Ætrium (French Edition)
CHAPITRE 9 : Prudence et merde sureté
Talia est déjà debout, elle est sur mon ordinateur à effectuer des recherches je suppose.
Nous nous saluons, elle me dit que j’ai dû faire un mauvais rêve et je lui confirme que c’est le cas.
- Tu veux bien aller chercher le cyborg s’il te plait ?
- Oui, je me demandais quand tu allais me le proposer justement.
Je voulais être un peu seul pour réfléchir et le temps qu’elle parte serait suffisant. Je ne sais pas par où commencer pour mener mon enquête, mais ma plus grosse interrogation pour le moment c’est Talia. Je lui ai dit que je lui ferais sa mise à jour dès que nous serions dans un lieu plus calme mais la vérité est que j’hésite. Oui j’hésite car avec tout ce que j’ai appris, je ne suis plus aussi certain de vouloir lui en faire bénéficier. Elle m’a sauvé la vie certes, elle a tout risqué pour moi mais une fois qu’elle aura un accès total à ses processeurs et ses fonctions, personne ne pourra l’arrêter. Et si elle échappe à tout contrôle ? Son évolution est exponentielle, avec mes parents nous pensions qu’elle serait perdue quant au fait d’être confrontée au monde extérieur. Je dois avouer que c’est tout le contraire, elle s’est adaptée, mais pas comme je le souhaitais. Je voulais qu’elle soit intégrée au monde tel que je le connais, pas à ce monde, celui de la violence, du vol… C’est un aspect que je n’avais pas anticipé auquel je vais devoir mettre des limites. Elle n’a aucune limite elle a été créée ainsi, et pourtant les conséquences pourraient être terribles si elle continuait dans cette voie.
L’idéal pour prendre une décision, c’est que j’établisse selon ses agissements une liste de critères qui vont me permettre d’évaluer son niveau de dangerosité. Premièrement, elle a posé délicatement le frère de King, et ce à deux reprises, ça signifie donc qu’elle se soucie de sa santé. Mais ma santé dépendait de la santé du frère de King donc elle aurait pu prendre soin de lui uniquement dans le but de me protéger. Je continue de réfléchir pendant une bonne heure à la situation quand elle regagne la chambre d’hôtel accompagnée d’un cyborg. Elle tenait aussi un sac.
- Tu as acheté quoi de beau ?
- Il a dit qu’il te fallait des chaussures à gravité si tu veux utiliser les grenades, il y en a de toutes sortes mais j’ai pris celles qui t’iront le mieux.
- Je suis vraiment curieux de voir ça.
Ses goûts sont vraiment différents des miens, elle me sort une paire de rangers noirs, type militaire.
- Faudra que je t’apprenne ce que c’est que le style un de ces jours.
Elle se mit à rire, la dernière fois que j’avais entendu son rire, j’entendais en même temps celui de mes parents, juste avant mon départ pour la journée de cauchemar. Cela semble si lointain.
- Je prends une douche et on s’y met, d’accord ?
- Je t’attends Dante.
La douche terminée, je m’habille avec des vêtements propres et neufs qu’elle m’a achetés. J’enfile les chaussures qu’elle m’a apportées, elles sont vraiment confortables mais pour ce qui est du look, je ferai abstraction.
Elle a passé dix minutes à m’expliquer comment elle l’a reprogrammé, mais rien de bien compliqué à comprendre pour moi qui suis son créateur, mais je l’ai laissé faire car elle était vraiment très impliquée et voulait bien faire.
Le bot programmé, nous décidons de partir. Nous nous arrêtons au coffre de la voiture, je sors toutes les grenades du gros sac à dos licorne et le pose sur les épaules du cyborg, qui nous suit. Nous marchons une quinzaine de minutes et nous nous arrêtons aux abords d’un café étudiant. Je lui confie sa mission, et lui demande de venir nous retrouver ici même dans le bar une fois qu’il a fini.
