La théorie des étoiles filantes

Maxence Fermine · Chapitre 6 sur 14

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La théorie des étoiles filantes

Naissance d’une étoile

 

Il est pourtant nécessaire de remonter davantage dans le temps pour trouver un semblant de pureté dans mon existence.

Enfant, je compris très tôt que la nature, à défaut de milliers d’autres qualités, m’avait doté de certaines formes d’intelligence, comme la réflexion logique, la curiosité scientifique ou la notion de repère dans l’espace spatio-temporel. Mon champ de recherches ne portait pas, comme bien souvent pour les garçons de mon âge, sur les fourmis, les araignées, les sauterelles ou autres petites bêtes de la nature qu’offre de manière pléthorique la campagne, mais sur l’étendue du ciel. Apprendre à reconnaître les constellations, ce qui constitue en quelque sorte à prendre un peu de hauteur face à sa modeste condition de Terrien, devint bientôt mon occupation préférée. De cette enfance naquirent des conséquences qui devaient laisser, inscrites dans le marbre de ma mémoire et l’ADN de ma psychologie, des séquelles irréversibles.

Mes parents voyaient d’un mauvais œil ma passion pour les étoiles et, chacun leur tour, ne manquèrent pas de me rappeler qu’il n’y avait aucun avenir à avancer dans la vie en regardant en l’air. À leurs yeux, les astronomes et les poètes finissaient en général par se perdre dans l’immensité de leurs propres rêves. Ma mère me rêvait en professeur et mon père en ingénieur, ce qu’ils étaient tous deux respectivement, chacun prêchant pour sa paroisse. Des professions bien plus terre à terre que ma lubie pour les planètes, les voies académiques leur paraissant vouées à des fins moins funestes. Bien entendu, je ne suivis aucunement leurs conseils, ce qui me valut quelques reproches de leur part, mais me permit d’affirmer très tôt mon caractère.

À l’été de mes 17 ans, j’eus cependant une révélation qui devait me conduire à déchiffrer quelques mystères de l’existence : je découvris, stupéfait, qu’il était tout à fait possible d’allier l’utile à l’agréable, à savoir se consacrer à la recherche scientifique en assistant à la danse des étoiles filantes dans un ciel d’été, tout en pelotant les seins d’une fille allongée sur l’herbe tendre.

À l’instar de la galaxie d’Andromède, tout, en Catherine, paraissait fortement incliné. Son penchant pour les garçons un peu bizarres, les glaces à la fraise ou les cigarettes au menthol, était notoire. Avant moi, elle était sortie avec un type beaucoup plus âgé, tout simplement parce qu’il lui avait promis de l’emmener faire un tour à moto.

Catherine n’était ni belle ni laide, simplement, elle n’était pas farouche. Le genre de fille facile à aborder, à qui il était possible de rouler une pelle par surprise sans prendre le risque d’une claque en retour, ce qui, à l’âge où on manque encore d’assurance, constitue déjà une première victoire.

Il y a trente-trois ans de cela, le monde était bien différent. Tout l’Univers semblait alors en symbiose, et j’avais la vie devant moi. Il faut dire que trente-trois ans est une période infime à l’échelle astronomique, mais astronomique à l’échelle humaine. Pendant ce court laps de temps, Jésus-Christ avait eu le temps de naître, de mourir et de ressusciter, un autre Alexandre, d’étendre sa domination jusqu’en Perse, et Napoléon de devenir le maître du monde. Mais il s’agit là d’hommes illustres, une catégorie à laquelle bien évidemment je n’appartenais pas. Je me défendais de cette lacune en me rappelant que ces grands hommes avaient payé au prix fort la rançon d’une telle gloire : à l’instar des météores traversant le ciel, leurs vies avaient été écourtées, ce à quoi je n’aspirais aucunement.

À défaut d’éternité, j’espérais tout au moins finir centenaire.

