Faire paysan
Bibliographie
BAUMGARTNER Werner, Le dernier des six, Éditions d’en bas, 2020. BONVIN Sylvie, Les chroniques d’une paysanne, Terre et Nature, 2012.
« On naît paysanne, jamais on ne le devient. »
BRUNEL Sylvie, Plaidoyer pour nos agriculteurs, Buchet-Chastel, 2017.
« Qui connaît mieux la nature qu’un paysan ? Parce qu’il vit à son contact permanent, parce qu’il
dépend d’elle, le paysan est un écologiste dans l’âme : il ne peut pas se permettre de détruire ce
qui le fait vivre. »
BRUNEL Sylvie, Pourquoi les paysans vont sauver le monde, Buchet-Chastel, 2020.
« Nos paysans vont sauver le monde, nous apporter toutes les réponses aux grands défis de la
transition écologique et énergétique… si seulement nous prenons le temps de les écouter et de les
comprendre. »
CALAME Matthieu, Enraciner l’agriculture, PUF, 2020.
« Toute stratégie visant à écologiser l’agriculture dans le cadre des sociétés industrielles semble
vouée à l’échec. »
CHAPUIS Jean-Marc, Dominique Barjolle, Christophe Eggenschwiler, L’agriculture dans son
nouveau rôle, Presses polytechniques romandes, 2008.
CHARRIÈRE Jean-Marc, Les vaches pleurent, autoédition, 2020.
« J’ai grandi dans un système familial dans lequel le dévouement était un pilier. Être loyal était
une question de survie et c’est une caractéristique que j’ai gardée par la suite. Cela inhibait chez
moi toute pensée critique et toute idée de révéler ce que je savais des élevages. »
DÄRENDINGER Ernest, Ver blanc, 24 Heures, 1983.
« Ce qui restait comme paysans était préposé à tenir au propre les collines en régions de
montagne, qui devaient être uniquement considérées comme des endroits de convalescence pour
les travailleurs surmenés des centres urbains. »
DEL AMO Jean-Baptiste, Règne animal, Gallimard, 2016.
« Car tout, dans le monde clos et puant de la porcherie, n’est qu’une immense infection
patiemment contenue et contrôlée par les hommes, jusqu’aux carcasses que l’abattoir régurgite
dans les supermarchés. »
DEPARDON Raymond, Paysans, Seuil, 2009.
« Je sais que j’ai eu la chance de vivre mon enfance dans une ferme ! Plus tard, j’ai vécu cela
aussi comme un complexe […]. Combien de fois je me suis bagarré dans la cour de l’école parce
qu’on m’avait traité de paysan […]. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de dire mon attachement à la
terre des paysans. »
DROZ Yvan et Jérémie Forney, Un métier sans avenir ? La grande transformation de l’agriculture
suisse romande, Karthala, 2007.
DROZ Yvan et Valérie Miéville-Ott, On achève bien les paysans, Georg, 2002.
« La prochaine crise identitaire en Suisse sera peut-être celle des citadins qui voudront retrouver
les sensations fortes du travail de la terre » (préface de Fernand Cuche).
DROZ Yves et Valérie Miéville-Ott, Malaise en agriculture, une approche interdisciplinaire des
politiques agricoles France-Québec-Suisse, Khartala, 2014.
« Les enquêtes qualitatives conduites auprès des familles endeuillées par un suicide d’un des
membres de la famille agricole laissent penser que ce décalage entre les raisons d’entrée dans le
métier d’agriculteur et la réalité de l’exercice du métier est un des motifs explicatifs du passage à
l’acte. »
DUTOIT Louison, Le courage de la terre, Éditions d’en bas, 2016.
« À mes 80 ans, j’assiste à la victoire du veau d’or décimant notre société. »
FLAMENT-ORTUN Sidney et Bruno Macias, Néo-paysans, le guide (très) pratique, France
Agricole, 2020.
« Nous avons nous-mêmes mené un processus de changement de vie, nous sommes des néo-
paysans et avons écrit le livre que nous aurions aimé lire avant de nous lancer. »
FOLLONIER Jean, Le paysan des étoiles, Mon Village, 1980.
