriella, tu m’as dit quelque chose ?

— Je t’ai demandé si tout allait bien ? répéta-t-elle en serrant sa main.

Mais il la retira pour prendre un magazine.

— Je vais bien, répondit-il en feuilletant quelques pages, sourcils froncés.

— J’ai fait quelque chose de mal ? demanda-t-elle après un silence.

Il lui adressa un bref sourire.

— Non, bien sûr que non, répondit-il en tapotant sa main. Je pense à des tas de choses, c’est tout. Les affaires…

Gabby s’en voulut de ne pas lui avoir posé de questions au sujet de son travail. Elle en savait très peu sur ses activités, sinon qu’il avait fait fortune grâce à un projet de développement dans une banlieue excentrée de Sydney, qui s’était soudain trouvée à la mode après un nouveau découpage par la municipalité. Il avait investi les bénéfices dans d’autres projets, gardant toujours une longueur d’avance sur le marché pour optimiser ses bénéfices.

— Je peux t’être utile en quoi que ce soit ? demanda-t-elle.

Il secoua la tête et lui caressa brièvement la joue.

— Non, Gabriella, concentre-toi seulement sur l’héritier que tu dois me donner. De plus, tes parents ont besoin de toi. Te voir heureuse aidera ton père à se remettre plus vite. Sans compter qu’ils seront très heureux d’avoir un petit-fils ou une petite-fille.

Gabby se cala dans son siège et posa la main sur son ventre. Que ressentirait-elle en portant l’enfant de Vinn ? Même si c’était improbable, puisqu’elle venait juste d’arrêter la pilule, peut-être était-elle déjà enceinte ? Après tout, elle avait pris une pilule faiblement dosée, pour laquelle les risques de grossesse étaient plus élevés.

Elle prit de nouveau la main de Vinn, mêlant ses doigts aux siens.

— Merci d’avoir fait de cette semaine un moment unique, dit-elle. C'était une lune de miel parfaite.

Il sourit, mais elle ne put s’empêcher de penser qu’il s’agissait d’un sourire forcé.

— Tout le plaisir était pour moi, cara.

— Je t’aime, murmura-t-elle en déposant un baiser sur ses lèvres.

— Je sais, répondit-il avec le même sourire contraint.

Aussitôt, Gabby sentit le doute l’envahir, comme si un fantôme venait de poser ses doigts glacés sur sa nuque. Pourquoi lui répondait-il avec une telle indifférence, alors qu’elle venait de lui dire qu’elle l’aimait ? En fait, quand elle repensait à la journée qu’ils avaient passée à la plage, elle ne se rappelait pas qu’il lui ait avoué son amour. Il l’avait laissé entendre, mais sans lui parler vraiment de ses sentiments. Mais pourquoi l’aurait-il fait ? songea-t-elle avec regret. Elle avait foncé tête la première pour lui avouer son amour, elle avait imprudemment jeté sa plaquette de pilule, tout cela avant de lui promettre cet héritier qu’il désirait tant…

Et si c’était tout ce qu’il attendait d’elle ? Si, après qu’elle lui eut donné les enfants qu’il voulait, il décidait qu’il n’avait plus besoin d’elle dans sa vie ? Pour l’instant, il prétendait ne pas vouloir divorcer, mais cela ne voulait pas dire qu’il ne changerait pas d’avis. Après tout, il avait insisté pour qu’elle signe un accord prénuptial. Est-ce que cela signifiait qu’il ne pensait pas que leur mariage pouvait durer toute la vie ?

Tout était arrivé si vite… L'infarctus de son père, l’offre publique d’achat, la demande de remboursement du prêt… Tous ces événements l’avaient plongée dans une spirale infernale, pour finir dans le bureau de Vinn.

Deux semaines après, elle était toujours soumise à sa volonté.

Dès qu’ils descendirent de l’avion, un chauffeur s’avança vers eux, si bien que Gabby n’eut plus l’occasion de parler à Vinn en privé.

Ils passèrent rapidement à l’hôpital pour voir le père de Gabby, puis Vinn demanda au chauffeur de le déposer à son bureau, et de conduire Gabby à sa maison de Mosman.

Il lui donna un rapide baiser impersonnel avant de descendre de la voiture. Quelques secondes plus tard, il s’éloignait déjà, son téléphone portable à l’oreille.

Gabby soupira tandis que le chauffeur s’engouffrait de nouveau dans la circulation. Secrètement, elle avait espéré que Vinn observerait la tradition, par exemple qu’il la porterait pour franchir le seuil de leur demeure, et peut-être jusqu’à la chambre, pour lui faire l’amour sur le lit qu’ils allaient partager comme mari et femme. Mais il se rendait au bureau comme si la semaine écoulée n’avait jamais existé. Il ne s’était même pas retourné pour la regarder, avant de pousser la porte de son immeuble.

