L'Alfabet européen appliqué aux langues asiatiques OEuvres de C.-F. Volney, tome VIII

Vues Nouvelles

SUR L’ENSEIGNEMENT

DES LANGUES ORIENTALES.

 

L’enseignement des langues orientales, dans les divers états de l’Europe, doit se considérer sous un double point de vue;

1º Comme un moyen de fournir des drogmans[206] ou interprètes à la diplomatie du gouvernement, et au commerce de la nation;

 

[206] Mot qui nous vient de l’italien dragomanno, lequel

n’est lui-même qu’une altération de l’arabe targoman,

interprète, homme qui explique.

2º Comme un moyen de fournir des traducteurs aux manuscrits asiatiques, acquis à grands frais pour enrichir les bibliothèques publiques.

Sous le premier rapport, la culture des langues orientales ou asiatiques mérite d’autant plus de fixer l’attention d’un gouvernement, que, par leur nature, elles exigent une éducation particulière, poursuivie de longue main, et que, si l’on ne prend pas la précaution de former une pépinière d’interprètes, on doit renoncer aux relations commerciales et politiques avec les peuples et les états de l’Asie qui ne prennent aucun soin semblable.

Sous le second rapport, il est encore nécessaire d’assurer un état fixe, utile et honorable, aux hommes qui se dévouent à un genre d’étude très-difficile, qui les isole de tout autre.

Le zèle religieux engagea plusieurs souverains d’Europe, dans les deux ou trois derniers siècles, à favoriser de préférence cette seconde branche pour arriver à une plus exacte connaissance des livres juifs, base de notre théologie. Les premiers moyens employés furent efficaces, parce qu’ils furent judicieux: sous l’influence de Rome, on fit venir d’Asie des indigènes arabes et syriens, qui, tels que les Gabriel Sionita et Abraham Echellensis, furent des traducteurs et des professeurs compétents et habiles; à leur suite, vinrent des Drogmans, consommés en pratique, tels que les Galland, les Cardonne, les Legrand, qui firent entendre à leurs auditeurs le langage dans sa pureté.

Les gouvernans, qui, par eux-mêmes, ne voient pas clair en cette matière, ont cru ensuite qu’à leur défaut, ils pouvaient employer leurs disciples: cela s’est trouvé vrai plusieurs fois quant à la science de traduire, mais non quant à la science de parler, parce que ces disciples, nés français, n’ayant point voyagé, n’ont pu avoir d’idée exacte de cette dernière partie; et, comme néanmoins on leur a confié l’instruction et la formation des interprètes diplomatiques et commerciaux, il en est résulté un désordre de plus en plus grave.

Si l’on nous disait qu’à Pékin, le gouvernement, pour continuer l’école française des Jésuites éteints, a pris quelques jeunes Chinois, leurs élèves, qui ne prononcent ni d, ni r, ni v, afin d’en former des professeurs et une école de la langue française; que pour directeur il leur a donné un Japonais ayant vécu trois ans, non pas tant à Paris qu’à la Bastille, cela nous paraîtrait d’un ridicule mantchou: eh bien! avec tout notre esprit, c’est notre cas. Nous avons à Paris un établissement appelé les Jeunes de langues (ci-devant les Arméniens); ils sont au nombre de douze: le bureau des affaires étrangères les choisit parmi ses protégés; le gouvernement fait tous les frais de leur éducation; ils sont destinés à vivre en Turkie, en Arabie, en Perse. Pour leur enseigner le turk, le persan, l’arabe, on les place dans un collége où tout parle français et latin; un seul maître leur donne trois ou quatre leçons par semaine des langues qu’ils doivent spécialement apprendre, et ce maître est un allemand, qui a vécu trois ans, non pas dans Constantinople, mais dans la prison des Sept-Tours; il est bien vrai qu’en sa personne, en sa moralité, c’est un homme digne d’estime, mais il n’en est pas moins un national allemand enseignant le turk à des Français[207]. Aussi qu’est-il arrivé et qu’arrive-t-il-encore? que ces jeunes gens, apprenant avec peine des langues difficiles, contractent des habitudes vicieuses de prononciation, lesquelles, à leur arrivée en Turkie, les rendent ridicules et à peu près inintelligibles; d’où résulte de leur part un juste découragement, au moyen duquel, depuis la prétendue restauration de cette école, il y a dix-huit ou dix-neuf ans, il n’en est pas sorti deux sujets dignes de remarque. On se récriera contre ce tableau; qu’on le démente.

 

[207] Pour compléter la bizarrerie, le nom allemand de ce

professeur, interprète officiel, lu en chancellerie turke, est

une injure signifiant l’infidèle, l’apostat, et voilà notre

tact.

A l’égard des chaires de langues arabe, turke, persane, chinoise, tartare, malaise, hébraïque, chaldaïque, syriaque, établies au collège de France au nombre de six, il est de fait que, chaque année, leurs cours respectifs commencent avec dix ou douze élèves au plus, et que trois mois après il n’en reste pas plus de deux ou trois, de manière qu’en résultat, l’on peut dire que le produit scientifique, s’il n’est pas nul, est bien peu de chose comparé à la dépense du trésor public et à la munificence du gouvernement.

