Jeudi noir

Michaël Mention · Chapitre 19 sur 22

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Jeudi noir

Chapitre 18 - Ressources : néant

CHAPITRE 18

Ressources : néant

 

« Je te veux, j’ai tellement envie de toi,

Ça me rend fou. »

The Beatles, I Want You (she’s So Heavy)

Abbey Road, 1969

 

… mais je veux cette finale. Je ne l’ai que trop rêvée. Je te veux, j’ai tellement envie de toi, ça me rend fou alors vas-y, laisse-toi prendre. T’en as pas marre de te faire désirer ? Pour toi, on s’est tous surpassés. On y a laissé des plumes et même des dents. Ça ne te suffit pas ? Allez, viens, tu ne le regretteras pas, je te le promets.

Les jambes lourdes, Alain et les autres regagnent le terrain. Cette herbe abîmée, massacrée par notre acharnement. Nos supporters les applaudissent – nous aussi. Confiants mais anxieux en voyant avancer Hrubesch, Rummenigge, Kaltz, Breitner, Stielike et Littbarski. Les deux premiers sont ceux qui ont le moins joué, ils débordent d’énergie. Quant aux autres, ils se sont réveillés lors des prolongations. Ça va être dur.

Les spectateurs le savent et font monter le mercure. Corver cesse de discuter avec les juges. Il ressort sa pièce, la lance en l’air…

… et je refais le match. Une demi-finale où, dès le début, Corver rappelle à l’ordre Schumacher pour qu’il se calme. Dès lors, aucune provoc, ni agression envers Patrick. Et son but, fantastique. Et celui de Dominique, validé. Et le tir de Manu, qui ne touche pas la barre et finit dans les filets…

… lorsque la pièce retombe : à nous d’ouvrir le bal. Alain s’oriente vers la cage de gauche, où la plupart des buts ont été marqués. Bon ou mauvais présage, je n’en sais rien. Corver et les juges le suivent, tout aussi fantomatiques. Le seul à courir est Schumacher – là, aucun doute, c’est mauvais signe.

Il se plante devant la cage et, mastiquant un chewing-gum, attend. Alain pose le ballon, va se positionner mais ne se retourne pas. Il impose son dos à Schumacher pour lui signifier l’étendue de son mépris. J’aurais fait pareil. D’ailleurs, j’en crève de ne pas être à sa place. Tourner le dos à cet enfoiré ; ça doit l’irriter considérablement. Et de l’énervement à la déconcentration, il n’y a qu’un pas. Une foulée. Un but.

Les bras le long du corps, la tête inclinée vers le bas, Alain semble se recueillir. Je sais à quoi il pense, à qui. Assis dans le rond central, les autres examinent leurs éraflures et leurs hématomes. Vu d’ici, tout ça ressemble à un colloque de zombies.

Corver discute avec Jean-Luc, puis va se placer en retrait. Alain se retourne enfin, défiant Schumacher. Ils ne se quittent pas des yeux. On y est ; tout le stade retient son souffle.

Je vais craquer.

Alain analyse la cage, je le sens. Lucarnes ? Sol ? Gauche ? Droite ? Il recule d’un pas et arme – clac ! – son corps – clac ! – pour enclencher sa vindicte. Et c’est là, en le voyant s’élancer, que je préfère finalement être à ma place. Tout ce stress. Toute cette pression. Toutes ces heures d’entraînements et ces centaines de blessures…

France : 1 – RFA : 0

… dans les filets ! But net et précis. Schumacher en prend acte et on respire, après quoi les goals s’échangent. Mêmes maillots. Mêmes gueules. « Même pas peur » – ce que je lis dans les yeux de Jean-Luc malgré les mètres qui nous séparent.

Kaltz avance. On a envoyé un milieu de terrain, ils répondent par leur capitaine. Ça aussi, c’est un signal. Jean-Luc balance ses bras, se prépare à bondir. J’ai cru mourir avec le tir d’Alain mais là, c’est pire.

Je vais craquer.

