Entre deux meutes (French Edition)

Franck J. Matthews · Chapitre 16 sur 28

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Entre deux meutes (French Edition)

Chapitre 15 - Caro

 

Qu’est-ce que j’ai fait ? J’ai clairement fait rentrer le loup dans la bergerie. Mais qu’est-ce que j’avais en tête ? Que le père de mon fils serait un gentil toutou ? Bah non, il a fallu qu’on tombe sur un putain d’alpha égocentrique et borné...

Le mec m’abandonne comme si je n’avais jamais existé il y a dix-huit ans et revient la gueule en fleur en exigeant qu’on lui assure fidélité et allégeance !

— T’as fondu un plomb, Johan ? le fixé-je avec toute la colère et l’incompréhension qui m’habitent.

Son regard s’accroche au mien, j’y décèle une certaine surprise, puis il éclate de rire. Un silence pesant règne dans la salle.

— Dix-huit ans de plus, mais tu n’as pas changé, Caro ! Ton tempérament de feu est encore là, j’ai toujours adoré ça.

— A priori, tu n’aimais pas ça tant que ça puisque tu t’es tiré, m’abandonnant sans te retourner. Tu n’es pas chez toi ici et tu n’as aucun droit sur mon fils ni moi, crié-je un doigt accusateur tendu dans sa direction.

— Notre fils, me reprend-il, glacial.

— Mon fils, Johan. Au mieux, ton seul travail dans l’équation a été de passer du bon temps avec moi.

Mes propos énervent encore plus Boris dont les jointures sont tellement tendues qu’elles blanchissent. Je ne veux pas que les choses dégénèrent. Cette meute qui nous a accueillis ne mérite pas de souffrir à cause de nous.

— Tu as disparu du jour au lendemain. Je me suis retrouvée seule et enceinte. Tu n’es personne, je ne t’appartiens pas. Et mon fils encore moins.

Sur ces mots, j’attrape la main de Boris pour lui montrer où vont ma loyauté et mes sentiments. J’opère des petits cercles avec mon pouce pour le calmer. Voyant cela, Johan se tourne vers Elliott. Je comprends que son aura tente de le soumettre lorsque je vois mon petit loup rétrécir les yeux et commencer à courber l’échine. Une dure lutte se met en place entre les deux.

— Elliott, souhaites-tu rejoindre mes rangs ? l’interroge Johan d’une voix presque animale.

Des gouttes de sueur perlent sur son front. Sa respiration devient erratique. Au bout d’une poignée de secondes, qui semblent durer des heures, Elliott se redresse. Il se tient en position de combat, dardant un regard létal sur son père et répond : 

— Ma mère a tout dit. Je me suis passé d’un père toute ma vie. Tu as au moins l’avantage de ne pas me faire regretter tout ce temps sans te connaître. On pensait que tu pourrais m’aider dans ma quête et ma compréhension, pas tenter de me contraindre à te suivre.

— Visiblement, rien ne change. Toi et seulement toi compte, conclus-je en mitraillant mon ancien amant du regard.

Johan pince les lèvres, mécontent de ne pas obtenir satisfaction.

— Tu es puissant, mon fils. Mon digne héritier. Et le seul. Peut-être qu’aujourd’hui, tu refuses. Mais nous en reparlerons. J’ai beaucoup à t’offrir comparé à ces tocards.

— Les tocards vont te botter le cul sévère si tu ne vires pas ton derrière illico presto, tonne la voix autoritaire de Boris. Insulte encore une fois ma meute et tu le regretteras amèrement, le toise mon alpha préféré.

Un combat de regards, et sans doute d’auras, se met en place.

— Pas besoin de me raccompagner, je connais le chemin. À bientôt, fils, lance Johan en quittant la pièce.

— Harry, vérifie qu’il quitte bien NOTRE territoire.

Le bêta acquiesce et sort à sa suite.

Je lâche enfin la main de Boris et m’approche d’Elliott.

