Hyzélia : La légende d'Azula (French Edition)
Episode 45
Iséru, la déesse du vent
Throon traversa un court corridor et arriva dans une petite pièce circulaire, très sombre. Lorsqu’il fut à l’intérieur, une porte vint fermer l’accès au couloir. Il ne sursauta point. Il y avait eu le même phénomène lorsqu’il avait rencontré Maru et Diru. Une voix lui souhaita :
« Bienvenue, jeune élu ! »
Une femme, d’apparence jeune, apparut. Elle était très belle. Son visage sans imperfection semblait si doux. Sa longue chevelure brune illuminait ce dernier. Elle portait une longue robe blanche qui enveloppait son corps d’une finesse angélique.
Il répondit spontanément :
« Merci ! »
Elle le fixa quelques instants et se présenta :
« Mon nom est Iséru. Je suis la déesse du vent.
- Et moi, c’est Throon.
- Tu as déjà vaincu Maru et Diru. Je me trompe ?
- Non, vous ne vous trompez pas. »
La déesse esquissa un sourire arrogant. Elle soutint :
« Naru a choisi de prendre un gamin pour devenir le porteur d’Azula. Je n’en reviens pas. »
Throon se sentit vexé par les propos tenus par Iséru. Il voulut se défendre quand elle demanda :
« Je suppose que tu désires mon Approbation ?
- Oui, c’est bien ça. »
Elle sourit alors et ferma les yeux. Un cercle de lumière blanche apparut sous ses pieds et grandit envahissant la pièce. La déesse déclara :
« Alors soit ! Essaie d’obtenir la mienne ! »
Le cercle envahit l’ensemble de la salle. Les cheveux et les vêtements de la déesse furent alors chahutés, bien qu’il n’y ait aucun souffle de vent aux alentours. Elle rouvrit alors les yeux et prononça :
« Cieux éternels ! »
La lumière blanche devint aveuglante. Throon ferma instantanément les yeux et patienta le temps que l’intensité de la lumière diminue sensiblement. Il les rouvrit ensuite et vit qu’il était sur un gigantesque nuage entouré uniquement par le ciel. Il sortit Azula de son fourreau, prêt à en découdre avec la déesse, restée immobile devant lui.
Cette dernière sourit en le voyant sortir son arme. Elle tendit délicatement le bras droit sur le côté, en gardant sa main ouverte et souple. Elle fit ensuite un violent mouvement, similaire à celui d’une personne en train de donner une claque, pour basculer son bras vers son épaule gauche. Une vague de vent d’une incroyable intensité souffla et fit décoller Throon qui retomba au bord du nuage. Il regarda en dessous et ne vit rien, si ce n’est le vide. Il s’exclama :
« Oh là, il faut pas que je tombe. »
Il se releva et fonça sur la déesse. Pour l’empêcher d’approcher, elle envoya une nouvelle vague de vent que l’élu évita en sautant sur le côté. Elle recommença la manœuvre à plusieurs reprises. Il les esquivait à chaque fois. En arrivant à environ un mètre d’elle, il sauta haut et tenta de donner lui un coup d’épée vertical. La déesse fit alors apparaitre une mini-tornade autour d’elle qui éjecta Throon quelques mètres plus loin.
Il se releva sans difficulté. Le sol du nuage était assez mou et avait amorti sa chute. Iséru le fixa et affirma confiante :
« Il y a une légère différence entre Diru, Maru et moi.
- Oui, en effet ! valida Throon. Toi, tu utilises du vent, Maru, des arbres et Diru, du feu.
- Je ne parlais pas de cela ! contredit-elle en riant impoliment. »
Deux traits de lumière blanche sortirent des omoplates de la déesse. Ils mesuraient environ la même taille qu’elle. Ils se mirent à s’élargir lentement, jusqu’à atteindre une largeur d’environ trente centimètres. La lumière devint alors si intense que Throon fut de nouveau obligé de fermer les yeux. Une fois la lumière dissipée, il les rouvrit et eut une expression ébahie en voyant Iséru.
En effet, les étranges traits de lumière s’étaient changés en deux splendides ailes blanches dans le dos de la déesse. Elle fit remarquer :
« La différence, c’est que moi je peux voler. »
Elle fit alors battre violemment ses ailes pour créer une effroyable bourrasque qui balaya le nuage, ce qui troubla la vue de Throon, prenant appui sur ses jambes pour ne pas s’envoler.
Une fois dissipé le brouillard laissa apparaitre un immense cercle de pierre, perché dans les cieux, sur lequel ils se trouvaient. Throon ne s’en était pas rendu compte pour la seule et unique raison que le nuage qui avait disparu dissimulait, en réalité, cette étrange arène.
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