« Ils trouvent nos villages jolis, nos coutumes pittoresques. Ils disent qu’il ne faut rien changer,
que nous sommes les plus heureux de la terre. S’ils prêchent cela, ce n’est pas par souci de notre
bien-être, mais du leur, parce qu’ils veulent trouver chez nous des réserves d’air pur et de
silence. »
FORNEY Jérémie, Produire du lait, produire du sens, Université de Neuchâtel, 2010. FOTTORINO Éric, Mohican, Gallimard, 2021.
« Sans la chimie, sans nos machines, jamais on n’aurait fait de notre pays une puissance agricole.
C’est bien beau à présent de rêver écologie, petites fleurs et légumes bio. Mais si on était partis
dans cette direction après la guerre, crois-moi, il y a longtemps qu’on aurait tous crevé de faim. »
GIONO Jean, Lettre aux paysans sur la pauvreté et la paix, Héros-Limite, 2013. JONCOUR Serge, Nature humaine, Flammarion, 2020.
« Dans les campagnes, tous les fermiers le savaient, une fois que vos enfants avaient goûté à la
ville, ils n’en revenaient plus. »
LAFON Marie-Hélène, Joseph, Buchet-Chastel, 2014.
« Quand on rentre dans une étable bien tenue, l’odeur large des bêtes est bonne à respirer, elle
vous remet les idées à l’endroit, on est à sa place. »
MARCHET Florent, Le Monde du vivant, Stock, 2020.
« En supprimant les bocages, les haies, tout ça, ils ont bousillé la biodiversité dans les campagnes.
Ça a créé de l’érosion et privé la terre d’oxygène, d’azote. Et les abeilles ? C’est simple, on n’en
voit plus. »
MENDRAS Henri, La fin des paysans, Actes Sud, 1993 (première édition : 1984).
« Nourrir l’humanité est la juste fierté du paysan qui y voit une sorte de vocation où l’homme
prolonge l’œuvre du créateur en entretenant la vie. »
NICOURT Christian, Être agriculteur aujourd’hui, Quae, 2013. PARMENTIER Bruno, Nourrir l’humanité, La Découverte, 2007.
« Pour être entendu du reste du monde, le monde agricole ne gagne rien à la plaidoirie d’un
avocat issu de son sein. Un regard extérieur offre parfois un éclairage neuf sur une réalité
complexe » (préface d’Edgard Pisani).
POPP Hans, Le siècle de la révolution agricole : l’agriculture et la politique agricole suisses au 20e
siècle, Agri, 2001.
RABHI Pierre, Semeur d’espoirs, Olivier le Naire, 2013.
« Il ne reste que des exploitants agricoles, voire des industriels de la terre perchés sur leurs
énormes tracteurs avec cabine insonorisée, climatisée, et la radio pour atténuer l’ennui des grands
espaces dénudés à l’infini dans un désert où le silence évoque celui de la mort. »
ROCHAT Jean-Pierre, Petite Brume, Éditions d’autre part, 2017.
« Ramuz, c’était le dernier à décrire les paysans, après on s’est intéressé à plein d’autres trucs et
dans les romans contemporains, on ne voit les tracteurs que de loin. »
ROUD Gustave et Steven-Paul Robert, Lettres de jeunesse, Cahiers Gustave Roud, 1981.
« Si je regarde ce milieu de l’université c’est en paysan, si je considère le milieu villageois, c’est
en “étudiant” ! » (mars 1916).
SAPORTA Isabelle, Le livre noir de l’agriculture, Fayard, 2011.
« Rogner un peu sur ses marges pour que l’éleveur vive bien, que les bêtes soient heureuses et que
nous soyons en bonne santé, voilà un geste que la grande distribution pourrait aisément se
permettre. »
TRASSARD Jean-Loup, Traquet-motteux, Le temps qu’il fait, 1994.
« À l’époque d’une hâte générale orchestrée vers la tombe (d’autres producteurs-consommateurs
vous remplaceront) nous pourrions essayer, en nous approchant mieux des civilisations rurales,
de sauver au moins le souvenir, resté net, d’autres rythmes de vie que les nôtres. »
WURSTEMBERGER Hugues de, Paysans, textes de Didier Schmutz, La Sarine/Hazan, 1997.
24 Heures (collectif de journalistes), La clé des champs, Favre, 2019.
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Achevé d’imprimer
en mars deux mille vingt-trois
sur les presses de CORLET,
à Condé-sur-Noireau, France,
pour le compte des Éditions Zoé
Composition Joseph Maye, Genève
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