L'Illustration, No. 3647, 18 Janvier 1913

Various · Chapitre 19 sur 24

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L'Illustration, No. 3647, 18 Janvier 1913

M. Stanciof

Avec le sultan Zémio disparaît une des figures les plus curieuses et les plus intéressantes parmi celles de nos grands chefs du centre africain. Depuis longtemps il souffrait d'un mal intérieur dont une intervention chirurgicale, consentie malgré le respect des traditions zaudées, avait atténué les effets.

Par des guerres successives le sultan Zémio Igpiro (la foudre) avait placé sous sa domination et organisé tout le bassin du haut fleuve M'Bomou jusqu'aux confins du Soudan anglo-égyptien. Il avait joué un rôle essentiel lors de la création des postes français au Bahr-el-Ghazal et du passage de la mission Marchand (1896-1899). Tous ceux qui l'ont approché et connu ont été frappés de l'urbanité et de l'intelligence de Zémio qui, sous ses allures modestes de bonhomme, excellait à feindre et à dissimuler.

Un poste avait été établi près de Zémio dès 1895; une compagnie de tirailleurs occupe son territoire depuis les premiers mois de l'année 1912. Après sa mort, son commandement reste partagé entre plusieurs de ses fils et la substitution de notre autorité à la sienne marque un grand pas dans la voie du progrès et de la civilisation où la France s'est engagée en Afrique équatoriale.

 

M. STANCIOF

ET LES PRINCES BULGARES

M. Stanciof, le distingué ministre de Bulgarie en France, qui avait, dès le début de la guerre, quitté son poste pour aller remplir ses fonctions de lieutenant dans un régiment de la garde, tandis que Mme Stanciof, avec la plus vaillante abnégation, prenait rang comme infirmière dans la mission française de la Croix-Rouge, est rentré ces derniers jours à Paris où il a eu, aussitôt arrivé, une longue conversation avec M. Poincaré.