Quand ils furent arrivés, le chauffeur l’aida à porter ses valises, et Gabby s’attela à la tâche de les défaire pour s’occuper. Lorsqu’elle eut fini, elle alla se promener dans le jardin. La pelouse avait été récemment tondue mais, heureusement, le jardinier n’était pas là : elle avait besoin de temps pour prendre ses marques dans la maison de Vinn, sans être en plus intimidée par le regard curieux de son personnel.

Vinn s’était occupé de la livraison de sa voiture et de ses vêtements. Toutes ses affaires, sûrement grâce aux soins de la gouvernante, bien qu’il n’y eût pas trace de passage dans la maison, avaient été soigneusement rangées et suspendues dans le dressing. Certes, la maison était propre et en ordre, mais il n’y avait pas de produits frais dans le réfrigérateur. Aussi Gabby décida-t-elle d’aller faire des courses.

Quand elle rentra à la maison, Vinn se trouvait dans le salon. Dos tourné, il parlait au téléphone. Au ton de sa voix, Gabby se figea avant de s’avancer sans bruit. Son cœur fit un bond dans sa poitrine quand elle entendit les mots qu’il prononçait.

— Non, cara, disait-il. Crois-moi, ce n’est pas le moment de révéler la vérité sur notre relation.

Elle eut l’impression de recevoir un coup de poignard dans la poitrine. Pourtant, elle parvint à ne pas s’effondrer. Elle voulait entendre jusqu’au bout.

— Je sais, poursuivit-il avec un soupir. Je t’aime aussi, et je veux que tout le monde sache ce que tu représentes pour moi, mais sais-tu ce que la presse va faire ? C'est trop risqué. J’ai beaucoup d’affaires en cours en ce moment, à commencer par cette histoire d’offre publique d’achat. Je ne veux pas tout compromettre avant d’avoir réussi, ce qui ne sera pas le cas avant la fin de la semaine prochaine, au plus tôt.

Vinn se passa une main dans les cheveux.

— J’ai dépensé beaucoup d’argent pour cette affaire. Je ne veux pas que tout rate maintenant. Nous devons agir prudemment : d’autres personnes que nous sont concernées.

Il fit une pause pour écouter, avant de reprendre :

— Je vais devoir lui dire à un moment ou à un autre, elle a le droit de savoir. Elle est ma femme à présent. Mais attendons encore une semaine ou deux, d’accord ? Fais-toi toute petite, et je vais te faire parvenir de l’argent. Ciao.

Vinn ferma son téléphone et se tourna… pour se trouver face à face avec Gabriella.

— Cara, dit-il, je ne t’avais pas entendue entrer.

Elle serra les poings de rage.

— Ne m’appelle pas comme ça ! Tu n’es qu’un salaud!

Il fit un pas vers elle.

— Gabriella, tu n’as pas compris. J’étais…

— Oh si, j’ai très bien compris ! Tu parlais à cette femme, n’est-ce pas ? Ta mystérieuse maîtresse, la femme que tu aimes. Je t’ai entendu.

— Tu as mal interprété mes paroles, dit-il. Tu n’as entendu qu’une partie de la conversation et tu en as tiré de mauvaises conclusions.

— Oh, pour l’amour du ciel ! s’écria Gabby d’une voix aiguë. Tu me prends pour une imbécile ? Je t’ai entendu lui parler de l’offre publique d’achat. Tu es derrière cette histoire, n’est-ce pas ? Depuis le début ? Comme tu as dû te moquer de moi lorsque je suis venue te demander ton aide ! Non seulement tu devenais l’actionnaire principal de notre entreprise, mais tu me forçais par la même occasion à devenir ta femme.

Il sembla vouloir protester mais, au lieu de cela, il s’assit sur le canapé, posa le téléphone près de lui et se massa les tempes.

— Tu ignores certaines choses que je ne pouvais te confier, dit-il enfin.

— Il n’y a pourtant rien de mieux que la vérité, répliqua-t-elle froidement.

— La vérité, Gabriella…, commença-t-il en cherchant ses mots. C'est vrai, j’avais un projet de vengeance si l’on peut dire, mais cela n’avait rien à voir avec toi.

Elle le toisa avec dureté.

— Je t’en prie, ne me prends pas pour une imbécile.

— Je suis sincère. Tu ne connais pas la personne que je visais, et je ne voudrais pas que cela change. Ce n’est pas le genre d’individu que j’aimerais voir en relation avec quelqu’un à qui je tiens profondément.

Elle leva les yeux au ciel.

— Alors, tu as maintenant décidé que tu tenais à moi? Pourquoi ? Parce que je t’ai pris sur le fait ? Ou parce que je fais une maîtresse honorable ?

