Le culte du moi 1: Sous l'oeil des barbares
Chapitre Troisieme
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CONCORDANCE
A vingt ans, il sentait comme a dix-huit, mais il etait etudiant et a sa table d’hote (celle des officiers a cent francs par mois) mangeait mieux qu’au lycee; en outre il pouvait s’isoler.
L’usage de la solitude et une nourriture tonique augmenterent sa force de reaction. Les elements divers qui etaient en lui: 1 deg. culture d’un lyceen qui a passe son baccalaureat en 1880; 2 deg. experience du degout que donnent a une ame fine la cuistrerie des maitres, la grossierete des camarades, l’obscenite des distractions; 3 deg. desir et noblesse ideale, aboutirent au reve.
En frissonnant, il s’enfoncait dans cette facon de reve scolaire et sentimental ou l’on retrouvera juxtaposees de confuses aspirations idealistes, des tendresses sans emploi et de l’acrete.
En verite, ceux qui se retournent avec ferveur vers des images d’outre-tombe ne temoignent-ils pas qu’ils sont mecontents de leurs contemporains, echauffes de quelque sentiment intime, inassouvi?
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