Peur, comme jamais auparavant. Toutes les peurs de ma vie, de mon premier frisson dans le noir à l’évacuation de Patrick. Elles tourbillonnent, réduisent ma foi en notre goal. Je veux y croire, mais il m’apparaît attaché à un peloton d’exécution. Il a fallu qu’il remplace Schumacher pour que je comprenne ce que sont réellement les tirs aux buts.

Kaltz avale sa salive, puis s’élance. Le joueur devient tireur, le ballon devient balle…

France : 1 – RFA : 1

… et marque au grand bonheur des Allemands. Le « flap-flap » de leurs drapeaux pollue ma tête, que je baisse. Incapable d’assister à un autre tir. Si, il faut que je sache. Alors, ma fichue tête, je la relève.

D’un goal à un autre, de Kaltz à Manu. Il marche d’un pas militaire. Dans ses yeux, toute la hargne du monde. Dans sa bouche, un chewing-gum qui en fait les frais. Schumacher et lui se fixent, rivalisant de mastications.

Je vais craquer.

Corver a posé le ballon, mais Manu ne peut s’empêcher d’apporter sa touche personnelle. Replacer ce qui était installé, stabiliser ce qui était immobile. Gestes essentiels : il marque son territoire. Schumacher le sait, c’est pourquoi il ajuste son gant gauche. Manu fait deux pas…

France : 2 – RFA : 1

… et un point d’avance, un ! Français et Espagnols, nos supporters fêtent son but de cris en nouvelles bières. Ils décapsulent – pchiiiiii ! – ma boîte crânienne et Manu repart. Je t’adore, mec. Pour ce sang-froid, cette manière que tu as de courir tranquillement après avoir battu leur goal.

Breitner approche, tête baissée. L’homme de la finale de 74. Son panache, son penalty qui lui avait permis d’égaliser. J’y vois un signe prémonitoire et, les mains jointes, je me répète que ça remonte à presque dix ans. Depuis, il a perdu de sa superbe. Un peu. Pas assez.

Il avance d’un pas assuré, pose le ballon au sol et, toujours tête baissée, va se placer. Jean-Luc réajuste son short, se penche en avant. Breitner s’arrête derrière la ligne, se retourne tel un robot et c’est là qu’il relève la tête.

Je vais craquer.

Leurs regards se croquent. Sergio Leone n’est pas loin. Il était une fois Séville , où le vent résonne en harmonica. Breitner court…

France : 2 – RFA : 2

… et lève son poing triomphant. Ce but, Jean-Luc l’a regardé passer comme on rate un train. Breitner repart sous les hourras, en direction d’un repos bien mérité. Ils nous ont envoyé un esthète, on riposte avec l’un des nôtres : Dominique et non « l’ange vert ». Maintenant, je sais pourquoi il déteste ce surnom. Marre des étiquettes. Marre des cases où l’on nous enferme. Marre de moi, qui contribue à tout ça en redoutant le « monstre » Hrubesch.

Schumacher est à son poste, les doigts plantés dans ses genoux. Dominique va se placer. Sa crinière fouette sa nuque durant huit interminables secondes, puis se fige. Il est prêt. Puissance ou finesse, il tranche…

France : 3 – RFA : 2

… et marque en contre-pied, comme l’a fait Breitner. Je n’ose pas imaginer à quel point ça a dû hurler à Étaules, où a grandi le p’tit Dominique. Larqué aussi peut être fier. Il l’est, à en croire le cri qu’il a poussé. À moins que ce ne soit le mien. Là, j’y ai laissé mes cordes vocales.

Dans le rond central, Didier fait des étirements. Il se prépare déjà, alors qu’il est censé passer après Michel. Je flippe, essaie de me focaliser sur Jean-Luc. Il semble moins concentré. Une impression. Juste une impression.

Je vais craquer.

Face à lui, Stielike. Celui-ci recule, puis s’arrête. Je retiens ma respiration…

France : 3 – RFA : 2

… et Jean-Luc repousse le ballon. Il rebondit, j’exulte en le voyant tourner comme tourne le stade – manège féerique.

