Time to say goodbye (French Edition)
Chapitre 12
Au-delà des possibles
Ciara
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Je me réveille en sursaut. Je n'ai pas pu rêver, c'était trop réel ! Bon sang, Tom est venu me voir cette nuit, j'en suis sûre, je ne suis pas folle ! Je regarde l'heure sur ma pendule…5h. Est-ce trop tôt pour aller rendre visite à Léo ? Non je ne crois pas.
Allez, une douche express parce que je pue le phoque…et un petit brossage de dents ne sera pas du luxe.
Même pas quinze minutes plus tard, les cheveux emmêlés encore mouillés et le dentifrice pas tout à fait rincer, les clés du bolide de Sören entre les mains (priez pour moi je suis une femme morte), je suis fin prête pour reconquérir le cœur de Léo.
Et dire que je croyais que mes sentiments n'étaient pas sincères. Une bonne demi-heure plus tard, je me gare devant l'immeuble de Léo. Je me fais la remarque que c'est la première fois que je vois où il habite et que j’ai dû voler l’adresse dans les papiers de l’entreprise pour savoir où le trouver. Nous avons encore tellement de choses à découvrir l'un de l'autre. Devant la porte fermée de son immeuble, je recherche son nom de famille et prie pour qu'il veuille bien m'ouvrir. Le ciel est avec moi, puisqu'une vieille dame ouvre la porte, tenant un chien aussi petit et fripé qu'elle au bout d'une laisse. Vive les vieilles vessies !
Je peux lire sur la boîte aux lettres que Léo vit au 7ème étage, dieu merci, il y a un ascenseur. Arrivée devant sa porte, je n'hésite qu'un quart de seconde à tambouriner comme une âme perdue sur sa porte. J'entends pester et des bruits de pas assez lourds résonnent dans l'appartement. Soudain, je ne suis plus trop sûr de moi.
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Léo / Ciara
Des coups frappés à ma porte me réveillent en sursaut. Ils se sont tous donné le mot pour tester mon nouveau palpitant ou essaient-ils réellement de me faire crever ?
Je me lève de mon lit presque d'un bond, bien décidé à décalquer 8 celui qui a jugé bon de me faire chier à une heure si matinale. D'habitude, j'aurais été plus magnanime mais avec la soirée de merde, suivie de la nuit de merde que je viens de passer, le tout englobé dans une vie de merde…bein ce n’est juste pas le bon matin…merde !
Mes pieds martèlent le sol et je blasphème tout ce que je peux. J'ouvre la porte à la volée et mon cœur loupe un battement. Ma tête est mise à prix, c'est sûr à présent, ils ont l'intention de me faire crever ce n'est pas possible autrement.
***
Ma tension s’affole lorsque le visage de Léo apparaît devant moi. Cet homme est une véritable œuvre d'art, même au réveil. Les yeux encore endormis et les cheveux en bataille lui confèrent un charme quasi juvénile. Mais mon attention est très vite focalisée sur ses pectoraux divinement dessinés. Une fine ligne de poils blonds recouvre une cicatrice le long de son sternum et m'indique un chemin plus au sud. Pour moi, cette cicatrice le rend encore plus beau. Mes yeux stoppent net leur course et sont accueillis par des abdos de choc. Simplement vêtu d'un boxer blanc, Léo est à se damner. Ce n'est plus un battement que mon cœur loupe mais toute une série de pulsations. Tracé plat ! Choquez, dégagez ! Heure du décès 5h45.
***
Mais qu'est-ce qu'elle fait là ? Et pourquoi me regarde-t-elle comme ça ? Elle n'a jamais vu de mec en caleçon ? En attendant que madame veuille bien arrêter de baver, je croise les bras sur mes pectoraux et m'appuie avec nonchalance sur l'encadrement de la porte d'entrée…je fais le beau mais ça caille un peu quand même.
***
Voyant que ses bras se parent de chair de poule, je décide de me lancer.
— Excuse-moi de te déranger de si bonne heure mais je dois te parler.
— Je t'écoute, me répond-il froidement.