— Comment tu vas, chéri ?

— Ça va, mamou, ne t’inquiète pas. Je suis bien content de ne pas l’avoir connu plus tôt, finalement. Il a bien fait de partir et de nous laisser. Nous sommes bien plus heureux ici, sans lui, et avec Boris.

Boris nous rejoint, le visage tendu par l’inquiétude et la culpabilité.

— Si j’avais su qu’il était si vil, je ne vous aurais jamais dit que je l’avais retrouvé.

— Merci de l’avoir fait, lui glissé-je.

— Je ne m’attendais pas à de telles retrouvailles après toutes ces années. C’était… étonnant, souffle mon fils.

Toute cette histoire nous perturbe bien plus que je ne le pensais. Je ne sais plus quoi penser ni quoi faire pour protéger mon fils et mon cœur. Je m’éclipse dans ma chambre, prétextant être fatiguée. Elliott en fait autant. J’ai besoin d’être seule et d’y voir clair.

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Après plusieurs heures à faire le point sur la situation et le dernier mois vécu ici, les choses m’apparaissent clairement : j’ai développé de vrais sentiments pour Boris qui fait preuve d’une sollicitude à toute épreuve à notre égard, quitte à trouver cet enfoiré pour nous après le caprice d’une mère inquiète pour son fils. C’est rapide, aux antipodes de ce que j’ai l’habitude d’éprouver ou de faire, je sais, mais la raison a-t-elle vraiment sa place ici ?

Mon fils est heureux, je suis plus vivante que jamais dans cette demeure, auprès de ces personnes qui, malgré un accueil glacial, nous ont finalement acceptés. Et que dire de ce que je ressens quand Boris est à proximité ? Chaque parole ou geste qu’il réalise déclenche une myriade de sensations dans mon corps.

Par-dessus le marché, Johan est un enfoiré de première, c’est acté maintenant. L’avantage, c’est qu’il ne me fait pas regretter son absence durant toutes ces années. Pas de doute, nous étions vraiment mieux sans lui.

Avant de m’engager plus avant, j’ai besoin d’être certaine que mon fils est heureux et bien ici. J’ai besoin de savoir comment il se sent après les derniers événements. Pour le reste, on en discutera bientôt. Hors de question d’aller plus loin avec Boris sans son aval.

Je m’apprête à sortir de ma chambre pour rejoindre celle, attenante, d’Elliott lorsqu’on toque à ma porte.

J’ouvre et découvre mon fils, inquiet.

— J’allais venir te voir.

— Les grands esprits se retrouvent, alors, tente-t-il de sourire.

Celui-ci n’atteint pas ses yeux.

— Qu’y a-t-il ? le questionné-je en lui indiquant d’entrer.

— Je suis inquiet pour toi, mamou. Je sais que les dernières semaines ont été difficiles et pleines de rebondissements dont tu te serais sans doute bien passée. La venue de l’autre taré aujourd’hui t’a sans doute secouée aussi.

Je m’approche d’Elliott, ce jeune homme qui fait ma fierté. Son altruisme et sa bienveillance m’ont toujours agréablement surprise. Je prends une de ses mains dans la mienne et le guide jusqu’à l’asseoir à mes côtés sur mon lit.

— Chéri, tu ne dois pas t’inquiéter pour moi. C’est mon rôle de faire ça, pas le tien.

— Mais tu as le droit de flancher, mamou. Je sais que tu aimerais être Wonder Woman, et à mes yeux tu l’es, mais tu as le droit d’aller mal et je suis désormais assez grand pour t’aider quand tu en as besoin.

— Mais où est passé mon petit garçon ? dis-je en glissant ma paume contre sa joue râpeuse. Je t’aime, Elliott, et crois bien que jamais je ne laisserai qui que ce soit te forcer à réaliser quelque chose que tu ne désires pas.

— Je sais, et je t’aime aussi.

