Les amours de Faustine

Joachim Du Bellay · Chapitre 60 sur 64

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Les amours de Faustine

3 L’aveugle qui montre le chemin

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L’AVEUGLE QUI MONTRE LE CHEMIN

 

Il faisait nuit, et je me hâtais vers la maison de la jeune femme à

qui je suis engagé. Tu sais, Louis [22] , que cette maison est proche de ton sanctuaire.

Je cherchais mon chemin, (car, tandis que je marchais, je m’étais trompé au carrefour d’où partent des rues différentes).

— « Par ici », me dit quelqu’un. En même temps, il me montre de la main la direction. Or, c’était un aveugle. Cet aveugle, je le présume, était un dieu.