Ætrium (French Edition)

Walter Welles · Chapitre 8 sur 20

Pages du PDF

Ætrium (French Edition)

CHAPITRE 8 : Royal amitié

 

 

- Talia, il faut que tu envoies l’adresse à Jaina sur-le-champ s’il te plait.

- Oui bien entendu, c’est ce que je comptais faire

- Tu as tué beaucoup de monde, tout ça pour me sauver.

- Oui, comme je te l’ai dit, mon unique but était de te sortir de là. Je suis désolé d’avoir mis autant de temps.

- C’est difficile pour moi de l’avouer, néanmoins, je pense que tu as fait ce qu’il fallait. Cependant, je ne veux plus que tu tues d’autres humains à présent.

- Bien entendu, tout ce que tu voudras. C’est quoi la prochaine étape Dante ?

- Tu m’as dit que tu n’as pas pu effectuer ta mise à jour...

- Non, pas encore, je n’ai pas pu la finir car je pense que l’attaque s’est produite quand je relançais mon système, donc quelques minutes après ton appel le matin.

- Tu as toujours mon ordinateur ?

- Oui bien sûr.

- Parfait, dès que l’on sera plus tranquille, on la fera et avec ça tu devrais être encore plus performante sur tous les niveaux.

- Ça nous sera utile pour échapper à l’Orchestra et tout ce qui nous attend, s’enquiert ma partenaire.

- Je dois aussi passer chez Cykorps, j’ai du matériel à récupérer. Je t’expliquerai ça plus tard.

- Tu peux compter sur moi, je te suis et tu le sais.

- Encore une chose Talia, tu es certaine de n’avoir tué aucun être humain qui ne te voulait pas de mal ?

- Je t’ai fidèlement relaté les événements qui se sont déroulés. Je t’assure que mon récit est véridique à 100%. Je n’ai omis aucun détail, et je n’aurais jamais blessé Lorena ni qui que ce soit d’autre si c’est ce à quoi tu penses.

- Tu n’as aucune limite, c’est la raison pour laquelle je t’ai créé, néanmoins tu dois faire les bons choix. N’oublie jamais cela. Promets-moi que si tu devais choisir entre sauver ma vie, celle de quelqu’un d’autre ou encore celles d’un grand nombre de personnes, tu opterais pour le bon choix n’est-ce pas ?

Narration de Dante : Elle me regarda avec des yeux teintés d’incompréhension et finit par déclarer d’une voix qui se voulait rassurante :

- Oui je te promets de toujours faire un choix rationnel.

- Très bien, maintenant il faut que je mange quelque chose et surtout que je prenne une douche. Tu as apporté des vêtements tu as dit ?

Durant ce moment je me suis demandé ce qu’elle entendait par un choix rationnel, mais elle avait fait tellement pour moi que je ne voulais pas la noyer sous les questions.

- Oui, pour vous deux. Les tiens se trouvent dans la salle de bain, me répondit-elle.

- C’est top, merci à toi. Je vais à la douche. Habille le frère de King pendant ce temps-là s’il te plait.

Je me lève tant bien que mal tandis que les douleurs sont toujours présentes. Mon regard cherche de quel côté peut bien se situer la salle de bain. Par chance je fais le bon choix en optant pour la porte de droite. Je tombe sur une salle de bain légèrement en désordre. La lumière s’allume automatiquement pour éclairer un plafond plutôt bas, un miroir taché et tout le nécessaire pour me remettre en condition.

La porte derrière moi étant refermée, j’enlève mon pantalon et sors de ma poche le bandeau de Jaina. J’enlève le traceur qui est toujours en place et le jette dans les toilettes tout en tirant la chasse d’eau. Alors que le bandeau est posé sur la machine à laver, je me place devant le miroir pour regarder mon corps devant et derrière. Je suis devenu rachitique, un mois fut suffisant pour causer la perte de tous mes muscles. Il faut que je reprenne le sport et que je me prépare pour la suite.

Concernant les cicatrices, j’en ai dénombré six le long de mon corps pour la partie avant, et trois dans mon dos. Certaines furent causées par des morsures, d’autres ressemblant beaucoup plus à des traces de couteaux. Ils ont dû s’alimenter en sang directement à travers les plaies.

Mon visage avait lui aussi perdu du poids, et mes joues étaient très creusées. Aucune cicatrice sur celui-ci mais mes cheveux n’avaient pas été coupés, et ma barbe pas taillée depuis plus d’un mois, ce qui a compensé le manque de graisse dans mes joues. Sur mon bras gauche se trouve un tatouage avec le numéro 15/1987. Ils m’ont marqué comme un vulgaire animal. Malgré le manque de force, je serre les dents et les poings en repensant au jour de mon arrivée dans l’usine. Du transport jusqu’à la suspension sur les râteliers. Machinalement je gratte le tatouage à en faire rougir ma peau mais pas assez pour arracher la peau de cette immondice.