— Et toi, comment tu vas après cette première rencontre ?

Il se gratte l’arrière du crâne le temps de la réflexion et répond : 

— Je vais bien, maman. J’avais espéré que mon père serait quelqu’un de bien, mais force est d’avouer que ce n’est pas le cas. Tant pis. Je n’ai jamais eu besoin de lui parce que tu as assuré pour deux. Ce n’est pas maintenant que ça va commencer. On ne fait pas le deuil de ce qu’on n’a pas connu.

— Belle philosophie, mon grand. Tu veux que je t’appelle Bouddha, maintenant ? tenté-je sur un ton moins sérieux.

— Oui, merci, dit-il en s’embrassant la main qu’il me tend pour que j’en fasse autant.

Je ris et dépose un baiser sur sa joue.

Mon fils se lève, souffle un bon coup, ancre ses yeux aux miens et me lance : 

— Je ne sais pas ce que tu comptes faire, ou pas, avec Boris, mamou, mais s’il te rend heureuse, ne te prends pas la tête et fonce.

Je m’étouffe avec ma salive, pas prête à aborder ce sujet tout de suite.

— Euh, je peux savoir pourquoi tu me dis ça ?

— Parce que je ne suis pas aveugle. Il t’a dans la peau depuis le premier jour où nous sommes arrivés. J’ai tout de suite remarqué le regard passionné et empli de tendresse qu’il posait sur toi. N’oublie pas que je te connais, mamou. Je vois bien que tu en pinces pour lui et que tes yeux s’illuminent quand il entre dans la pièce. Il est temps que tu vives un peu pour toi, tu sais ?

Il embrasse le haut de ma tête et rebrousse chemin pour vaquer à je ne sais quoi.

C’était quoi cette discussion ?

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Après un dîner copieux dont Gégé a le secret, dans une ambiance un brin pesante, loin de la bonne humeur habituelle, Boris me propose de l’accompagner à son bureau. Une fois la porte close, il me propose de m’installer sur le fameux canapé dans lequel j’ai eu mon premier réel échange avec lui. Cela me semble si loin après les événements qui se sont déroulés depuis notre arrivée.

— Il faut que tu saches que Johan est un alpha très puissant et qu’Elliott a hérité de ses aptitudes et de sa force. Leur aura est similaire et l’assurance de ton ex démontre son sentiment de supériorité. Je pense que le fait qu’ils se soient trouvés face à face a déclenché la totalité de l’aura de ton fils. Il sera un grand alpha, j’en suis sûr.

— Euh, on parle bien de mon bébé, là ? dis-je horrifiée.

— Oui, Caro, on parle bien de ce grand gaillard de dix-huit ans qui est aussi un loup puissant, un fils aimant et un jeune homme qui a de très belles valeurs acquises grâce à sa mère.

Il s’assoit sur la table basse en face de moi, et cale ses jambes en quinconce avec les miennes.

— Essaies-tu de me caresser dans le sens du poil pour mieux me séduire ? déclaré-je mutine.

— C’est possible… flirte-t-il ouvertement en traçant des sillons sur mon avant-bras avec son index.

Ce contact m’électrise, comme à chaque fois. Je m’approche pour l’embrasser, avant de reprendre ma place.

— Qu’est-ce qu’il y a ? s’inquiète-t-il.

— Je dois t’avouer quelque chose.

Son petit mouvement de tête m’indique que j’ai toute son attention, autant que son inquiétude d’ailleurs.

— Lorsque tu as ramené Elliott blessé il y a plus d’un mois maintenant, j’ai entendu ton échange avec Marine à l’infirmerie à notre sujet.

Ses traits m’indiquent qu’il se refait le fil de cette journée jusqu’au moment où les éléments se connectent. Ses joues rosissent. C’est chou !

— Manifestement, tu as compris à quoi je fais allusion… J’ai demandé des explications à Lynn, pour comprendre le sens de vos propos et la signification de l’imprégnation.