Cette munificence et cette dépense reçoivent encore un double emploi par l’institution d’assez fraîche date d’une école spéciale près la bibliothèque du roi. Cinq professeurs y sont entretenus pour le persan, le malais, l’arabe, le turk, et l’arménien: l’on ne peut nier que de cette école il ne soit sorti depuis vingt ans plusieurs sujets distingués; mais, parce que cette école dépend du ministère de l’intérieur, et que le placement des sujets se fait par le ministère des affaires étrangères, on a remarqué qu’être élève de la bibliothèque est un titre d’exclusion, surtout quand on annonce des dispositions capables d’éclipser les faibles protégés de langues.—Je ne dis rien du double emploi des dépenses; ce n’est pas quand il y a cent millions à économiser dans les prodigalités des hautes branches, que je chicanerai sur quelques mille francs de luxe en instruction.

Depuis longues années, ayant acquis des notions théoriques et pratiques sur cette matière, ayant eu la volonté de me rendre utile et le temps d’en méditer les moyens, j’ai conçu des idées et un plan que je soumets à l’attention, à la censure publiques: ses détails sont imparfaits, je le sais; les autorités compétentes en feront peu de cas, j’en conviens; mais parce que, dans les chances de l’avenir, il peut quelque jour se trouver un administrateur hors de la routine, je me suis fait un devoir de consigner ici mes rêveries.

1º Dans mon plan, il serait formé un Lycée asiatique, partagé en deux sections ou colléges; l’une appelée collége des Drogmans ou Interprètes; l’autre collége des Traducteurs.

2º Le collége des Drogmans serait placé dans Marseille, ou le plus près possible de cette ville, parce qu’étant destiné à l’enseignement pratique des langues du Levant, il doit être placé là où se trouvent les plus grands moyens de cette pratique, là où abordent, où vivent nos nationaux qui ont passé des années au Levant, et les indigènes du Levant qui viennent commercer à Marseille.

3º Le collége des Traducteurs resterait placé à Paris, où l’abondance des livres et les secours littéraires de tout genre lui fournissent des moyens et les alimens qu’il ne trouverait pas ailleurs.

4º Le collége des Drogmans aurait des professeurs, d’abord au nombre de quatre, savoir: un pour le turk, un pour le persan, un pour l’arabe barbaresque, et l’autre pour l’arabe d’Égypte, de Syrie, etc. Ces professeurs seraient nés dans les langues qu’ils enseigneraient, sans égard à leurs opinions religieuses, dont ils conserveraient une raisonnable liberté.

5º Tout professeur serait tenu de savoir deux langues asiatiques, l’un le turk et l’arabe, l’autre le persan et l’arabe, parce que cette dernière est devenue partie intégrante des deux autres.

6º Si d’abord ils n’entendaient pas le français, on leur donnerait pour adjoints des Français sachant la langue de chacun d’eux.

7º L’établissement des Jeunes de langues, qui est à Paris, serait fondu dans celui-là: les dix ou douze places que le gouvernement y solde seraient occupées de préférence par les enfans des drogmans, chanceliers, consuls français, dont les services au Levant auraient le mieux mérité ce genre de récompense.

8º Ces jeunes gens arriveraient à l’âge de dix ans au plus tôt, de douze au plus tard, et déjà ils apporteraient un fonds très-précieux de langage, puisque dans nos échelles du Levant, tous les enfans de résidents parlent trois et quatre langues sans confusion d’aucune.

9º A ce premier fond du collége, se joindrait un nombre de pensionnaires que fourniraient, de leur plein gré, les négocians français qui font ou voudraient faire le commerce du Levant.

10º Le nombre total de ces élèves ne devrait pas d’abord s’élever au-delà de quarante ou cinquante, afin qu’ils reçussent des soins suffisans.

11º La méthode serait celle de l’enseignement mutuel.

12º L’on n’enseignerait pas d’abord officiellement la méthode de transcription en caractères européens, dont j’ai tracé le plan, mais on la ferait connaître librement aux professeurs et aux élèves, qui en feraient usage à volonté, sauf, lorsqu’elle aurait pris consistance, à la faire entrer dans l’enseignement régulier.

13º Toutes les langues enseignées dans ce collége seraient apprises, d’abord, par la seule pratique, par l’usage familier de toute la vie domestique. Ce ne serait que plus tard, vers l’âge de quinze ans, lorsque le raisonnement se développe chez les jeunes gens, que les principes grammaticaux et scientifiques leur seraient démontrés méthodiquement. L’expérience a prouvé, et prouve chaque jour, que les pauvres enfans n’entendent rien à leur rudiment classique, qu’ils ne sont que de petits perroquets, répétant ce qu’ils ne comprennent point, et perdant, avec labeur et larmes, un temps précieux, qui s’emploierait si bien à leur apprendre des choses agréables et utiles.

14º Les serviteurs de cette maison seraient, autant que possible, des gens nés dans les langues que l’on y apprendrait.