Je force mes méninges à se focaliser sur autre chose et, plus important, à penser à la suite. En me regardant dans le miroir, je n’aime pas ce que je contemple ma barbe est trop longue mais je ne vais pas la tailler pour le moment, ça va m’aider à rester un peu plus discret. La douche dura une quinzaine de minutes. Brossage des dents et autres gestes d'hygiène terminés, je rejoins Talia qui est de retour sur le canapé.

- C’est beaucoup mieux comme ça, me dit-elle.

Elle me balance ma casquette favorite et je l’enfilais.

- On réveille notre nouvel ami ? Lui demandai-je.

- Si tu n’as rien contre, je préférerai qu’on le garde endormi pour procéder à l’échange directement avec King. Moins de personnes seront au courant, mieux ce sera pour nous, tu ne trouves pas ?

- Tu as raison, faisons comme ça, tu peux faire un diagnostic de ses constantes et si tout va bien on ferait mieux de se mettre en route.

Elle se lève et reste au niveau de la porte, là où je me suis tenu après m’être levé.

- Son cœur bat normalement, sa tension est bonne et sa température aussi.

- Merci, tu peux prévenir King pour lui dire que l’on arrive ?

- Tu devrais te reposer Dante.

- Non, il faut que l’on se débarrasse de lui et que l’on récupère les papiers aujourd’hui.

- Très bien, je lui envoie un message.

Elle prit son téléphone portable et envoya un message à King.

- C’est fait. Me dit-elle.

- Viens m’aider, on va le mettre dans la voiture.

- Non, laisse-moi faire, tu es encore trop faible.

Elle l’emporta avec elle, avec une facilité déconcertante, pour le déposer dans la voiture. Je la suis en emportant avec moi toutes nos affaires, aussi bien celles dans la salle de bain que celles dans le salon et qui, une fois toutes réunies, tiennent dans le sac à dos.

Je m’installe dans la voiture côté passager, me tourne pour jeter un œil et m’assurer qu’elle a pris soin de lui. Et, effectivement, elle a bien fait attention de poser délicatement notre invité en lui disposant sa propre veste en guise d’oreiller.

Elle met la voiture en marche et me demande :

- Tu veux que l’on s’en aille dès ce soir ?

- J’ai dit à Jaina que je suis innocent. Je compte bien le prouver et par la même occasion, retrouver tous ceux qui sont impliqués dans le meurtre de mes parents.

- L’Orchestra finira par nous retrouver, on devrait peut-être en profiter pour partir. Ils sont humains, que veux-tu que je fasse d’eux ? Me demande Talia.

- S’ils nous barrent la route, tu feras ce que tu dois faire. Comme je t’ai dit, essaye de ne pas les tuer. Tu as gardé les armes que tu as récupérées avec toi ?

- Oui je les ai toutes dans le coffre du véhicule.

- Ok, la priorité une fois qu’on aura les documents, c’est d’aller à Cykorps. Ensuite, je veux que tu m’apprennes à tirer.

- Il nous faut des armes un peu plus au goût du jour que celles-ci car ces pistolets sont assez archaïques Dante. Tu veux faire quoi chez Cykorps ?- Je dois récupérer des projets au niveau des archives qui peuvent nous être très utiles. Je ne peux pas y aller, c’est toi qui iras.

- D’accord, acquiesça mon acolyte, on commence par-là alors.

- Tu m’as dit qu’il y avait des caisses partout dans le bureau de King, tu as vu ce qu’il y a dedans ?

- Oui, des armes en tout genre et divers gadgets.

- On va voir ce qu’il a d’intéressant à proposer. Il te reste de l’argent ?

- L’argent n’est pas un problème, je pirate des cyborgs que j’envoie à leur tour pirater des distributeurs, ensuite ils reviennent en m’apportant l’argent dans un coin isolé loin de toutes caméras. Une fois la besogne accomplie je les détruis pour qu’il n’y ait aucune trace. Ils doivent penser qu’un gang de pirates dérobe l’argent.

- Pas bête, tu as pensé à tout.

Elle me regarde en me souriant et continue sa route. Je mets un peu de musique. Mon estomac crie encore famine, mais je tâche de rester concentré. Impossible pour moi de ne pas penser à mes parents et mes derniers instants en leur compagnie.

