HAÏKAÏ

Matsuo Baschô et disciples · Chapitre 17 sur 19

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HAÏKAÏ

Otsouyou(1675 – 1739)

OTSOUYOU

 

(1675 – 1739)

 

Oh ! l’averse soudaine !

Chacun, au hasard,

abrite sa tête.

Rizière chaude sous le soleil.

De temps en temps, la grenouille chante

une chanson triste.

Impossible de dormir cette nuit.

Par la fenêtre entr’ouverte,

pénètre le parfum des pruniers.

Le coucou envolé,

quel autre oiseau

pourrait chanter maintenant ?

– 84 –

Aux feux de l’aurore,

comme une flamme, éveillez-moi,

fleurs de lotus.

À la fin tout n’est plus

qu’un squelette d’éventail,

quand souffle le vent d’automne89.

 

89 À la fin tout est comparable au vieil éventail dégarni de papier et qui ne laisse voir que sa frêle armature.

– 85 –