15º L’édifice devrait avoir une enceinte de cours et de jardins suffisante, et occuper un local isolé de tout autre, soumis à un régime particulier, adapté à son but.

16º Tout le système financier et administratif de cette maison serait sous la surveillance d’un comité nommé par le commerce de Marseille. Quand les habitans d’une ville ont eu le bon esprit d’organiser une administration comme celle du Lazareth de santé, l’on peut s’en reposer sur eux pour une institution nouvelle, même très-compliquée.

17º L’enseignement consisterait tout entier en sciences physiques, géographiques, mathématiques, dessin, et pratique du commerce; et ce qu’on appelle littérature serait réservé pour le dernier terme de l’éducation, et laissé au goût de chaque élève.

18º Le culte serait une chose à part, soumise à la volonté des parens ou des individus libres; il n’aurait pas la publicité capable d’éveiller le choc des opinions et des passions.

19º Les travaux consisteraient surtout à lire, à traduire, en langues orientales, les meilleurs livres européens dans les sciences exactes, dans les arts utiles, et en tout ce qui peut contribuer à éclairer, à civiliser une nation. Ces traductions seraient imprimées ou lithographiées, pour être répandues dans le Levant, où leur débit deviendrait une branche importante de commerce.

20º La loi prononcerait une immunité de conscription militaire pour cet établissement.

21º Elle autoriserait aussi les dons quelconques, même de biens-fonds, par legs testamentaires ou autrement, que des particuliers généreux offriraient à cet établissement, sauf à les clore à une certaine latitude.

22º Lorsque les élèves auraient acquis l’âge et les connaissances capables de les mettre en service, ils seraient envoyés à leur destination. A cette époque, ils prendraient l’engagement envers le collége, à mesure qu’ils monteraient en grade d’emploi et de fortune, d’envoyer annuellement pour tribut de gratitude, et pour lien de fraternité, une très-petite portion déterminée de leur revenu, laquelle portion serait fixée par un règlement.

23º A l’égard du collége des traducteurs séant à Paris, il serait composé de douze membres au plus, et de huit au moins; sur ce nombre, deux seulement seraient qualifiés professeurs, savoir: l’un d’hébreu, l’autre de sanskrit.

24º Le professeur d’hébreu serait tenu, par condition nécessaire, de savoir l’_arabe littéral_ et vulgaire, et, à une date donnée, d’avoir passé deux ou trois ans en pays arabe; en outre, il aurait une idée suffisante du syriaque, du chaldéen et de l’_éthiopien_, qui n’en sont que des appendices.

25º Le professeur de sanskrit aurait une notion pratique de celui des dialectes actuels de l’Inde qui s’en écarte le moins.

26º Par la suite, on pourrait instituer une chaire nouvelle pour quelque autre langue devenue utile.

27º Quant aux huit ou dix autres membres, ils auraient le titre de professeurs honoraires; ils pourraient tenir des cours privés, mais non publics. Leurs travaux consisteraient, 1º à terminer les notices des meilleurs livres orientaux qui nous restent à connaître[208], même à traduire ceux qui pourraient le mériter; 2º à traduire en langue asiatique quelconque de bons livres élémentaires de nos sciences d’Europe, et cela concurremment et d’accord avec le collége de Marseille.

 

[208] Par exemple: le manuscrit arabe numéroté 695, intitulé:

Miroir de l’Empire des Mamelouks, sultans d’Égypte, par

Kalîl, fils de Châin et Zâher, visir de Malek-el-Acheraf.

Ce manuscrit avait été traduit en entier par feu M. Venture;

et cette traduction s’est trouvée perdue par la faute d’une

servante.

28º Chaque année ce collége rendrait un compte de ses travaux, dans les séances publiques, tantôt de l’Académie Française, tantôt de l’Académie des Inscriptions, auxquelles ses membres pourraient être agrégés.

29º Le traitement de ces membres, professeurs ou traducteurs, serait composé de deux parties, l’une fixe, l’autre casuelle; cette dernière composée de gratifications, qui leur seraient allouées dans la proportion de leurs travaux utiles.

30º Une suffisante quantité des caractères orientaux qui appartiennent au gouvernement serait mise à la disposition tant de ce collége que de celui de Marseille; chacun d’eux aurait son imprimeur particulier, avec la seule obligation d’user paternellement desdits caractères, et de payer un droit modique pour leur entretien[209].

 

[209] L’un des moyens de tuer la littérature orientale a été de

la mettre dans la dépendance exclusive de l’Imprimerie Royale.

Ce gigantesque établissement, accablé de travaux politiques,

est dans l’impossibilité de donner des soins suffisans à

d’autres branches: aussi, le moindre ouvrage y reste des

années; et, de plus, l’esprit dominateur de quelques individus

n’accorde pas même aux auteurs la permission de suivre leur

propre orthographe.

31º A l’époque où serait organisé le collége de Marseille, toutes les chaires et places actuelles des orientalistes à Paris seraient fondues sous la nouvelle forme. Les anciens possesseurs y seraient placés; mais, à chaque vacance qui arriverait, la place serait donnée par concours au sujet le plus capable.