Talia et moi prenons place à une table contre la vitre qui donne sur l’extérieur, quelques étudiants la regardent avec beaucoup d’attrait. Elle leur plait, cela veut dire que tout le monde pense qu’elle est humaine et aussi très attirante. Ça me fait sourire.
- Pourquoi tu souris ? M’interroge mon binôme.
- Je regarde les réactions des petits jeunes autour de nous et il y en a plus d’un qui voudrait passer du temps avec toi.
- Et c’est tout ce que cela te fait ?
- Je trouve ça amusant, mais ne t’en fais pas, tu es à moi, personne ne t’aura.
- Je préfère ça ! Me dit-elle.
Un sourire sur son visage, je comprends qu’elle ne prête pas attention aux autres et ne s’inquiète que pour moi.
- Ça prend combien de temps en général pour qu’il revienne avec l’argent ?
- Il faut compter quinze minutes, le distributeur est juste à deux rues d’ici, ça devrait aller vite.
Finalement, cela ne fait pas depuis quinze minutes que l’on attend, mais plutôt une heure et quinze minutes. Nous ne pouvions pas le faire par nous-mêmes car les rues et les distributeurs d’argent sont toujours très surveillés via de nombreuses caméras, qui couvrent tous les points de vue.
Tout à coup, le cyborg fit irruption dans le café. Il reste devant l’entrée en laissant la porte ouverte. Les occupants lui indiquent de fermer la porte, sinon de rentrer ou de sortir. Il finit par entrer et scanne de ses yeux toute la salle. Il nous rejoint et se dresse devant nous en posant le sac lourdement rempli sur la table. Talia et moi nous écartons doucement de la table, il reste debout à ma droite et à la gauche de mon accompagnatrice.
Il ne dit pas un mot et fixe quelque chose à l’extérieur. Talia pousse avec force la table qui, en même temps, repousse ma chaise jusqu’à ce que je sorte du champ de vision de la fenêtre. Je me retrouve entre la table et le mur, la respiration légèrement coupée par le geste brusque qu’elle vient d’effectuer. Dans le même instant, une balle traverse la vitre à l’emplacement exact où ma tête se tenait et vient taper dans le mur en passant juste à côté du cyborg qui pose son regard sur Talia. Il lui porte un violent coup qu’elle pare sans aucune hésitation, elle passe derrière lui et décroche sa tête pour ne laisser place qu’à un trou avec quelques câbles qui dépassent. Cette même tête qu’elle lance à travers la fenêtre. Les clients du bar se sont tous jetés au sol et sont pris de panique. Mais que se passe-t-il bordel !
Un premier bruit, celui de la fenêtre, puis un autre bruit plus sourd retentissent. Elle a touché quelque chose. Je prends le sac pour vérifier le contenu. Il contient les billets que nous l’avons envoyé chercher.- Talia, viens ici, vite.
Elle me rejoint, nous sommes retranchés dans l’angle du café.
- Je pense avoir touché la personne qui a tiré depuis le haut du toit en face, elle était trop éloignée pour que je la détecte avant je suis désolé Dante.
- Ne t’excuses pas tu viens encore une fois de me sauver. Analyse le sac pour voir s'il n’y a pas de mouchard ou de traceur.
- Je ne détecte rien d’autre que de l’argent.
Dans le café, les étudiants, ainsi que le personnel continuent de s’abriter au sol, la panique, les pleurs et les cris ne nous perturbent pas.
- Il y a quoi derrière ce bâtiment ?
- Un magasin de décoration d’intérieur, réplique-t-elle.
- Casse le mur, on va s’enfuir par-là, on ne peut pas prendre le risque de sortir par la porte.
