L'homme rapaillé

Gaston Miron · Chapitre 7 sur 66

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L'homme rapaillé

Vérité Irréductible

 

Ô ton visage comme un nénuphar flottant

et le temps c’est le chœur des aulnes

à regretter continu sur des rives insensées

ton âme est quelque part

sur les collines de chair oubliée

et le temps c’est mon soulier

à creuser contre le ciel

à vivre mon angoisse poudrait

éclairait l’obscure arête de ma transparence le temps c’est ton visage à aimer blanc

dans cette ville qui m’a jeté ses mauvais sorts ton passage dure encore creuset de feu

le temps c’est une ligne droite et mourante de mon œil à l’inespéré

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