Stèles
Du bout du sabre ........................................................................44
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Nous sommes vraiment à bout. Que l'Empereur, s'il daigne lire ceci de notre sang, n'ait point de reproches pour nos cadavres,
Mais qu'Il n'évoque point nos esprits : nous voulons devenir démons, et de la pire espèce :
Par envie de toujours mordre et de dévorer ces gens-là !
Du bout du sabre
Nous autres, sur nos chevaux, n'entendons rien aux semailles. Mais toute terre labourable au trot, qui se peut courir dans l'herbe,
Nous l'avons courue.
Nous ne daignons point bâtir murailles ni temples, mais toute ville qui se peut brûler avec ses murs et ses temples,
Nous l'avons brûlée.
Nous honorons précieusement nos femmes qui sont toutes d'un très haut rang. Mais les autres qui se peuvent renverser, écarter et prendre,
Nous les avons prises.
Notre sceau est un fer de lance : notre habit de fête une cuirasse où la rosée cristallise : notre soie est tissée de crins. L'autre, plus douce, qui se peut vendre,
Nous l'avons vendue.
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