Stèles
Sans méprise...............................................................................32
C'est pour toi seul que je joue.
Écoute en abandon et le son et l'ombre du son dans la conque de la mer où tout plonge. Ne dis pas qu'il se pourrait qu'un jour tu entendisses moins délicatement !
Ne le dis pas. Car j'affirme alors, détourné de toi, chercher ailleurs qu'en toi-même le répons révélé par toi. Et j'irai, criant aux quatre espaces :
Tu m'as entendu, tu m'as connu, je ne puis pas vivre dans le silence. Même auprès de cet autre que voici, c'est encore,
C'est pour toi seul que je joue.
Sans méprise
Comme le geste au carrefour accusant la bonne route, préserve des faux pas et des heurts, – que ceci, non équivoque, fixe amicalement l'Orient pur.
Empressés autour d'elle, si mes pas ont si vite accompagné ses pas, – Échangés avec elle, si mes yeux ont trop souvent cherché le scintillant ou l'ombre de ses yeux,
Si ma main touchant sa main, si tout en moi rapproché d'elle a parfois composé la forme du désir implorant,
Ce n'est point, – hélas, et vraiment, – pour l'amour injurieux et vain de moi vers elle, mais par respect, par grâce, par amour
De l'amour qui est en elle vers un autre, – lui.
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