Lettres d'une amoureuse
Chapitre XIV
— Claudia, vous êtes trop avare de vous-même, pourquoi nous abandonnez-vous parce que vous êtes heureuse?… Au fond, chère, vous avez raison, ce n'est pas moi qui vous blâmerai. Je le dis toujours à Irène : « Laisse donc Claudia, ne l'importune pas ; elle aime!… »
En disant ces paroles, il a osé sourire à Irène. Elle l'a regardé, ses lèvres flexibles se sont écartées comme pour parler… puis se sont fermées d'un mouvement résolu ; elle s'est alors tournée vers moi, et comme une enfant affectueuse, elle a posé sa tête sur mon épaule.