L'Illustration, No. 3647, 18 Janvier 1913

Various · Chapitre 16 sur 24

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L'Illustration, No. 3647, 18 Janvier 1913

Les Théâtres

 

Arsène Lupin a de la famille. Sur la scène de l'Athénée c'est sa propre femme, d'ailleurs comtesse, qui se montre la digne élève d'un tel mari. Au fond, nous sommes restés de grands enfants; les histoires de brigands nous amusent. Cette Main mystérieuse est plaisamment terrifiante. Elle dépouille successivement tous les personnages qui s'agitent en scène. Il n'y a que le public amateur de ce genre de spectacles qui ne soit pas volé.

La nouvelle direction de la Renaissance vient de faire un aimable début avec la Folle Enchère, une pièce d'un jeune auteur, déjà notoire, M. Lucien Besnard. C'est une histoire d'amour très joliment contée. Elle met aux prises deux jeunes gens d'origine et d'éducation opposées. Elle se passe dans un milieu provincial de nobles aux trois quarts ruinés dont on va vendre le château, ce dont s'afflige la jeune fille qui l'habite. L'acquéreur qui se présente rêve de le lui restituer, en l'épousant. Mais elle aime un autre homme, plus jeune, moins riche. Le jour de la vente, ce dernier pousse aux enchères contre son rival. C'est doublement la Folle enchère, car le pauvre garçon ne peut pas payer. La situation semble inextricable. Et pourtant tout s'arrange, tout finit pour le mieux, par la vertu souveraine de l'amour.

 

Une salle de spectacle où toutes les places, même «de côté»,

sont «de face»:

le Théâtre Nouveau de la rue de Belleville.--Phot. Harand.

LE «THÉÂTRE NOUVEAU»

Il justifie son nom. D'abord parce qu'il est le dernier venu, mais aussi par l'innovation hardie dont témoigne sa disposition intérieure.