Lorsque j’y songeais, j’étais pris d’une bouffée de nostalgie. Les années quatre-vingt possédaient ce je-ne-sais-quoi de liberté totale que les années deux mille avaient fini par crucifier sur l’autel d’un nouveau millénaire, annonçant un changement de temps qui se confirma avec l’avènement de l’ère numérique. Je n’avais jamais été aussi heureux qu’en ce temps béni. Les années quatre-vingt résonneront toujours dans mon cœur comme le temps de la liberté, du bonheur et de l’insouciance, même si j’avais vacillé sur mon socle à trois reprises. La première à la mort de John Lennon, la seconde à celle de Bob Marley, et la troisième à la disparition de Coluche.

L’assassinat, le 8 décembre 1980, de John Lennon résonna en moi comme l’annonce de la fin du monde. Je me souvenais encore de ce petit matin blafard d’hiver où j’avais appris la nouvelle dans le journal. Ainsi, on pouvait mourir criblé de balles simplement parce qu’on était une star, de surcroît l’apôtre de la paix dans le monde, et que les gens vous aimaient tellement qu’ils finissaient par vous tuer par amour. C’était à n’y rien comprendre, et d’ailleurs je n’y avais rien compris, excepté le fait que j’écoutais ses chansons pendant des journées entières en pleurant à chaudes larmes.

Pratiquement au même moment, la découverte de Could You Be Loved, de Bob Marley lors d’une boum, me causa un profond émoi. Le rythme à contretemps du musicien jamaïcain le plus doué de tous les temps me fit comprendre que la musique était le seul message divin que les hommes pouvaient émettre en direction de l’Univers. Un an plus tard, sa mort stupide à 36 ans, des suites d’un cancer généralisé déclenché par une blessure au pied mal soignée après un match de foot, me tétanisa.

Enfin, la mort violente de l’humoriste préféré des Français au guidon de sa moto à grande vitesse, à la rencontre d’un camion sur une route de l’arrière-pays cannois, acheva de me crucifier. Coluche avait représenté pour mes parents, et donc pour moi, un ton de fraîcheur, d’humour et de liberté totalement nouveau. Avec lui, la vie était une franche partie de rigolade, et tous les tracas du quotidien s’évaporaient. Or tout cela avait disparu alors que lui aussi n’avait pas encore eu le temps de vieillir.

Ainsi, la vie avait une fin, même pour des stars, des vedettes que, du haut de mon adolescence, j’avais cru immortelles.

En compensation de m’avoir enlevé si tôt ces étoiles, le destin m’offrit, moins de dix ans plus tard, la rencontre avec une femme qui allait chambouler ma vie. À l’orée des années quatre-vingt-dix, je venais de fêter mes 25 ans, je fis la connaissance de Constance la semaine qui suivit la mort de mon père. Mon géniteur venait de disparaître dans un stupide accident de voiture sur une route de Bourgogne. J’étais bien entendu bouleversé par cette fin tragique, mais malgré la violence du choc, je me rétablis très vite, et pris en main l’organisation des obsèques, une tâche dont ma mère, déjà malade et névrosée, ne pouvait dignement s’occuper.

Constance travaillait dans le cabinet d’assurances où mon père avait souscrit une convention obsèques. Elle était tout à fait le genre de femme qu’un homme aimerait rencontrer à la suite de la mort d’un proche. Rassurante et douce, elle sut trouver les mots pour réconforter mon âme en peine, s’occupant de la partie administrative, sans oublier de me prodiguer sourires de circonstance et mots obséquieux afin de me tenir le plus éloigné possible de cette atmosphère de deuil dans laquelle j’étais irrémédiablement plongé.

Je la trouvai si charmante, si affable, si parfaite en tout que, en dépit des circonstances, je restai de longues minutes scotché à mon siège, incapable de quitter l’alcôve réconfortante de son bureau, unique bouée de sauvetage après un naufrage. Mieux encore, elle me parut à ce moment précis de mon existence comme le seul récif abordable dans l’océan de détresse où la mort de mon père venait de me plonger corps et biens.