Stielike est recroquevillé, la tête entre les mains. Schumacher le relève de force et ce que je vois me saigne de l’intérieur : Stielike éploré, cachant son visage. À travers lui, c’est toute notre souffrance qui s’exprime. Il dégouline de culpabilité, cette honte qui en fait un bossu. Viens, Ulrich. Viens, qu’on chiale ensemble. Allez, viens dans mes bras. Littbarski s’en charge. Il l’enlace, une main sur l’épaule et l’autre sur sa nuque.

À côté de moi, les miens célèbrent l’instant. Oui, Jean-Luc a contré le tir. Oui, on a un point d’avance, mais il y a quelque chose d’obscène à hurler de joie pendant que Stielike est en détresse. Plus le nirvana est grand, plus sa disgrâce s’étend. Ce contraste m’écœure. Et tandis que les miens font la fête, je ne vois que le calvaire de cet homme.

Que je.

Suis.

Et je.

Craque.

Didier défie Schumacher, qui frotte ses gants l’un contre l’autre. Étincelles, puis flammes à la place de ses mains. Et son regard satanique, comme ces pubs. Coca, JVC, Winston & Co. se brouillent à la vitesse de Didier, lui aussi métamorphosé en démon. Nous tous, jusque dans les tribunes où nos suppôts agitent leurs drapeaux. Terrifié, j’y découvre le symbole de leur patrie : « $ ». Ils vénèrent le dollar du monde à venir. On a eu Hugo et Jaurès, mais cette époque est révolue. Désormais, les modèles qu’on nous présente sont bien différents.

Tapie : le pilote automobile recyclé en chanteur, puis homme d’affaires.

Sulitzer : le créateur de gadgets, devenu consultant et romancier.

Et tous les autres. J’ai peur. Cet opportunisme assumé. Ces entreprises rachetées un franc. Ces milliers de licenciements. Peur de ce qu’ils nous feront avec Reagan, Thatcher, Berlusconi et sa télé au logo dominé par un serpent. $erpent contre lequel on ne pourra pas lutter. Un jour, on aura nos noms sur nos maillots et on sera stars avant d’être footballeurs. Un jour, on collera des sponsors sur des mômes achetés au tiers-monde. Un jour mais pas aujourd’hui, car on ne joue pas pour le fric. On n’a jamais rêvé de ça. Alain a débuté charpentier, Jean était facteur, Maxime a passé son adolescence dans la ferme familiale. Même simplicité pour Kaltz et les siens.

Ce qui nous tient depuis toujours, c’est la passion. Didier en fait l’éclatante démonstration face à Schumacher… qui expulse le ballon.

France : 3 – RFA : 2

Stielike s’était écroulé, Didier le fait à son tour. Après avoir tout donné, il a tout perdu. Effondré, il se balance en tremblant. Je m’en doutais et ça se confirme : la vie est une salope. Elle nous l’avait promise, cette place en finale. Elle la tenait dans sa main, l’agitant au-dessus de nos têtes, et l’a jetée au loin.

Anéantis, on ne fait plus qu’un avec le banc. Notre sueur, nos larmes nous ont soudés au bois qui tremble avec nous. Mimi est le seul à rester de marbre. Quelle force. De quelle planète vient-il ?

Pas la mienne, où Didier se retire en traînant les crampons. Ces pieds prodigieux qui nous ont offert le Mondial ; tragique destinée

que celle de mon pote 1.

Didier s’éloigne, aussi inconsolable que Stielike, toujours en larmes. Littbarski le délaisse pour aller tirer…

France : 3 – RFA : 3

… et envoyer dans les filets. Son but relance les pleurs de Didier, sur le banc. La vie continue de s’amuser, nous remettant à égalité. Et j’aime pas ça, l’égalité. C’est des conneries. « Liberté, égalité, fraternité » – je hais cette devise. Je la hais autant que ceux qui me l’ont inculquée et m’ont toujours fait la morale. Mes parents ; des cons. Les instits ; des fainéants. Les socialistes ; des menteurs comme les autres. Tous des pourris aux idées pourries dans un monde pourri…

France : 4 – RFA : 3

… que notre capitaine purifie d’une frappe cristalline. But, par la droite. Il aurait pu reproduire son penalty, mais Schumacher s’y attendait et Michel le savait.