Nous arrivons sur le parking de la boîte de nuit de King, Talia prend sur son dos le frère de notre hôte et nous avançons jusqu’à l’entrée. Devant la porte, je vois un des gardes qui salue Talia d’un signe de tête en nous ouvrant la porte. Dans la boîte de nuit qui ressemble à un arc-en-ciel, les hommes armés nous regardent, ils sont tous habillés dans le même style, très colorés, sweats à capuche, bombers ou longs manteaux, piercings et tatouages en tout genre. Ils ont des mods d’améliorations pour certains mais pas d’Ætrium en vue. Ils nous attendaient tous avec, pour certains comme seul signe distinctif, la peur sur le visage. Je reconnus les deux à qui ma création a cassé les os des poings car ils avaient des prothèses mécaniques, ils n’ont pas pu sauver leurs mains, ils ont dû faire le choix entre se faire implanter des mains bioniques ou rester avec une main en moins. King fit son apparition du haut de son perchoir, il écarta les bras et s’exclama :

- Bienvenue, je savais que tu y arriverais. Montez, venez vous joindre à moi les amis.

Il est exactement comme elle l’avait décrit, encore plus déluré en vrai qu’en description.

Nous sommes allés le trouver dans son bureau, lui aussi fidèle à la description que Talia m’en avait faite. Il y avait vraiment beaucoup de caisses dans la pièce. Ce mec est entouré d’un arsenal.

- Bon retour parmi nous Dante, je suis King et tu es dans mon royaume. Coloré et peuplé, ils sont tous là pour moi nuit et jour.

- Merci, tu es bien entouré effectivement, tu as peur de quelque chose ?

- Tu sais, on n’est jamais trop prudent de nos jours. Installez-vous et mets mon frère sur le canapé, je veux vérifier qu’il soit en bonne santé.

Talia le dépose à l’endroit demandé. King se mit à son bureau et nous nous installons sur les fauteuils face au canapé, un peu éloignés de lui mais c’est suffisant et il vaut mieux garder une certaine distance.

- Cyborg, vérifie qu’il est toujours en vie, ensuite tu nous laisses.

Son cyborg s’exécute et lui apporte la bonne nouvelle que son frère est en très bonne santé.

- Alors ça fait quoi de revenir du côté des vivants, me lance King sans prendre de pincettes.

- J’émerge à peine, donc pour le moment, pas grand-chose.

- Ok, alors ça, c’est une cool story bro, parlons business maintenant, continua notre hôte en se frottant les mains.

Il se comporte vraiment comme s’il était le roi.

- Donne-nous les documents, ensuite je veux t’acheter du matériel et des armes. Je veux savoir tout ce que tu as, lui rétorque ma partenaire.

- Les documents sont juste ici, il te faut quel genre d’équipements ?

- Je ne sais pas, montre-moi ce que tu as et Dante et moi allons réfléchir à ce que l’on prend.

- Ok, ne perdons pas de temps, s’exclame-t-il en arguant un léger rictus.

Il se lève, s’avance vers nos emplacements, et me tend les documents en prenant un air tout à fait sérieux. Il me dit :

- Je suis le seul à connaitre vos réelles et fausses identités. Etant un homme de parole, comme je l’ai dit à Talia ici présente, vous pouvez compter sur mon soutien logistique, et si à l’occasion j’ai besoin de vous, je ferai appel à vos services.

Pendant ce moment-là, ma sauveuse commençait à s’apprêter comme si elle avait l’intention de faire quelque chose, mais elle se ravisa quand elle vit qu’il me donna les faux papiers en me tendant la main. Je prends sa main et me lève, nous sommes tous les deux face à face. Cela ne dure qu’un court instant mais il me paraît honnête.

- Ça me va, je te fais confiance, lui répondis-je.

- Je reviens, ne bougez pas ! S’exclame King.

Il sortit de son bureau et referma la porte derrière lui.

- Il a menti Talia ?

- Non, il a dit la vérité, ou alors il ment vraiment très bien.

- D’accord, on lui achète le matos et on y va, il a l’air honnête mais je ne pense pas que l’on puisse lui faire confiance pour autant.

Quelques minutes plus tard, il est de retour accompagné d’un de ses hommes. Ils portent tous les deux une autre imposante caisse qu’ils déposent sur le sol. Une fois cela fait, il demanda à la personne qui venait de l’aider de disposer.

- Je vous ai amené des choses que j’ai en réserve, je pense que ça peut vous servir.

- Montre-nous ce que tu as ensuite on doit y aller, lui répondit Talia.

Il ouvrit la cargaison et commença les présentations.