32º A ce concours seraient surtout appelés les drogmans et interprètes ayant servi un certain nombre d’années, soit au Levant, soit au collége de Marseille, et qui, à titre de vétérans, désireraient se livrer à la littérature théorique. Dans cette mutation, ils conserveraient une partie de leur premier traitement.

33º Ces habiles vétérans seraient surtout destinés à remplir un noble service d’hospitalité et d’équité nationale dont on ne s’est point assez occupé.—Lorsqu’il arrive à Paris des Asiatiques de classe marquante, comme il y en a eu depuis vingt ans plusieurs, et spécialement des Persans, qui répugnent moins que les Turks à voyager chez les infidèles, leur position domestique et civile est vraiment pénible: ne comprenant point la langue, n’étant point compris, ils sont des sourds et muets isolés au milieu d’une active population: ils trouvent à chaque pas, à chaque affaire, mille obstacles et difficultés. S’ils réclament le secours d’interprètes non officiels, cela les expose à plusieurs désagrémens: il faut donc qu’ils se restreignent aux officiels.—Il y a environ quinze ans, lorsqu’un envoyé de Fetah-Ali, roi de Perse, vint à Paris, lui et les siens se plaignirent de ne point comprendre ces interprètes, et de n’en être point compris: ceux-ci disent que c’est un nouveau persan différent de celui des livres; mais toujours est-ce la langue courante. Il résulte de ceci des inconvéniens dont je puis citer un fâcheux exemple présent.

Il y a déjà plus de huit mois, un marchand persan, de rite musulman, se présenta à la douane de nos frontières du Rhin, muni d’une lettre d’Abbas-Mirza, fils du roi de Perse: il était porteur d’une quantité assez considérable de schals cachemire; à tort ou à raison, on l’inculpa de contrebande; on saisit sa marchandise: il est venu à Paris réclamer et solliciter; il n’est guère plus avancé que le premier jour. De deux choses l’une: ou il est dans le cas d’être saisi, et l’on a eu un tort extrême d’aggraver ses pertes de toutes les dépenses d’un séjour de huit mois; ou il n’est pas coupable de contrebande, et l’on a commis une criante injustice de le traîner huit mois. Si tel cas nous arrivait à Maroc ou à Alger, quels seraient nos cris sur les mœurs barbares? Nous, que sommes-nous?

Dans l’organisation du collége de Paris, telle que je la suppose, des vétérans-pratiques n’éprouveraient pas les embarras de nos théoriciens: conversant aisément avec les Orientaux, ils deviendraient leurs avocats, leurs guides; et ce noble but serait surtout atteint si l’on rassemblait tout leur corps dans un même logement, qui formerait comme une colonie asiatique: là, les étrangers trouveraient, à chaque instant du jour, distraction, instruction, appui: ces soins ne seraient pas aussi perdus qu’on pourrait le croire pour les intérêts du commerce et de la politique.

34º Un commissaire spécial, conseiller-d’état, serait chargé de toute cette organisation, de concert avec le comité de Marseille. Une fois terminée, il resterait l’agent intermédiaire des ordres et relations du gouvernement vis-à-vis des deux colléges; il dépendrait d’un seul ministère qui devrait être celui des Affaires étrangères. Il n’y aurait plus le morcellement actuel de nos institutions orientales, entre ce département et ceux de la Marine et de l’Intérieur.

35º A dater d’une époque qui serait fixée, ce commissaire serait tenu d’avoir voyagé au moins deux ans, soit en Barbarie, soit en Égypte et Syrie, ou autres parties de l’empire turk.

Il y aurait sans doute beaucoup d’autres dispositions nécessaires à établir, mais c’est assez en ce moment d’avoir tracé ce canevas.

Dans l’état présent des finances publiques, dans la direction que suivent les affaires, l’exécution n’est pas au rang des choses prochaines ou probables: le temps peut l’amener. Qui sait si, dans l’activité que le progrès des lumières donne à l’industrie et à la bienfaisance nationale, il ne se trouvera pas quelque esprit spéculateur, quelque individu riche et philanthrope, qui, sur mon esquisse rapide, combinant un projet vaste et régulier, ne provoquera pas une association d’hommes bienfaisans comme lui, une souscription d’actionnaires intéressés au succès de la chose, et qui réaliseront ce qu’on peut appeler mon rêve? Qui sait jusqu’où s’étendrait l’utilité, même commerciale; jusqu’où se porterait le succès politique d’un établissement d’un genre nouveau, dans lequel les Grecs de Morée et d’Asie, les riches négocians arméniens, syriens, égyptiens, barbaresques, auraient la faculté d’envoyer leurs enfans recevoir une éducation qu’ils ne sauraient trouver dans leur pays, pour les voir revenir riches des sciences européennes? Qui sait les résultats qu’auraient ces premiers germes multipliés d’année en année sur la civilisation de l’Asie? Il y a cent ans l’on riait des rêves de l’abbé de Saint-Pierre, et ils sont dépassés! Où sera et que sera l’Europe dans cent ans d’ici? Un tel établissement serait praticable également à Livourne et à Trieste. Quelque part qu’il se fasse, j’oserais lui prédire des succès qui indemniseront largement le gouvernement qui le tentera.