— Ne te déprécie pas ainsi, dit-il, la mâchoire crispée.

— J’espère que tu es satisfait de ce que tu as obtenu, continua-t-elle, parce que c’est tout ce que tu auras. C'est fini, Vinn.

Il prit une profonde inspiration.

— Tu compromettrais la santé de ton père uniquement pour me contrarier ?

Elle sentit la colère la submerger.

— Tu parles de la santé de mon père ? Quel culot ! Tu as commis la pire des actions en affaires : détruire sa vie de travail dans son dos !

— Ce n’était pas dans son dos.

Gabby le regarda fixement.

— Que… que viens-tu de dire ?

Vinn soupira.

— Ton père est venu me parler de l’offre publique d’achat quelques jours avant son infarctus. Il pensait savoir qui en était à l’origine, et il est venu me demander mon avis. Je lui ai promis que je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour sauver son entreprise.

Gabby ouvrit la bouche, mais elle ne pouvait parler. Et à peine penser. Son père était au courant ? Il avait demandé de l’aide à Vinn ? Mais pourquoi ?

— Ton père savait quelles rumeurs couraient, et il savait qu’il ne pourrait réunir les fonds nécessaires si une demande de remboursement était faite, expliqua Vinn. Je l’avais déjà aidé à mettre sa maison à l’abri et…

— La maison ? le coupa-t-elle. Tu possèdes la maison de mes parents ?

Il se passa la main dans les cheveux.

— Sur le papier, oui.

— Qu’est-ce que cela veut dire ?

— Que je ne leur prendrai jamais leur maison, quel que soit l’argent qu’ils me doivent, dit-il en soutenant son regard.

Gabby luttait pour maîtriser ses émotions. Elle ignorait tant de choses… Elle avait l’impression de n’être qu’un pion sur un échiquier, déplacé sans son accord ou sa volonté.

— Je suis sûr que le stress dû aux affaires a causé l’infarctus de ton père, continua Vinn. Et puis, bien sûr, son pire cauchemar s’est réalisé. Les créanciers ont subitement demandé leur argent.

Gabby déglutit péniblement.

— Mais alors… tu avais déjà accepté d’aider mon père?

— Bien sûr que j’ai accepté. Ton père m’a soutenu lorsque j’ai fait des bêtises. Lui seul a toujours cru que je valais quelque chose. Grandir sans père, ce n’est pas facile. Ma mère a fait de son mieux, mais je courais droit à la catastrophe lorsque ton père m’a pris à part pour m’expliquer que j’étais responsable de ma vie. Il a financé mes études à l’université et m’a payé un professeur pour venir à bout de ma dyslexie. Pour l’aider à mon tour, je suis prêt à dépenser tout l’argent qu’il faudra.

— Tu veux dire que son entreprise… n’a jamais été en danger ? murmura-t-elle.

— Non, répondit-il sans la quitter des yeux, ton père en est toujours le principal actionnaire, et il le restera tant qu’il le voudra.

Elle s’humecta les lèvres.

— Je ne suis pas sûre de comprendre… Pourquoi m’avoir impliquée dans cette histoire ? Pourquoi m’avoir forcée à t’épouser ?

Il la regarda un long moment sans rien dire ; l’expression de ses yeux gris-bleu était indéchiffrable.

— Réussir n’aurait rien voulu dire sans toi, dit-il enfin. Je te veux depuis toujours. Ma quête n’aurait pas été complète si je ne t’avais pas possédée.

— Je suis une sorte de trophée, alors ? Pour montrer au monde entier que tu as réussi ?

— Je ne dirais pas les choses comme ça.

— Alors comment ? demanda-t-elle avec amertume. Tu as déjà une maîtresse, pourquoi veux-tu une femme, surtout moi ?

Elle enfonça les ongles dans la paume de sa main.

— Comment peux-tu me mentir ainsi ? poursuivit-elle d’un ton incrédule. Je t’ai entendu lui dire que tu l’aimais.

Il y eut un long silence tendu.

— Très bien, dit-il, je vais rompre ma promesse et te dire la vérité.

Gabby haussa les sourcils.

— Oh… Tu as un soudain remords ?

— La jeune femme à qui je parlais au téléphone n’est pas ma maîtresse, mais ma demi-sœur.

En elle, l’amertume le disputait au dégoût.

— Si c’est vrai, pourquoi ne pas dire la vérité aux journalistes ? Pourquoi faire croire que vous avez une liaison ?

— Je veux la protéger, expliqua-t-il. Elle ne se doute pas de quoi est capable notre père, ou jusqu’où il peut aller pour préserver sa réputation.

Gabby fronça les sourcils.

— Vous avez le même père… pas la même mère ?

