HAÏKAÏ

Matsuo Baschô et disciples · Chapitre 6 sur 19

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HAÏKAÏ

Kikakou(1661 – 1707)

KIKAKOU

 

(1661 – 1707)

 

Un chien boit dans la mare.

Les cloches tintent dans le soir.

L’image des fleurs dans l’eau.

Chose curieuse,

je vois un gotokou de pierre :

La rosée d’une glycine tombe, goutte à

goutte63.

 

63 Le gotokou est un support de réchaud, d’habitude en métal et non en pierre.

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Importé par les « cheveux rouges ».

Devant un kiri en fleur,

ce perroquet étranger qui ne sait

pas un mot de japonais64.

Concombre coupé.

Son jus coule

dessinant des pattes d’araignée 65.

Neige sur le mont Fouji.

Les mouches frileuses se réfugient

chez le marchand de saké.

 

64 Haïkaï ironique. Les Hollandais qu'on appelait jadis au Japon, « les cheveux rouges » importaient toutes sortes de marchandises exotiques, inconnues. Le poète note le comique de cette petite scène : un perroquet, véritable étranger, voyant pour la première fois un kiri, arbre de pure essence japonaise.

65 Nature morte humoristique.

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