On reprend l’avantage, plus forts que la vie. Elle avait confisqué notre place en finale, on est allés la chercher. Michel la conserve précieusement dans sa paume, serrant le poing. Ovationné, il porte les mains à ses cheveux comme pour les arracher. Son but ne lui a pas suffi. Notre goal et lui se croisent dans un regard implicite :

— Balle de match, Jean-Luc, on compte sur toi.

— Je sais.

— Je sais que tu sais, mais j’ai besoin de te le dire.

— Et moi, j’ai besoin que tu me foutes la paix.

Michel desserre ses doigts et laisse cette victoire accompagner Jean-Luc jusqu’à la cage. Il y croit, moi aussi. Mon cœur ne palpite que pour lui, tous nos cœurs. Fini, les clans et les conflits d’ego : Michel et Jeff se retrouvent en une seconde de rêve. Quant à Jean, il cesse d’être jaloux et soutient notre goal. Je le sens, je sens tout ça. Jamais notre harmonie n’a été aussi perceptible.

Rummenigge tarde à poser le ballon. Il le tourne et le manipule comme un Rubik’s Cube, jouant avec les nerfs de Jean-Luc. Ça y est, il se décide à reculer. Assis à l’écart, Stielike lève la tête. La scène lui est trop insoutenable alors il se referme, le front appuyé contre ses genoux.

Je veux faire pareil. Mais il faut que je regarde. Un tel moment, ça ne se rate pas. J’ai assisté à la naissance de ma fille, j’ai tenu la main de ma mère à l’hosto, je verrai Rummenigge tirer…

France : 4 – RFA : 4

… et annuler notre place en finale. Jean-Luc n’a pas eu le temps de réagir. Hagard, il est ailleurs. Moi aussi. Cette victoire volée, c’est un rapt. Ma fille kidnappée, tuée sous mes yeux. Et chaque seconde profane davantage son cadavre, dont il ne reste rien.

Acclamé, Rummenigge repart en courant. Il croise Schumacher,

qui échange quelques mots avec Corver et un sourire 2.

L’image de trop.

Paranoïa.

Non, pas de quoi s’emballer. Comme nous, Corver a été sous tension durant tout le match alors s’il déconne avec lui, ce n’est que pour lâcher du lest. Ça doit être usant d’être arbitre. Mais cette nuit, Schumacher n’est pas qu’un goal et personne ne peut oublier ça.

Surtout pas Maxime, qui se lève. Il fait déjà partie de l’Histoire, il va juste y mettre un terme. Un point final ; point d’exclamation qu’on dupliquera à l’infini. Il avance sans aplomb, ni réticence. Il marche, tout simplement. Timide, comme l’est toujours une dernière chance.

(5 mètres)

Il réajuste l’élastique de son short. Geste sans doute inconscient, qui lui évite de fixer Schumacher. Regarder l’herbe. Ne pas écouter ces cris à sa gauche…

(4)

… et il tourne la tête, déconcentré. On va perdre. C’était écrit dès le début : son numéro, c’est le 4 et on en était à 4 partout. Ces trucs-là n’arrivent pas par hasard.

(3)

Pour marquer un autre but, il fallait envoyer Gérard, notre numéro 5. Mais il était cuit et on va perdre. Non, car Maxime s’est repris. Je le vois dans ses yeux.

(2)

Schumacher est aux aguets. Comment tient-il, lui aussi, dans ce cataclysme d’émotions ? Leur légende commune, où ils se font face.

(1)

Maxime stabilise le ballon. S’il marque, on est en finale pour la première fois. Ma France est imparfaite, mais j’ai envie qu’elle y goûte. Dans « Coupe du monde », il y a « monde ». La Terre, à laquelle on offrira nos valeurs et la richesse de notre culture. Partager. Le sport, la vie, ce n’est que ça.