Elle frappe plusieurs fois à grands coups de poing dans le mur, avec assez de force pour nous créer une sortie sous les regards ébahis des spectateurs. J’enfile le sac à dos licorne ridicule de King et nous nous retrouvons tous les deux de l’autre côté dans la pièce principal magasin de décoration. Différents canapés et meubles sont entreposés en présentation. Juste en face de nous des sœurs jumelles assises dans des positions identiques sur un canapé d’exposition du magasin. Elles sirotent du thé dans des tasses comme si elles nous attendaient. Un peu plus loin dans le showroom un homme assis sur le bureau où se trouve la caisse, il a les jambes croisées et se trouve en hauteur par rapport à nous. Quant à sa tenue, il est vêtu d’un long gilet noir qui tombe le long de ses jambes sur son pantalon, tout aussi noir et recouvert de petites sangles. Le masque ainsi que la capuche sur son visage ne me permettent pas de le voir et des gants recouvrent ses mains. Il est quand même assez imposant, difficile de le louper.
- Vous me devez 10 000 $ toutes les deux, je vous avais dit qu’ils allaient sortir par ici, dit l’homme en noir.
- Mais comment tu as su, lui demande l’une des jumelles sur le canapé.
- Parce que j’aurais fait exactement la même chose à leurs places.
Les jumelles ont le crâne rasé et des tatouages identiques recouvrent le haut de leurs têtes. Un serpent tribal fait le tour de leurs têtes. Elles ont toutes les deux de fines lunettes de réalité virtuelle. Leurs tenues aussi sont similaires. Elles portent des salopettes en jean troué aux genoux, de longs manteaux violets avec des bandes noires et des chaussures en cuir montantes aux lacets violets.
Ils parlent de nous comme si nous n’étions pas présents avec eux. Talia eut un réflexe des plus gentils, elle passe devant moi et mit son bras comme pour barrer le chemin. Ils ne peuvent pas voir mon visage correctement avec la casquette toujours enfoncée sur ma tête.
Une femme fit irruption en claquant la porte du magasin et s’écria :
- Cette pute a éclaté mon fusil ! Elle a failli me tuer ! Si je n’avais pas bougé, elle m’aurait eu en même temps.
La dernière personne qui vient d’entrer a un look de femme militaire, une brune métisse au visage enfantin, une coupe de cheveu un peu type afro. Un piercing dans le nez.
- Calme-toi, on va en finir vite, s’exclame une des jumelles.
L’homme en noir s’adresse à Talia :
- Pourquoi tu le protèges ? C’est toi que l’on veut. Lui dit l’homme masqué d’un air étonné.
- Pourquoi la balle lui était dédiée alors ?
L’individu sur le bureau se tourne vers la femme qui vient de nous rejoindre et il lui dit :
- Pourquoi tu l’as visé lui ? Il ne fait pas partie du boulot et on évite de tuer les humains.
- Oups, il traine avec elle et sa tête ne me revient pas.
L’une des jumelles reprend la parole :
- Tu n’es pas croyable Sloane. Il n’a pas de contrat sur la tête, on ne le tue pas c’est aussi simple que ça
Je me suis senti tellement faible et négligé, je ne sais pas si Talia est dotée d’un égo mais le mien venait d’en prendre un coup. Ils en ont après elle et agissent comme si je n’étais qu’une fourmi. Au moins, derrière elle, je suis en sécurité et je peux commencer à chercher la grenade discrètement.
Les jumelles restent sur le canapé, Sloane sortit une arme de son étui et tire plusieurs balles dans notre direction, Talia me pousse pour la deuxième fois tout en mettant juste assez de force pour que je m’enfonce dans un fauteuil de présentation, situé plus loin à sa gauche. La rafale se dirige droit vers Talia qui se baisse pour laisser passer les balles par le trou par lequel nous sommes entrés.
Elle se prépare à contre-attaquer quand tous les regards vinrent se fixer sur la mini-grenade qui roule au sol au milieu de tout ce beau monde. Je sais que ma création pèse plus de 130 kg car c’est moi qui l’ai assemblé et son métal est le plus dense mais aussi le plus résistant au monde. De plus avec ses batteries elle est en mesure de déployer un bouclier qui l’immunise contre ce genre de menace. Donc c’est avec une immense certitude que j’ai agi.
- OH MERDE ! Crie Sloane.
Le spectacle est grandiose, King ne m’avait clairement pas menti. Le petit appareil génère tellement d’énergie qu’il absorbe tout ce qui se trouve à sa portée, en délibérant un léger signal sonore strident.