 

FIN.

 

*

 

TABLE DES MATIÈRES

 

L’ALFABET EUROPÉEN APPLIQUÉ AUX LANGUES ASIATIQUES.

 

ÉPITRE DÉDICATOIRE à l’honorable Société asiatique,

séante à Calcuta. VII

 

CHAPITRE PREMIER. Définitions et Principes. 1

§ Ier. 1

§ II. De la Voyelle. 5

§ III. De la Consonne. 10

§ IV. Résumé du Chapitre. 16

 

CHAPITRE II. Recensement de toutes les Voyelles usitées

en Europe. 22

§ Ier. Origine commune des Alfabets de l’Europe

moderne. 22

§ II. Détail des Voyelles européennes. 24

 

CHAPITRE III. Détail des Consonnes. 59

 

CHAPITRE IV. 93

§ Ier. Des Alfabets asiatiques, et spécialement de

l’Alfabet arabe, et de ses analogues. 93

§ II. Grammaire Arabe de M. de Sacy, Chap. Ier: Des

sons et des articulations de l’alfabet arabe. 99

§ III. Précis historique de la formation de l’Alfabet

Arabe. 106

§ IV. Définition des points-voyelles ou motions, et

des points diacritiques ou différentiels. 112

§ V. Système du grammairien K’alîl. 119

§ VI. Signes orthographiques, djazm, hamza, tašdid,

etc. 129

 

CHAPITRE V. 139

§ Ier. Des Consonnes arabes. 139

§ II. Transcription des Consonnes arabes. 151

§ III. Transcription des Voyelles arabes. 156

[Exemple de transcription selon les méthodes de

Chamberlayne et de Volney.] 162

[Pater Noster en arabe selon Chamberlayne et selon

Volney.] 169

[Pater Noster en hébreu selon Chamberlayne et selon

Volney.] 176

 

SIMPLIFICATION DES LANGUES ORIENTALES, OU MÉTHODE NOUVELLE

ET FACILE D’APPRENDRE LES LANGUES ARABE, PERSANE ET TURKE,

AVEC DES CARACTÈRES EUROPÉENS.

 

DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 187

 

CHAPITRE PREMIER. De la Langue Arabe, de ses

Prononciations, et de ses Lettres alfabétiques. 205

 

CHAPITRE II. 232

§ Ier. Du Nom. 232

§ II. Du Genre. 236

§ III. Du Nombre. 241

§ IV. Du Comparatif et du Superlatif. 245

 

CHAPITRE III. Des Pronoms personnels et possessifs, des

Conjonctions et des Particules. 246

Des Pronoms démonstratifs. 250

Des Pronoms relatifs. 251

Des Particules conjonctives. 253

Des Particules disjonctives. 256

 

CHAPITRE IV. Des Verbes. 260

Conjugaison du Verbe régulier. 262

 

CHAPITRE V. Des Conjugaisons dérivées. 272

Conjugaisons dérivées du verbe régulier—actif 272

Passif du verbe régulier naʆar. 275

Verbes à quatre lettres. 278

 

CHAPITRE VI. Verbes sourds, ou à deuxième radicale privée

de consonne et redoublée. 279

 

CHAPITRE VII. Des Verbes défectueux, ou qui ont des

voyelles pour lettres radicales. 283

 

CHAPITRE VIII. Verbes imparfaits et doublement

irréguliers. 298

 

PROVERBES ARABES. 303

 

L’HÉBREU SIMPLIFIÉ PAR LA MÉTHODE ALFABÉTIQUE DE C.-F. VOLNEY.

 

ÉPITRE A MESSIEURS LES MEMBRES DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE. 321

 

NOTIONS PRÉLIMINAIRES. 327

§ Ier. Qu’est-ce que l’Hébreu ou l’Idiome hébraïque? 327

§ II. Origine probable de la Langue hébraïque. 336

§ III. Structure de l’Hébreu dans sa Prononciation

et son Écriture. 342

§ IV. Remarques sur la Figure, la Valeur, le Nom et

la Série des Lettres hébraïques. 348

§ V. Des Voyelles et des Points-Voyelles dans la

Langue hébraïque. 357

§ VI. Suite des Points-Voyelles, leur Figure et leur

Valeur. 373

 

CHAPITRE PREMIER. Des Lettres et de leur Prononciation. 385

 

CHAPITRE II. Des Pronoms personnels, ou des Mots

exprimant la Personnalité. 388

 

CHAPITRE III. Des Pronoms Démonstratifs, Relatifs et

Interrogatifs. 395

 

CHAPITRE IV. Des Particules, Prépositions, Conjonctions,

etc. 399

 

CHAPITRE V. Des Noms. 405

 

CHAPITRE VI. Du Verbe en général. 411

 

CHAPITRE VII. Conjugaisons des Verbes. 423

Première conjugaison active. 424

Passif de la première conjugaison active. 429

Deuxième conjugaison active. 433

Passif de la deuxième conjugaison active. 435

Troisième conjugaison active. 437

Passif de la troisième conjugaison active. 440

Quatrième conjugaison active. 441

Observations et remarques générales. 443

 

CHAPITRE VIII. Des Verbes Irréguliers. 447

 

DE LA SYNTAXE. 454

 

TRADUCTION LITTÉRALE DU PSAUME, C’EST-A-DIRE DU CHANT CX,

SELON L’HÉBREU, CIX, SELON LE LATIN. 465

 

NOTES. 474

 

VUES NOUVELLES SUR L’ENSEIGNEMENT DES LANGUES ORIENTALES. 496

 

TABLEAUX.