— Bien sûr, répondit-il. Ma mère aurait aimé avoir d’autres enfants, et un mari auprès d’elle pour les élever. Mais l’homme dont elle est tombée amoureuse était déjà marié. Il l’a persuadée de devenir sa maîtresse en lui mentant et, lorsqu’elle a été enceinte, il l’a jetée à la rue, la menaçant de la détruire si elle révélait l’identité du père de son bébé. C'est seulement à la mort de ma mère que j’ai découvert qui il était. Je n’aurai pas de repos tant que je ne lui aurai pas fait payer ses actes.

— Ton père est un homme dangereux ? parvint-elle à demander.

— Oui. Il a des liens avec le milieu de la drogue, le crime organisé, ce genre de choses. Il a trouvé amusant de s’attaquer à ton père parce qu’il a appris mes liens avec ta famille mais, heureusement, j’ai des contacts qui m’ont informé et j’ai pu prendre des mesures appropriées.

— Oh, Vinn…, murmura-t-elle. Je suis désolée. Je ne sais pas quoi dire…

Il s’avança vers elle et la prit par les épaules.

— Ecoute-moi, Gabriella, je t’aime. Je t’ai aimée dès que j’ai posé les yeux sur toi. Je t’ai aimée même lorsque tu as épousé Glendenning. Parce que je sentais qu’un jour, nous serions ensemble.

Gabby tenta de refouler ses larmes.

— Oh, nous aurions été ensemble beaucoup plus tôt si je n’avais pas été aussi stupide et fière, si je t’avais écouté ce soir-là.

— Je m’en veux, dit Vinn en se mettant à faire les cent pas dans la pièce. Je n’ai pas fait ce qu’il fallait ce jour-là… Lorsque j’ai appris que Glendenning te tournait autour, je ne suis pas revenu tout de suite. Puis je m’en voulais aussi au sujet de la mort de James. J’aurais dû prévoir ce qui est arrivé, mais je ne l’ai pas fait.

Gabby secoua la tête et fit quelques pas vers lui.

— Ne dis pas ça, ce n’était pas ta faute. Comment peux-tu le croire ?

— Laisse-moi finir, cara, dit-il d’une voix vibrante d’émotion. Peu de temps avant que je n’emmène ma mère en Italie, où elle voulait mourir, James est venu me voir pour me demander des conseils au sujet de sa carrière. Il ne voulait pas travailler dans l’entreprise de ton père, mais il avait peur de l’avouer. Il avait honte de ne pas être ce que tes parents attendaient de lui. Lui voulait étudier l’art. Il avait un don, un vrai don qu’il aurait dû pouvoir exploiter librement, mais il ne voulait pas décevoir tes parents.

— La peinture, chez toi…

Soudain, le cœur de Gabby déborda de fierté, mais aussi de bien d’autres émotions qu’elle allait devoir analyser plus tard, elle le savait.

Vinn hocha la tête.

— Il avait tant de talent, Gabriella. Mais si peu confiance en lui… Je pense que c’est pour ça qu’il s’est tourné vers la drogue. Pour fuir l’insécurité qu’il ressentait, cette insécurité que nous éprouvons tous à un moment ou à un autre. Mais pour lui, c’était comme des démons, qui l’assaillaient sans relâche. J’ai essayé de l’aider, mais les médecins ont diagnostiqué un cancer chez ma mère. Je lui devais de la ramener chez elle, et de la soigner jusqu’à sa mort. Elle était là pour mon premier souffle, j’ai été là pour son dernier.

Gabby se précipita vers lui et enroula les bras autour de sa taille. Comme elle l’aimait ! Comme elle admirait l’homme qu’il était !

— Je ne peux pas te dire combien je t’aime, dit-elle. Je ne te mérite pas, je ne mérite pas ton amour. Je crois que c’est pour cette raison que j’ai eu tant de mal à accepter l’idée que tu m’aimais vraiment. Au fond de moi, je sais que je ne mérite pas quelqu’un d’aussi merveilleux que toi. Et en dépit de tout ça, tu m’aimes.

Vinn la serra contre lui.

— Tu mérites d’être aimée, Gabriella. Plus que quiconque. Et personne ne peut t’aimer davantage que moi. J’en suis certain.

Elle leva les yeux vers lui, des yeux emplis de larmes de bonheur.

— Alors, notre lune de miel n’est pas finie ? demanda-t-elle.

Il sourit et la souleva dans ses bras.

— Je vais sortir de la maison et en franchir de nouveau le seuil en te portant. Et après, tu vas voir que notre lune de miel ne fait que commencer…

— Je suis prête ! s’exclama Gabby en riant et en frissonnant déjà de désir.

— Nous allons voir ça, répondit-il avec un regard entendu, tout en se dirigeant vers la porte.

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