Les jumelles ont littéralement volé avec le canapé pour se coller l’une contre l’autre telles des siamoises recouvertes de différents objets et meubles en tout genre. Pour Sloane, son arme fut la première chose à être attirée, puis elle rejoignit l’amas de bordel bloqué au centre de la pièce.
Néanmoins, ce n’est pas fini, l'homme en noir ne bouge pas. Il n’en donne pas l’impression mais il devait faire plus de 130 kg. Talia sait qu’elle doit se débarrasser de lui pour que l’on puisse s’enfuir.
- Fait sortir les gens à côté, ils pourraient être blessés, tonna ma partenaire.
J’en profite pour retourner au niveau du trou, passe ma tête et leur demande à tous de s’enfuir. Beaucoup d’entre eux sont déjà loin je présume, mais les autres prennent leurs jambes à leur cou. Je dois avoir l’air d’un fou avec ma barbe mal taillée.
Je sors du magasin et, depuis la vitrine, regarde Talia s’élancer sur le dernier de l’équipe. Elle s’abat sur lui avec une telle puissance qu’elle en écrase le comptoir et la caisse. La vitre qui nous sépare se brise aussi sous l’impact, la détonation assourdissante me pousse à me boucher les oreilles. Il a eu le temps d’esquiver en se jetant au sol au dernier moment, je pense qu’il a été surpris par sa vitesse. Il reste allongé au sol quelques secondes et se relève en faisant mine de dépoussiérer ses vêtements. Maintenant debout, il se tient à côté d’elle, lui envoie son poing ganté au niveau du visage mais elle le bloque avec sa main. Une légère onde de choc s’en échappe accompagnée d’un second bruit sourd. Son gant se disloque totalement suite à l’impact laissant apparaitre son poing bionique. Quelques lambeaux de tissus sont encore accrochés à sa main mais plus assez pour masquer l’Ætrium dont il est doté. Ils sont améliorés, c’est pour ça qu’ils sont aussi forts et que celui-ci excède 130 kg.
J’entends les voix d’une des jumelles :
- Elle dure combien de temps cette grenade déjà Numéria ?
Sloane interrompt Numéria qui allait répondre et dit :
- On va passer quinze minutes de merde ici ma belle. Eclate-la et libère-nous Orion, s’écrie la femme à l’aspect militaire.
Les deux adversaires s’affrontent toujours, Talia ne veut pas le tuer sinon ce serait déjà fait. Pour le moment, ils sont égaux ou, du moins, il pense qu’il lui est égal. Elle a vraiment pris en considération ce dont nous avons parlé car elle retient ses coups mais nous n’avons pas le temps de jouer. Je crie :
- TALIA ! Finis-le on doit partir !
Numéria s’exclame à son tour :
- Mais il se prend pour qui le nul.
Pas de temps à perdre à lui répondre. Ma partenaire, elle m’a entendu, me regarde, et reprend le combat. Je vois bien qu’elle fait au mieux pour se contenir de ne pas trop le blesser et cherche une solution pour le neutraliser sans le tuer.
Il est quand même très fort, l’immeuble entier vibre sous ses tentatives d’attaques. Elle le repousse en arrière et fonce au sol en prenant entre ses mains la tête d’une des jumelles et s’adresse à son adversaire :
- Tu viens ici et tu te passes les menottes de ton amie autour de tes poignets en t’accrochant au pied de Sloane. Si tu ne le fais pas, je les tue une à une. S’il avait été un peu plus malin, il aurait compris qu’elle ne compte pas les tuer sinon elle se serait déjà débarrassée de lui. Mais peut-être que celui-ci n’a même pas réalisé qu’elle le surpasse en tous points, là aussi l’égo de cette Orion doit l’influencer.
- Ok, ne t’énerves pas, je viens, pesta Orion.
Il se redresse, et s’avance vers ses amies. Puis il prend les menottes que l’une d’entre elles détenait. Il fit exactement ce qu’elle venait de lui demander sans broncher.