— Est-ce que je pourrais entrer quelques minutes ?
Après avoir soufflé son agacement, Léo me fait signe d'entrer.
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Léo
Je suis complètement malade ! Cette fille m'a bousillé le cœur, piétiné mon ego et moi j'en redemande. À ce stade là c'est pathologique je crois. Mais au fond, ai-je réellement le choix ? Cette fille me rend dingue dans tous les sens du terme, mais si je dois être honnête, depuis qu'elle est devant mes rétines, je suis en ébullition.
Elle franchit le seuil de mon appartement et ça me remue franchement. J'ai tellement espéré ce moment, sauf que dans mes fantasmes, ma belle me dévorait la bouche et me suppliait de la prendre dans toutes les pièces. Au lieu de ça, j'ai affaire à une Ciara qui ne sait pas quoi faire de ses doigts. Elle fait quelques pas d'une démarche incertaine, puis se plante en plein milieu du salon. Elle triture ses doigts et pointe sa tête vers le sol. La voir si mal à l'aise et si triste me brise le cœur. Voyant qu'elle n'arrive pas à me faire face, je décide de l'aider un peu.
— Tu voulais me dire quelque chose il me semble, je t'écoute Ciara. J'essaie de paraître détaché et adopte une posture nonchalante, mais je ne vais pas tarder à exploser si aucun mot ne sort de sa divine bouche d'ici peu.Elle relève la tête, presque surprise par ma présence. Elle hésite encore un moment, puis se lance enfin.
— Oui et bien, tu sais, concernant l'autre soir, je crois qu'il y a eu un malentendu.
Voyez-vous ça ? Un malentendu ? Non, tu crois ? Je la laisse patauger encore un peu, je veux bien l'aider mais faut pas exagérer non plus. Je pousse le vice jusqu'à m'asseoir tranquillement sur mon canapé. Ciara est toujours au centre du salon, son regard fixé sur moi, suivant chacun de mes mouvements. Et moi, je la contemple avec délectation. Elle se ressaisit et continue.
— Écoute, je tenais à m'excuser pour mon attitude. Tu as dû me trouver abjecte de te rejeter ainsi mais j'avais mes raisons.
C'en est trop, je veux bien l'écouter mais elle ne va tout de même pas se trouver des excuses ? Je me lève d'un bond, et je crois que mes yeux parlent pour moi car Ciara recule au fur et à mesure que j'avance. Elle met ses bras devant elle, comme si elle avait besoin de se protéger de moi. Ri.di.cule! Jamais je ne lui ferais du mal mais là je veux juste qu'elle rentre chez elle.
— Non attends, Léo, laisse-moi parler s'il te plait.
Je stoppe ma progression mais la fixe toujours avec la même intensité.
— Quand je te dis qu'il y a eu un malentendu, cela vient du fait que j'ai cru... J'ai pensé…j'étais persuadée que tu avais reçu le cœur de Tom.
Les bras m'en tombent. Alors là, je ne sais plus quoi dire. Et croyez-moi, cela est assez rare pour être souligné.
— Dis quelque chose, je t'en supplie.
Voyant que je suis complètement amorphe, Ciara continue.
— Il y a quelqu'un qui m'a fait prendre conscience que cela était impossible puisque tu as eu ta greffe quinze jours avant la mort de Tom.
Je souffle de soulagement, j'ai eu le doute moi aussi pendant quelques instants. La nouvelle chemine petit à petit jusque dans mes synapses et enfin la connexion se rétablit, prenant conscience de tout ce que cela implique.
***
« In these arms, i can dance
But your heartbeat's a cold rhythm
Unforgiven
Got no freedom in these arms
In these arms, i feel love
I'm survivin', this ain't living
It's a prison, got no freedom in these arms. »
In these arms, JP Cooper.
