Hyzélia : La légende d'Azula (French Edition)
Mentions
Hyzelia
La legende d'Azula
Créé et écrit par : Joren Eden
Illustrations : Dianna Blanchard
Edité par : Nanachi éditions
Pont Sainte Maxence
www.nanachi.fr
ISBN : 979-10-92839-06-7
Dépôt légal : 08/2013
OceanofPDF.com
Episode 1 :
Le temple de Naru
C’était un peu comme si le temps venait de s’arrêter. Ses yeux tremblaient. Il était effrayé. Sa bien-aimée était très gravement blessée. Elle était à genoux et il la tenait dans ses bras. Sa belle robe crème était devenue couleur sang. Ses yeux tremblaient également et des larmes en sortirent. Elle lui dit alors :
« Je t’aime Throon. »
Il se mit à pleurer à son tour et lui répondit :
« Moi aussi je t’aime. »
Il regarda son épée, au sol non loin de lui, reposa son regard sur elle et lui demanda :
« Pourquoi tu as fait ça ? »
Elle tendit difficilement sa main droite pour lui caresser la joue et répondit :
« Pour ne pas que tu meures. »
Elle approcha sa tête et l’embrassa. Il se laissa faire et profita de ce dernier moment. Elle recula ensuite et ferma les yeux.
« Tue-le ! Fais-le pour moi, s’il te plait. »
Puis elle expira. Il hurla de douleur en tapant ses poings sur le sol. Après quelques secondes, il se calma un peu et la regarda une fois de plus. Aucun doute, elle était morte. Il tourna alors son regard vers son épée qu’il attrapa ensuite en tendant sa main gauche. Enfin il se leva, arme à la main. Il ne pouvait s’empêcher de la contempler. Néanmoins, il tourna sa tête vers sa gauche et fixa son regard vers le géant en armure noire qu’il était en train d’affronter. Celui qui l’avait blessé physiquement. Soudain, la tristesse qu’exprimait son regard laissa place à la haine qu’il avait envers cet homme. Il serra fort son épée entre ses mains et cria :
« Genoff ! Tout ça est de ta faute. »
Le géant rétorqua simplement en souriant.
« Va au diable ordure ! ajouta le jeune homme. »
Il fonça alors vers son ennemi avec une vitesse surhumaine, déterminé à lui faire payer la mort de sa bien-aimée.
Deux années s’étaient écoulées depuis ce jour. Une jeune femme vêtue d’un pantalon de cuir et d’une épaisse chemise sans manche en tissu rouge ornée d’une ceinture noire, en tissu également, entra dans le temple de Naru, la déesse des déesses. Ses cheveux bruns mi-longs, et ses deux mèches à l’anglaise, cachaient à peine ses yeux bleus, remplis d’une certaine nostalgie, et son visage doux et innocent en apparence. Elle portait, sur son épaule droite, une énorme hache à deux tranchants. Elle constata que le hall du temple était désert et avança lentement vers une énorme porte en pierre à l’autre extrémité de ce dernier. Elle l’ouvrit délicatement et entra dans la pièce qu’elle venait de dévoiler. Dans celle-ci, un socle de granit, entouré de lierres qui recouvraient le sol de la pièce, supportait une magnifique épée en métal de couleur bleu azur avec un pommeau doré. Elle s’agenouilla devant ce socle et soupira longuement.
Les heures passèrent et le soleil commençait à se coucher. Elle se leva pour partir quand quelqu’un lui demanda :
« Toi aussi tu y repenses encore Zélina ? »
La jeune femme, surprise, se retourna et vit un homme aux longs cheveux blonds et aux yeux bleus en armure argentée de chevalier. Il tenait à la main le fourreau dans lequel était rangée sa grande épée. Elle soupira et répondit :
« Oui, j’y repense encore Miki. »
L’homme sourit et s’approcha de Zélina. Il la passa et regarda l’épée plantée dans son socle. Il dit alors :
« Ca fait déjà deux longues années qu’elle est là. »
Zélina se retourna et ajouta :
« Deux années qu’on ne l’a pas revu. Deux années qu’elle est morte.
- Et deux années que nous vivons en paix.
- Oui c’est vrai, confirma Zélina. »
Elle se mit à côté de Miki et dit :
« Je ne sais toujours pas ce qui s’est passé cette nuit-là. La seule chose que je sais c’est qu’ils ont battu Genoff. »
Miki ferma les yeux et poursuivit la conversation :
« J’étais inconscient dans le hall derrière nous. Lorsque je me suis réveillé, je l’ai vu devant ce socle. Il y a replanté l’épée et est parti en courant. Ses vêtements étaient remplis de sang. Il n’a pas dû voir que j’étais réveillé. Je ne l’ai jamais revu. »
Zélina regarda son ami fixant l’épée et l’implora :
« Miki ! Sortons d’ici s’il te plait ! »
Ce dernier la regarda et sourit. Il lui répondit :
« D’accord. Sortons ! »
Ils quittèrent le temple pour arriver sur la place d’Hyzélia, capitale de la région du même nom, où se trouvait ce dernier. Ils se dirent mutuellement au revoir et partirent chacun de leur côté.
OceanofPDF.com