- J’ai des sifflets soniques paramétrables, avec ça tu peux faire coucher un éléphant rien qu’avec les ultrasons. Tu peux le régler et l’administrer depuis un mobile pour modifier le type d’ultrason que tu veux et tu peux aussi cibler par tranche d’âge. Quand tu l’as dans la bouche, tu es insensible à ses effets. Un vrai petit bijou, j’en ai toujours un sur moi. Mais attention, c’est inefficace contre beaucoup de personnes étant équipées de mods spécifiques.

Il est vraiment tout fier de me faire son exposition, il mit sa main dans sa poche et en sorti un sifflet identique à ceux qu’il venait de me montrer. Il le met dans sa bouche et effectue quelques manipulations sur son téléphone portable, puis nous dit :

- Mettez-vous à la baie vitrée, admirez le spectacle.

Il souffle légèrement dans le sifflet, je n’entendais absolument aucun son mais, en bas, je peux voir certains de ses hommes s’effondrer par terre en se tenant les oreilles tout en poussant des cris.

- Ça suffit, c’est bon, j’ai compris, m’exclamai-je.

Il arrête et se mit à rire encore plus fièrement qu’au début de la présentation.

- J’ai ciblé les plus de 40 ans ahahaha.

- Je t’en prends deux, tu as quoi ensuite ?

Je regarde dans la caisse et j’aperçois un drone scanner qui fait office de caméra. Il dispose d’un aspect et d’une taille similaire à trois balles de golf qui peuvent se dissocier et s’associer à volonté pour ne former qu’un.

- Je veux ça aussi.

Le doigt pointé sur le drone, il le sortit et me le lança :

- Tu sais comment ça fonctionne ?

- Oui, tu as les lunettes et la télécommande qui vont avec ?

Il fouille un peu dans le fatras et me jette la paire de lunettes ainsi que la télécommande qui servent à les manipuler.

- Ce n’est pas que je ne te fasse pas confiance, mais je vais les essayer si ça ne te dérange pas.

- Fais donc ça pendant que je trie un peu ce qu’il y a dedans, réplique-t-il.

J’ai mis les lunettes puis allumé le bouton de démarrage sur la petite télécommande, le drone s’est mis à voler telles trois balles de ping-pong disposées en formation triangle. Depuis la vue d’ensemble sur l’écran des lunettes, je les fais avancer en pressant le bouton d’avance de la télécommande, ensuite il ne me reste qu’à tourner ma main pour leur faire prendre la direction que je souhaite.

- Tu peux ouvrir la porte s’il te plait Talia.

Une fois la porte ouverte, j’envoie le drone dans la pièce principale du Palais. J’ai une grande vue sur absolument tout ce qu’il s’y déroule en bas, ses hommes ont retrouvé leurs activités, l’un d’entre eux est au téléphone tandis que deux autres comptent de l’argent. Les deux hommes aux mains de fer sont derrière le bar accompagnés d’un cyborg et servent des verres aux autres invités.

Je presse le bouton sur le côté droit, les drones se scindent, j’ai toujours une vue d’ensemble mais beaucoup plus élargie. Tout fonctionne parfaitement, j’enlève les lunettes et ferme les branches. Je peux voir par la fenêtre les drones se reformer en position triangle et revenir jusqu’à ma main. Ils sont immédiatement attirés par le détenteur de la télécommande, tandis que la fermeture des lunettes leur annonce que le mode veille se lancera.

- C’est bon je le prends. Tu as quoi comme armes ?

- J’ai des armes conventionnelles et un peu plus atypiques. Tout dépend de ce que tu veux détruire, Strigoï, cyborgs ou humains ?

- Tout ce qui se mettra au travers de notre chemin.

- Ok, alors pour les vampires, j’ai un pistolet qui tire des balles en argent mais aussi des balles recouvertes de bois, ça peut toujours servir. Il fera aussi bien l’affaire contre un vampire qu’un humain. C’est une arme très rare, j’ai mis du temps avant de mettre la main dessus. Pour les cyborgs, rien ne vaut un bon fusil à IEM. C’est une impulsion électromagnétique, tu mettras hors-service n’importe quel bot ou quelqu’un qui est amélioré d’Ætrium.

Il se redresse et regarde Talia avec un léger sourire au coin des lèvres tout en expliquant ce qu’est un IEM.

- Je sais ce que c’est ne perds pas ton temps, ça ne fonctionne pas sur elle, j’ai fait en sorte que dès qu’un IEM s’active ses batteries libèrent un champ électromagnétique qui recouvre sa peau pour la protéger. Je le prends.

- Ah mais je dis ça je dis rien. Comme je le dis toujours, on n’est jamais trop prudent dans la vie. Ça veut dire que c’est toi qui l’as créé ?

