Tratado das Cores

Diogo de Carvalho e Sampaio · Capítulo 65 de 71

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Tratado das Cores

Nota XVI. §. 30.

 

Os mesmos Vegetaes, no estado da sua decadencia, passaõ da Cor verde á amarela. Assim no-los-pinta o Author do Poema, Les Saisons, que naõ he menos habil Physico, que bom Poeta.

L'Automne a des couleurs qui manquoient à l'été Dans ces champs variés, l'or, le pourpre & l'opale Sur un fond vert encor brillent par intervalle, Et couvrent la forêt qui borde ces vallons

D'un vaste amphithéatre étendu sur les monts. L'arbre de Cerasonte au gazon des prairies Oppose l'incarnat de ses branches flétries. Quelles riches couleurs, quels fruits délicieux Ces champs & ces vergers présentent à vos yeux! Voyez, par les zéphirs la pommone balancée, Echapper mollement à la branche affaissée Le poirier, en buisson courbé sous son trésor, Sur le gazon jauni rouler des globes d'or,

Et de ces lambris verts attachés au treillage La pêche succulente entraîner le branchage. Les voilà donc ces fruits qu'ont annoncé les fleurs, Et que l'été brûlant mûrit par ses chaleurs!

L'Autom.

O Verde, que geralmente domina em todos os vegetaes, he indestructivel: e assim o Amarello, que delle nasce, he huma Cor apparente que, com a mayor facilidade, se converte outra vez em

Verde. (Nota VII. n. 83.) As experiencias de M. M provaõ

concludentemente esta asserçaõ. Elle se explica desta sorte: L'expériencie prouve que la couleur verte des plantes s'altere facilment, & même se change en un fauvebrun . . . . quoique cette couleur verte se change & disparoisse même ainsi totalement, elle n'est pourtant point détruite pour cela, & qu'on peut, par le moyen des menstrues, séparer & extraire la partie verte des plantes seches qui n'ont plus la moindre apparence de verd.

Dicc. de Chym. V. Fecules des plantes.