Il blêmit instantanément. C’est assez cocasse de voir que cet homme, qui mène d’une main de maître deux cents loups, tremble à l’évocation de ce lien si particulier qui semble nous unir.

L’échange que j’ai eu avec Elliott a fini de me convaincre.

— Je ne sais pas tout ce que cela suppose exactement, je poursuis. En revanche, je sais que je n’ai pas ressenti l’attirance et le bien-être que j’ai en ta présence depuis suffisamment longtemps pour laisser entendre que je suis prête à tenter l’aventure avec toi, Boris.

La surprise est totale. Après avoir digéré l’information, il se jette à pleine bouche sur moi. À bout de souffle, il se recule quelques secondes et reprend un air sérieux qui m’inquiète et me fait plisser les yeux.

— Je veux que tu sois officiellement ma compagne, Caro. Puisque tu as mis tout ce temps à me l’avouer, j’en déduis que si nous en sommes là aujourd’hui, c’est que tu as réfléchi aux conséquences et que tu les acceptes.

Je pense d’abord à Elliott qui m’a donné son assentiment tout à l’heure. Vient ensuite ce que cela suppose pour lui : si je meurs, il meurt, ou presque. Je deviens donc sa faiblesse. Il va vieillir très lentement, tandis que moi, je vais continuer à me rabougrir. J’y ai beaucoup pensé, mais à quoi cela sert-il de vivre si on doit soulever uniquement ce qui nous dérange sans profiter de ce qui nous est offert ? Après avoir tant donné, je veux profiter, aimer et être aimée, tant pis pour la raison.

— Je crois que oui…

— Lynn t’a-t-elle informée de tout ce que cela supposait ?

— Plus ou moins, je suppose, répondis-je soudainement inquiète.

— Hm, je vois. Avant qu’on passe le retour, tu dois savoir quelque chose d’important. Pour que tu deviennes ma compagne, mon loup doit te marquer. De fait, la magie lupine opérera et tu seras officiellement ma moitié, ma femme, mon âme sœur. Aucun autre loup ne sera en mesure de te revendiquer une fois marquée.

Ah oui, quand même !

— Ça fait un peu bétail marqué au fer rouge, ton histoire. Ça doit faire mal en plus ! En quoi ça consiste exactement ?

— Je vais te mordre, ce qui laissera une trace indélébile sur ta peau. Tu en feras de même pour sceller notre union. Toute la meute ressentira alors notre lien et cela rendra officielle notre relation. Enfin, je suppose.

— Tu supposes ?

— Tu te doutes bien que je ne l’ai pas encore vécu. Disons que c’est ce qui se raconte.

— Et on ne peut pas juste avoir une relation sans forcément se marquer, j’imagine ? tenté-je.

Son rire cristallin me tire un sourire.

— Non, on ne peut pas. Je ne vais pas pouvoir empêcher mon loup de te marquer. C’est déjà compliqué de le retenir depuis notre premier baiser…

— Je vois… On est d’accord qu’il n’y a rien de très sexy dans tout ça, m’attristé-je.

— Ça, c’est parce que tu n’as encore rien vu, beauté. Merci de faire de moi le plus heureux des loups, conclut-il dans un sourire qui en dit long sur la suite de notre nuit.

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Terminé la chasteté, on lâche les chevaux direct, apparemment. Je souris contre ses lèvres, faisant s’entrechoquer nos dents.

Il m’allonge davantage sur le divan et dépose une myriade de baisers dans mon cou, puis descend jusqu’à mes seins en déboutonnant mon chemisier. Je glisse mes doigts dans ses cheveux que je tire, vibrante d’excitation – un vrai Womanizer !

Je n’ai jamais ressenti autant de désir pour un homme. Boris a gagné mon respect et ravi mon cœur en un temps record. Je crois que tout ne peut pas s’expliquer. Peut-être que nous sommes réellement des âmes sœurs et que tout cela dépasse l’entendement. C’est forcément ça puisque rien n’est raisonnable dans cette histoire.