Nous nous revîmes quelques semaines plus tard, j’avais encore des renseignements à lui demander, qu’elle me fournit avec une rapidité et une efficacité qui me laissèrent pantois. Jugeant l’occasion trop belle, un deuil raisonnable ayant été observé, je lui proposai de l’inviter à déjeuner dans un restaurant asiatique du quartier, proposition qu’elle accepta.

Lors de ce déjeuner, nous échangeâmes très peu en dehors de sujets comme la difficulté du deuil et des nombreux tracas qu’une telle situation engendre, mais nos regards en dirent bien davantage. Après avoir délicatement terminé son bò bún, Constance eut ce geste, anodin en apparence, mais qui en cette circonstance, prit pour moi une importance capitale. De sa main droite, tout en me fixant de ses magnifiques yeux verts, elle replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Soudain le monde s’arrêta et la femme assise en face de moi changea de statut. À mes yeux, elle n’était plus la simple employée d’un cabinet d’assurances dont j’avais apprécié le tact et la douceur ainsi que l’aide qu’elle m’avait apportée, mais une déesse au comble de la féminité dont je venais de tomber éperdument amoureux.

Pendant ce court instant de bonheur extatique, je compris que cette femme calme et sûre d’elle serait la compagne idéale pour traverser une existence que, pour ma part, je comparais au parcours d’un funambule sur une corde raide. Elle serait le balancier me permettant de garder l’équilibre et de continuer à avancer sur ce fil sans risquer de tomber.

‒ Voulez-vous m’épouser ? m’enflammai-je, au moment du dessert.

En agissant de la sorte, déclarant ma flamme avec l’empressement de la passion, je prenais un énorme risque, celui d’essuyer un échec cuisant. Je ne sus d’où me vint cette audace, sans doute d’une certitude acquise depuis que j’avais perdu mon père, celle que la vie passe à toute vitesse et que les occasions de la rendre belle et intense sont rares.

Constance crut d’abord que je plaisantais, mais lorsque je réitérai ma demande d’un ton appuyé, allant jusqu’à poser ma main sur la sienne, elle se mit à rougir. Certes, tout cela était sans doute un peu précipité, mais elle ne me repoussa pas. Elle me rétorqua finalement qu’il était encore trop tôt pour répondre à cette question, mais qu’elle voulait bien y réfléchir. Et, se penchant vers moi, elle posa un premier baiser sur mes lèvres.

Cette première soirée se solda sur cette apothéose. Ensuite, tout alla très vite. Une semaine plus tard, après une seconde invitation à dîner, cette fois dans un restaurant italien pour varier un peu les goûts et les plaisirs, nous partageâmes notre première nuit d’amour dans son petit appartement du centre-ville. Je ne savais pas encore que j’allais passer avec Constance une grande partie de ma vie, mais je subodorais qu’avec elle, la fuite des jours ressemblerait à une longue et tranquille croisière sur un paquebot, sans aucun iceberg en vue.

Il arrive cependant que les croisières au long cours, au départ pleines de promesses enchanteresses, finissent par devenir lassantes, que les plus beaux voyages, ceux qui ont comme ambition de vous conduire sous des cieux paradisiaques, dans des décors de carte postale, s’enlisent dans l’ennui et la lassitude. On peut se lasser de tout, même du paradis. Et surtout du paradis.

C’est ce qui survint entre Constance et moi. Le ciel au-dessus de nos têtes, à force d’être radieux, finit par fracasser notre couple sur les récifs du quotidien. Au fil des années, la platitude des jours tourna à l’usure. À force de se voir, on ne se regardait plus. Chacun traversait l’existence, enfermé dans son monde, occupé par son métier qui prenait toute la place et nous éloignait chaque jour l’un de l’autre. Tels deux continents, nous partions à la dérive. Le seul lien entre nous demeurait les enfants. Mais lorsque, devenus adultes, ils prirent peu à peu leur indépendance, je compris que notre histoire était quasiment terminée.