Je n'attends pas une minute de plus pour fondre sur la bouche pulpeuse de cette sublime créature prostrée en position défensive dans mon salon. Ciara m'accueille avec soulagement et dévotion. Ses mains palpent ma peau nue et cette fois-ci, les picotements sur celle-ci ne sont pas dû au froid. Elle parcourt mon corps de ses paumes et s'attarde sur mes épaules. Elle me caresse le torse, et dessine du bout du doigt ma cicatrice. Sa bouche remplace son doigt, son geste est à la fois tendre et érotique. Ses baisers sont légers mais tellement bons que ça commence à m'exciter sérieusement, et vu le petit bout de tissu dont je suis vêtu, mon érection ne passe pas inaperçue.
Elle me sourit, mutine. J'entoure son visage de mes mains et l'approche avec force de ma bouche. Nous reprenons notre séance de roulage de pelles en se frottant l'un à l'autre. Si j'ai laissé Ciara s'amuser tout à l'heure, il est temps pour moi d'en profiter un peu aussi. Mes mains dévalent ses courbes de malade et la débarrasse de son haut sans ménagement. Ciara doit être d'accord avec cela puisqu'elle m'aide même à enlever son soutien-gorge récalcitrant. Jamais compris à quoi ça servait ce truc-là. Je me délecte de ses seins ronds et fermes aux aréoles dorées. Je mouille mon doigt avec ma propre salive et vient en titiller le bout. Elle pointe fort et mon désir est à son comble. Je décide d'équilibrer le tout en finissant de déshabiller ma sublime petite amie. Nue, entièrement, c'est comme ça qu'elle devrait toujours être. Je m'écarte d'elle afin de la contempler dans son ensemble. Elle est exquise. Je m'agenouille et lui demande de s'avancer vers moi. Les yeux voilés par le désir, elle avance, féline, dans ma direction. Pendant ce temps-là, je libère mon érection et l'empoigne avec vigueur. Je crois que Ciara apprécie mon geste, puisqu'elle se pourlèche les lèvres avec gourmandise. Son entrejambe au niveau de mon visage, je m'agrippe à ses fesses, approche sa féminité de ma bouche et la goûte enfin. Elle est divine. Ma langue écarte ses chairs et trouve son bourgeon durci par l'excitation. Un doigt vient accroître ses gémissements. Ses mains dans mes cheveux, elle appuie sur ma tête pour intensifier le contact, j'ai saisi le message. Je fais passer une de ses jambes sur mon épaule, tandis qu'une de ses mains libère mon crâne et s'incruste sur mon autre épaule pour garder l'équilibre. Je la dévore. Sa respiration s'accélère et son périnée se contracte sous les assauts de ma langue et de mon doigt. Elle y est presque. Je redouble d'effort et ma belle laisse exploser sa jouissance sur ma langue. Je lui laisse quelques secondes de répit et la dirige vers le canapé. Je l'allonge dessus en essayant d'être le plus doux possible mais soyons honnête, je n'en peux plus et ma queue non plus.
Ciara me sourit tout en écartant ses jolies cuisses, invitation que je saisis à la seconde pour me plonger en elle d'une seule poussée. Putain de bordel de merde. J'ai failli tout lâcher tellement c'est bon. Elle est…elle est…putain ce qu'elle est serrée. Je vais crever. Je crois que Ciara essaie de m'achever puisqu'elle commence à se mouvoir en venant percuter son bassin contre le mien. Faudra pas se plaindre si ça ne dure pas madame… je lui réponds par des coups reins profonds et lascifs. Je suis assez fier de moi car je garde la cadence malgré mon excitation qui ne demande qu'à jaillir. Jusqu'à un certain "oh oui vas-y plus fort". Et merde. Cette toute petite phrase de rien du tout me fait disjoncter. Mes coups de boutoirs se font plus rapides et plus secs, et lorsque ma belle agrippe mes fesses à pleine mains, je la pilonne littéralement. Le plaisir monte petit à petit, c'est trop bon. Ciara se délivre une nouvelle fois et je peux enfin me libérer à mon tour. Il n'y a pas d'autre mot : ça fait du bien. Avant de me poser des questions d'ordre existentiel sur ma performance ou si ma douce n'a pas simulée, je prends ma déesse dans mes bras et l'emmène jusque dans ma chambre, qui j'espère deviendra la nôtre très bientôt.
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