Maxime y croit plus que nous tous réunis. Son cerveau – pression de cinquante-cinq millions de bars, cinquante-cinq millions de Français. Sur ses épaules, il y a nous, Kopa et les autres, entassés en pyramide intergénérationnelle. Avec au sommet, Maxime pesant de tout son poids sur lui-même. Et le rêve d’une vie, c’est lourd. Très lourd.

Peut-être est-ce pour ça qu’il baisse la tête.

Peut-être est-ce pour ça qu’il court voûté.

Peut-être est-ce pour ça qu’il n’y a pas but.

Non, puisque Schumacher a sauté et contré le tir des deux mains. Il se remet debout et, tout en self-control, lève le poing. Ce geste s’adresse à son peuple. Plus il serre ses doigts, plus la RFA et la RDA se retrouvent en Allemagne, cimentée dans l’allégresse.

Maxime, lui, est accroupi. « Le grand Max » est tassé, si petit face à l’ampleur de son échec. L’épuisement a fini par avoir sa peau. Schumacher s’éloigne, le stade vibre et mon pote est figé. Je pense à Pompéi, ses morts statufiés. Le regard vide, Maxime déplie sa silhouette. Il ne sait pas quoi faire de ses mains ; pas quoi faire du tout. Si, baisser les yeux et rejoindre le groupe.

Il croise notre goal, assis dans l’herbe. Jean-Luc se relève, essoufflé d’avoir fait si peu. Ça pue le cancer en phase terminale, mais il y va. Hrubesch avance à son tour. Le dernier homme, dernier acte de notre supplice. S’il gagne, on perd. C’est aussi simple et cruel que ça. On/off. Jour/nuit. I want you/I want you so bad.

Hrubesch se dirige vers le ballon et, sur le point de le toucher, fait un signe à Corver – « Ça va, pas la peine. » Son assurance me glace ; je pressens quelque chose de terrible. Quelque chose contre lequel toutes mes cellules se coalisent et qu’elles refusent en bloc. Hurbesch se place derrière la ligne. D’un revers, il essuie son visage transpirant…

NON.

… puis s’élance…

NOOOOOON !

… et ma tête tombe, rebondit au tempo euphorique de la Mannschaft. Ça y est, la corrida est finie. Tout est fini, et ils sont en finale.

Après un soleil, une lune, d’innombrables fautes et chutes, des prolongations, une agression sans précédent dans l’histoire du football ainsi qu’une civière, deux barres transversales, trois cartons jaunes, quatre as d’un « carré magique », cinq crampes, six altercations, sept buts dont un invalidé, huit suspects, neuf packs de bouteilles, dix occasions ratées, onze Allemands insultés et douze tirs aux buts, le destin a tranché : ce sont eux qui affronteront l’Italie.

En transe, Hrubesch implose. Les siens se jettent sur lui et tous arrosent le stade de leur coït.

Nous ?

Moi ?

I wanted you so bad.

So bad .

 

1. Didier Six s’est depuis exprimé sur son échec dans le France Football du 6 juin 2012 : « On m’a dit : c’est à toi ! J’ignore qui a inversé l’ordre, mais je me suis retrouvé avant Michel qui était finalement le cinquième […] Je ne me cherche pas d’excuse mais cela a pu jouer sur le plan psychologique. » Par ailleurs, précisons que son tir n’a pas été filmé, le caméraman étant focalisé sur Stielike. Ce fait a conduit de nombreux Français à suspecter Six d’avoir volontairement raté son tir, eu égard à son amitié avec certains joueurs Allemands. Précisons également que Jean-Luc Ettori a lui aussi été très critiqué car, soi-disant, il n’avait pas « suffisamment » plongé.

2. Ce moment de détente est visible sur le lien suivant :

http://www.dailymotion.com/video/xu33gi_france-allemagne-seville-1982-prolongations-et-

penalties-3-3_sport, entre 44 mn 07 et 44 mn 12.

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