C’est sans doute cela, cet éloignement, cette lente dérive contre laquelle je ne pouvais rien qui, après vingt-trois ans de vie commune, me poussa sur les chemins de l’adultère.

J’avais toujours été partagé entre la rigueur scientifique ‒ qui tend à croire que toute avancée, idée ou tout concept n’existent pas tant qu’ils n’ont pas été prouvés, vérifiés et revérifiés, et la beauté crépusculaire mais néanmoins risible des croyances populaires telles la voyance, l’apparition de la dame blanche sur le bord des routes de campagne, l’influence de la pleine lune chez les serial killers, ou plus sobrement l’existence de Dieu. Tout cela m’amusait grandement, même si j’avais un faible pour une croyance que certains de mes confrères qualifiaient de conte à dormir debout. Je croyais à l’astrologie. Pas, bien entendu, d’une manière abrupte, telle que la lecture des horoscopes a tendance à le faire croire, mais au sens large. Comme le dit si bien Marguerite Yourcenar dans Mémoires d’Hadrien, l’astrologie est une science sans doute incertaine dans le détail mais vraie dans sa globalité. En somme, elle permet d’accéder à la lecture des astres, et de la croiser avec le destin de l’humanité. C’est du moins ce qui me permit de mieux intégrer dans mon zodiaque intime la déflagration que causa l’apparition de la planète Ambre.

Tout comme, au début de la création, il y eut une lumière éblouissante, ma rencontre avec Ambre fut l’étincelle qui mit le feu aux poudres de la passion amoureuse. Lorsque je la vis pour la première fois, ce fut en altitude. Elle était perchée sur un escabeau, occupée à ranger dans les rayons de son magasin de lingerie une gamme de dessous affriolants dont je n’avais jusque-là jamais soupçonné l’existence. Je m’étais égaré dans ce temple de la féminité en vue de réveiller, sans grands espoirs, la libido de ma femme à l’occasion de la Saint-Valentin. Après avoir choisi un ensemble en dentelle que Constance, du moins à ma connaissance, ne devait jamais porter par la suite, je me rendis à la caisse et présentai à la vendeuse mon achat. Elle sourit d’aise, me complimentant sur mon choix, et me demanda :

‒ C’est pour offrir, je suppose ?

Comme je n’avais ni une tête de satyre ni de travesti, elle prit mon hochement de tête pour un acquiescement.

Par mégarde, nos mains s’effleurèrent tandis que je lui remettais l’ensemble en question, ce qui créa une onde de choc. La chose était insignifiante, mais les conséquences se révélèrent grandiloquentes. D’une caresse intempestive, je me fis toute une chimère. Dès lors, je me rendis compte à quel point cette femme était troublante, habile séductrice, et sexy au possible. Il émanait de son corps une onde de sensualité qui mit mes sens en émoi. Elle remarqua mon trouble, nos regards se télescopèrent, une étincelle s’alluma, et je découvris une nouvelle étoile filante dans mon ciel astral amoureux. Une étoile vive, menue et bien plus jeune que moi. Combien d’années-lumière nous séparaient ? Je n’en savais rien mais m’en moquais outrageusement. L’amour n’a pas d’âge, tentai-je de me rassurer. Combien de poussières interplanétaires, combien de blocs de glace nous interdisaient de nous rapprocher l’un de l’autre ? Nos univers étaient certes

différents, mais de l’astronomie à la lingerie, il n’y a qu’une porte distrans6 qu’un effleurement venait de nous permettre de franchir.