- Oui. Ensuite ?

- Très bien, Mister est pressé. Pour les humains, j’ai des armes atypiques, bon déjà tu as le sifflet qui peut les neutraliser facilement, les grenades à gravitation, mais il te faut les chaussures qui vont avec sinon tu es attiré dans son champ. En gros, tu dégoupilles, tu la lances dans la foule, puis elle attirera vers elle absolument tout ce qui s’y trouve et qui pèse moins de 130 kg. La portée est d’approximativement une dizaine de mètres, donc ça fait pas mal de choses : humains, objets, animaux….

- Une fois à la télé, aux infos, j’ai vu un mec en lancer une dans les gradins d’un stade. Je ne te raconte pas le bordel et les blessés. Enfin moi, ça m’a fait rire.

- Tu en as combien ?

- Je les ai par lot de vingt.

- Donne m’en une caisse s’il te plait.

- Enfin, j’ai un fusil de sniper qui lance des traceurs capables de s’accrocher aux vêtements et te permettent de suivre la cible, c’est plutôt pas mal mais je n’ai jamais eu l’occasion de l’utiliser.

- Je prends aussi, ça devrait suffire.

- Ça va te coûter très cher tout ça, tu sais ?

- Combien ?

- Mmmmh 80 000$.

- Tu as combien dans la voiture Talia ?

- Il y a exactement 67 000$, répondit-elle.

- Alors là c’est mort, je te lâche le tout pour 80 000, pas moins. Je te fais déjà une très bonne offre parce que ta pote à sauver mon bro.

- Ok, on va trouver le reste, je prends déjà les grenades, le drone, et le pistolet. On reviendra prendre le générateur d’IEM et le fusil de sniper avec les sifflets une fois que j’aurai l’argent, ça te va ?

- On fait comme ça, on charge tout dans ta voiture, je récupère les 67 mille en même temps.

- Deal.

Il attrape un de ses sacs licorne et y mit les vingt mini grenades dedans. Elles font la taille d’une balle de ping-pong elles aussi, donc plutôt aisée de les transporter.

Les affaires finies, nous allons à la voiture, Talia ouvre le coffre pour en sortir un sac et le tend à King. Pendant ce temps-là, nous mettons nos affaires dans le véhicule.

King finit de compter l’argent, nous salue et rejoignit son antre.

Nous avons repris la route en direction d’un hôtel du centre-ville, je ne veux pas rester au même endroit trop longtemps. Je laisse tout dans la voiture mais j’emporte une grenade avec moi et compte toujours la conserver au cas où.

- Il faut que l’on obtienne de l’argent Talia, ça nous servira aussi pour la fuite.

- J’ai beaucoup dépensé pour la petite Lorena, je pensais que le reste de l’argent suffirait.

- Ce n’est pas grave, on va recommencer ta technique, tu as déjà fait beaucoup pour moi.

- Je vais sortir chercher un cyborg ne t’en fait pas, lance Talia.

- Non, reste ici, recharge-toi, je vais dormir et on fera ça demain matin.

- Tu es sûr ? M’interrogea-t-elle.

- Oui, ménage-toi un peu. Je suis loin d’être rétabli pour le moment donc on va y aller doucement.

Je sors chercher des trucs à grignoter dans la machine, un peu de malbouffe le temps d’avoir assez d’argent pour faire de vrais repas.

De retour dans la chambre, Talia est assise sur le fauteuil. Elle m’attendait pour se mettre en charge.

- Ne te mets pas sur le fauteuil, viens dans le lit, tu peux tirer le câble de chargement jusqu’ici.

Elle me regarde d’un air heureux et s’allonge dans le lit pour se mettre en recharge.

- Dante tu ne m’as pas parlé de tes parents depuis que nous sommes ensemble, tu vas bien ?

 

- Les évènements s’enchainent à grande vitesse, c’est très difficile pour moi de réaliser ce qui arrive j’ai encore besoin de temps.

- Je comprends, je suis la si besoin sache le.

Après ça nous nous sommes couchés, malgré les longues nuits que j’ai eues, je ne trouve aucunes difficultés à m’endormir.

Durant la nuit, j’ai fait un cauchemar, un de ces cauchemars où l’on pense que tout est réel. J’étais accroché sur un râtelier d’où je pouvais voir autour de moi d’autres personnes dont je ne distingue pas les visages. Je baisse mes yeux et y vois un vampire avec ses crocs enfoncés dans mon corps en train de boire mon sang. Il me fixe. C’est à ce moment-là que je me suis réveillé.

 

OceanofPDF.com