 

L’ALFABET EUROPÉEN APPLIQUÉ AUX LANGUES ASIATIQUES.

 

I. Tableau général des voyelles usitées en Europe. 28

II. Tableau général des consonnes usitées en Europe. 90

III. Valeur (française) des voyelles (arabes) brèves,

longues et diphthongues. 122

IV. Signes combinés par le grammairien K’alîl. 123

VI. Tableau comparé des méthodes de MM. Sacy, Langlès,

Volney. 144

 

SIMPLIFICATION DES LANGUES ORIENTALES, OU MÉTHODE NOUVELLE

ET FACILE D’APPRENDRE LES LANGUES ARABE, PERSANE ET TURKE,

AVEC DES CARACTÈRES EUROPÉENS.

 

1. Alfabet arabe selon l’ordre vulgaire. 208

2. Alfabet arabe, transposé en caractères européens 219

3. Conjugaisons dérivées du verbe régulier. 272

 

L’HÉBREU SIMPLIFIÉ PAR LA MÉTHODE ALFABÉTIQUE DE C.-F. VOLNEY.

I. Alfabet hébreu 345

III. Tableau des points voyelles juifs. 375

V. Tableau général des voyelles. 381

IV. Tableau des consonnes et voyelles alfabétiques

de l’hébreu. 385

Pronoms hébreux. 389

 

+––––––––––––––––––––––—+

| |

| Représentation des signes arabes et hébreux. |

| |

| Pour représenter les signes arabes et hébreux, l’auteur utilise |

| certains signes qui n’ont pas de représentation UTF-8. Ils ont |

| été remplacés ici par des signes UTF-8 aussi ressemblants que |

| possible, selon le tableau suivant. L’original peut être consulté |

| en ligne auprès de Gallica/Bibliothèque de France à l’adresse |

| http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2015608. |

| |

| ả a avec une boucle initiale; |

| đ d avec une boucle initiale; |

| ḑ d cédille; |

| ĕ e avec une boucle initiale; |

| ģ g avec crochet supérieur droit; |

| ɠ g allongé en haut à droite; |

| ɦ h avec crochet supérieur gauche; |

| Ҥ H avec barre transversale barrée; |

| ħ h avec boucle initiale; |

| ῶ ω (omega) surmonté d’un A ou d’un accent circonflexe; |

| ῳ ω (omega) avec tiret vers le bas; |

| ẛ ſ (ancien s long) avec point dessous; |

| ʆ s avec boucle initiale; |

| Ṣ, ṣ s souligné; |

| ŝ s surmonté d’un petit ω; |

| š s surmonté de brève (demi-lune); |

| Ԏ T arrondi; |

| ȶ t avec boucle initiale; |

| ȥ z avec cédille; |

| ʓ z arrondi avec boucle finale. |

| |

| Pour la représentation de l’hébreu, l’auteur utilise des petites |

| majuscules qui dans cette version texte sont représentées par des |

| majuscules normales. |

| |

| Pour simplifier la représentation des mots transcrits de l’arabe |

| et de l’hébreu, le signe «ɑ» est utilisé pour représenter le a |

| italique. |

| |

+––––––––––––––––––––––—+

 

Corrections.

 

Page XIV: «géné-néral» remplacé par «général» (du systême général des

sons parlés).

Page 14: «semblable» remplacé par «semblables» (Ce sont de semblables

théories).

Page 24: «europénnes» remplacé par «européennes» (_Détail des

Voyelles européennes_).

Page 25: «commes» remplacé par «comme» (comme les Français).

Page 26: «fantastisques» remplacé par «fantastiques» (ont partout

supposé des causes fantastiques).

Page 28: «pronociation» remplacé par «prononciation» (dans la

prononciation anglaise).

Page 28: «cahos» remplacé par «chaos» (est un chaos d’irrégularités).

Page 28, tableau Ier, ligne 9 sous EXEMPLES EN ALLEMAND: «bab-en»

remplacé par «hab-en» (wass-er, ab-er, hab-en);

ligne 14 sous EXEMPLES EN ANGLAIS: «neel» remplacé par

«kneel» (heat, kneel, steal, meal, eat).

Page 30: «sant» remplacé par «sans» (Ce sont sans doute les

imprimeurs).

Page 31: «seule» remplacé par «seul» (le seul de la langue

italienne).

Page 33: «semblabes» remplacé par «semblables» (De semblables

différences existent).

Page 38: «läben» remplacé par «leben»: comme haben (avoir), leben

(vivre), schlafen (dormir), etc.