À la différence de Constance, Ambre n’eut pas ce geste, d’apparence anodine, de passer sa main dans sa chevelure, mais elle me lança une œillade que je pris pour une invitation à aller plus loin. Cette femme, pourtant petite et menue, avait un regard de braise et savait ce qu’elle voulait. En un clin d’œil, elle me mit dans sa poche. Le résultat fut immédiat : la glace aussitôt rompue, les poussières se volatilisèrent et les distances s’abolirent. Une sorte de big-bang intérieur. Je sentis mon cœur exploser dans ma poitrine, et soudain mes poumons manquèrent d’oxygène. Cette fille était trop sublime, trop parfaite pour que je la laisse filer tout au bout de l’Univers sans au moins rêver d’une idylle.

Les jours suivants, campé à la sortie de son magasin, je guettai le passage de ce nouvel astre, jusqu’à ce qu’un soir, au terme d’une révolution complète, Ambre réapparaisse dans mon orbite. Aussitôt que je l’aperçus, je captai son regard et sentis qu’un courant passait entre nous, une sorte d’électricité qui allait alimenter une passion peu commune, pour peu que le contact perdure.

Ce qu’il advint par la suite n’a rien de bien original. Lorsqu’une femme vous plaît et que vous désirez le lui faire savoir, le plus simple est de lui faire parvenir un bouquet de fleurs accompagné d’un compliment sur un bristol. C’est ainsi que, dès le lendemain, Ambre reçut à sa boutique un magnifique bouquet de roses rouges, auquel j’avais joint une invitation à dîner.

Deux jours plus tard, je la retrouvai dans un restaurant du quartier, et nous passâmes notre première soirée ensemble. Ambre, touchée par mon geste, avait cédé à la curiosité, et ne semblait nullement le regretter. Après tout, on ne reçoit pas tous les jours un tel témoignage amoureux de la part d’un total inconnu, même lorsqu’on est une femme pleine de charme. Quant à moi, je ne pouvais m’empêcher de la dévorer des yeux. En préambule, je lui expliquai que j’étais encore marié, mais que mon couple était sous perfusion, prêt à rendre l’âme. Ambre me remercia de ma franchise, puis très vite changea de sujet. Elle n’avait cure pour l’heure de cette rivale, et voulait profiter de l’instant présent.

La soirée fut idyllique. On dîna au champagne et, après avoir quitté le restaurant, nous prîmes un dernier verre dans un bar du quartier. Vers une heure du matin, alors que nous avions succombé à une légère mais délicieuse ivresse, je la raccompagnai jusqu’à la station de taxis la plus proche. Avant de nous quitter, je pris tout de même le soin de déposer un baiser sur ses lèvres, baiser délicat et suave qui, telle une cire chaude sur une lettre de cachet, scella notre union.

C’est ainsi que commença une relation hors mariage que je qualifierais tout à la fois de salutaire et définitive. Salutaire car, en fréquentant une femme plus jeune que moi, je retrouvais une seconde jeunesse. Définitive car je subodorais qu’elle serait mon chant du cygne, ma dernière chance de vivre une histoire d’amour comme au temps béni de l’adolescence.

Hélas ! Je n’avais plus 20 ans et, déjà, tapie dans l’ombre de mes artères, se cachait la maladie qui allait emporter, tel un fétu de paille charrié dans une soudaine pluie torrentielle, cette belle et torride histoire à laquelle je ne pouvais décemment plus prétendre.

6. Porte permettant de voyager d’un monde à l’autre.

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Si ces deux systèmes peuvent avoir une influence sur les conditions

météorologiques, c’est bien la perturbation du vortex stratosphérique qui peut

avoir pour conséquence une vague de froid. Ce vortex polaire doit garder une

différence de température stable avec celle de la troposphère pour maintenir son axe au-dessus du pôle Nord. Lorsque l’écart de température se réduit trop (un réchauffement fulgurant suffit), il commence à s’écarter de sa trajectoire et à se diriger vers le sud, poussant le vortex de la troposphère devant lui.

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