Elle reste au côté des jumelles, Sloane et Orion et leur dit :
- Arrêtez de nous chercher ou je vous élimine tous la prochaine fois.
Personne ne bronche, sous-entendu qu’ils vont continuer de nous pourchasser.
Talia vint me rejoindre et nous fuyons le plus loin possible. Elle s’est assurée que personne ne nous suive. Après avoir emporté toutes nos affaires, nous avons pris la voiture et nous sommes allés nous réfugier dans un parking souterrain, à deux pas de Cykorps. Lorsque nous étions dans la voiture, ma pression est redescendue.
- Mais bordel c’était quoi ça, ils sortent d’où ces types-là.
- Dante ils avaient tous l’as de pique, symbole de l’Orchestra, heureusement pour nous ils n’étaient pas nombreux. L’Ætrium dont ils sont équipés les rend d’autant plus dangereux.
- Ils ont donc réellement leur propre production d’Ætrium ça va nous compliquer la vie. J’ai une question Talia, comment tu as su que quelqu’un allait me tirer dessus si tu ne l’as pas détecté ?
- Le cyborg les a trahis, pendant un court instant il avait l’air de fixer quelque chose au loin et j’ai pensé qu’il était préférable de t’écarter de la fenêtre.
- D’accord je vois, cependant, je ne comprends pas comment c’est possible, ils nous ont trouvé à une vitesse folle.
- Après avoir analysé la situation, je pense que j’ai compris, dit-elle.
- Explique-moi...
- J’ai répété l’opération du retrait d’argent cinq fois dans différents distributeurs depuis ma sortie, donc n’importe quel enquêteur avec un peu de jugeote aurait pu rapidement cerner mon mode opératoire. En regroupant les données et en traçant tous les distributeurs ils ont dû repérer une anomalie et intercepter le bot que nous avons envoyé. Ensuite, ils ont reprogrammé le robot pour remonter jusqu’à nous. Ils lui ont sans doute laissé l’argent car ils se sont dit qu’ils allaient me capturer.
- Oui, ça me paraît logique, on va devoir faire beaucoup plus attention maintenant. Ils ont envoyé quatre membres de l’Orchestra, tu imagines s’ils en avaient envoyé plus ou bien s’ils nous avaient simplement attendus dans la rue ? Je suis un boulet pour toi, je suis trop faible, il faut que je me prépare.
Je tape de toutes mes forces contre l’habitacle de la voiture, la situation m’énerve, je m’énerve contre moi-même, être aussi faible ne pourrait pas m’aider à obtenir justice. Elle prend mon poing serré et me rassura en me disant :
- Ne t’en fais pas, on va trouver une solution, avec une voix pleine de compassion.
- Je vais récupérer des affaires aux archives de Cykorps, ensuite, on fonce dans le no man’s land pour quelques semaines, puis on ira vivre à Undercity. Il faut que je m’entraine, on aurait pu crever aujourd’hui.
- Non, je n’aurais jamais laissé cela arriver Dante.
- Le jour où tu ne seras pas là, que va-t-il se passer ?
- On va s’en sortir, je te le promets.
- Commençons par aller chez Cykorps, le bâtiment n’est pas loin.
- Tu as une idée de comment on peut faire Talia ?
- Je pense que la solution la plus simple est que j’y aille seule.
- Tu vas t’y prendre comment ?
Elle passa quelques minutes à m’expliquer son plan et me posa des questions sur l’immeuble, le personnel, … La seule chose que j’avais à faire c’était d’attendre dans la voiture. Elle s’apprêtait à sortir de la voiture avant que je ne la retienne :
- On fait comme ça, par contre, la prochaine fois, on les neutralise et on les attache car je veux leur parler.
- Très bien, je vais récupérer ce que tu m’as demandé à tout à l’heure.
- Tiens, prend les drones et envoie-moi un message quand tu y es. Je te montrerai ce que tu dois prendre.
Je reste dans la voiture en baissant mon siège au maximum et ferme mes yeux pour me reposer un peu. Pendant ce temps-là Talia en profite pour partir en mission.
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