Page 42: «mack» remplacé par «make» (dans les mots make, faire).

Page 42: «nons» remplacé par «nous» (que nous devons prononcer

mée-ke).

Page 43: «on» remplacé par «ou» (3º âi ou êi dans maître).

Page 44: «bel» remplacé par «bell» (dans les mots anglais red,

rouge; bell, cloche).

Page 45: «mery» remplacé par «merry» (dans les mots spirit,

habit, fit, envy, sorry, merry).

Page 51: «on» remplacé par «ou» (ou son émis par le seul canal du

nez).

Page 60: «sout» remplacé par «sont» (sont absolument de la même

famille).

Page 67: «espagnol» remplacé par «espagnole» (la lettre espagnole ñ

étant commode).

Page 69: «reete» remplacé par «reste» (elle reste difficile à

imiter).

Page 70: «furr» remplacé par «fur»: dans les mots sir (monsieur),

fur (fourrure).

Page 72: «thinck» remplacé par «think» (dans les mots thick,

think, with).

Page 73: «épithètes» remplacé par «épithète» (ont proposé pour ces

consonnes l’épithète de chuchotantes).

Page 83: «habituelment» remplacé par «habituellement» (disait

habituellement tchetchun m’a tchestchionné).

Page 91, note 35: «cousier» remplacé par «coursier» (le soleil

coursier vigoureux)

Page 92: «avc» remplacé par «avec» (il y a eu quelquefois

permutation de l’h avec l’s).

Page 104: «inmédiatement» remplacé par «immédiatement» (s’il n’y

joignait immédiatement des restrictions).

Page 108: «ving» remplacé par «vingt» (fut élevé au nombre de

vingt-huit lettres).

Page 112: Le tableau Nº V mentionné à cette page et aux pages 138,

141 et 156 ne figure pas dans le document original de la

Bibliothèque de France.

Page 117: «520» remplacé par «510» (vers l’an 510, c’est-à-dire un

siècle et demi auparavant).

Page 123, (tableau IV) rangée 10: «sur» remplacé par «sous» (petit

ou sous a guttural fait ŏ guttural)

Page 136: «metttent» remplacé par «mettent» (un trait semblable à

celui que les Espagnols mettent sur l’ñ).

Page 141: Il faut sans doute lire «consonnes» au lieu de «voyelles»

(les Turks rejettent toutes les particularités de ces

voyelles).

Page 141: «Horneman» remplacé par «Hornemann» (dans le voyage de

Hornemann en Afrique).

Page 141: «Horneman» remplacé par «Hornemann» (la définition juste du

local donné par Hornemann).

Page 144, tableau VI: «_fat’ɦha_» remplacé par «fat’ɦa».

Page 155: «chosi» remplacé par «choisi» (J’ai choisi un ɠ italique).

Page 155: «toujous» remplacé par «toujours» (ayant presque toujours

exprimé cette consonne par s):

Page 165: «cahos» remplacé par «chaos» (forme un chaos

inintelligible).

Page 169: «vielle» remplacé par «vieille» (les vices nombreux de la

vieille méthode).

Page 170: «_tɑdɑxxel_» remplacé par «_tɑdɑχχel_» (_ωɑ la

tɑdɑχχel-na fi el teɠarîb_).

Page 173, note 100: «seut» remplacé par «seul» (au lieu de lai par

fat’ha; lardhi, d’un seul mot).

Page 181: «jͤm» remplacé par «ẛͤm» (_abinω ẛͥ bͤ ẛͣmim[1] iͦqͣddͣẛ

ẛͤm-kͣ_).

Page 183: «appercevant» remplacé par «apercevant» (et d’avance

apercevant ses heureux et immenses effets).

Page 190: «ou» remplacé par «on» (sur notre j, et sur nos nasales

on, an, in).

Page 194: La planche 1re mentionnée ici, à la page 228 et dans la

note 121 ne se trouve pas dans le livre (Voyez planche 1re).

Page 215: «semblen» remplacé par «semblent» (et qu’ils semblent avoir

fait une opération analogue).

Page 216, tableau ligne 7: «au» remplacé par «ou» (aû ou ô).

Page 219, tableau Nº 2, ligne Voyelles, colonne Exemples: «commme»

remplacé par «comme»; ligne Voyelles VII: (َ ) (fatha)

remplacé par (ِ‎ )‏ (kesré); ligne Voyelles XI: «ĕml» remplacé

par «ĕlm» (ĕlm ‏‏عِلمْ‎); ligne Aspirations II: «ج» (đja)

remplacé par «خ» (χota).

Page 223: «V» remplacé par «X» (Le nº X représente l’à guttural pur et

simple).

Page 227: «ذal» remplacé par «ȥal» (Le nº VIII représente le ȥal).

Page 236: «xalifat» remplacé par «χalifat» (Il faut en excepter les

deux mots χalifat, un kalife; ảlamàt, un savant).

Page 239: «maῳiωxâ» remplacé par «maῳiωχâ» (kobriâ, l’orgueil;

maῳiωχâ, sénat).

