Contes des fées

Robert de Bonnières · Chapitre 22 sur 31

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Contes des fées

Chapitre VIII

Qui n'est qu'aux choses éternelles!

 

De cela, vous ne doutez pas,

Comme il apparaît, ce me semble,

Qu'ils étaient réunis ensemble

Et passés de vie à trépas,

Dans le petit Castel de cire

Qui devint ainsi leur tombeau:

Et leur sort m'a paru si beau,

Qu'il m'a plu de vous le décrire.

 

VIII

 

COMMENT LES ABEILLES CHANTÈRENT, CE QUE L'AUTEUR EXPOSE EN MANIÈRE DE CONCLUSION

 

Le vieux conte que j'ai suivi,

Dit encore, entre autres merveilles,

Que sur ce les bonnes Abeilles,

S'empressant toutes à l'envi,

De miel et de cire embaumée

Vinrent murer le monument

Où notre glorieux amant

Dormait avec sa bien-aimée;

Et que notre Essaim tout autour

De cette belle sépulture,

Dont il avait clos l'ouverture,

Forma jusqu'au déclin du jour

Des chants faits de si doux bruits d'ailes,

Qu'il était plus croyable encor Qu'il célébrât les noces d'or

Des Epoux à jamais fidèles.