Mes vêtements volent par-dessus la table et je me retrouve nue en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Mon alpha me soulève sous les jambes tandis que je m’agrippe à son cou. Par une porte dérobée, nous passons de son bureau à sa chambre, après avoir traversé un dédale de couloirs. Ce manoir n’a pas fini de m’étonner. Il en profite pour me glisser des mots doux et caresser mon clitoris qui pulse. Le trajet dure 3 secondes, 3 minutes ? Aucune idée, je suis au chaud et à l’abri de tout danger dans ses bras. Il n’y a que nous qui comptons.

Arrivés près de son lit qui pourrait accueillir au moins quatre personnes, il m’y dépose avec une délicatesse infinie. Complètement nue et à sa merci, je ne ressens ni honte ni appréhension. J’ai confiance en cet homme qui a su me montrer combien il était là pour nous.

Il me dévore du regard avidement, puis ôte son t-shirt. Je découvre ce corps contre lequel j’ai été appuyée plusieurs fois déjà. Je me redresse pour caresser sa peau qui appelle la pulpe de mes doigts. Je veux goûter chaque centimètre carré de ce corps sculpté par les dieux. Je dépose mes lèvres à la base de son lobe d’oreille tandis que mes mains glissent dans son dos puis agrippent le galbe de ses fesses. Elles sont fermes, idéales à pincer autant qu’à croquer.

Je ne me retiens pas pour la première option, ma langue continuant de laisser un sillon dans sa descente vers ses pectoraux.

Un râle me répond, cela me ravit.

Je poursuis mon avancée et déboutonne son jean, mon regard ancré dans le sien. Je descends tout le long de ses jambes musclées. Son érection me salue. La vache, il a vraiment tout là où il faut ! Cet homme est tout bonnement parfait.

Son membre désormais entre mes mains, j’opère des allers-retours, enroulant ma langue autour de la sienne dans une danse effrénée. Nos respirations se mêlent et s’accélèrent. Il décide d’explorer mon corps à son tour, enfin. J’ai cru me consumer dans l’attente de ses caresses.

Ma poitrine gonflée de désir finit sous l’assaut de sa langue avide d’excitation. Il titille mes tétons autant qu’il joue avec mon clitoris en feu. Ces préliminaires sont un appel à la luxure, et ce n’est que le début.

Une de mes mains caresse ses deux orphelines pendant que l’autre poursuit ses mouvements sur son membre dressé. Il enfonce un second doigt dans mon intimité et fait claquer sa paume à de nombreuses reprises contre mon bourgeon prêt à imploser. Je me sens finalement partir, vers l’infini et l’au-delà, et jouis, comme jamais. Il a de vrais doigts de fée. Ses baisers étouffent mon cri. Il ne manquerait plus qu’Elliott nous entende.

Je reprends pied au bout de quelques secondes, le corps tremblant de spasmes. Son sourire satisfait le rend encore plus sexy.

— Je n’en ai pas fini avec toi, me susurre-t-il.

J’en déduis que les choses sérieuses vont débuter et que ce n’était que l’encas. Bonheur !

Ses caresses et sa bouche retrouvent mon corps alangui en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Rassérénée, je me glisse sur lui, collant mon bas ventre contre son sexe gorgé de désir. À moi de jouer…

Ma langue se repaît de sa peau, joue avec son téton tandis que ma main poursuit sa route vers son sexe toujours érigé.

Ses gémissements s’intensifient lorsque mes lèvres caressent son gland. Je le glisse dans ma bouche et transforme son chibre en Chupa Chups. Il s’accroche à ma tignasse blonde défaite comme si sa vie en dépendait, tout en accompagnant ses mouvements de bassin et ma langue dans une douce harmonie. Ses « Oh Caro, c’est bon » me poussent à poursuivre jusqu’à l’envoyer au firmament à son tour. C’était sans compter sur sa volonté. Il stoppe finalement mes assauts après plusieurs tentatives échouées.

