Stèles
Les trois hymnes primitifs.......................................................... 14
Ni du dernier des Tshing dont la gloire nomma la période Kouang-Siu, –
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Mais de cette ère unique, sans date et sans fin, aux caractères indicibles, que tout homme instaure en lui-même et salue.
A l'aube où il devient Sage et Régent du trône de son cœur.
Les trois hymnes primitifs
Les trois hymnes primitifs que les trois Régents avaient nommés : Les Lacs, l'Abîme, Nuées, sont effacés de toutes les mémoires. Qu'ils soient ainsi recomposés :
Les Lacs
Les lacs, dans leurs paumes rondes noient le visage du Ciel :
J'ai tourné la sphère pour observer le Ciel.
Les lacs, frappés d'échos fraternels en nombre douze :
J'ai fondu les douze cloches qui fixent les tons musicaux.
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Lac mouvant, firmament liquide à l'envers, cloche musicale,
Que l'homme recevant mes mesures retentisse à son tour sous le puissant Souverain-Ciel.
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Pour cela j'ai nommé l'hymne de mon règne : les Lacs.
L'abîme
Face à face avec la profondeur, l'homme, front penché, se recueille.
Que voit-il au fond du trou caverneux ? La nuit sous la terre, l'Empire d'ombre.
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Moi, courbé sur moi-même et dévisageant mon abîme, – ô moi ! – je frissonne,
Je me sens tomber, je m'éveille et ne veux plus voir que la nuit.
Les nuées
Ce sont les pensées visibles du haut et pur Seigneur-Ciel.
Les unes compatissantes, pleines de pluie. Les autres roulant leurs soucis, leurs justices et leurs courroux sombres.
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Que l'homme recevant mes largesses ou courbé sous mes coups connaisse à travers moi le Fils les desseins du Ciel ancestral.
Pour cela j'ai nommé l'hymne de mon règne : Nuées.
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