Charlotte de Bourbon, princesse d'Orange

Jules, comte Delaborde · Chapitre 21 sur 23

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Charlotte de Bourbon, princesse d'Orange

§6.

Promesse faite par le duc d’Anjou à Guillaume de Nassau. 18 août 1578.

(Bibl. nat., mss. f. fr., vol. 3.277, fº 65.)

«Nous, Françoys, fils de France, frère unique du roy, duc d’Anjou et d’Alençon, en satisfaisant à la promesse faicte par nostre cher et bien-aimé le sieur de Bussi, premier gentilhomme de nostre chambre, à monsieur le prince d’Orange, du 9 aoust dernier, promettons, avant que le traité encommencé entre nous et les sieurs des estats des Pays-Bas se parface et conclue, que nous n’entreprendrons aucune chose et nous opposerons à ce qu’on entreprenne contre ledit sieur prince, ny autres faisant profession de la religion réformée, à cause de ladite religion, ainsi que nous nous emploierons pour les maintenir également comme ceux qui font profession de la religion catholique romaine; comme aussi ledit sieur s’emploiera à ce qu’il ne soit fait aucune violence par ceux de la religion réformée contre ceux qui font profession de ladite religion catholique romaine; faisant promesse, advenant que les estats généraux de ces pays ordonnent qu’en quelques provinces de ce païs soit permis l’exercice libre de la religion réformée, nous nous emploierons à ce que les autres provinces qui, pour certaines raisons, n’auroient pu recevoir ladite religion, ne se séparent et disjoignent des autres provinces pour cest effect; au contraire procurerons et emploierons nostre autorité à ce que toutes les provinces de ces païs se tiendront jointes et unies comme elles ont esté par cy-devant et premièrement; en quelque état de prééminence que nous puissions parvenir, nous emploierons nostre autorité et moïens pour retirer le comte de Buren, fils dudit sieur prince, de la captivité en laquelle il est détenu, en Espagne, contre les droits et privilèges de Brabant, en le remettant en sa pleine liberté. Et pour confirmation de ce que dessus, avons escript et signé ces présentes de nostre main et scellées de nos armes.

»Donné à Mons, le 18e jour d’aoûst 1578.

 

»FRANÇOIS.»

 

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