C’est dans la poche n°4
Chapitre 00
On bascule,
on a basculé !
Nous y sommes – en 2011. D’accord, ce n’est pas vraiment une information. Encore que… Ce quatrième numéro de C’est dans la poche en apporte une preuve supplémentaire – s’il en était besoin. Jusqu’à présent, nous nous contentions de présenter des livres au format de poche publiés avant la parution du magazine. Pour fêter dignement l’année nouvelle, nous anticiperons désormais de quelques jours. Vous trouverez ici des articles sur des ouvrages qui ne sont pas encore en librairie – mais qui sont sur le point d’y arriver. Ainsi, les deux grands blocs (quatre pages chacun, presque deux dossiers pour le prix d’un !) constitués par des articles et des entretiens concernent Dany Laferrière et Pierre d’Ovidio. L’énigme du retour, du premier, sort le 5. L’ingratitude des fils, du second, le lendemain. Ce changement nous semblait nécessaire pour être autant que possible dans l’actualité. Même si le poche est souvent dédaigné par celles et ceux qui font l’actualité, nous connaissons assez de lecteurs qui attendent les offices (comme on le dit chez les libraires) avec une légitime impatience. Si nous rencontrons mieux celle-ci, nous aurons atteint un de nos objectifs.
Bien sûr, il n’est pas toujours facile de tenir le rythme. Quand on travaille habituellement pour un journal quotidien, on pense qu’il est bien reposant de passer au rythme hebdomadaire d’un supplément littéraire. Et encore plus tranquille de suivre le calendrier par tranches de 30 ou 31 jours. L’expérience oblige à dire que non, pas du tout : les délais semblent toujours trop courts, et voici un mois écoulé, ponctué par la parution de C’est dans la poche, qu’il faut déjà se remettre en route pour préparer le cinquième numéro. Choisir les sujets, trouver les photos et surtout, surtout, lire les livres.
Heureusement, c’est (souvent) un plaisir. Certes, solitaire et forcené, ce qui peut donner à douter de la santé mentale de quelqu’un qui l’exerce à temps plein.
Mais, après tout, il est d’autres plaisirs, tout autant solitaires et parfois aussi forcenés, que la bonne société observe avec réprobation. La lecture, au moins, échappe au jugement moral – la plupart du temps. Et puis, cela fait tellement de bien !
D’ailleurs, promis, on remet ça dès le mois prochain, avec un nouveau gros paquet de livres dont nous vous dirons tout le bien (ou le mal) que nous pensons.
Pierre Maury