Page 244: «boxɑlâ» remplacé par «boχɑlâ» (bɑχil avare, boχɑlâ).

Page 254: «b’doxωl-ɑk» remplacé par «b’doχωl-ɑk» (b’doχωl-ɑk, _pour

ton entrée_).

Page 256: «dela» remplacé par «de là» (Là, honâk, honâlek; de là,

men honâk).

Page 257: «Apèrs» remplacé par «Après» (Après que, bảd-en, bảd-men,

bảd-ma, lɑmma).

Page 261: «majeurs» remplacé par «majeures» (les voyelles majeures qui

en sont affectées).

Page 269, note 127: inséré «el» (et el mɑγreb, le couchant).

Page 272: «naʓar» remplacé par «naʆar» (les douze formes que présente

ici le verbe naʆar).

Page 293: «marhé» remplacé par «marché» (PRÉSENT ET FUTUR: ïͦsâr: _il

est_ ou sera marché); «t’ͦârω» remplacé par «t’ͦsârω»

(PRÉSENT ET FUTUR: t’ͦsârω: vous êtes marchés).

Page 294: «âzàt» remplacé par «γâzàt» (γâzͤⁿ attaquant.

γâzàt attaquante).

Page 299, note 136: «On» remplacé par «Ou» (Ou fait du mal, de la

peine).

Page 331: «frontièrs» remplacé par «frontières» (par les frontières de

Perse, d’Arménie et d’Asie Mineure).

Page 339: «motif» remplacé par «motifs» (Ce projet eut des motifs

d’intérêt domestique).

Page 345, tableau Ier, ligne 21: «th» remplacé par «sh» (Š š ch

français, sh anglais, sch allemand).

Page 346: «étabie» remplacé par «établie» (est assez bien établie par

la généalogie).

Page 347: La planche Nº II ne se trouve pas dans le livre (j’en

présente le tableau à la fin de ce volume dans la planche

Nº II).

Page 351, note 157: «un» remplacé par «une» (une note[F3] relative à

ce sujet).

Page 360, note 159: «leurs» remplacé par «leur» (sans être sortis de

leur cabinet).

Page 362: «le» remplacé par «les» (d’autres voyelles que celles

marquées par les points).

Page 370, note 166: «Esdras» remplacé par «Ezdras» (Quand Ezdras, 450

ans avant notre ère).

Page 372: «sèicle» remplacé par «siècle» (au milieu du seizième

siècle).

Page 378: «tableau nº V» remplacé par «tableau nº IV» (Voyez le

tableau nº IV).

Page 381: «apperçois» remplacé par «aperçois» (J’en aperçois la raison

dans leur esprit).

Page 385, tableau nº IV rangée 6: inséré «ו» (ו ω oû long); rangée 10:

inséré «י» (י î et ï long); rangée 16: inséré «ע» (ע ă Ă ăïn,

ă guttural).

Page 399: inséré «a» (il y a un certain nombre de petits mots).

Page 404: «et on l’écrit QɑM ou QɑM»: ainsi dans le texte.

Page 416: «vielle» remplacé par «vieille» (en adoptant la vieille

méthode des Orientaux).

Page 422: «asbtraite» remplacé par «abstraite» (Per-ire est une idée

plus abstraite).

Page 432: «le» remplacé par «les» (dans les mots irruere,

irrumpere).

Page 443: La numérotation du paragraphe VII semble erronée.

Page 451: «parct» remplacé par «parce» (parce que la voyelle qui

occupe le milieu).

Page 451: «et on l’écrit QɑM ou QɑM»: ainsi dans le texte.

Page 476: «lcheva» remplacé par «tcheva» (le c ou tcheva que l’on

voit aujourd’hui)

Page 477: il faut sans doute lire «Bouddha» au lieu de «Boudga» (chez

les sectateurs de Boudga et de Brama).

Page 478: «missionaires» remplacé par «missionnaires» (cités par les

missionnaires jésuites).

Page 482, note 201: inséré «l’» (ces deux signes dans l’hébreu).

Page 483, note F7 (Note pour la page 459 ligne 24): il faut lire

«page 412» au lieu de «page 459» .

Page 485: «Hornman» remplacé par «Hornemann» (dans sa traduction du

Voyage de Hornemann en Afrique).

Page 487: «cet» remplacé par «cette» (l’existence des points à cette

époque).

Page 490: «d’autre» remplacé par «d’autres» (leur union à d’autres

pièces posthumes).

Page 492: «Helquîah» remplacé par «Helqîah» (les copies de Helqîah).

Page 494: «Jourdan» remplacé par «Jordan» (_on the other syde

Jordan_).

Page 494: «vanté» remplacé par «vantée» (scrutez cette Bible anglicane

si vantée).

Page 501: «trouverat» remplacé par «trouverait» (les alimens qu’il ne

trouverait pas ailleurs).

Page 502: «11º» remplacé par «10º» (10º Le nombre total de ces élèves).

Page 502: «10º» remplacé par «11º» (11º La méthode serait celle de

l’enseignement mutuel).

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C.-F. (Constantin-François) Volney

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