Je me redresse sur son buste alors qu’un sourire diablement sexy l’anime. Qu’il est beau…

— Je veux être en toi, me susurre-t-il.

Je m’apprête à enfourcher son membre lorsqu’une lueur de raison m’assaille : 

— Tu as ce qu’il faut ?

— Euh… Je crois que depuis tout à l’heure, je te prouve que oui…

— Mais non, idiot ! pouffé-je. Je sais que tu as ce qu’il faut, où il faut. Je te parle de protection !

— Ah, ça ! Non, je n’en ai pas. Les loups ne sont pas porteurs de maladie, tu le sais ?

— Oui, c’est vrai. Et moi, je suis sous pilule donc pas de risques, conclus-je en m’empalant d’un coup sec sur son sexe.

Ses poussées et ses mains enrobant mes seins me font chavirer. Nos corps se moulent parfaitement et notre danse lascive nous mène tous deux vers l’orgasme.

Penchée pour l’embrasser et prête à jouir de nouveau, ses dents se posent sur ma clavicule qu’il finit par mordre. Aucune douleur ne se dégage, seulement le besoin d’en faire de même. Lorsque mes dents traversent sa première couche de peau, un plaisir inhumain nous emporte ensemble. Un lien invisible, que je perçois pourtant comme s’il était tangible et que je pouvais le toucher du bout des doigts, se tisse entre nos âmes. Je ressens alors toute la meute l’espace d’un instant lorsque des centaines de petites étoiles s’allument, toutes reliées aux esprits des loups de notre meute. Oui, il s’agit désormais de notre meute. Ce phénomène est aussi superbe que déroutant. Les choses s’éteignent finalement, mais me laissent un sentiment de puissance encore jamais ressenti et surtout l’impression d’appartenir à une vraie famille pour laquelle je donnerais ma vie, à n’en pas douter. C’est édifiant autant que déroutant.

— Tu es officiellement ma compagne, me glisse-t-il, un sourire greffé sur le visage.

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À notre réveil, courbaturée et marquée par ce qui s’apparente à une simili « nuit de noces » version loup, je suis une femme comblée.

— Bonjour, beauté, me susurre-t-il en déposant un baiser sur la morsure qu’il m’a faite cette nuit. Bien dormi ?

Ma peau est désormais extrêmement sensible à cet endroit, au creux de ma clavicule gauche. Son baiser m’envoie une foultitude de sensations dans les terminaisons nerveuses. Mon corps en tremblerait presque.

En attendant, il ne m’a pas menti. Je n’avais encore rien vu ! C’est la première fois que je ressens tout cela avec un homme. Ses caresses sur ma peau, d’une douceur infinie, son regard empli de désir, son sexe opérant des coups de butoir, ses doigts jouant avec mon clitoris prêt à exploser et sa voix rauque susurrant des mots doux à mon oreille avant de me mordre m’ont emportée dans un cocon d’extase. Jamais je n’aurais pu imaginer pouvoir ressentir cela en faisant l’amour avec un homme.

— Mieux que jamais. À croire que j’avais besoin d’être mordue et de tes bras pour me reposer.

Il me butine quelques secondes puis lance : 

— Une douche, un petit déj et on file s’entraîner !

— Pardon ?! m’exclamé-je.

— J’ai besoin d’être rassuré pour être efficace en tant qu’alpha, Caro. Tu es devenue mon talon d’Achille. Je vais donc t’apprendre la self-defense et à utiliser des armes à feu. Tu pourras te défendre en corps à corps et charger des balles en argent en cas d’attaque de loups. GI Jane, c’est l’heure de se préparer ! lance-t-il en claquant une de mes fesses nues.

Étonnamment, ces prévisions m’enchantent ! Surtout qu’une douche à deux précède cet entraînement.

 

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